Centrafrique : Bangui veut une désescalade des tensions politico-diplomatiques avec Paris

Bangui et Paris cherchent l’apaisement dans leurs relations politico-diplomatiques tendues ces derniers temps. Pour cela, la ministre des Affaires étrangères centrafricaines et l’ambassadeur de France à Bangui ont eu une rencontre de travail à Bangui sur la question, lundi 25 avril 2022. Les deux diplomates ont réaffirmé leurs engagements à travailler ensemble pour l’intérêt des peuples centrafricains et français. La rencontre entre Sylvie Baïpo Témon, ministre centrafricaine des Affaires étrangères et Jean-Marc Grosgurin, ambassadeur de France à Bangui, fait suite à l’interpellation de la ministre par les députés à propos des traitements réservés aux officiels centrafricains en France. Ainsi, selon Mme Baïpo Témon, cet échange vise, d’abord, à porter à la connaissance du diplomate français les préoccupations de la Représentation nationale sur la relation délétère entre les deux pays ; ensuite, évoquer d’autres aspects en lien avec cette tension. « J’ai rappelé un certain nombre de choses lors de mon interpellation en ce qui concerne notamment les visas. Nous avons dans le cadre consulaire ou lors du dialogue politique que nous allons mener, des discussions sur ces différents sujets et un certain nombre de thématiques. L’objectif est de pouvoir raffermir notre relation bilatérale », a déclaré la cheffe de la diplomatie centrafricaine. De son côté, Jean Marc Grosgurin, ambassadeur de France à Bangui, précise que son pays s’inscrit dans la logique du dialogue pour un compromis sur tout malentendu entre les deux parties. « Pour les deux pays, en tout cas, il y a une volonté commune à travailler ensemble. Parce qu’au-delà des institutions, des Etats que nous représentons, il y a aussi des populations et des citoyens entre la Centrafrique et la France. Et donc, cela nous encourage à poursuivre ce partenariat parce que nous avons beaucoup de choses en commun », a fait savoir le diplomate français. Les relations diplomatiques entre Bangui et Paris ne sont pas au beau fixe ces derniers temps. En toile de fond, la présence russe depuis 2017. En conséquence, la France a suspendu son aide budgétaire et sa coopération militaire avec la République centrafricaine depuis juin 2021.
Centrafrique : les autorités locales de Mingala appelle Bangui à l’aide

Les habitants de Mingala dans la Basse-Kotto, situé à 640 kilomètres de Bangui, décrient l’absence des forces de l’ordre dans la ville pour assurer leur sécurité. Cette situation perdure depuis le déclenchement des conflits armés en 2013. A cet effet, les populations lancent un cri de cœur aux autorités de Bangui pour le déploiement des éléments de sécurité dans la localité. C’est presqu’un sentiment d’abandon qui illumine le visage de Martial Kabassi, l’unique autorité locale encore présente à Mingala. Les habitants de cette ville dont la population est estimée à plus de 45 mille personnes se disent abandonnées à eux-mêmes depuis plusieurs années. « Nous avons trop souffert. La population est livrée à la merci de la nature. Et le gouvernement n’a rien fait pour la population de Mingala. Notre souhait est que le gouvernement fasse des efforts pour assurer notre sécurité. Ce sont des êtres humains qui vivent ici. Si rien n’est fait pour soulager la population, qu’est-ce qu’elle va devenir ? Beaucoup de gens avaient fui mais ils sont de retour. C’est la sécurité que nous réclamons », s’alarme Martial Kabassi, le maire de Mingala. Les Forces de défense et de sécurité sollicitées pour la restauration de l’ordre La présence des forces armées Centrafricaines rendra, selon l’autorité municipale, le climat sécuritaire propice pour un retour des fonctionnaires et agents de l’Etat. « Ni la gendarmerie, la police, les FACA, ni les représentants du gouvernement ne sont présents à Mingala. Il n’y a que moi en tant que Maire, le seul représentant des autorités administratives. Ce que nous réclamons, c’est la sécurité. Ce qui facilitera le redéploiement des autorités affectées à Mingala », dit-il. Une ville difficile d’accès La ville de Mingala étant enclavée, empêche une intervention militaire rapide pour libérer la ville sous contrôle des hommes de l’Unité pour la paix (UPC) en Centrafrique depuis 2013. Ce mouvement armé occupe cette localité pour ses chantiers miniers et en 2019 des exactions sur les populations par l’UPC ont été rapportées par des ONG internationales. Distant de 95 km d’Alindao, Mingala était le bastion des groupes armés Seléka et Antibalaka. Plusieurs violations des droits humains notamment tortures et exécutions sommaires ont été commises sur des civils. Les parents des victimes réclament toujours du gouvernement justice et réparation. A Bangui, les autorités n’ont pas encore officiellement réagi à cette plainte.
Bangui : reprise des cours sur le campus universitaire après des semaines d’interruption

Les cours ont repris ce lundi à l’université de Bangui après plusieurs semaines d’interruption. Les salles de classe sont ouvertes, certains enseignants et étudiants ont répondu présent après près de deux mois de grève décidée par le Syndicat autonome des enseignants du supérieur (SYNAES). Cependant, cette reprise s’est faite sous fonds de dissension entre les enseignants. De la faculté de Droit, des Lettres, en passant par la faculté des Sciences, la reprise est effective. Enseignants et étudiants, par rapport à leur emploi du temps, ont pu faire cours. « Effectivement, nous avons repris les cours ce matin. Les enseignants sont venus et tout se déroule bien. Avec cette reprise, nous avons fait l’histoire générale au droit », témoigne Abdoul Nasri Babiya, étudiant en première année de droit. A l’Institut supérieur de technologie (IST), les étudiants s’apprêtent également à démarrer les cours à l’exemple de ceux de la 1ère année de génie civil. « L’un de nos enseignants est venu nous informer que nous aurons cours avec lui dans la soirée. Nous sommes là en attendant qu’il arrive », précise Mathieu III Goyéko, étudiant en première année de génie civil. Des enseignants réfractaires Malgré l’enthousiasme des étudiants à reprendre les cours, certains enseignants continuent de contester la reprise. Ces enseignants ont estimé que leurs responsables ont trahi leur confiance en signant avec le gouvernement un document sans avoir consulté la base. Pour ce, ils ont signé une pétition pour démettre le bureau du SYNAES. « Les enseignants unanimement après une pétition signée par les uns et les autres, ont décidé, d’abord, de la destitution du bureau du SYNAES présidé par Monsieur Wodé, ensuite, de la reprise des cours. Donc nous observons la trêve d’un mois décrété par le SYNAES pour la simple raison que le communiqué conjoint signé avec le gouvernement a été fait sans consulter la base », explique Jules Yanganda, membre dudit syndicat. Pour le bureau du SYNAES, le syndicat ne peut pas outrepasser ce qui est prévu par les textes. « La destitution d’un bureau légitimement élu ne peut pas se faire dans la rue. Nous sommes quand même une institution. Que les procédures soient respectées. Ce qui n’est pas normal, c’est la démarche intellectuelle entreprise et pourtant il n’y a même pas de différends », réplique Eddy Wodé Palem, secrétaire exécutif du SYNAES. Les cours étaient paralysés à l’Université de Bangui durant près de deux mois. Les enseignants réclament l’amélioration de leurs conditions de travail.
Centrafrique/Portugal : le Premier ministre portugais, António Luis Santos da Costa effectue une visite éclaire à Bangui

Le Premier ministre du Portugal, António Luis Santos da Costa, a effectué le lundi 20 décembre 2021, une visite de travail à Bangui. Au cœur de ce déplacement, le renforcement de la coopération militaire entre la République centrafricaine et le Portugal. Il a eu un tête-à-tête avec son homologue, Henri-Marie Dondra. Les deux chefs de gouvernement ont passé en revue les accords liant les deux pays. La visite du Premier ministre portugais Antonio Luis Da Costa s’inscrit dans le cadre de l’accord militaire bilatéral entre son pays et la République centrafricaine. Il est prévu des rencontres technico-militaires entre les ministres de la défense, les chefs d’Etat-major centrafricain et portugais, comme l’a annoncé Antonio Luis Da Costa. « On va étudier comment travailler avec l’aide de notre gouvernement et des états-majors sur la meilleure façon de mettre en œuvre cette coopération technico-militaire sur le plan bilatéral parce qu’on a été présents jusqu’ici et qu’on est resté là. Jusqu’à ce que l’Union Européenne et les Nations-unies aient souhaité notre participation que nous voulons profondément et qui est une mission de grande responsabilité », a indiqué le Premier ministre portugais. Portugal, un soutien de taille De son côté, le Premier ministre centrafricain Henri-Marie Dondra, a salué la bravoure des soldats portugais, ce qui a permis de déjouer le coup d’Etat militaire du 13 janvier 2021. « Nous saluons à sa juste valeur la participation du Portugal, non seulement au niveau de la Minusca mais également au niveau de l’Union Européenne, aussi bien sur le plan de la coopération au niveau de nos deux Etats. Les actes de bravoures du contingent portugais pour l’engagement s’est matérialisé par la bonne foi et par l’accord de coopération entre nos deux pays », a relevé Henri-Marie Dondra, premier ministre centrafricain. L’enjeu de cette visite du chef du gouvernement portugais est de taille d’autant plus que le Portugal est candidat pour intégrer le rang des membres non-permanents du Conseil de sécurité de l’ONU. La République centrafricaine, en revanche, « soutient la candidature du Portugal« , a martelé publiquement Henri-Marie Dondra.
La BDEAC et le Congo signent un accord de prêt de 100 milliards de F CFA

Vendredi 10 décembre 2021 à Brazzaville, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, Président de la Banque de développement des Etats de l’Afrique centrale (BDEAC), et Rigobert Roger Andely, Ministre des Finances, du Budget et du Portefeuille public, ont signé l’Accord de financement de 100 milliards de F CFA par la BDEAC, pour la réalisation de la première phase du Projet d’aménagement du Corridor multimodal Brazzaville- Ouesso (République du Congo)- Bangui (République centrafricaine) – N’Djamena (République du Tchad). « Dans le cadre de cette phase, l’intervention de la BDEAC sur le territoire congolais concerne principalement le bitumage de la section de route Ouesso-Pokola, longue de 50 km ; la construction d’un pont de 616 mètres sur la rivière Sangha et l’aménagement minimum du tronçon Pokola (dans le département de la Sangha) – Betou (dans le département de la Likouala). Le projet inclut également quelques aménagements connexes au niveau de la ville de Pokola », a précisé Fortunato-Ofa Mbo Nchama. Ce dernier a souligné les avantages économiques, sociaux et environnementaux de ce projet, ainsi que l’intérêt affiché par le gouvernement congolais pour cette phase du Corridor, en ces termes : « Au plan économique, ce projet contribuera à la réduction du coût et de la durée du transport entre la frontière centrafricaine et Ouesso. Ce qui entraînera des gains financiers susceptibles d’être orientés vers le développement des activités économiques dans la zone. Les avantages économiques, sociaux et environnementaux du projet confirment bien son importance pour le Congo, en particulier, et pour l’Afrique centrale, en général. Mais, c’est surtout l’intérêt déterminant affiché par le gouvernement congolais pour ce projet qui a motivé la BDEAC quant à l’urgence de son financement. A travers la mise en œuvre du présent projet, le Congo participera à la réalisation des programmes intégrateurs en matière de liaison routière entre les capitales des six pays de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (CEMAC) ». Pour sa part, le gouvernement congolais, représenté par Rigobert Roger Andely, a remercié, à travers ce prêt de 100 milliards de F CFA, l’accompagnement de la BDEAC dans le renforcement de la position de ‘’pays de transit’’ qu’a toujours occupé le Congo pour ses voisins, depuis la colonisation. Il a plaidé, à juste titre, pour un effort de financement supplémentaire de la part de cette banque, pour la réalisation de la bretelle de Betou. Car elle désenclavera le département de la Likouala, comme l’a toujours souhaité le président congolais, Denis Sassou-N’Guesso. Le Ministre Andely n’a pas manqué de solliciter l‘assistance de la BDEAC pour la réalisation du Plan national de développement (PND 2022-2026), en cours d’élaboration par le gouvernement congolais. Ce Plan quinquennal met un accent particulier sur la diversification de l’Economie. Enfin, le Ministre Andely a saisi l’occasion pour inviter les pays membres de la CEMAC à se serrer les coudes pour que vive longtemps la BDEAC, malgré la conjoncture. Car, «la BDEAC, c’est notre instrument de développement », a-t-il conclu. A noter que l’éclat de la cérémonie a été rehaussée, notamment, de la présence de Madame Olga Ingrid Ghislaine Ebouka-Babackas, Ministre de l’Economie, du plan, de la statistique et de l’intégration régionale ; de Marcel Ondélé, Vice-président de cette banque de développement sous-régional ; et des conseillers ministériels.
Bangui: des candidats au recrutement dans l’armée dénoncent la vente des fiches d’enrôlement

Plusieurs candidats au recrutement dans les forces de défense et de sécurité centrafricaine dénoncent la vente des fiches d’enrôlement par certains « cadres » de l’armée à des prix exorbitants. Cette pratique est courante aussi bien à Bangui qu’à l’intérieur du pays. Mais, l’Etat-major des Armées dit ne pas en avoir connaissance. C’est une pratique connue presque de tous. Des centaines de jeunes centrafricains désirant faire carrière dans l’armée affirment être obligés d’acheter les fiches d’enrôlement à des coûts exorbitants. Certains affirment avoir déboursé jusqu’à 50.000 Fcfa tandis que d’autres affirment payer à hauteur de 100 000 Fcfa. « J’ai postulé à plusieurs reprises pour passer le test de l’armée. L’histoire de ces fiches n’est pas un secret. Les rumeurs circulent régulièrement dans les quartiers, annonçant que des gens sont recrutés et ils vont partir en formation. C’est difficile de découvrir l’identité des gens qui vendent ces fiches car tout se fait en catimini. Certaines personnes achètent leur fiche à 50 mille et d’autres à 100 000 francs CFA », témoigne Adolph âgé d’une vingtaine. Les vendeurs de ces fiches font croire aux postulants que l’achat conduirait directement au recrutement dans l’armée. Un argument qui a séduit de nombreux candidats. Or en réalité, il n’en est pas le cas. » Si tu as quelqu’un, par exemple un haut gradé pour suivre ton dossier, tu es sûr et certain d’obtenir le test. Nous qui n’avons pas de soutien, on est voué à l’échec. On se bat de gauche à droite. J’ai par exemple vendu certains de mes effets pour postuler à ce concours. Puisqu’il n’y a personne pour m’appuyer, ca n’a pas marché », explique Michel un jeune du 8e arrondissement, détenteur de cette fiche qu’il a payée à plus de 100 000 Fcfa. Victime de cette arnaque, André, un habitant du quartier Combattant attire l’attention des autorités sur cette pratique. « Effectivement, j’ai payé cette fiche. J’attendais seulement mon tour pour le recrutement dans l’armée. J’ai choisi l’armée parce que personne ne pourra me convaincre d’entrer dans la rébellion car c’est indigne. Le gouvernement doit prendre ses responsabilités face à cette arnaque. Nous en souffrons » déplore-t-il Depuis ces derniers temps, plusieurs recrutements non officiels se font à Bangui et dans les villes de provinces pour augmenter l’effectif des Forces armées centrafricaines (Faca) en pleine reconstruction. Certaines personnes profitent de cette situation pour vendre de manière illégale des formulaires de recrutement. Selon une source proche de l’Etat major, aucune fiche n’est distribuée par l’armée dans le cadre de cette opération d’enrôlement.
RCA/Bangui : le député Abdou Karim Méckassoua destitué par la Cour constitutionnelle

Plus d’un mois seulement après sa réélection, le député de la deuxième circonscription du 3e arrondissement de Bangui, Abdou Karim Méckassoua a été destitué ce 12 août 2021 par la Cour constitutionnelle. La Haute juridiction a prononcé la déchéance de M. Meckassoua lors d’une audience publique à son siège dans la capitale centrafricaine. Elle lui reproche la complicité avec la Coalition des patriotes pour le changement (CPC). C’est donc son challenger Ibrahim Ould Al Hissen Algoni qui est déclaré député à sa place. Abdou Karim Méckassoua a été destitué à la suite d’une requête introduite auprès de la Cour Constitutionnelle par Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, son challenger dans la 2e circonscription du 3e arr. de Bangui. Le plaignant s’est fondé sur un rapport d’experts indépendants de l’Onu, citant Abdou Karim Méckassoua parmi les instigateurs de la rébellion CPC. Les 6 juges qui ont siégé en audience publique sur le dossier ce 12 août 2021, ont validé la proximité de M. Méckassoua avec la CPC. Ils l’ont aussi reconnu responsable du retour en cachette en Centrafrique du chef de la CPC, l’ancien président de la République François Bozizé, sous sanction onusienne. «Considérant qu’au nomment où la Cour rendait sa décision le 29 juin 2021, elle n’avait pas connaissance du rapport des experts du Conseil de sécurité de l’Onu et l’avis de poursuite judiciaire du cabinet d’instruction N°1… qu’ainsi le moyen soulevé étant d’ordre public, il y a lieu d’invalider les résultats obtenus par Méckassoua Abdou Karim aux élections législatives partielles du 23 mai 2021 et de prononcer sa déchéance conformément aux dispositions de l’article 141 du Code électoral », a déclaré Jean Pierre Waboé, vice-président de la Cour constitutionnelle. Cette déchéance profite du coup à Ibrahim Ould Al Hissen Algoni, challenger d’Abdou Karim Méckassoua dans la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui. «Considérant qu’en conséquence de cette déchéance, le candidat Ibrahim Ould Al Hissen Algoni qui a obtenu 1302 voix, soit 38,38% est déclaré élu », a poursuivi le vice-président de la Cour constitutionnelle. Une décision qualifiée de « forfaiture » par Arlette Sombo Dibélé, avocate d’Abdou Karim Méckassoua. « M. Algoni a saisi la Cour d’une requête qui a été examinée sous toutes ses coutures et cette requête a été rejetée dans le délai constitutionnel. Aujourd’hui hors délai et sous le prétexte de destitution qui ne relève pas de la compétence de la Cour ; et le terme même est illégal en ce qui concerne un député, nous venons d’assister à ce que j’appelle une forfaiture. Nous venons d’assister à une cour se privant des prérogatives, des privilèges que la Constitution elle-même lui attribue. C’est très grave ! N’importe qui peur remettre en cause une décision de la Cour constitutionnelle », a rétorqué l’avocate Arlette Sombo Dibélé. Abdou Karim Méckassoua avait été réélu député de la 2e circonscription du 3e arrondissement de Bangui à la suite des élections partielles du 23 mai 2021. Cette destitution est en effet, un double choc dans son parcours parlementaire. En octobre 2018, l’homme avait été déjà destitué du perchoir de l’Assemblée nationale suite à une motion de destitution initiée par une écrasante majorité de députés.
RCA: Casques bleus et FACA déjouent une tentative de groupes armés de s’emparer de Bangui (Minusca)