Afrique/France. Une douche froide

POINT DE VUE. Depuis le coup d’Etat au Niger, les médias hexagonaux ont adopté une rhétorique guerrière en incitant OUVERTEMENT la CEDEAO à intervenir MILITAIREMENT au NIger en insistant sur sa « PERTE » de crédibilité. La FRANCE est dans une position TRES délicate au SAHEL. Sa hiérarchie militaire préfère laisser les AFRICAINS faire le SALE boulot à sa place, redoutant une série de manifestations HOSTILES dans TOUTE l’Afrique où son impopularité ne cesse de croître. Sauf que depuis quelques jours, le Président du Nigeria et Président en exercice de la CEDEAO, BOLA AHMED TINUBU, a changé de fusil d’épaule en privilégiant la voie DIPLOMATIQUE. Contrairement à certains pays « francophones » de la CEDEAO dont les dirigeants sont à la SOLDE de l’ELYSEE, l’écrasante majorité des sénateurs NIGERIANS est FERMEMENT opposée à l’option militaire. Le débat fait RAGE dans les médias locaux. Les sénateurs de 7 Etats du nord du NIGERIA sont montés au créneau pour exprimer leur opposition. Le nord du NIGERIA est majoritairement peuplé de HAOUSSA, peuple aussi nombreux au NIGER voisin. Or l’armée nigériane est dominée par des officiers supérieurs HAOUSSA, qui ont eux-mêmes battu le RECORD de coups d’Etat en Afrique entre 1966 et 1993. L’AFRIQUE a été certes balkanisée géographiquement, mais pas CULTURELLEMENT. Les HAOUSSA du NIGERIA comme ceux du NIGER sont sous l’autorité d’un seul chef, MUHAMMADU SA’AD ABUBAKAR, l’émir de SOKOTO. C’est l’un des hommes les plus PUISSANTS du continent qui peut à tout moment changer le cours de l’HISTOIRE. Il a mis en garde le Président BOLA AHMED TINUBU sur une éventuelle intervention de l’armée nigériane au NIGER considéré comme un pays frère. Les PSEUDOS spécialistes du SAHEL qui défilent sur les plateaux de télévision ignorent COMPLETEMENT cette réalité SOCIO-CULTURELLE parce que leur vision COMMUNE se limite à L’URANIUM et au PETROLE. La TROISIEME guerre DITE mondiale ne partira certainement pas de l’UKRAINE, mais du NIGER, si jamais l’option d’une intervention militaire se précise. TOUS les potentats FRANCAFRICAINS qui gouvernent les ENCLOS coloniaux africains seront balayés tour à tour par des MILITAIRES. Les révolutions de PALAIS et les coups d’Etat vont s’enchaîner à un tel point qu’aucune organisation sous-régionale ou continentale ne parviendra à éradiquer cette GANGRENE. Qui vivra verra ! Par NGOMBULU YA SANGUI YA MINA BANTU LASCONY
Ultimatum de la Cédéao au Niger: «Le Tchad n’interviendra jamais militairement»
Le Niger est toujours plongé dans l’inconnu. L’ultimatum de la Cédéao expire demain, dimanche 6 août. Les États-membres se préparent à une éventuelle intervention militaire dans le pays. Pendant trois jours et jusqu’à hier, vendredi, les chefs d’état-major étaient réunis à Abuja, au Nigeria, pour définir le profil d’une « éventuelle intervention » armée. Il semble que la force soit prête. Il s’agit en fait de la force d’attente, validée en décembre dernier, à la conférence des chefs d’État de la Cédéao. Un contingent d’abord pensé pour le maintien de la paix et pour la lutte contre le terrorisme, mais dans le cas du Niger, ces soldats devraient avoir un mandat robuste, incluant donc l’usage de la force, avec des actions offensives autorisées. Le dispositif doit passer par terre, par mer et par air, même si, selon un participant, les opérations de terrain pourraient être plutôt ciblées dans un premier temps… Lire la suite sur RFI
Les événements commence à se précipiter en Afrique de l’Ouest

TRIBUNE. Le début de cette semaine semble très mouvementée et il convient de se donner un regard holistique pour voir d’une manière coordonnée les événements qui se déroulent au Sahel et qui ont tous un lien intrinsèque significatif sur la paix de tout le continent noir. Phase numéro 1. Deux jours après le coup d’état à Niamey, la France par la bouche de son président ne s’est pas contentée de condamner fermement le putsch, le président Emmanuel Macron a convoqué un Conseil de défense sur le Niger insinuant en des termes clairs sa volonté d’intervention militaire au Niger sous le fallacieux prétexte de sécuriser les ressortissants français. Après le soulèvement de la population de Niamey, brûlant les drapeaux français et allant jusqu’à mettre le feu à l’ambassade de France à Niamey, l’Elysée a menacé de répliquer de manière “immédiate et intraitable” contre quiconque s’attaquerait à la France et à ses intérêts. Phase numéro 2 La CEDEAO et l’UEMOA se réunissent à Abuja et annoncent une batterie de mesures de sanctions sur l’économie nigérienne et l’embargo sur la liberté de circuler des nouveaux officiels nigériens et de leurs familles. Exigeant en même temps le retour aux fonctions du président déchu Mohamed Bazoum avec un ultimatum d’une semaine faute de quoi l’usage de la force et l’intervention sur le territoire nigérien ne sont plus à exclure. Phase numéro 3 Le nouveau gouvernement nigérien voit la main cachée du pouvoir colonial derrière le sommet d’Abuja et met en garde la France contre toute volonté d’intervention militaire, lançant à l’occasion une mobilisation de l’armée nigérienne jusqu’à l’appel des réservistes. La tension devient palpable. Un autre communiqué à la radio nationale nigérienne suspend le commerce de l’Uranium avec la France. L’embargo, qualifié d’ »inhumain et immoral », a également été rejeté par l’Algérie et la Libye, qui ont manifesté leur désapprobation avec cette décision controversée de la CEDEAO. Dans un geste de solidarité envers le Niger, trois pays voisins, à savoir la Guinée, le Burkina Faso et le Mali, ont décidé de ne pas appliquer les sanctions imposées par la CEDEAO. Phase numéro 4. Au soir de ce lundi 31 juillet, trois événements sont annoncés qui risquent de mettre le feu aux poudres : La Guinée avertit que toute intervention militaire au Niger entraînera la dislocation de la Cedeao, réaffirme sa vision panafricaniste et invite la Cedeao à se focaliser sur les enjeux socio-économiques stratégiques plutôt que de se préoccuper du sort des présidents déchus. Secundo il y a le lancement d’une coalition militaire Mali-Burkina Faso-Niger qui rejette en bloc toutes les sanctions de la CEDEAO contre le Niger et rend claire sa position contre les velléités militaires de la France dans une déclaration conjointe lue par le Ministre d’Etat Abdoulaye Maïna et dont le point 4 stipule : « Toute intervention militaire contre le Niger s’assimilerait à une déclaration de guerre contre le Burkina Faso et le Mali ». En termes clairs le Mali et le Burkina Faso entreront conjointement en guerre si le Niger est attaqué militairement. S’il faut ajouter à cette donne la décision très risquée de Macky Sall d’avoir arrêté et jeté Ousmane Sonko en prison ce même lundi et d’avoir dissous son parti politique le Pastef, nous sommes là en face d’un enchaînement d’événements détonateurs qui risquent d’embraser tout le Sahel et d’entraîner la déstabilisation de toute la sous-région. Au moment même où l’unité africaine semble aller en lambeaux, les africains ignorent jusque là, que derrière ce qui se passe au Mali et au Niger, il se profile un autre conflit armé d’une plus grande envergure entre l’OTAN versus la Russie/Chine, lequel conflit peut se transformer en une guerre mondiale plus sanglante et plus meurtrière que celle qui se déroule en Ukraine. L’Occident faisant de la Cedeao son bras séculier en Afrique et la Russi/Chine derrière la coalition Mali/Burkina Faso. Les deux camps détenant déjà des bases militaires sur place s’y sont sérieusement préparés. Ce qui est en train de se dérouler sous nos yeux marque le début d’un tournant géopolitique décisif en Afrique et dans le monde, capable d’entraîner inévitablement un renversement de rapports de force. La possibilité de perdre l’Afrique est devenue un cauchemar et une question de vie ou de mort pour l’Occident. Ce qui ne se passera pas sans grande casse. Il faudra s’attendre à une guerre meurtrière pour le contrôle de l’hégémonie mondiale et pour l’avènement d’un monde multipolaire dont le théâtre des opérations est en train de se dessiner en Afrique au Sahel. Les événements sont en train de se précipiter et l’euphorie populaire et panafricaniste ne suffira peut-être pas pour résister à l’adversaire. Une réflexion stratégique et la mise en place des dispositions tactiques devraient déjà être au centre de préoccupations des élites africaines. Par Germain Nzinga
En continu: une tentative de coup d’État serait en cours au Niger

Le Président Mohamed Bazoum est retenu à Niamey par la garde présidentielle. La présidence du Niger a fait part d’un « mouvement d’humeur anti-républicain ». Pour sa part, la CEDEAO condamne la tentative de coup d’État en demandant de « libérer immédiatement » le chef de l’Etat. La présidence du Niger évoque, semble-t-il, une tentative de coup d’État en cours. Ce 26 juillet, « des éléments de la garde présidentielle (GP) ont engagé un mouvement d’humeur anti-républicain », selon le communiqué de la présidence. Ils ont tenté « en vain » d’obtenir le soutien des Forces armées nationales et de la Garde nationale, selon le texte. Les forces armées du pays sont prêtes « à attaquer les éléments » de la garde présidentielle à l’origine de la tentative de coup d’État. Le Président Mohamed Bazoum et sa famille « se portent bien », indique le communiqué sans donner plus de précisions. Ces dernières heures, les informations sur le blocage du palais présidentiel à Niamey se multiplient. Les accès à la résidence présidentielle ainsi qu’aux bureaux du complexe présidentiel étaient interdits, selon l’AFP.
La CEDEAO veut soutenir le Burkina Faso dans sa lutte anti-djihadiste (vidéo)
« L’objectif des sanctions contre le Mali était de soulever le peuple »
Les sanctions prises contre le Mali ont durement touché la population, explique à Sputnik le politologue Abdoul Diallo. L’objectif inavoué était de soulever le peuple contre le gouvernement, souligne-t-il. Un an après les premières salves de sanctions prises contre le Mali par la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), l’heure est au bilan. Si certaines restrictions ont depuis été levées, le peuple malien n’en a pas moins souffert, explique à Sputnik l’analyste politique Abdoul Diallo, qui déplore une volonté de pousser à l’émeute. « Ces sanctions ont beaucoup affecté la vie du peuple malien, surtout sur le plan économique. Elles ont été jugées illégales et illégitimes. Les textes de la CEDEAO et de l’UEMOA n’ont pas été respectés. L’objectif était de soulever le peuple contre les militaires; il fallait le plonger dans la faim et dans la soif […] Le rêve était de pouvoir mettre à la tête de la Nation des personnes soumises », explique-t-il ainsi. Le politologue rappelle que c’est tout d’abord le peuple qui s’est soulevé pour demander le départ de l’ancien Président Ibrahim Boubacar Keita, en 2020. L’armée, « garante de la souveraineté et de l’indépendance » a suivi le mouvement populaire. Rôle de la France Au-delà des décisions de la CEDEAO, Abdoul Diallo fustige également le comportement de la France, qui a appelé l’organisation à prendre ces lourdes sanctions contre le Mali… Lire la suite sur Sputniknews
Mali: Col. Abdoulaye Maïga à Umaro Sissoco Embalo: Le Président en exercice de la CEDEAO n’est pas un fonctionnaire

CLAIR ET NET. « Il est utile de rappeler, au Président en exercice de la CEDEAO, qu’au Mali, les autorités n’interfèrent pas dans les dossiers judiciaires et respectent l’indépendance de la Justice. Donc, nous n’avons pas vocation à interpeller ou relâcher, ceci relève de la fonction judiciaire. Aussi, M. Umaro Sissoco Embalo doit être conscient du fait qu’il est le dépositaire d’un lourd héritage et de plusieurs sacrifices qui ont fait la renommée de cette Organisation. La dynamique ayant fait la grandeur de la CEDEAO ne doit pas être brisée. Par ailleurs, nous avons pris acte de la menace de sanctions proférée contre le Mali, et loin d’être impressionné par des sanctions, je voudrais signaler au Président en exercice de la CEDEAO, qu’à la fin de son mandat, les peuples ouest-africains le jugeront sur les efforts qu’il a fournis pour améliorer les conditions de vie des populations et non des show médiatiques servant des agendas étrangers ». Colonel Abdoulaye Maïga Premier Ministre P.i du Mali
Mali: Le Président de la Transition a reçu le Médiateur de la CEDEAO

Une délégation de la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), conduite par l’ancien Président nigérian Goodluck JONATHAN, a été reçue en audience, vendredi 24 juin 2022, par le Président de la Transition, SE le Colonel Assimi GOÏTA, Chef de l’État, au Palais présidentiel de Koulouba. Après avoir présenté ses condoléances au gouvernement et au peuple malien à la suite de l’assassinat de 130 civiles dans le cercle de Bankass par les forces obscurantistes, le médiateur de la CEDEAO a précisé que cette visite s’inscrivait dans le cadre du suivi de tout ce qui a été entrepris afin d’aider le Mali à sortir de cette situation de crise. Selon l’émissaire de la CEDEAO, cette crise touche non seulement le Mali mais également tous les pays de la sous-région, d’où la nécessité de converger les positions pour le bonheur des populations. Sans donner la conclusion des différentes discussions qu’il a eues avec les autorités maliennes depuis son arrivée, hier dans la capitale malienne, l’ex-Président nigérian a rassuré qu’il est heureux de constater les progrès effectués jusqu’ici par le gouvernement de Transition, sous la haute autorité du Président de la Transition. « Bientôt les populations maliennes vont se rendre compte, effectivement du travail abattu par les autorités pour atteindre ce niveau de progrès pour une bonne marche de la Transition au Mali », a-t-il conclu.