Le Canada invité à rappeler son ambassadeur suite au génocide des Peuls et manifestation devant l’ambassade du Mali à Ottawa ce 20 Avril 2019 à 12h30

TRIBUNE. Depuis plus de 2 ans, on entend parler que d’horreurs au Mali. Les Peuls constituent le seul groupe ethnique visé et victime de ces boucheries inhumaines commanditées par le président malien, Ibrahima Boubacar Keita. Les exécutants de ces massacres à répétition sont son stratège, qui n’est rien d’autre que Soumeylou Boubeye Maiga et leurs redoutables escadrons de la mort comme au temps de l’Allemagne nazi. D’ailleurs, ce dernier déclarait « que les Peuls ont des problèmes avec les dogons, dawoussaks, les bambaras, …que donc les Peuls sont porteurs de problèmes ». Jamais, on n’a vu au tant d’horreurs sur le sol malien. Les victimes de ces carnages sanguinaires sont les femmes, les femmes enceintes, les enfants et les vieillards. Les scènes d’horreur montrent des cadavres brûlés. On raconte également que des enfants étaient éventrés pendant les boucheries orchestrées par ces milices ultra meurtrières. Le point culminant de ce génocide des peuls a atteint son paroxysme ce 23 mars 2019 à Ogossagou, où 200 êtres humains de tous les âges (de zéro à plus de 90 ans) sont exterminés avec l’une des pires cruautés que l’humanité n’a jamais connues. Depuis lors, on rapporte que les tueries continuent sur les Peuls dans cette région du centre, où ils vivent une situation apocalyptique. Aussi, on ne comprend pas le silence du premier ministre, Mr Justin Trudeau sur ces exterminations qui touchent des personnes qui sont parmi les plus vulnérables (femmes, femmes, enfants et vieillards) de la société malienne. On invite également le gouvernement canadien, à condamner, à protester contre ce génocide et à rappeler son ambassadeur en consultation pour dire non à cette hécatombe. Pourtant l’armée canadienne est présente en ce moment, sur le territoire malien à moins que je me trompe. Aurait-elle tenté de faire quelque chose pour sauver des vies humaines ? Que fait notre armée dans sur cette terre d’infanticide et de meurtres où des rivières et des fleuves de sang issue de l’ethnie Peule coule à flot ? Il est du devoir du gouvernement libéral actuel de répondre à nos questions et de les clarifier. Nous invitons également les autorités de l’ambassade du Mali, à recevoir notre lettre de protestation sur ce nettoyage ethnique, dont seuls les peuls sont victimes. Par ailleurs, nous leurs demandons de dénoncer leur gouvernement criminel et barbare. Au plaisir de vous rencontrer (les manifestants), ce samedi 20 avril 2019 à 12 h30, au 50 Goulbourn avenue à Ottawa. Ensuite, une marche débutera à partir de 14h30 et elle finira devant l’édifice du parlement canadien. Les associations africaines du Canada Contact : Gondiel Ka (Gondielka@hotmail.com)
Le président malien, Ibrahima Boubacar Keita, Personna non grata au Canada et manifestation devant la maison de Radio–Canada à Montréal

TRIBUNE. Par la présente, nous attirons l’attention de la planète tout entière, sur le GENOCIDE DES PEULS (FOULBES) en cours au Mali. Les milices paramilitaires, l’armée et leur mentor, le président Ibrahima Boubacar Keita seraient fortement impliqués dans cet HOLOCAUSTE. Des femmes enceintes, des femmes et des enfantes, entre autres auraient été massacrées avec la pire cruauté. Après ces boucheries, les cannibales du président malien se promèneraient dans les marchés (hebdomadaires ou autres) avec des têtes coupées et séparées de leurs corps comme des trophées de guerre. Aussi, des fosses communes auraient été découvertes dans cette région où les peules seraient majoritaires selon plusieurs récits. Les mutilations, les tortures, les arrestations tous azimuts et les emprisonnements seront le lot quotidien des Foulbés. Les soldats ou miliciens du président Ibrahima Boubacar Keita accrocheraient des cadavres peuls sur des arbres pour les dépecer selon d’autres sources. Ce qui constitue des cas très graves de mutilation et de profanation sur des cadavres. Nous invitons le gouvernement canadien à déclarer ce président Malien PERSONNA NON GRATA pour des crimes contre l’humanité. L’ambassade du Canada au Mali doit être vigilante pour les demandes de visas. Il se pourrait bien, que de redoutables criminels maliens essaieraient de gagner le Canada afin d’échapper à la justice. On se rappellera du cas de Léo Mugesera qui s’est retrouvé[G1] à Québec, alors qu’il avait participé activement au génocide rwandais. Nous appelons également, les organisations internationales telles que la cour pénale internationale et les Nations-Unies, pour qu’elles arrêtent ce président criminel et ses lieutenants et de les traduire devant la justice pour qu’ils répondent de leurs actes. Au plaisir de vous rencontrer, ce samedi 6 avril 2019 à 12 heures (midi) à Montréal, à la sortie du métro Berri-UQAM. Ensuite, une marche débutera à partir de 13 heures et elle finira devant la maison de Radio- Canada. Les associations africaines du Canada Contact : Gondielka@hotmail.com
Massacre de Peuls au Mali et manifestation devant les ambassades de France et du Mali au Canada.

TRIBUNE. La population de l’ethnie peule (ou foulbés) du Mali subit depuis au moins 2014 des meurtres, des massacres et toutes formes d’exactions inhumaines sur son propre territoire. La dernière incursion mortelle dont elle a été victime, date du 23 mars 2019. Pendant cet HOLOCAUSTE, on aurait dénombré au moins 160 victimes dont des femmes, des enfants et des vieillards. Des milices armées constituées de dogons et de bambaras seraient apparemment responsables de ces atrocités et de ces cruautés sans commune mesure. Mais qui arment ces escadrons de la mort dans un pays aussi pauvre que le Mali ? Beaucoup d’observateurs ne croient à cette histoire fallacieuse et montée de toutes pièces. Ces 3 groupes ethniques ont toujours vécu ensemble mais il n’y a jamais eu de problèmes majeures et aussi graves entre eux. La qualité et la quantité des armes dans un pays aussi démuni et vulnérable que le Mali, prouve à suffisance, une implication internationale de haut niveau. Beaucoup de témoins soupçonnent une forte collaboration entre ces milices et l’armée qui n’intervient qu’après les assassinats ou boucheries humaines. Sa présence sur le terrain consisterait essentiellement à compter les victimes peules (morts et blessés). Pour quoi ces milices n’attaqueraient-elles pas les Touaregs au Nord ? Elles sont tout simplement peur de ces derniers qui seraient de redoutables guerriers. Par contre, ces cannibales préfèrent massacrer des personnes sans défense comme, des femmes enceintes, des femmes, des enfants et des vieillards. Et jusqu’à présent, personne n’est arrêté pour ces actes odieux. Ainsi, l’armée malienne sous l’autorité du gouvernent malien, dirigé par le président Ibrahima Boubacar Keita est fortement mise en cause. Ce dernier est totalement incapable, d’assurer la sécurité pleine et entière de ses concitoyens, devant ces carnages et tueries barbares insensés et à répétition. Toute la terre entière pleure ces victimes innocentes, dont leur seul tort est d’être des peuls. Il est urgent que le Mali se débarrasse ce président génocidaire, afin qu’il soit traduit devant la plus haute juridiction de ce monde. De plus, on y dénote l’omniprésence de la France dans ce pays depuis des siècles qui n’est là que ses intérêts stratégiques. Elle a déjà conquis le nord malien avec toutes ses ressources et elle est en train de déplacer la guerre au centre du pays. Ce sordide complot criminel dont les peuls seraient les plus grands perdants, n’a pu se faire qu’avec la bénédiction des autorités gouvernementales et de la complicité de certaines puissances étrangères. Ce pays (la France) est également accusé d’avoir fortement tremper dans le génocide rwandais. D’ailleurs, on sait que la régularité de cette puissance coloniale en Afrique serait pire que la présence du cancer ou du sida dans un corps humain. Les gouvernements français n’honorent leur peuple en versant dans la cruauté en Afrique. Les peuples africains et français sont des peuples amis et frères. Nous nous supportons mutuellement dans nos luttes pour nos droits fondamentaux. Par la présente, nous demandons à tous les patriotes africains et d’ailleurs, les amis du continent noir, les organisations de défense de droit humain et toutes les bonnes volontés partout à travers le monde, de dénoncer ce GENOCIDE dont nos compatriotes du Mali sont victimises. De ce fait, nous organiserons une marche à OTTAWA au Canada, entre les ambassades de la France et du Mali, pour protester énergiquement contre cette barbarie des forces spéciales sous la responsabilité du président Ibrahima Boubacar Keita. Par conséquent, nous vous demandons de rester mobilisés pour cet évènement. Nous vous communiquerons la date et l’heure en accord avec les autorités canadiennes. Fait à Montréal au Canada, ce 28 mars 2019 Gondiel Ka Chroniqueur -Expertise Relation Afrique Canada
Sénégal : le candidat aux élections présidentielles, Mr Ousmane Sonko aurait-il raison de vouloir sortir son pays de la zone du Franc CFA ?

TRIBUNE. Nous avons toujours considéré le franc CFA comme notre monnaie nationale. Beaucoup de nos compatriotes ne sont pas au courant de l’histoire de cette devise, que nous avons connu depuis notre tendre enfance. Certains pensent même qu’elle est frappée en Afrique dans les différentes banques centrales disséminées dans nos différentes capitales politiques. Beaucoup de nos compatriotes ignorent tout de cette monnaie. On en parle pas dans nos programmes scolaires dans nos systèmes d’éducation. Pourquoi tant de secrets qui entourent cette monnaie qu’on a toujours considéré comme la nôtre et qu’on utilise tous les jours dans nos échanges nationaux et internationaux ? L’histoire derrière le franc CFA Le franc CFA est né le 26 décembre 1945, jour où la France ratifie les accords de Bretton Woods et procède à sa première déclaration de parité au Fonds monétaire internationale (FMI). Il signifie alors « franc des Colonies Françaises d’Afrique ». Il prendra par la suite la dénomination de « franc de la Communauté Financière Africaine » pour les Etats membres de l’Union Monétaire Ouest Africaine (UMOA), et « franc de la Coopération Financière en Afrique Centrale » pour les pays membres de l’Union Monétaire de l’Afrique Centrale (UMAC). Cette monnaie, Le franc CFA est la dénomination de la monnaie commune de 14 pays africains membres de la Zone Franc. Il s’agit des Etats suivants : Le Bénin, le Burkina, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Bissau, le Mali, le Niger, le Sénégal et le Togo, qui constituent l’Union Economique et Monétaire Ouest Africaine (UEMOA), dont l’Institut d’émission est la BCEAO ; Le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, la Guinée Equatoriale et le Tchad, qui constituent la Communauté Economique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC), dont l’Institut d’émission est la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC). Cette dernière avec une parité fixe (1FF pour 500 F CFA) est fabriquée dans le Puy-De- Dôme en France. C’est en fait une monnaie étrangère et coloniale. Le Trésor français garantit la valeur externe de ces monnaies – en promettant de prêter des euros aux banques centrales quand elles n’ont plus de devises ; contre cette garantie, la France est représentée dans les instances des banques centrales, la BCEAO et la BEAC, où elle a un droit de veto implicite. Les banques centrales sont en plus tenues de déposer 50% de leurs réserves de change dans un compte spécial du Trésor français, appelé « compte d’opérations » (au lendemain des indépendances, cette proportion était de 100%) qui a un fonctionnement très particulier. Toutes ces règles ont été mises en place pour créer un environnement de « stabilité monétaire » permettant à la France et à ses entreprises de drainer les richesses des pays africains vers elles. Elles restent en vigueur et elles permettent à Paris d’avoir un contrôle non seulement sur la monnaie, mais aussi sur l’économie et la politique. Le franc CFA est un instrument inventé par la France pour faire participer ses colonies africaines à sa reconstruction après la Seconde guerre mondiale. Il est aujourd’hui un pilier du fonctionnement du « pré carré » qu’elle est parvenue à maintenir, malgré les indépendances africaines. Le franc CFA lui donne de nombreux avantages. Il lui permet par exemple d’acheter les matières premières africaines, généralement libellées en dollar, dans sa propre monnaie, ce qui lui évite d’avoir à utiliser ses devises. Le franc CFA donne aussi aux entreprises et produits français des marchés importants et stables. Malgré sa petite taille, la zone franc joue même un rôle de soupape de sécurité pour la France, qui est une puissance déclinante sur le plan économique, comme l’illustrent ses déficits commerciaux vis-à-vis du G8 et de la Chine. Ce n’est qu’en Afrique qu’elle parvient à vraiment tirer son épingle du jeu. Pour beaucoup de grandes entreprises françaises qui profitent de l’environnement offert par la zone Franc, les enjeux sont clairs : l’Afrique ou la mort ! Sur le plan diplomatique, la zone Franc continue de donner à la France un rayonnement international et une influence sans commune mesure avec son poids économique. Si le franc CFA disparaissait, ce serait donc la fin du modèle néocolonial qui a servi de boussole à la politique de la France en Afrique. Cela mettra en péril sa « grandeur » et son « prestige ». Toutefois, une Afrique francophone progressivement libérée de la domination néocoloniale condamnerait à moyen terme la France et ses entreprises évoluant sur le continent à s’adapter à un environnement auquel elles n’ont jamais été préparées. Quand les africains auront compris les méfaits du Franc CFA, ils descendront dans la rue pour exiger leur propre monnaie, disait Pr Agbohou, éminent économiste ivoirien. « Aucun pays ne peut se développer sans l’industrie, or le Franc CFA empêche les pays de la zone Franc de s’industrialiser, afin d’exporter leurs ressources agricoles et minières vers la France », rassure Pr Agbohou. Des ex-colonies françaises, comme le Maroc, la Tunisie, le Cambodge, Le Laos et le Vietnam ont très tôt, compris que le « Franc CFA est plus un frein qu’un levier pour le développement et ont mis en place leurs propres monnaies. Le Maroc est devenu actuellement la sixième puissance économique du continent après avoir battu sa propre monnaie, le Dirham après 1959. Un bénéfice de 400 milliards de dollars de par an pour la France selon Pr Agbohou Mesurant les risques qu’elle encourt, la France acceptera, difficilement, de laisser sauter la « dernière chaine de la chaine de colonisation », qui maintient les ex-colonies françaises dans la servitude. La raison avait été donnée, pour la première fois, par Nicolas Sarkozy, ex-locataire de l’Elysée. « La France quitterait la 7e position pour la 23epuissance économique de l’Europe si les pays francophones abandonnent le Franc CFA » avertissait-il. C’était également au cours d’une interview. Et Angela Merkel, la Chancelière allemande d’enfoncer le clou : « La France vole, chaque année à l’Afrique l’équivalent de 400 milliards de dollars, à travers le compte d’opération ». Un compte dans lequel, nos pays versent la moitié, ou presque, de leurs avoirs extérieurs pour, dit-on, garantir ce que la France appelle la «
Le Canada, taxé de « pays d’apartheid » mériterait-il un poste au conseil de sécurité de l’ONU en 2020 ?

TRIBUNE. De sources sures, le Canada briguera ainsi un siège à l’élection 2020 au conseil de sécurité des Nations unies et son éventuel mandat de deux ans commencerait en 2021. Le pays de l’érable disputera ce siège au Conseil de sécurité à l’Irlande et à la Norvège. Saint-Marin, qui était sur les rangs jusqu’à l’annonce de la candidature canadienne, a décidé de se désister pour appuyer le Canada. C’est quoi le conseil de sécurité ? Le Conseil de sécurité des Nations unies est l’organe exécutif de l’Organisation des Nations unies (ONU). Il est défini comme ayant « la responsabilité principale du maintien de la paix et de la sécurité internationale » selon la Charte des Nations unies et dispose pour cela de pouvoirs spécifiques tels que le maintien de la paix, l’établissement de sanctions internationales et l’intervention militaire. Certaines décisions, appelées résolutions, du Conseil de sécurité ont force exécutoire et « les Membres de l’Organisation conviennent d’accepter et d’appliquer les décisions du Conseil de sécurité ». Il se réunit au siège des Nations unies à New York après avoir siégé dans différentes capitales, telles que Paris et Addis-Abeba. Ses membres doivent y être présents en permanence, du fait que le Conseil peut être réuni à tout moment, notamment en cas de crise exceptionnelle, ce que ne permettait pas la Charte de la Société des Nations. Le Conseil de sécurité est composé de quinze membres : cinq permanents pourvus du droit de veto (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) et dix élus pour une durée de deux ans (renouvelés par moitié tous les ans). La canada mériterait-il une telle confiance ? L’histoire coloniale du l’Amérique du Nord ou le « génocide » des autochtones ou premières nations On ne peut pas parler du Canada et des Etats-Unis sans mentionner le cas des indiens d’Amérique qui étaient les premiers occupants de ce vaste territoire riche en ressources naturelles. On les appelle présentement les peuples autochtones, les amérindiens ou les premières nations. Ils sont répartis en 3 grandes groupes que sont les indiens, les Inuits et les métis. Ces peuples autochtones occupaient donc, le territoire que nous appelons aujourd’hui Canada et tout le reste de l’Amérique depuis des siècles avant l’arrivée des colons européens, et ils ont une riche et fière histoire de traditions culturelles et spirituelles. L’histoire coloniale de l’Amérique du Nord actuelle commença peu après la découverte du Nouveau Monde par les Européens (Christophe Colomb en 1492). L’actuel territoire américain devient rapidement un enjeu international : les grandes puissances coloniales occidentales se lancent dans l’exploration et la conquête du Nouveau Monde puis bâtissent de vastes empires coloniaux qui finissent le plus souvent par être absorbés militairement et politiquement par d’autres empires ou par devenir indépendants vis-à-vis de leur métropole après plusieurs siècles de domination de celle-ci sur ses colonies. L’exemple le plus célèbre de ce cas est l’indépendance des Treize colonies britanniques qui devinrent les États-Unis. Ceux-ci se lancèrent à leur tour dans la colonisation des territoires de l’Ouest sauvage (conquête de l’Ouest) puis dans une expansion outre-mer (aux dépens notamment de l’Espagne). Selon Lemkin, la colonisation était en soi « intrinsèquement génocidaire ». Il a vu ce génocide comme un processus en deux étapes, la première étant la destruction du mode de vie de la population indigène. Dans la deuxième étape, les nouveaux venus imposent leur mode de vie au groupe minoritaire ou majoritaire. Selon David Maybury-Lewis, les formes impériale et coloniale de génocide sont menées de deux façons, soit par la volonté de nettoyer des territoires de leurs habitants d’origine afin d’en exploiter les ressources ou en faire des colonies, ou par l’intermédiaire de l’enrôlement des autochtones. L’expansion de diverses puissances coloniales européennes, tels que les empires espagnol et britannique, et la création d’États-nations sur le territoire autochtone, sont souvent la cause des actes de génocide et de la violence contre des groupes autochtones en Amérique, en Australie, en Afrique et en Asie. Mais un cycle de destruction sociale, physique et culturelle a commencé le jour où on leur a imposé la culture et les valeurs européennes, on les a dépossédés de leurs terres, on a éradiqué leurs populations et on les a soumis à des modes de gouvernance étrangers. Les répercussions de tous ces traumatismes continuent à affecter les populations autochtones aujourd’hui. La majorité des problèmes auxquels font face les communautés autochtones découlent d’un profond sentiment de perte d’identité. Plusieurs générations de démoralisation ont fait suite à un génocide culturel (la destruction systématique d’une culture). Face à une oppression, une pauvreté et une violence généralisées, les Premières nations, les Métis, les Inuits et les Autochtones à travers le Canada continuent de lutter pour leurs droits en contestant les systèmes et les attitudes qui ont perpétué. La situation actuelle des autochtones ou premières nations au Canada Dans un rapport publie le 14 Janvier 2017, le bureau du coroner de la province du Québec met en cause le système des réserves autochtones du Canada, qu’il juge de « régime d’apartheid ». Ce rapport fait suite à une série de cinq suicides en 2015 dans une communauté Innue d’Uashat Mak Mani-Utenam au nord-est de la province. Des suicides « évitables » d’après le coroner Bernard Lefrancois, en charge d’enquêtes sur les morts violentes. Le « mal-être individuel des cinq personnes concernées » s’inscrit dans « la trame de fond du mal-être collectif vécu par l’ensemble d’une communauté » explique l’auteur du rapport. Il est temps de mettre fin à ce système en vigueur depuis cent cinquante ans sinon plus. La loi sur les indiens qui est une loi archaïque et désuète, établit deux sortes de citoyens, les autochtones et les non-autochtones dit Mr Lefrancois. Ils ont été campés dans des réserves dans lesquelles ils ne peuvent pas se développer ni s’émanciper. Le message qui leur est continuellement envoyé est : vous êtes différents et incapables, alerte le coroner. Cette enquête a également établi que les autochtones sont, en général, plus touchées par le chômage, la pauvreté, la consommation d’alcool et de
Francophonie : le Canada et le Québec ‘’poignarde’’ publiquement la deuxième candidature de madame Michaelle Jean et participent au couronnement de madame Louise Mushikiwabo du Rwanda.

TRIBUNE. Il semblerait que les carottes étaient déjà cuites pour madame Jean depuis belle lurette. Les critiques sur sa gestion ont été les principaux éléments qui ont nui à sa réélection. C’est ce mercredi dernier que le premier ministre désigné du Québec, monsieur François Legault aurait rencontré, le président rwandais Mr Paul Kagamé (actuel président en exercice de l’Union africaine) en présence de madame Louise Mushikiwabo, son ministre des affaires étrangères. On l’entendait déjà féliciter cette dernière avant même que la conférence de l’OIF ne porte définitivement son choix sur elle. Comme récompense, le Québec est dans l’attente du juteux poste d’administrateur de l’OIF après avoir soutenu l’adversaire de madame Jean. C’est le même son de cloche de la part du premier ministre canadien, monsieur Justin Trudeau. Le gouvernement canadien avait déjà annoncé publiquement ne pas supporter sa candidature avant même son départ pour Erevan en Arménie. Il aurait troqué la candidature de sa compatriote, madame Jean, contre la rwandaise. Il espère par ce geste inhabituel faire plaisir aux africains qui pourront lui apporter leur soutien pour un siège au conseil de sécurité de l’ONU. Ceci est quand même inqualifiable. Beaucoup de gens d’ici pensent que c’est une erreur et un manque de considération pour la communauté noire. Le Canada et le Québec ont bien fauté dans leurs démarches pour écarter madame Jean, l’actuelle secrétaire générale. Les règles diplomatiques auraient dicté de soutenir une compatriote canadienne. On ne devrait en aucun moment ni la ridiculiser ni la fragiliser. Elle est canadienne et son pays devrait la défendre et la soutenir comme les américains le font avec leurs compatriotes à l’extérieur de leur pays. Son pays lui a refusé une sortie honorable et a comploté pour son éjection. Les règles de consensus et de démocratie n’ont pas été respectées. Madame Jean aurait-elle subi le même sort si elle était blanche ? beaucoup de gens d’ici pensent que non. Les autochtones, les blancs et les non blancs forment actuellement les 3 catégories de citoyens du Canada et du Québec. Les derniers nommés sont souvent discriminés et sont plus susceptibles d’être surveillés pour n’importe quel geste. On multiplie par 1000 leurs fautes pour les aggraver démesurément afin de les discréditer et très ouvrent sur la place publique. Les médias canadiens peuvent aller fouiller les comptes de OIF au temps de Mr Abdou Diouf quand l’administrateur de cette organisation était un canadien-québécois blanc. Je suis sûr qu’ils y trouveront des dépenses hors normes. Pourtant, on en parle pas. Aussi, seule la province du Nouveau-Brunswick l’a supporté du début à la fin. C’est une position à saluer et elle courageuse et juste. Néanmoins le bilan de la secrétaire générale sortante est nul en termes de réalisations. La situation des droits de l’Homme n’a pas connu une amélioration. On ne l’a jamais entendu dénoncer les fraudes électorales, les massacres de citoyens innocents, les guerres comme au Mali etc…. En réalité elle n’a rien fait. L’Afrique où se trouve plus de 60 % de francophones de la planète ne l’a vu que 3 fois pendant son mandat. Mais pour quoi le choix du Rwanda ? Le choix de madame Louise Mushikiwabo Le Rwanda n’est plus un pays francophone depuis l’arrivée du président actuel au pouvoir en 2000. La situation des droits de l’homme dans ce pays n’est pas très reluisant. La répression y est sans pitié. De plus, ce dernier aurait modifié la constitution pour se maintenir au pouvoir jusqu’en 2034. Il est actuellement à son troisième mandat. Mais son bilan économique serait satisfaisant selon plusieurs sources concordantes. En effet, selon la Banque mondiale, le Rwanda a enregistré un taux de croissance annuel moyen de 7,5% entre 2000 et 2017. La pauvreté et les inégalités ont également fortement baissé. Le Fonds monétaire international (FMI) prévoit de nouveau une croissance de 7,2% en 2018, puis 7,8% en 2019. Une performance suffisamment rare sur le continent pour être soulignée et interrogée. Signe d’une « bonne gouvernance », la dette publique est restée contenue à 40% du PIB en 2017 et la lutte contre la corruption a enregistré les meilleures performances de la région, toujours selon la Banque mondiale. La stabilité politique rassure également les investisseurs. Il faut dire que le président Kagamé, qui concentre la majeure partie des pouvoirs, est systématiquement réélu depuis 2003. Mais il faudrait faire attention à ces chiffres car ces institutions ne sont pas nécessairement là pour les intérêts de l’Afrique. Elles sont là pour tromper les dirigeants africains en les faisant croire à des faussetés, des mensonges et des illusions afin de les endetter davantage et de plonger leurs pays dans les méandres de l’enfer où ils ne sortiront jamais indemnes. En réalité c’est la France, qui a imposé le Rwanda pour diriger l’OIF. Elle est également la principale contributrice de cette organisation à plus de 50% de son budget. Le choix de cette dernière passe toujours car certains chefs d’état africains ne sont que des marionnettes voire des esclaves. Ils n’osent pas contredire leur maitre blanc. Sinon ils risquent de perdre le pouvoir par des coup d’état ou d’autres manigances comme dans le cas de Thomas Sankara. De plus, cette ancienne puissance coloniale a voulu se racheter et faire peau neuve contre les accusations lourdes qui pèsent sur elle dans le dossier du génocide rwandais. Beaucoup de succès pour madame Louise Mushikiwabo. Nos félicitations pour cette dernière pour son élection à la tête de la Francophonie et nous la souhaitons plein de succès. Comme l’a dit récemment le maire de Québec, « on ne sent nulle part la Francophonie » On ne l’entend pas non plus en Afrique et ailleurs dans les pays pauvres. Son absence du terrain a fait que les africains ont déjà commencé à délaisser le français. On l’attend également sur le dossier des droits de l’homme ainsi que sur les conflits et les guerres qui font encore et malheureusement beaucoup de victimes. Elle devrait commencer par balayer dans sa cour qui contient beaucoup de tas d’ordures avant de
Francophonie: La Rwandaise Louise Mushikiwabo succède à la Canadienne Michaëlle Jean

Sans surprise. Ce vendredi à Erevan (Arménie), la ministre des Affaires étrangères du Rwanda Louise Mushikiwabo a été désignée à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), succédant ainsi à la Canadienne Michaëlle Jean. Femme de caractère parlant couramment le français, l’anglais et le kinyarwanda, Louise Mushikiwabo était la grande favorite dans la course à l’OIF, face à la secrétaire générale sortante Michaëlle Jean. Il faut dire que la candidate africaine, qui occupe désormais le poste de Secrétaire générale de l’organisation, a bénéficié d’un large soutien de l’Union africaine (UA), de la France notamment son président Emmanuel Macron ainsi que du Canada et du Québec qui ont décidé de se rallier au consensus. Sa nomination signe le retour de l’Afrique à la tête de l’Organisation. Adrien Thyg
Francophonie : Les enjeux avec l’économiste Kako Nubukpo

A l’approche du Sommet de la Francophonie à Erevan (Arménie), gros plan de la chaîne francophone TV5 Monde sur les deux candidates au poste de Secrétaire générale de l’OIF et les enjeux de la Francophonie avec l’économiste Kako Nubukpo.