Espagne/Football. Que du bonheur pour le REAL MADRID

Le Real Madrid réalise un impressionnant coup financier grâce à sa stratégie de recrutement de jeunes talents. Le club madrilène, célèbre pour sa tradition de grandes stars du football, a su se réinventer après le départ de Cristiano Ronaldo à l’été 2018. Dans l’optique de maintenir la compétitivité de l’équipe, le président Florentino Pérez a choisi de recruter de jeunes joueurs prometteurs, avec pour objectif de les développer aux côtés de joueurs chevronnés tels que Karim Benzema, Toni Kroos et Luka Modric. Cette stratégie a donné naissance à un groupe de jeunes talents, tous âgés de 25 ans ou moins, qui jouent déjà un rôle clé à court, moyen et long terme pour le Real Madrid. Les premières recrues de ce projet étaient brésiliennes : Vinicius en 2018, suivi par Eder Militao et Rodrygo en 2019. Ces trois joueurs ont commencé modestement mais ont rapidement gagné en confiance pour devenir des titulaires indiscutables sous la direction de l’entraîneur Carlo Ancelotti. Federico Valverde, arrivé à la Castilla en 2016, a également explosé sous le maillot blanc lors de la saison 2019-2020, sous la tutelle de Zinedine Zidane. Dans la même veine que Rodrygo, Eduardo Camavinga, arrivé de Rennes, a impressionné par ses performances lors de la campagne européenne du Real Madrid en 2022 et est désormais l’un des joueurs les plus importants aux yeux d’Ancelotti et des supporters. Les deux dernières recrues clés de ce projet ambitieux, Aurélien Tchouaméni (en provenance de Monaco l’été dernier) et Jude Bellingham (arrivé cet été), ont été coûteuses, mais elles se sont déjà imposées comme des pièces maîtresses aux yeux de l’entraîneur italien. Tchouaméni est devenu le leader du milieu de terrain madrilène, tandis que Bellingham est rapidement devenu l’une des stars du club. En plus de leur intégration réussie dans le projet du Real Madrid et de leur potentiel prometteur pour l’avenir, ces sept joueurs représentent également de formidables coups financiers pour le club madrilène. En effet, bien que Tchouaméni et Bellingham aient été recrutés pour des montants élevés (respectivement 80 et 100 millions d’euros), les autres joueurs de cette liste ont été acquis à des coûts relativement bas par rapport à leur valeur actuelle. Camavinga et Vinicius ont coûté 45 millions d’euros, tandis que le Real Madrid a déboursé 40 millions d’euros pour Eder Militao et Rodrygo. Federico Valverde, recruté à un jeune âge, n’a coûté que 5 millions d’euros aux Merengues. Aujourd’hui, la valeur cumulée de ces sept joueurs est estimée à 710 millions d’euros selon Transfermarkt, bien au-delà des 355 millions d’euros investis pour leur recrutement initial. À cela s’ajoute l’arrivée d’Endrick, recruté pour 45 millions d’euros et prévu pour la saison prochaine, ce qui fait du projet du Real Madrid l’un des plus excitants et prometteurs en matière de jeunes talents. Avec des finances saines, des pépites déjà performantes et un potentiel encore plus grand à exploiter, le plan du Real Madrid semble être une réussite totale à tous égards. Ya Willy.
Le ntootela ou Roi du Koòngo et la notion du bonheur

Tirée du livre Candide ou l’optimisme, de Voltaire, la citation d’après laquelle, « il faut cultiver notre jardin » a fait l’objet d’innombrables analyses ou critiques voire interprétations. Des analystes ont prétendu que le jardin auquel Voltaire fait allusion est la terre par opposition au jardin d’Eden. Il s’agirait là pour le philosophe des lumières une manière de s’attaquer à la doctrine chrétienne, en l’occurrence catholique de son temps sur le bonheur. En effet au XVIIIème et XVIIIème siècles, la doctrine chrétienne catholique situe le bonheur de l’être dans l’au-delà et non sur terre. Or, pour Voltaire si bonheur, il y a, c’est sur terre qu’il faut le construire, le bâtir et non dans l’adhésion à des considérations d’ordre métaphysique. Ainsi selon l’auteur de Candide ou l’optimisme, le bonheur est, peut-on dire, une convenance à s’occuper des choses que l’on peut changer, transformer et, somme toute, une vision tendant en l’amélioration des conditions d’existence de l’être.C’est ainsi d’ailleurs que dans certains de ses écrits, Voltaire va concevoir le bonheur comme quelque chose d’abstrait composé de quelques idées de plaisir. A ce propos, le Maàni Koòngo est, à la fois, un roi spirituel et cultivateur. Il est, ce roi de transformation et d’amélioration du milieu dans lequel où il exerce son autorité, c’est-à-dire le « Ntootela ». Il s’agit là, entre autres, d’une analogie sur le roi qui, par essence ou définition est la rivière parlante (ntoo = rivière) (ntela dérivé de ta = parler, manifester, exprimer). C’est à ce titre qu’il est, le roi soucieux du bien être de son peuple en cherchant constamment à unir, à rassembler, à sécuriser, à perpétuer, à cultiver etc. Il est le roi de la transformation de la terre, de cette terre don véritable du Dieu suprême Nzaàmbi MpuNgu qu’il revient au muùntu de travailler pour en tirer divers avantages d’où, entre autres, la signification étymologique de ntootela du roi semeur, cultivateur et récolteur. Le roi du Koòngo est maître en son royaume parce qu’il est, avant tout, un partisan de Koòngo dya Ngolo ou du Koòngo de la force qui, en l’espèce passe par l’amour du travail. C’est ainsi que dès la fondation du Koòngo, « Les hommes de métier arrivèrent avec leurs outils, car à Kongo, dès l’origine chaque clan avait son métier. Il y avait des tisserands, des tireurs de vin de palme, des vanniers, des potiers, des forgerons. Il n’y avait de commun que l’agriculture, qui était réservée aux femmes, et la chasse et la pêche, apanage des hommes. Cette spécialisation et cette division du travail entre les clans, tout extraordinaire que cela paraisse, sont mentionnées dans les traditions de quelques clans. » (Van Wing in « Etudes Bakongo, sociologie, religion et magie 2ième édition 1959 P.45.) Comme le rapporte le koòngologue Georges BALANDIER, le roi est défini comme le héros civilisateur, celui qui symbolise par excellence le pouvoir. Justicier, conquérant, il est aussi envisagé comme l’inventeur de l’art de forger. Il est le roi forgeron dotant son peuple des armes de la guerre et des outils de l’agriculture (G.BALANDIER in « La vie quotidienne au royaume de Kongo du XXVIIe au XVIIIe siècle Hachette 1965 P. 15.). Ainsi, le Maàni Koòngo, le roi du Koòngo, le ntootela est ce roi protecteur et surtout transformateur des terres qui lui appartiennent. Du verbe toòta et signifiant cultiver, travailler, semer, ramasser, récolter. C’est en cela qu’il est le roi forgeron, c’est-à-dire ce roi qui se situe dans la constance du devenir de sa royauté et de son peuple par le travail ou saàla, en l’occurrence l’art de la forge. S’il aspire, entre autres, au bonheur, le roi du Koòngo est, en ce cas, le Mfumu tsi, le Mfumu ntoòto, le roi de la terre ou de l’espace territorial qu’il occupe et qu’il met en situation perpétuelle de transformation pour son bonheur et de celui de son peuple. Le Maàni Koòngo est, peut-on dire, le Mfumu ya Ma-zulu, c’est-à-dire le seigneur ou maître de l’univers des cieux qui, à ce titre comprend ou maîtrise les mystères de l’environnement dans lequel, il fait régner son autorité. Du verbe zuùla qui veut dire comprendre, saisir, décrypter, décoder. Ainsi, le roi du Koòngo est détenteur du zuù ou langage (se distinguant nettement de la langue ou ndiinga) avec lequel il parvient à comprendre, saisir et traduire les mystères du Nza ou de l’univers pour son bien être et celui de son royaume. Par ailleurs, le Maàni Koôngo est aussi le Mfumu ya ma ntoonto, c’est-à-dire le seigneur des terres ou ntootela en les travaillant, cultivant ou somme toute, en les transformant pour en tirer différentes sortes d’avantages. Du verbe toòta qui veut dire récolter, ramasser à la condition bien évidemment et ce, préalablement de mettre en avant l’esprit d’initiative et d’entreprise. C’est sous cet angle que le ntootela apparaît comme le laboureur que décrit l’avocat, le poète, le moraliste français de la période classique Jean de LAFONTAINE (8 juillet 1621-avril 1695) lequel en s’adressant à ses enfants leur dit : « Travaillez, prenez de la peine : C’est le fonds qui manque le moins. Un riche Laboureur, sentant sa mort sa mort prochaine, Fit venir ses enfants, leur parla sans témoins. Gardez-vous, leur dit-il, de vendre l’héritage Que nous ont laissé nos parents. Un trésor est caché dedans. Je ne sais pas l’endroit, mais un peu de courage vous le fera trouver : Vous en viendrez à bout Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place…. D’argent, point de caché. Mais le Père fut sage de leur montrer Avant sa mort que le travail est un trésor. » Ainsi, le travail chez les Koòngo précède le bonheur d’où la signification, entre autres, du dicton saàmbila saàla, saàla saàmbila, prier et travailler sans relâche, travailler et prier sans faiblir. A ce propos, le koòngologue BALANDIER rapporte que : « Certains métiers se situent entre la connaissance des nganga et le savoir-faire des gens de l’art. Ainsi, la technique de la forge qui reste prestigieuse à Kongo. Le