Centrafrique : arrestation à Bangui d’Abdoulaye Hissène, influent chef rebelle du FPRC

L’ancien chef rebelle du FPRC, Abdoulaye Hissène a été placé en détention, mercredi 06 septembre 2023, à la prison du camp de Roux à Bangui. Il a été arrêté 48 heures plutôt. Aucune information n’a encore filtré sur les chefs d’accusation qui pèsent sur lui. Selon des sources judiciaires, Abdoulaye Hissène a été interpellé avant-hier à son domicile dans la capitale centrafricaine. Après des auditions ce mercredi, l’homme a été placé en détention préventive à la prison du camp de Roux. Pour le moment, on ignore tout, des charges qui pèsent sur lui. Mais, selon certaines sources, la Cour pénale spéciale se serait saisie de son dossier et compterait bien ouvrir une procédure judiciaire à son encontre. Longtemps chef militaire du Front populaire pour la renaissance de Centrafrique (FPRC), Abdoulaye Hissène a été révoqué par le mouvement armé, aile Noureddine Adam, pour sa proximité avec le pouvoir de Bangui. Il siège au sein du comité de suivi du DDR. Plus de précisions sur cette arrestation dans nos prochaines éditions.
Centrafrique : Bangui hausse le ton et menace de poursuivre en justice l’ONG The Sentry

Près d’un mois après la publication du rapport de l’ONG The Sentry sur la République centrafricaine, le gouvernement centrafricain réagit à nouveau. Ce 19 juillet 2023, devant le corps diplomatique, Bangui a qualifié ce rapport de « mensonge« . Selon le gouvernement, le document ne vise qu’à discréditer les autorités. A cet effet, il compte poursuivre en justice l’ONG américaine. Face aux ambassadeurs et représentants des organisations non gouvernementales internationales, le ministre d’Etat à la Justice, la ministre des Affaires étrangères et celui de la Communication, porte-parole du gouvernement, ont haussé le ton. Ces membres du gouvernement ont balayé du revers de la main le dernier rapport de l’ONG américaine The Sentry sur la République centrafricaine. Pour Bangui, il était de la responsabilité des dirigeants de faire éviter au peuple un énième bain de sang. « Nos amis sont ceux qui répondent à nos problèmes » « Des jeunes garçons ont été tués devant leurs parents. Nous avons eu, en un temps record, un nombre inimaginable d’orphelins. Ce qui s’est passé en 2013, nous avons failli le revivre en 2020. Il était de la responsabilité du président de la République, au nom de droit souverain, de retenir toute solution possible pour ne plus faire revivre à ce peuple les mêmes atrocités. Mais, nos amis sont ceux aussi qui répondent à nos problèmes », a déclaré Sylvie Baïpo Temon, ministre des Affaires étrangères. Si le rapport de The Sentry met en exergue les violations à outrance des droits humains, l’exploitation anarchique des ressources minières du pays voire le laxisme du chef de l’Etat face à ces violations, le gouvernement, lui, accuse cette ONG de jouer le jeu des puissances occidentales dans une guerre géopolitique et géostratégique. « On ne veut pas faire partie des querelles de ce monde » « Nous sommes en train de constater dans le monde que la République centrafricaine fait l’objet d’une position géostratégique. Mais, nous ne voulons pas faire partie des querelles de ce monde. Nous avons nos problèmes à nous que nous devons résoudre. Avec votre concours, nous allons les résoudre pour apporter un plus au peuple centrafricain qui ne demande que la paix », a indiqué Serge Ghislain Djorie, ministre de la Communication, porte-parole du gouvernement. Face aux diplomates accrédités en République centrafricaine, Bangui menace de poursuivre devant les juridictions nationales et internationales l’ONG The Sentry et tous ceux qui sont derrière ce rapport. « Le gouvernement en tirera toutes les conséquences » « Il s’agit encore des diffamations gratuites et sans fondement. Le gouvernement centrafricain en tirera toutes les conséquences de droit, et se réserve le droit de traduire l’ONG The Sentry en justice pour qu’elle réponde de ses actes », a martelé Arnaud Djoubaye Abazène, ministre d’Etat à la Justice. Publié le 23 juin 2023, le rapport de l’ONG américaine The Sentry a recommandé aux institutions internationales de ne plus soutenir la République centrafricaine et à la Cour pénale internationale (CPI) d’ouvrir une enquête sur les actes dénoncés dans le pays.
Bangui: la montée des braquages au PK5 inquiète habitants et autorités locales

Les habitants du PK5 dans le 3e arrondissement de Bangui déplorent la montée de l’insécurité dans leur secteur. En une semaine, au moins 3 personnes ont perdu la vie dans trois braquages. Dépassés, des habitants de ce grand quartier commercial appellent les autorités à l’aide tout en s’inquiétant de la présence de personnes suspectes. Selon les témoignages recueillis par Radio Ndeke Luka au PK5, les braquages sont devenus récurrents, surtout la nuit. Des hommes armés font irruption chez des particuliers, les menacent ou les agressent et emportent leurs biens. Pour illustration, 3 cas de vols à main armée ont été enregistrés entre samedi 20 et mardi 23 mai 2023. Ils se sont soldés par la mort de 3 victimes. Cet homme, dont l’identité est protégée par peur de représailles, a été braqué dans la nuit de lundi à mardi 23 mai 2023. « Ils ont emporté 2 motocyclettes et d’autres biens » « Vers une heure du matin, des braqueurs sont venus en motos. Chaque moto transportait 3 malfrats. Ces derniers sont entrés par effraction chez nous. Ils ont emporté 2 motocyclettes et d’autres biens. Ils ont fait des tirs de sommation pendant presque une heure. C’est grâce à un militaire appelé à l’aide par mon petit-frère qui dormait dehors que les assaillants, dont l’un a été blessé, ont été repoussés », a-t-il témoigné. Aujourd’hui, des questions se posent autour de cette montée soudaine de braquages et agressions dans le PK5 par des hommes armés non identifiés. Certains habitants disent avoir remarqué la présence de personnes inconnues dans le secteur. Des infiltrés ? « J’ai vu quelqu’un qui vend du pain et je lui ai demandé en sango, combien il vend le pain ? Il m’a répondu en arabe. Je lui ai parlé en français, il m’a encore répondu en arabe. Je lui ai demandé de savoir c’est depuis combien de jours qu’il est en Centrafrique, il m’a dit qu’il y a de cela 3 semaines. A la question de savoir s’il a obtenu une autorisation, il a rétorqué que cela ne me concerne pas », s’est inquiété Ousmane, un habitant du PK5. Les autorités locales du 3e arrondissement, préoccupées de cette montée de vols à main armée et d’agression physique sur des paisibles citoyens, s’inquiètent également de la présence de personnes inconnues dans cette partie de la capitale. « Des gens qui ne parlent ni sango ni français » « C’est avec une peur intense que je lance ce cri d’alarme au ministre de la Défense pour la sécurisation du 3ème arrondissement. Cette semaine, il y a eu 3 braquages et 3 tueries. Ce qui nous stresse, c’est la présence des gens qui ne parlent ni sango ni français. Si le gouvernement commence à les rafler, des gens se soulèvent pour dire n’importe quoi alors qu’il ne fait que nous sécuriser », a déploré Roufaï Amadou, Conseiller à la maire du 3ème arrondissement. Poumon de l’économie de Bangui, le PK5 aspire à une paix durable pour l’affermissement des liens sociaux, déchirés par la récente crise sécuritaire dans le pays. Les habitants, qui réclament la sécurité, appellent le gouvernement à une action d’urgence pour arrêter l’hémorragie.
Bangui: Germain Eguina, alias Yawakilou, champion de la 1ère édition du concours de la sape

Les rideaux sont tombés sur la 1ère édition du concours de la sape, dénommée « Bangui, reine de la sape », le samedi 20 mai 2023, au palais des sports de Bangui. Trois sapeurs sur 11 ont été récompensés à l’issue de cette compétition. Germain Eguina, alias Yawakilou, a reçu le 1er prix. C’est au rythme d’une musique moderne que les 11 candidats, retenus pour cette finale de la SAPE (Société des ambianceurs et des personnes élégantes), ont défilé devant plus de 500 spectateurs, dont des autorités gouvernementales et des partenaires au développement. Lors des deux passages devant le public, chaque sapeur a exhibé son accoutrement, son potentiel, la provenance de ses habits et sa valeur financière. Des ovations, des cris et l’émotion ont rythmé chaque passage. De nombreux spectateurs ont salué la qualité de la prestation. « Ils sont vraiment beaux » « Je suis vraiment impressionné par les artistes que j’ai vus avec leur façon de s’habiller. C’est pour la première fois à Bangui que les jeunes centrafricains se lancent dans cette tradition. Ils sont vraiment beaux », s’est réjoui Michaël Dagbinon, un spectateur. Sur les 11 sapeurs retenus, 3 sont déclarés gagnants. Il s’agit de Germain Eguina, alias Yawakilou, Paulin Mandabingui, appelé Off et Stane Mbaye. Le 1er prix a été remporté par Germain Eguina, qui décroche une récompense de 400.000 Fcfa avec une nuitée à l’hôtel Ledger Plazza de Bangui. Paulin Mandabingui et Stane Mbaye, sortis 2e et 3e, ont reçu respectivement une somme de 200.000 et 100.000 francs CFA et bénéficié chacun d’une nuitée à l’hôtel Ledger Plazza. Les lauréats se disent satisfaits et encouragent les candidats déchus à améliorer leurs prestations à la prochaine édition. « Je leur demande de ne pas baisser les bras » « Je suis content parce que mes frères sont venus me soutenir. Ils savent que je suis quelqu’un qui s’habille bien. Aux candidats malheureux, je leur demande de ne pas baisser les bras. Qu’ils tirent les conséquences de leurs erreurs et reviennent à la prochaine édition », a encouragé Paulin Mandabingui, le 2ème lauréat. L’un des heureux gagnants, qui a raté le haut du podium de ce concours, promet un retour en force à la prochaine édition. « Devenir le meilleur sapeur centrafricain » « Je ne m’attendais pas à cette troisième place. A la prochaine édition, je ferai des efforts pour devenir le meilleur sapeur centrafricain », a promis Stane Mbaye, 3ème de ce concours. Le maire de Bangui, Emile Gros-Raymond Nakombo, explique pourquoi la capitale est appelée « Ville de la sape ». « Tout cela pour honorer cette jeunesse » « Depuis longtemps, d’une manière disparate, des jeunes s’organisent pour s’habiller et pour s’auto-déclarer sapeurs. Cela se fait dans des îlots sans organisation. Bangui a été déclarée ville de la sape après Brazzaville. Tout cela, c’est pour honorer cette jeunesse », a expliqué Emile Gros-Raymond Nakombo. Le jury a été présidé par Djo Balard, appelé « le roi de la sape », invité spécialement pour l’occasion. Ce concours de sape, selon ses organisateurs, sera organisé chaque année afin de mettre en lumière les talents des Centrafricains.
Centrafrique : Bangui frappée par une nouvelle pénurie de carburant à la pompe

Quelques jours après le lancement, à Bangui, des opérations de lutte contre la vente illicite du carburant par le ministère de l’Energie, l’on constate depuis, ce 16 avril, une pénurie dans les stations-service. Une carence qui n’est pas sans conséquences sur les activités des usagers. La société civile, elle, fustige l’indifférence des autorités. A la station Tradex du 4ème arrondissement, l’on observe des bousculades des usagers avec des bidons et des conducteurs de taxis motos. Là, les files d’attente de motocyclettes, taxis et véhicules de particuliers constituent le principal décor. Conducteurs et pompistes se rentrent dedans en permanence. Après avoir passé plusieurs heures dans la queue, certains ne cachent pas leur agacement vis-à-vis du gouvernement. « Qu’allons-nous faire maintenant ? » « Le gouvernement a pris une décision irréfléchie. Il n’a pas pris le temps de connaître réellement la situation. Auparavant, on se ravitaillait dans la rue et ça nous aidait. Subitement, il décide d’interdire cette vente. Et nous voilà dans cette situation. Nous sommes là depuis 3 heures du matin. Qu’allons-nous faire maintenant », s’indigne un conducteur de mototaxi. Face à cette situation difficile, d’aucuns ont choisi d’immobiliser leurs moyens. « Je suis obligé de garer ma moto » « Ce sont beaucoup plus les vendeurs à la sauvette qui nous ravitaillent en carburant. Mais actuellement, un litre de carburant se vend chez eux à 2000 voire 2500 francs. Nous ne pouvons plus travailler normalement. Donc, je suis obligé de garer ma moto. Ça fait déjà 4 jours », témoigne Benjamin, un conducteur de mototaxi. Cette situation est identique dans presque toutes les stations-service de Bangui et impacte drastiquement le quotidien voire les activités des Banguissois. « Nous sommes obligés de rester dehors » « Je vis à Damala. Pour atteindre la faculté, ce n’est pas une mince affaire car la distance est longue. Cette question de rareté de carburant est considérable. Ce qui fait qu’on n’arrive pas au cours en retard. Avec ça, certains enseignants ne nous admettent pas en classe et nous sommes obligés de rester dehors comme aujourd’hui », déplore Ted Lemuel Kolossia, étudiant à l’université de Bangui. Des réactions n’ont pas tardé suite à cette nouvelle pénurie de carburant. Le Groupe de travail de la société civile (GTSC) s’indigne de l’indifférence des autorités. « Où va-t-on avec ce pays ? » « Ce qui se passe dans ce pays est inconcevable et inimaginable. Est-ce que nos gouvernants tiennent compte de la précarité qui caractérise la vie des Centrafricains ? Les prix du carburant à la pompe ont été élevés de façon arbitraire. Aujourd’hui, le Centrafricain paie le litre d’essence à 2.500 frs. Où va-t-on avec ce pays », s’irrite Paul Crescent Beninga, porte-parole du Groupe de travail de la société civile. Depuis le lancement, le 3 avril 2023, de l’opération contre la vente illicite de produits pétroliers, l’approvisionnement en carburant devient laborieux à Bangui. A en croire certains responsables et pompistes de stations-service, ils attendent le dépotage pour pouvoir démarrer la vente.
Bangui : marche de soutien à la Chine après l’assassinat de 9 ressortissants chinois dans le centre du pays

Trois jours après le drame de Chingbolo dans la Ouaka où neuf (9) ressortissants chinois ont été tués, la plateforme Galaxie panafricaine a organisé, ce 22 mars, dans la matinée à Bangui, une marche de soutien à la République populaire de Chine. Pour les responsables de la plateforme Galaxie panafricaine, qui soutient les actions du gouvernement, le message est clair. C’est celui d’apporter un soutien total à la République populaire de Chine, suite à l’assassinat de ses neufs ressortissants. Devant la représentation diplomatique chinoise à Bangui, la plateforme ne s’est pas limitée à la condamnation. Elle a exigé que justice soit rendue dans un délai raisonnable. Après une déclaration faite en l’absence des représentants chinois, la Plateforme a engagé la diplomatie centrafricaine à réagir. « Le peuple est debout et attend sa diplomatie » « Nous exigeons de la diplomatie centrafricaine, une réaction rapide auprès de certaines ambassades pour une clarification sur les actes terroristes dans notre pays. Le peuple est debout et attend que la diplomatie de son pays le sauve ; protège les étrangers et partenaires qui œuvrent pour le développement du pays », a martelé Dieudonné Toka, un des leaders de la plateforme Galaxie panafricaine. Pour les manifestants, l’heure n’est plus à l’accusation, mais à une action afin de renforcer davantage la coopération entre la République centrafricaine et la Chine. « La justice doit faire son travail » « Ce n’est pas aujourd’hui que la République centrafricaine coopère avec la Chine à travers une diplomatie renforcée. Pour nous, aujourd’hui, l’heure n’est plus à l’accusation. La justice doit faire son travail afin que les auteurs, coauteurs et complices répondent de leurs actes », a fait savoir Jerrick Ursule Endjipadjemo, un des manifestants. Le 19 mars dernier, neuf ressortissants chinois de la société Gold Coast Group ont été froidement assassinés dans un chantier minier à Chingbolo, situé à 25 Km de Bambari dans la Ouaka. Au lendemain de ce meurtre condamné par une grande partie de l’opinion nationale et internationale, les autorités centrafricaines ont annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire.
Centrafrique : les BRICS annoncent l’installation prochaine de leur siège sous-régional Afrique centrale à Bangui

Présentes à Bangui depuis le 20 novembre 2022, sur invitation des autorités centrafricaines, les alliances Brics poursuivent leur séjour en République centrafricaine. Reçue en audience par le président de la République, Faustin-Archange Touadéra ce lundi 21 novembre, cette institution constituée du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du sud, entend financer le développement de l’énergie dans le pays. Par ailleurs, elle se dit ouverte aux projets des autorités centrafricaines. Plusieurs points ont été inscrits au centre des échanges, qui ont eu lieu ce lundi, entre le gouvernement centrafricain et l’équipe des Brics. De ces points ressortent la signature de coopération entre les deux parties, l’installation à Bangui du siège sous-régional Afrique centrale ainsi que la mise en place d’un programme d’investissements dans divers domaines, notamment le secteur énergétique et les télécommunications. « Donner un contenu en matière de développement » « Le point central, c’est de faire de Bangui la capitale des Brics pour toute l’Afrique centrale. L’autre point clé est de faire un programme d’investissements et de coopération avec les Brics. A cet effet, il nous faut donner un contenu en matière de développement. Ce programme sera proposé par la partie centrafricaine. Ainsi, un accord sera signé entre la RCA et les Brics » a fait savoir Ahoua Don Mello, représentant Afrique des alliances Brics. L’Energie au centre des priorités Si le gouvernement centrafricain n’a pas encore énuméré ses projets, les Brics de leur côté, disposent déjà de plusieurs pistes. « Nous pensons que c’est l’énergie qui supporte tous les autres secteurs de développement. Vous ne pouvez pas faire de l’industrie sans énergie. Le commerce, la banque, vous ne pouvez pas les faire sans l’énergie. Tous les autres secteurs sont impactés par celle-ci. Car, elle est la base » a conclu le représentant Afrique des alliances Brics. Dans les prochains jours, le gouvernement centrafricain devra mettre sur table ses projets afin de permettre aux deux parties de parvenir à la signature d’un accord de coopération. Les Brics sont l’ensemble des pays initiateurs du groupe. Considérés comme les plus grands pays émergents du monde, ces Etats forment une banque, équivalente à la Banque mondiale. Il s’agit du Brésil, de la Russie, de l’Inde, de la Chine et de l’Afrique du Sud.
Centrafrique. Une nouvelle centrale solaire à Bangui grâce à la Chine