Maroc: La CGEM et l’Administration des Douanes s’allient

Maroc: La CGEM et l’Administration des Douanes s’allient

Chakib ALJ, président de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) et Nabyl LAKHDAR, Directeur général de l’Administration des douanes et impôts indirects (ADII), ont procédé, le 17 janvier dernier à Casablanca, à la signature d’un Accord-Cadre matérialisant le partenariat entre les deux institutions en faveur d’un accompagnement plus important des entreprises marocaines opérant dans le commerce international et de l’amélioration de la relation entre les acteurs économiques et l’Administration.  Cet Accord-Cadre vise ainsi à promouvoir les services de la douane auprès des membres de la CGEM et d’instaurer des mécanismes de facilitation des opérations du commerce international, notamment via la mise en place d’une catégorisation d’entreprises, ainsi que de sécuriser la chaîne logistique, selon les normes et la réglementation en vigueur, tout en préservant la production nationale de la concurrence étrangère.  S’exprimant lors de cette rencontre, le Président de la CGEM s’est félicité de la qualité de la collaboration qui lie la CGEM et l’Administration des Douanes. “Notre objectif commun, à travers cette convention qui s’inscrit dans le cadre du partenariat CGEM-ADII, est l’amélioration du climat des affaires et le renforcement de la compétitivité des entreprises marocaines pour qu’elles puissent mieux s’exporter” a souligné M. Chakib ALJ, Président de la CGEM. Pour sa part, le Directeur Général de l’ADII a indiqué que la facilitation des procédures et la simplification du transit des marchandises sont au centre de l’action de l’Administration des Douanes, qui a mis en place une boîte à idées pour recueillir les propositions des douaniers et des opérateurs économiques qui versent dans l’amélioration de la compétitivité de l’entreprise nationale. De même, des données douanières seront mises à la disposition de la CGEM au profit de ses membres. M. LAKHDAR a aussi invité la CGEM à accompagner l’Administration dans la résolution et la réduction des cas de contentieux. Les deux institutions travailleront également main dans la main pour faire évoluer l’environnement légal selon les exigences du commerce international et anticiper les changements en se penchant tôt sur le contenu des lois de finances, notamment en matière de transformation industrielle et de développement durable. Pour assurer le suivi de la mise en œuvre de cette convention, un Comité de Pilotage, présidé par le Président de la CGEM et le Directeur Général de l’ADII, a été mis en place.

Le point focal de l’Observatoire pour l’amélioration du climat des affaires au Congo-Brazzaville vient d’être installé

Le point focal de l’Observatoire pour l’amélioration du climat des affaires au Congo-Brazzaville vient d’être installé

Jeudi 09 septembre 2021 à Brazzaville, Clément Belibanga, Commissaire en charge du Département des politiques économiques, monétaires et financières près la Commission de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC), s’est confié à la presse au sortir de sa rencontre avec le Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, Rigobert Roger Andely, assisté de son collègue Délégué au Budget, Ludovic Ngatsé. Il a déclaré ce qui suit sur l’objet de sa mission au Congo-Brazzaville. « En ce moment, nous parcourons les 6 pays de la CEMAC pour installer les Points focaux de l’Observatoire pour l’amélioration du climat des affaires. Nous sommes venus rencontrer le Ministre des Finances du Congo-Brazzaville, qui fait partie du Conseil des Ministres de l’UAC, et qui nous a fait répercuter l’importance que nos Chefs d’Etat accordent à l’amélioration du climat des affaires. L’amélioration du climat des affaires est une nécessité pour développer le secteur privé et favoriser l’emploi. Nous avons emmené quelques matériels informatiques, que nous avons déposés au siège du Point focal Congo-Brazzaville, situé au Ministère du développement industriel et de la promotion du secteur privé. C’est une mission très importante, voulue par nos chefs d’Etat, afin de booster nos Economies (…). L’amélioration du climat des affaires au profit des investisseurs privés fait allusion aux principaux indicateurs ci-après : l’équité de la Justice dans les règlements des contentieux au Tribunal du commerce ; la baisse des coûts de production pour faire face à la compétitivité ; la baisse des coûts de l’électricité ; l’entretien des routes pour la fluidité du transport des produits ; la baisse des coûts du carburant et l’élimination de la corruption ». En rappel, c’est à la suite de la crise économique et financière, qui avait frappé les Economies des pays de la CEMAC en 2008-2009, que les Chefs d’Etat avaient instruit les Ministres des Finances de chaque pays, de trouver des solutions pour la relance des Economies de la sous-région. C’est ainsi que, au cours d’une réunion tenue à Douala (Cameroun), les Ministres des Finances des 6 pays avaient mis en place un Observatoire pour l’amélioration du climat des affaires. Cet Observatoire avait institué une Commission chargée, non seulement d’installer des Points focaux dans tous les Etats membres, mais aussi de sensibiliser les autorités nationales pour la prise en charge financière et matérielle de ces Points focaux. 

Maroc. Don de la BAD au Royaume

Maroc. Don de la BAD au Royaume

Soutenir l’amélioration de l’environnement des affaires afin de consolider la résilience du Royaume face à la pandémie et de promouvoir la relance de son économie. Tel est l’objectif de l’accord de don signé entre la Banque africaine de développement et le ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration. D’un montant de près d’un million de dollars américains, cet appui financier est destiné à soutenir les services du chef du gouvernement en vue de mettre en œuvre le projet d’appui à l’amélioration du climat des affaires et à la relance, indique la Banque africaine dans un communiqué. Dans le contexte de crise liée à la Covid-19, «maintenir l’élan des réformes qui améliorent le climat des affaires est une priorité pour protéger l’entrepreneuriat et préserver la croissance des entreprises », a estimé Mohamed El Azizi, directeur général de la Banque africaine de développement pour l’Afrique du Nord. « Ce partenariat est d’autant plus important qu’il intervient à un moment où le Royaume mobilise l’ensemble de ses forces vives pour réussir une sortie de crise par le haut », a-t-il expliqué. Selon les termes de l’accord signé entre l’institution financière panafricaine et le département dirigé par Mohamed Benchaaboun, le partenariat contribuera à accélérer la mise en œuvre des mesures d’amélioration de l’environnement des affaires au Maroc. Ledit accord permettra, plus généralement, d’appuyer l’agenda des réformes prioritaires dans les domaines économiques et sociaux, de soutenir sa déclinaison sectorielle et d’en renforcer les mécanismes de suivi grâce à une série d’ateliers thématiques qui favoriseront le partage d’expérience et des bonnes pratiques, a indiqué la BAD dans son communiqué. La Banque africaine dont l’engagement auprès du Maroc s’élève à ce jour à plus de dix milliards d’euros cumulés, rappelle de même source qu’elle a soutenu le Royaume dans sa riposte à la crise sanitaire en apportant plus de 380 millions d’euros à travers le Programme d’appui à la réponse à la Covid-19 (PARC-19) et le financement additionnel du Programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale (PAAPS-FA Covid19). En effet, dans l’objectif de renforcer la riposte du Maroc face à la pandémie de Covid-19, le Conseil d’administration de la Banque africaine avait approuvé, en novembre 2020, un financement additionnel de près de 118 millions d’euros au Programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale mis en œuvre au Maroc (PAAPS-FA Covid-19). Dans une note publiée à cette période, la BAD avait indiqué que ce financement « constituait une extension du Programme d’appui à l’amélioration de la protection sociale (PAAPS), approuvé, fin 2019, pour près de 183 millions d’euros ». L’institution financière avait également expliqué que le programme soutiendra la mise à niveau des infrastructures sanitaires du Maroc et renforcera davantage leurs capacités d’intervention afin d’atténuer le choc de la crise sanitaire et de permettre une prise en charge rapide et efficace des patients. La note précisait, en outre, qu’« il contribuera également à assurer la continuité de soins de qualité offerts par les unités spécialisées du pays. A long terme, l’objectif est de renforcer la résilience du système de santé du Royaume ». Membres fondateurs de la Banque africaine de développement en 1964, le Royaume a reçu de cette institution plusieurs financements couvrant divers secteurs, dont la santé, l’énergie, l’eau, les transports, le développement humain, l’agriculture et le secteur financier. Alain Bouithy

Maroc. Le climat des affaires regagne une certaine confiance

Maroc. Le climat des affaires regagne une certaine confiance

La confiance regagne du terrain dans les milieux des affaires, selon les résultats de l’indice agrégé relatif au climat des affaires au Maroc (iCAM) du troisième trimestre publié par Euros/Agency Africa, en partenariat avec le cabinet Insightek. On ne peut que se réjouir de cette évolution, tant il est vrai que les effets de la pandémie de Covid-19 sur l’économie nationale n’ont laissé jusqu’à récemment que peu de place à l’optimisme. D’après les résultats de l’enquête réalisée auprès de 1.200 chefs d’entreprise marocaines de tailles variées, représentant l’ensemble des secteurs d’activités, le sentiment de confiance des milieux d’affaires s’est amélioré au troisième trimestre 2020. En effet, malgré la résurgence de la pandémie qui se traduit par la hausse du nombre de contaminations, l’indice iCAM a atteint 82.5 au troisième trimestre de l’année en cours reflétant ainsi un sentiment de marché des décideurs économiques qui s’améliore par rapport au deuxième trimestre 2020 (40.8). En ce qui concerne la situation actuelle, l’agence Euros/Agency Africa constate que « les décideurs économiques ont un sentiment de nette amélioration de la situation actuelle comparée au deuxième trimestre 2020 suite au déconfinement et à la reprise de l’activité économique dans le Royaume (indice 82.1 au troisième trimestre 2020 comparé à 25.0 au deuxième trimestre 2020). Comme l’a relevé l’agence d’affaires publiques, d’influence et de communication stratégique dans un communiqué, « avec un taux de réponses de 25% et représentant 80% des secteurs d’activités, les résultats de ce sondage reflètent une économie qui redémarre lentement, sur fond d’incertitudes entourant les perspectives et liées à l’évolution de la pandémie ». Si les nouvelles sont bonnes de ce point de vue, Mohamed Kerkab, ancien professeur d’économie à Marrakech, reste toutefois sceptique sur le sentiment qui se dégage au travers cette enquête. Il estime que le climat des affaires est loin d’être favorable pour produire un tel ressenti d’autant plus qu’il a affecté l’investissement au Maroc. « Il y a un manque de confiance vis-à-vis des politiques et le climat des affaires s’en trouve sérieusement perturbé. Ainsi, on ne peut parler d’amélioration dans les circonstances actuelles quand on sait que les questions de l’emploi, du chômage et des ressources humaines demeurent préoccupantes. Des situations qui persistent et remontent à bien avant l’avènement de la pandémie », fait-il remarquer. En outre, Mohamed Kerkab estime que les sondages menés au Maroc auprès des opérateurs restent problématiques dans l’ensemble. Explications : « Ils dépendent du niveau de connaissance de l’opérateur sondé, de son rapport à la politique et bien d’autres paramètres. Dans ce sens, certains chefs d’entreprise sont excellents en affaires, mais n’ont pas le niveau de compréhension et d’analyse pour comprendre l’environnement mondial des affaires, par exemple, et vous dire ce qui se passe ou ce qu’ils ressentent réellement. Dans ce cas, ils vous donneront des réponses qui sont loin de refléter la réalité». A noter que l’indice ne se limite pas à mesurer le sentiment de confiance des milieux d’affaires marocains quant à l’activité actuelle de leurs entreprises. Il sonde également les milieux d’affaires sur leurs perspectives sur les six prochains mois. Ainsi, il ressort de la dernière enquête que la progression de la confiance des milieux d’affaires est moins évidente lorsqu’ils sont interrogés sur leurs perspectives à 6 mois (indice 82.8 au 3ème trimestre 2020 comparé à 58.6 au 2ème trimestre 2020). Il ressort dès lors de cette analyse que « si le déconfinement progressif a permis une reprise de l’activité, le redémarrage est plus lent que prévu et les incertitudes restent fortes quant à l’évolution de la pandémie et son impact sur les perspectives ». En outre, poursuit l’agence de même source, les décideurs économiques sont également en attente de la mise en place effective du plan de relance gouvernemental. Sans vouloir paraître pessimiste, soulignons que le « rebond actuel du sentiment de marché, avec un indice qui se rapproche de la médiane, reste malgré tout inférieur à la situation internationale. En particulier lorsqu’on le compare à son homologue allemand IFO Index, utilisant la même méthodologie d’évaluation, dont le plus bas score historique a été de 74.3 en avril 2020, et qui oscille aujourd’hui autour de 95 », a fait remarquer l’agence estimant ainsi que le score de 82.5 de l’iCAM reflète tout simplement une économie marocaine qui reste prudente. Il n’empêche que « ce sentiment s’avère moins pessimiste que les prévisions de contraction globale de l’économie pour 2020 », a poursuivi l’agence soulignant que le quatrième trimestre confirmera ou infirmera cette tendance au vu de la résurgence de la pandémie. Dans tous les cas, Mohamed Kerkab est persuadé que le plus important est que ce ressenti se traduise par une amélioration de la pauvreté, de la situation du marché du travail et des ressources humaines. Aussi, pense-t-il, les entreprises doivent réellement s’investir dans le développement du pays et cesser de se lancer dans trop de domaines différents au point de ne plus être productives. Alain Bouithy

Forbes : Le Rwanda, 7e pays africain pour les affaires

Forbes : Le Rwanda, 7e pays africain pour les affaires

Le Rwanda est le 7è meilleur pays africain en matière de Doing business en 2019, selon le dernier classement publié par le magazine américain Forbes. Le pays des mille collines occupe le 90è rang à l’échelle mondiale dans ce classement qui évalue 161 pays en se basant sur 15 critères dont les droits de propriété, l’innovation, les taxes, la corruption, la liberté (personnelle, économique et monétaire), la bureaucratie et la protection des investisseurs, la disponibilité de la main-d’œuvre, les infrastructures, la taille du marché et la qualité de vie. La première place à l’échelle africain est revenue à l’Ile Maurice qui occupe le 39è rang à l’échelle mondiale, devant l’Afrique du Sud (59 à l’échelle mondiale) et le Maroc (62è mondial) qui complète le podium continental. Les Seychelles, la Tunisie, le Botswana, le Rwanda, le Kenya, le Ghana et l’Egypte ferment le Top 10 africain. A l’échelle mondiale, le Royaume-Uni occupe la première marche du podium, devant la Suède, Hong Kong, les Pays-Bas, la Nouvelle Zélande, le Canada, le Danemark, Singapour, l’Australie et la Suisse. Les Etats-Unis occupent le 17è rang tandis que la Chine arrive à la 49è position. La majorité des pays africains figurent cependant en bas du tableau. Sur les dix pires pays pour faire des affaires dans le monde, sept sont situés en Afrique. MAP

Economie : Le Congo évalue ses réformes sur le climat des affaires

Economie : Le Congo évalue ses réformes sur le climat des affaires

Le ministre du Développement industriel et de la promotion du secteur privé, Isidore Mvouba, a officiellement donné, le 6 juillet 2015 à, Brazzaville, mandat à une équipe d’évaluateurs, la mission d’impulsion, de suivi et d’application des différentes réformes dans le cadre de l’amélioration du climat des affaires au Congo. Cette équipe devra se déployer dans les deux villes capitales politique et économique du Congo, à savoir, Brazzaville et Pointe-Noire. Cette équipe y mesurera l’impact de ces mesures sur le fonctionnement des unités de production aux fins de donner une forte impulsion à leur mise en œuvre. Il s’agira de lever certains verrous qui retardent l’application des réformes engagées ; de lever toutes les entraves liées à la parafiscalité ; de se raccorder à l’électricité, à l’eau et obtenir un permis de construire en un temps record ; protéger l’investissement en allégeant les procédures relatives au commerce transfrontalier et faire de l’investisseur un roi. «Nous avons donc fort à faire pour que le Congo devienne enfin un pays où il fait bon à y investir ; un pays où la liberté d’entreprendre, l’égalité des chances sont garanties ; un pays ouvert au monde et désireux d’aller à l’émergence sans coup férir, fort de ses atouts et de sa diversité », a souhaité M. Mvouba. L’objectif du gouvernement est d’augmenter la part du secteur secondaire au Produit intérieur brut de 7 à 15%. Mais les défis résident pour améliorer le niveau des investissements directs étrangers et permettre au privé national de se retrouver. Un bon climat des affaires devrait s’accompagner des mesures d’incitations, d’assistance et de promotion. Pour la première étape de la mission, les évaluateurs se rendront au centre de formalité des entreprises (CFE), pour vérifier l’effectivité de la création d’une entreprise en 48 heures. Ensuite, le programme prévoit la descente à la Société nationale d’électricité, au ministère de la Construction et de l’urbanisme et au pont du Djoué. « C’est d’autant plus utile que les indicateurs comme le paiement des taxes et impôts et le commerce transfrontalier occupent respectivement la 181ème et la 182ième place dans le rapport Doing Business 2014 », a-t-il informé.