Découvrez les 5 finalistes africains du concours Med’Innovant Africa 2023

Découvrez les 5 finalistes africains du concours Med’Innovant Africa 2023

En choisissant comme thématique phare la lutte contre le changement climatique, la 4e édition de MED’INNOVANT AFRICA a suscité l’intérêt des entrepreneurs et innovateurs africains : entre le 1er juillet et le 31 août 2023, ce sont au total 175 candidatures de startups et PME installées dans une vingtaine de pays africains, qui ont été réceptionnées par les responsables du concours de l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée (EPAEM), à Marseille (France). L’objectif ? Repérer et accompagner les développeurs de solutions innovantes qui rendront, demain, les villes méditerranéennes et africaines plus durables. Cette année, la majorité des projets concerne le développement durable et l’économie sociale et solidaire. MED’INNOVANT AFRICA, le concours pour les villes de demain Particulièrement dynamique, la scène de la tech africaine poursuit son développement et attire de plus en plus l’attention des acteurs internationaux de l’innovation. Parmi les secteurs qui voient naître et croître de nombreuses startups africaines ces dernières années, celui de la ville fait partie des plus dynamiques. Engagé dans une démarche d’innovation et d’ouverture vers le continent africain, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée s’est saisi de cette question en créant en 2019 un concours dédié aux startups et PME africaines : MED’INNOVANT AFRICA. Pour cette IVe édition, les projets présentés devaient s’inscrire prioritairement dans l’un des domaines suivants : Innover en matière d’énergie face au changement climatique ● Optimiser la gestion de la ressource en eau ● Favoriser le réemploi de matériaux ● Encourager les mobilités douces. Ainsi, l’aménageur poursuit son sourcing de porteurs de projets capables de développer des solutions adaptées aux territoires africains et méditerranéens. Pour cette IVe édition, ce sont 5 talentueuses entreprises africaines qui ont retenu l’attention du jury, composé de plusieurs partenaires d’Euroméditerranée : BIOHEAT (Dirigeant : Yassine KHELIFI): cette startup tunisienne transforme les grignons d’olives en un combustible écologique, produisant moins de CO2 que le bois tout en offrant une haute performance calorifique. ECOPLAST INNOV (Fondatrice : N’da Amenan Edith KOUASSI) : présente en Côte d’Ivoire, la startup Ecoplast Innov transforme les déchets plastiques et les pneus usagés en matériaux de construction et de revêtements pour l’intérieur et l’extérieur. Les pavés et les plaques décoratives sont 100 % recyclables. Elle s’occupe également de la sensibilisation, de l’enlèvement, du tri, du recyclage et réalise des services d’accompagnement aux entreprises. HABIDEM (Dirigeant : Oumar WELE): entreprise mauritanienne, Habidem valorise des ressources locales en créant un isolant thermique biosourcé à partir du Typha, une plante nuisible. SASA PLAST (Fondateur : Cheikhna COULIBALY): l’entreprise Sasa Plast, fondée en Mauritanie, transforme les déchets plastiques en pavés de rue, parpaings et bordures pour la construction. En plus de contribuer à la protection de l’environnement, l’entreprise soutient l’indépendance économique des femmes grâce à l’emploi. VIABLE WAYS CORP (Fondateur : Yahya LOUGAGHI): fondée au Maroc, cette startup a mis au point une solution technologique pour améliorer la gestion des exploitations agricoles. Grâce à une application web et mobile, l’utilisateur peut gérer en temps réel les ressources ainsi que l’irrigation. Elle offre également des prévisions météorologiques et des actions préventives permettant d’optimiser la gestion de la ressource en eau. Les 5 finalistes sont invités à pitcher les 27 et 28 novembre 2023, durant le Sommet Emerging Valley à The Camp à Aix-en-Provence, près de Marseille. Ce rendez-vous, qui réunit les leaders de la Tech Afrique-Europe, sera une occasion unique pour ces porteurs de projets de renforcer leur visibilité et tisser des partenariats internationaux. Le jury désignera ensuite deux lauréats lors de la cérémonie de remise des prix : « Le prix du jury » et « Le prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros, et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial local, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique. CHIFFRES CLÉS 2023 175 dossiers déposés sur la plateforme 32 % de candidatures d’entrepreneures féminines Une vingtaine de pays africains représentés, avec une nette augmentation des candidatures en provenance d’Afrique de l’Est.

Startups africaines : vous pouvez encore candidater au concours Med’Innovant Africa 2023 !

Startups africaines : vous pouvez encore candidater au concours Med’Innovant Africa 2023 !

L’Établissement public d’aménagement euroméditerranée (EPAEM) à Marseille (France) lance l’édition 2023 de MED’INNOVANT AFRICA. Cette année, le concours récompense les projets qui proposent des solutions innovantes permettant aux villes africaines et méditerranéennes de lutter contre le changement climatique.  Jusqu’au 31 août 2023, les startups et PME africaines qui le souhaitent pourront postuler en ligne sur le site de l’établissement. Le concours est ouvert à toutes les structures qui développent des solutions pour les territoires de demain autour d’un impératif : la durabilité. Une édition 2023 tournée vers la lutte contre le changement climatique Ce rendez-vous de l’innovation a pour objectif de repérer, promouvoir et accélérer des porteurs de projets (startups, petites et moyennes entreprises) qui mènent à bien des initiatives éco-innovantes (solutions et services) en phase avec les impératifs de développement et de durabilité des territoires méditerranéens et africains. Ainsi, les projets présentés doivent s’inscrire dans l’un des domaines suivants : ●      Innover en matière d’énergie face au changement climatique ●      Optimiser la gestion de la ressource en eau ●      Favoriser le réemploi de matériaux ●      Encourager les mobilités douces Les structures doivent également avoir le potentiel de s’implémenter sur le périmètre d’intervention d’Euroméditerranée, et plus largement sur celui de la Métropole Aix-Marseille-Provence. Après une première sélection sur dossier, 5 finalistes seront invités à pitcher leurs projets devant le jury du concours MED’INNOVANT AFRICA dans le cadre de la 7ème édition du Sommet  international Emerging Valley, les 27 et 28 novembre prochains sur le territoire Aix-Marseille-Provence. Une occasion unique de renforcer leur visibilité et de mettre en place des partenariats internationaux. Euroméditerranée désignera 2 lauréats : le « prix du jury » et le « prix coup de cœur ». Tous deux bénéficieront d’un soutien financier pouvant aller jusqu’à 7 000 euros et d’un accompagnement personnalisé de l’écosystème entrepreneurial régional, afin de les aider à trouver des investisseurs et partenaires industriels en Europe et en Afrique. Ils pourront également expérimenter leurs solutions sur le territoire de l’EcoCité. Avec ce concours, l’Etablissement Public d’Aménagement Euroméditerranée confirme son engagement pour la recherche de solutions innovantes au service du développement du territoire et sa politique d’ouverture vers le continent africain.  Une recette attractive pour les jeunes entrepreneurs L’édition précédente du concours avait reçu plus de 120 candidatures venant de tout le continent africain. C’est l’entreprise WAYOUT ECOLOGICAL SOLUTION qui avait décroché le prix du jury et GreenBox le prix coup de cœur. À l’issue de cette victoire, les deux lauréats ont chacun bénéficié d’une dotation financière de la part d’Euroméditerranée, d’une bourse de la part de l’AFD (Agence Française de Développement), d’un accompagnement de 4 semaines au sein de l’Accélérateur M et d’un coaching juridique dispensé par le cabinet d’avocats FIDAL. Tous deux ont également remporté une adhésion d’un an au réseau d’entreprises AFRICAlink et une mise en relation avec des élus dans les chambres de commerce et d’industrie de leurs pays respectifs. Euroméditerranée, un acteur engagé pour le développement des villes durables à l’international L’innovation technologique se développe en Afrique de façon exponentielle, stimulant le déploiement de nouveaux usages et la création de start-ups. C’est pour cela, et en raison des liens historiques que le continent entretient avec la métropole Aix-Marseille-Provence, que l’EPA Euroméditerranée a créé en 2019, un concours dédié aux entrepreneurs africains.   Le modèle de Ville Méditerranéenne Durable porté par Euroméditerranée qui prend en compte les usages et caractéristiques de son environnement trouve une résonance certaine dans les pays méditerranéens et africains qui déploient chaque jour des solutions novatrices pour consolider leur position émergente.  MED’INNOVANT AFRICA reçoit chaque année entre 100 et 200 dossiers issus des quatre coins du continent, et décerne 2 prix à des start-ups inspirantes et talentueuses. API

RDC/Rotterdam: Le Président Tshisekedi rappelle au monde ses responsabilités face au changement climatique

RDC/Rotterdam: Le Président Tshisekedi rappelle au monde ses responsabilités face au changement climatique

C’est à Rotterdam, une ville portuaire et deuxième ville hollandaise en importance au Pays Bas, que s’est tenu le Sommet de l’Adaptation en Afrique, un dialogue de haut niveau des amis du Global Center on Adaptation. Y a pris part le Président de la République Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, aux côtés d’autres dirigeants africains de renom et du monde comme Macky Sall du Sénégal, Akufuo du Ghana, Madame Christalina, présidente du FMI, Adesina, Président de la BAD ou encore Ban Ki moon, l’ancien secrétaire général de l’ONU. Le Président de la République y a réitéré sa requête pour le respect du pacte de Glasgow, c’est-à-dire des engagements pris par les pays pollueurs face au changement climatique et d’autres crises qui impactent négativement le développement du Continent. La covid 19 ainsi que les effets collatéraux de la guerre en Ukraine. La RDC, co-organisatrice du sommet sur l’adaptation en Afrique se prépare à recevoir le monde pour aborder ces questions. Se positionnant comme pays leader et solution, vu sa biodiversité et sa capacité d’absorption des gaz à effets de serre, la RDC, en passe de devenir le premier poumon du monde, grâce notamment au bassin du Congo, veut surtout recevoir sa part des dividendes en termes des crédits carbone. L’Afrique a besoin de 36 milliards par an pour faire face aux impacts négatifs actuels du changement climatique. Elle n’en perçoit que 6 milliards. Donc doublement lésé par le changement climatique et le financement, a rappelé le Président Tshisekedi, dans son discours à Rotterdam. Signalons qu’il est le père du Plan d’action de la relance verte de l’Union africaine auquel le Centre mondial pour l’adaptation s’est aligné, en créant le programme d’accélération de l’adaptation en Afrique. Objectif: mobiliser environ 25 milliards de dollars d’ici 2025 en faveur de l’Afrique. À travers ce programme, l’Afrique peut contribuer à la réalisation de l »objectif mondial d’adaptation.

Accord de financement entre le Maroc et la BAD au profit du PADIDZAR

Accord de financement entre le Maroc et la BAD au profit du PADIDZAR

La Banque africaine de développement (BAD) et le Maroc ont signé mardi 23 un accord de financement de plus de 114 millions d’euros, soit environ 1,184 milliards de dirhams, a annoncé le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts. L’accord de prêt signé avec la Banque africaine vise à mettre en œuvre le Programme d’appui au développement inclusif et durable des zones agricoles et rurales (PADIDZAR), indique un communiqué du ministère de l’Agriculture précisant qu’il s’agit de d’un premier financement axé sur les résultats dans le secteur agricole en Afrique du Nord. Inscrit dans le cadre de la nouvelle stratégie agricole baptisée «Génération Green 2020- 2030», le PADIDZAR a pour objectif d’appuyer la petite et moyenne hydraulique sur une soixantaine de périmètres avec la prise en compte de l’élément humain à travers le renforcement des capacités des acteurs, la promotion de l’emploi et le conseil agricole, souligne de son côté le ministère de l’Economie et des Finances. Selon le Département de l’Agriculture, « ce nouveau projet d’adaptation climatique contribuera à renforcer la résilience de l’agriculture marocaine aux effets du changement climatique et à améliorer les conditions de vie des populations dans les zones rurales prioritaires ». A travers cet accord, la Banque africaine de développement manifeste sa volonté « de contribuer à l’essor d’une agriculture plus moderne qui porte en elle l’exigence, toujours plus forte, d’inclusion, de performance et de durabilité », a déclaré Achraf Hassan Tarsim. Pour le responsable-pays de la Banque pour le Maroc, ce nouveau programme « vient jalonner le parcours d’une coopération réussie qui a contribué à faire évoluer le secteur agricole d’une logique de production à une logique de valeur ajoutée ». Comme l’a rappelé le ministre Mohammed Sadiki, la Banque africaine de développement a été la première institution de développement à soutenir la nouvelle stratégie agricole du Maroc. Il faut dire que l’institution panafricaine a toujours apporté un « appui précieux et constant » pour la mise en œuvre de réformes structurelles essentielles, comme l’a également relevé la ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances, Fouzi Lekjaa. Dans son communiqué, le ministère de l’Agriculture assure que ce nouveau programme permettra de déployer une approche de développement plus durable et plus inclusive. Mieux, il favorisera l’émergence d’une classe moyenne agricole, notamment par la création d’emplois en milieu rural et l’accompagnement des jeunes et femmes entrepreneurs agricoles, selon la même source. Selon les précisions de Mohammed Sadiki, « ce modèle de projet bénéficiera à sept régions prioritaires ». Avec une double priorité : « celle de renforcer la résilience de l’agriculture aux effets du changement climatique en plus de consolider le processus d’inclusion, notamment pour les petits agriculteurs et les jeunes entrepreneurs », a-t-il affirmé. Soulignons enfin que l’accord de financement a été paraphé lors d’une cérémonie présidée par le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et forêts, le ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des Finances, chargé du budget et le responsable-pays de la Banque africaine de développement pour le Maroc. Alain Bouithy

Tunisie. Baisse de 20% de la récolte d’agrumes à cause du changement climatique

La récolte d’agrumes en Tunisie a chuté de 20% cette saison. Les autorités ont attribué cette baisse au changement climatique qui a provoqué une sécheresse dans les régions concernées, rapporte la chaîne CGTN. D’après les données du ministère tunisien de l’Agriculture, la production d’agrumes a chuté à 345 mille tonnes, contre 440 mille tonnes de récoltes la saison dernière.à cause du changement climatique, rapporte-t-elle.

Congo. Changement climatique : Présentation du rapport sur les contributions nationales

Congo. Changement climatique : Présentation du rapport sur les contributions nationales

L’Observatoire congolais des droits de l’homme (OCDH) et d’autres organisations de la société civile ont procédé, le 20 juillet 2021 à Brazzaville de la présentation du rapport des contributions déterminées au niveau national (CDN) dans le cadre de la lutte contre les changements climatiques. Selon le coordonnateur de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH), Christian Mounzéo, les contributions déterminées au niveau national sont des dispositions pratiques, l’ensemble des mesures, des politiques que le gouvernement développe, met en place en ce qui concerne la réduction des gaz à effet de serre.  A son avis, entre fin 2020 et début 2021, le Congo a repris l’exercice d’élaboration de la CDN révisée et le groupe des experts de la société civile sur la gouvernance climatique, foncière et forestière a accordé beaucoup d’intérêt à ce processus de révision grâce à ses partenaires, notamment le Fern. Il a précisé qu’une étude a été réalisée pour évaluer la première CDN qui a été soumise en 2015 afin de tirer les leçons et améliorer le contenu et la forme de la nouvelle qui est en cours d’élaboration. Le coordonnateur de la Rencontre pour la paix et les droits humains (RPDH) a indiqué que lorsque le Congo avait présenté sa première CDN en 2015, la société civile n’était pas mise à contribution comme acteur à part entière de ce processus. C’est plutôt dans celle de 2021 en cours d’élaboration que les propositions de la société civile avaient été prises en compte. Florent Sogni Zaou

Le Fonds vert pour le climat approuve 80 millions de dollars de financements pour des projets conduits par la FAO au Congo et en Jordanie

Deux projets conçus par la FAO, l’un axé sur l’agroforesterie en Afrique subsaharienne, l’autre sur la gestion de l’eau au Proche-Orient, ont reçu mercredi 17 mars 80 millions d’USD, ouvrant ainsi la voie à l’amélioration des moyens de subsistance de plus de 250 000 petits exploitants. Le Conseil d’administration du Fonds vert pour le climat (FVC) a approuvé ces financements destinés à des initiatives en République du Congo et dans le Royaume hachémite de Jordanie. Pour les deux projets, il s’agit d’un premier financement du FVC dans ces pays, ce qui illustre la volonté de la FAO d’élargir le recours aux outils mondiaux de l’action pour le climat dans le secteur de l’alimentation et de l’agriculture. Le portefeuille du FVC investi dans des projets FAO s’élève à présent à 878 millions d’USD, dont sont bénéficiaires 15 projets. «Nous sommes reconnaissants de ce vote de confiance à l’appui des efforts de la FAO visant à renforcer l’efficience, l’inclusivité, la résilience et la durabilité des systèmes agroalimentaires, et nous nous réjouissons de voir le FVC acquérir un rôle de plus en plus éminent dans ce domaine», a déclaré le Directeur général de la FAO, M. Qu Dongyu. L’Initiative PREFOREST au Congo bénéficie d’un cofinancement de l’Initiative pour la forêt de l’Afrique centrale (CAFI), qui rassemble six pays de la région entrés en collaboration avec un nombre important de donateurs spécialistes des questions forestières. Le Fonds international de développement agricole (FIDA) participe lui aussi à ce cofinancement. Ces deux nouveaux projets répondent à l’objectif de la FAO d’accroître et d’élargir l’appui aux investissements liés au climat dans l’agriculture qui offrent un intérêt socioéconomique et environnemental et aident les petits exploitants des pays vulnérables à progresser sur la voie d’un développement résilient et à faibles émissions. Une agriculture qui s’accommode des arbres au Congo Le projet PREFOREST en République du Congo réduira de 16,7 millions de tonnes le volume des émissions de gaz à effet de serre sur 20 ans en détournant de façon durable les agriculteurs congolais de l’essartage par brûlis dans l’agriculture et la collecte de bois de feu, au profit de démarches agroforestières dans lesquelles l’arboriculture se combine à la production agricole végétale et animale, cette nouvelle approche devant se solder par l’amélioration et la pérennisation de leurs moyens de subsistance. La déforestation et la dégradation des forêts engendrent actuellement environ 81 pour cent des émissions de gaz à effet de serre du Congo, ce qui révèle une faible productivité agricole et met en évidence d’importantes possibilités de réduction de ces volumes. Ce projet, qui vise directement plus de 40 000 petits exploitants situés dans des secteurs géographiques clés du pays, a cependant pour ultime ambition d’être bénéfique à plus d’une personne sur six dans le pays, de par leur adoption de pratiques meilleures et l’élargissement des possibilités d’activités qui s’offre à elles. PREFOREST, premier projet forestier financé par le FVC dans le bassin du Congo, est une pièce maîtresse du dispositif mis en place par le gouvernement en vue de réduire de moitié les émissions du pays d’ici à 2035, déclare Mme Rosalie Matondo, Ministre congolaise de l’Économie forestière. L’aide de 28,9 millions d’USD accordée par le FVC se voit augmentée d’un cofinancement de 9 millions d’USD du Gouvernement congolais, auxquels s’ajoutent 7 millions d’USD octroyés par le CAFI et un apport de 1,6 million d’USD du FIDA, ainsi que des investissements du secteur privé drainés par ce dernier. Un volet central de ce projet prévoit le renforcement de l’accès des communautés locales à la terre et de leur accession à des droits d’usufruit foncier, qui peuvent sous-tendre l’élaboration de modèles microéconomiques plus rentables et un mode pérenne d’exploitation des ressources naturelles. L’eau pour les moyens de subsistance en Jordanie Le premier en date des projets financés par le FVC en Jordanie, qui doit être mis en œuvre par la FAO et le Programme des Nations Unis pour le développement (PNUD), vise 210 000 personnes environ – dont près de la moitié sont des femmes – dans des secteurs du bassin de la mer Morte particulièrement vulnérables au stress hydrique d’origine climatique. Il a pour ambition de renforcer la capacité d’adaptation des communautés et des institutions et d’augmenter le degré d’efficience des dispositifs de gestion des eaux. Il promeut des solutions innovantes, notamment la collecte des eaux de pluie des toits, l’introduction de techniques novatrices en matière d’irrigation et de cultures et une plus grande utilisation des eaux recyclées. Le projet dispensera aussi des informations utiles aux femmes rurales par le biais de services de vulgarisation. En rehaussant la productivité agricole et en favorisant l’adoption de pratiques agricoles plus durables, l’amélioration de l’accès à l’eau fait escompter un effet doublement positif – sur les revenus des petits exploitants et sur l’environnement. Ce projet contribue à la capacité d’adaptation de la Jordanie aux effets du changement climatique tout en épaulant le secteur agricole dans la poursuite de ses objectifs de développement durable à long terme, selon M. Nabil Masarweh, Ministre jordanien de l’environnement. L’aide du FVC, qui s’élève à 25 millions d’USD, se trouve renforcée par des apports de la FAO et du PNUD de 1 million d’USD chacun, à quoi s’ajoutent 6,1 millions d’USD octroyés par le Gouvernement jordanien.  

Changement climatique: une menace mondiale majeure

Changement climatique: une menace mondiale majeure

TRIBUNE. Le changement climatique, c’est-à-dire le changement du climat mondial et en particulier les changements des conditions météorologiques qui s’étendent sur une grande échelle de temps, est une menace existentielle mondiale majeure, beaucoup plus grand que le coronavirus. L’effet de serre provoque l’augmentation de la température de la planète principalement due à l’énorme augmentation du dioxyde de carbone, qui a augmenté de 35% depuis le début de la révolution industrielle. Et bien sûr, la part du lion dans la pollution de l’atmosphère avec 50% de tout le dioxyde de carbone ont l’Europe et l’Amérique du Nord. Tous les autres pays ensemble sont responsables de l’autre moitié, tandis que les pays les plus pauvres sont les moins responsables. Cependant, les gens qui vivent dans ces pays, ce sont eux qui souffriront plus fortement des conséquences. Les causes du changement climatique sont principalement identifiées dans la combustion de combustibles fossiles (charbon, pétrole, essence, gaz naturel, etc.) qui représentent 50% des émissions totales, dans la production et l’utilisation de produits chimiques synthétiques, dans le catastrophe des zones forestières qui contribue à la production de gaz supplémentaires dans l’atmosphère et bien sûr à l’effet de serre de 15% et dans l’agriculture conventionnelle et l’élevage, qui représentent 15% des émissions. Les experts scientifiques frappent la cloche du danger et avertissent que s’il n’y a pas d’action coordonnée mondiale urgente de la part des dirigeants politiques, des gouvernements, des industries et des citoyens du monde entier, la température de la planète est susceptible de dépasser les 2°C par rapport aux niveaux préindustriels d’ici 2060 et l’augmentation pourrait même atteindre 5°C d’ici la fin de notre siècle, ce qui rendra la vie des générations futures problématique. Une telle augmentation de la température de notre planète aura un impact dévastateur sur la nature, entraînant des changements irréversibles dans de nombreux écosystèmes et une perte de biodiversité qui en résulte, c’est-à-dire tous les organismes vivants et toutes les espèces qui composent la vie sur la planète, c’est-à-dire les animaux, oiseaux, poissons et plantes (faune et flore). De nombreuses espèces devraient disparaître des zones qui seront directement et gravement affectées par le changement climatique. Aujourd’hui, par rapport à 1850 – à partir du début de l’enregistrement des données – une augmentation de la température de 1,1 ° C est observée. Ainsi, il est d’une importance vitale, l’augmentation de ne pas dépasser 1,5 ° C, car comme les scientifiques l’estiment, au-delà de ce point crucial, il n’y aura pas de retour. Le changement climatique, cependant, qui est dû aux activités humaines, est une réalité tangible inquiétante et affecte déjà négativement notre planète. Les secteurs responsables de la production de gaz à effet de serre sont principalement le secteur des produits énergétiques (unités de production d’énergie électrique, raffineries) mais aussi les activités industrielles, les moyens de transport modernes (voitures, avions, etc.) et les activités du primaire secteur de la production. Ainsi, les événements météorologiques extrêmes, les incendies incontrôlés dans les forêts telles que l’Amazonie qui ont été caractérisés comme le «poumon» de la planète, les vagues de chaleur, les fortes précipitations, les sécheresses prolongées qui créent de graves problèmes alimentaires dans les zones touchées de la planète, les ouragans très puissants, deviennent de plus en plus fréquents et intensifs, coûtant des dizaines de milliers de vies chaque année et provoquant d’énormes catastrophes. La glace en même temps et la neige sur les pôles fondent, avec l’Arctique étant la plus grande victime à ce jour, et le niveau moyen de la mer dans le monde monte, provoquant ainsi des inondations et de l’érosion sur les côtes et les zones côtières des plaines et à être créé des réfugiés environnementaux. Si ce développement défavorable se poursuit, des régions telles que les Pays-Bas et Venise risquent d’être définitivement perdues sous les eaux marines en tant que nouvelle Atlantide. Le changement climatique augmente également les maladies existantes dans le monde, mais en crée également de nouvelles et peut également entraîner une mort prématurée. Trop de maladies sont particulièrement sensibles aux changements de température. En eux inclus, les maladies transmissibles telles que la fièvre jaune, le paludisme, l’encéphalite et la dengue, mais aussi les troubles de l’alimentation, les maladies mentales, les maladies cardiovasculaires ainsi que les maladies respiratoires. Le changement climatique aura également des impacts négatifs sur les économies des pays étant donné que les températures élevées compromettent la productivité de la plupart des secteurs de l’économie, du secteur agricole à la transformation. Des scientifiques valides prédisent que d’ici la fin du siècle, le PIB mondial aura chuté de 7,22% par rapport à ce qu’il aurait été sans le changement climatique. L’ adolescent activiste Suédois contre le changement climatique, Greta Thunberg, a réussi de la manière la plus vigoureuse et la plus bruyante à faire passer le débat sur cet énorme problème, par les chefs d’État et de gouvernement et le dialogue public, dans la société et dans les discussions amicales, mobilisant des millions de personnes à travers le monde, en particulier les jeunes, qui ont commencé à manifester exigeant de la part des gouvernements de prendre immédiatement des mesures pour faire face au changement climatique. Ainsi, les députés suédois ils l’ont suggéré à juste pour le prix Nobel de la paix. Et bien sûr, Greta Thunberg a tout à fait raison quand elle dit que les mesures sont prises pour réduire les gaz à effet de serre et, surtout, le dioxyde de carbone n’est pas suffisant. Alors, quelles sont les mesures appropriées à prendre sans tarder pour réduire efficacement les émissions de gaz à effet de serre d’ici 2050 et maintenir la température à + 1,5 ° C? Les politiques de base pour mitiger résolument le problème consistent à promouvoir et à utiliser des sources d’énergie renouvelables (éolien, solaire, biomasse, etc.), à améliorer l’efficacité énergétique, à réduire drastiquement l’exploitation des gisements de pétrole et de gaz et à imposer des taxes sur le carbone afin de limiter l’utilisation des combustibles fossiles et ainsi de réduire sensiblement les émissions de dioxyde de carbone d’ici 2030 et