Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

Renforcement de la coopération militaire : Bangui et Paris signent un accord de formation

La République centrafricaine et la France ont signé, jeudi 10 juillet dernier à Bangui, un nouvel accord de formation des militaires centrafricains, rapporte Radio Ndeke Luka. Selon cette station de radio de la République centrafricaine, « l’acte a été posé par Claude Rameaux Bireau, ministre centrafricain de la Défense et le général de division Pascal Ianni, chef du commandement pour l’Afrique ». Citant Claude Rameaux Biro, la même source indique que « cette démarche qui va renforcer un partenariat constructif entre les deux pays, s’inscrit dans le cadre de la feuille de route signée le 24 avril 2024 entre les présidents français et centrafricain », apprend-on. Patricia Engali 

Centrafrique : des crises liées d’électricité et d’eau à Bangui

Centrafrique : des crises liées d’électricité et d’eau à Bangui

Le ministre de l’Énergie a effectué une visite, le 17 mars, sur le site de pompage d’eau et celui de production d’électricité. Sa descente intervient au moment où la pénurie d’eau et les fréquentes coupures d’électricité frappent plusieurs quartiers de Bangui et ses environs depuis plusieurs jours. Accompagné de son équipe, le ministre Bertrand Arthur Piri a effectué cette descente sur le terrain afin de comprendre les causes de cette crise d’eau potable. La station de pompage, qui dépend en grande partie des pompes électriques pour alimenter les réservoirs d’eau de la ville, rencontre des difficultés majeures. Selon les premiers constats, les coupures régulières d’électricité perturbent l’approvisionnement en eau. Lorsque l’électricité est coupée, les pompes ne fonctionnent pas correctement, ce qui entraîne une réduction du débit d’eau, voire des pénuries dans plusieurs quartiers. « Notre principal problème réside dans la capacité à pomper l’eau de la rivière vers la station de pompage, en raison des coupures électriques. Tant que nous n’aurons pas trouvé une solution à ce problème, il nous sera difficile d’assurer un approvisionnement régulier pour les ménages », a déclaré Montassar Chebili, coordonnateur du Programme sectoriel eau et assainissement (PSEPA). Les pompes d’eau étant totalement dépendantes de l’électricité, les coupures fréquentes perturbent la distribution d’eau. De son côté, l’Energie centrafricaine (Enerca) indique que ses services techniques sont à pied d’œuvre pour apporter des solutions. « Bien que nous ayons réparé la panne à la station de Gobongo, il y a encore deux unités à l’arrêt pour des travaux de maintenance au niveau de la production à Boali. Nous allons remettre en service le groupe électrogène de Boali 2 cette semaine pour pallier le problème », a indiqué Thierry Patient Bendima, directeur général de l’Enerca. La crise de l’eau à Bangui est donc intimement liée aux coupures récurrentes d’électricité. En attendant qu’une solution durable soit trouvée, la population continue de souffrir, et la pression sur les autorités publiques ne cesse de croître. Radio Ndeke Lula

Centrafrique : pas d’eau courante, calvaire des ménages à Bangui

Centrafrique : pas d’eau courante, calvaire des ménages à Bangui

Les habitants de nombreux quartiers de Bangui peinent à s’approvisionner en eau potable ces derniers temps. C’est le cas de la Cité Jean 23, située dans le Nord de la capitale. Moins de 5 forages servent plusieurs milliers d’habitants de ce secteur.  Trouver le liquide précieux est devenu un véritable parcours du combattant. A Bangui, tous les jours, les hommes, femmes et enfants transportent des bidons, certains dans des pousse-pousse, d’autres attachés à l’aide d’une corde en bandoulière et partent à la recherche d’eau potable. A la Cité Jean 23, dans le 4e arrondissement, au bord de l’unique point d’eau qui sert plus de 12 000 habitants, Winnie, qui attend son tour pour puiser de l’eau, ne cache pas sa colère. « Nous avons beaucoup de problème d’eau à la Cité Jean 23, on se lève entre minuit et 1h pour chercher de l’eau. Nous dormons dans le froid et il y a beaucoup de vol de bidons ici. Depuis très longtemps, le réseau de la Sodeca [Société de distribution d’eau en Centrafrique] ne fonctionne pas dans notre quartier. Le gouvernement doit nous trouver de solution à ce problème d’eau », tempête cette mère au foyer. À environ deux kilomètres de ce forage, se trouve une autre fontaine qui fonctionne à base d’électricité. L’absence du courant électrique ces derniers jours oblige le propriétaire du forage à utiliser un groupe électrogène. Et le prix d’un bidon de 25 litres passe de 25 à 50 francs CFA. Julie, une femme allaitante explique son calvaire. « Nous sommes dépassés par ce problème d’eau ici à la Cité Jean 23. J’ai quitté le lycée Gobongo pour venir chercher de l’eau à Boyrabe. Imaginé, je suis obligée de laisser mon bébé avec ses frères, mais qui va prendre soin de lui correctement ?», s’interroge-t-elle. Le manque exagéré d’eau à Bangui, pousse certains habitants à s’investir dans la création de forage. C’est le cas de Barnabé Bénam, propriétaire d’une fontaine qui se plaint du manque d’électricité qui perturbe son commerce. « Par le passé, j’exerçais le métier de l’élevage, mais vu la souffrance de la population de ma localité, j’ai décidé de construire un forage. Mais le manque d’électricité crée encore un autre problème et je suis obligé de démarrer un groupe électrogène et du coup mon rendement est réduit », explique-t-il. Selon les autorités locales, des projets de construction de points d’eau potables n’ont jamais ciblé leur zone. Serge Bassala, Secrétaire général du quartier Cité Jean 23 : « Il n’y a qu’un seul forage pour 12.000 habitants, ça ne suffit pas. Même la Minusca nous a promis, de nous construire des points d’eau mais jusqu’à aujourd’hui, rien n’est fait ». L’opposition critique l’inefficacité du gouvernement Anicet Georges Dologuélé, chef de file de l’opposition lui aussi, n’est pas resté silencieux face au manque d’eau potable qui touche plusieurs quartiers de Bangui. Selon lui, cette crise souligne l’inefficacité du gouvernement à garantir des services essentiels à la population. « Je suis très malheureux de voir les files de brouette avec de bidons jaunse à la recherche d’eau. Et c’est des petits enfants qui se lèvent tôt, pour aller chercher de l’eau alors qu’ils ne vont pas aller à l’école. La population est délaissée et elle s’organise pour survivre alors que c’est le gouvernement qui devrait prendre soin de sa population ». En cette saison sèche, presque tous les quartiers de Bangui manquent d’eau potable. Certains habitants sont obligés de parcourir des kilomètres pour s’en approvisionner. Face à cette situation, les populations appellent les autorités à résoudre d’une manière efficace ce problème. Radio Ndeke Luka

Centrafrique: une aide de 10 millions d’euros de la France, signe du réchauffement entre Paris et Bangui

Centrafrique: une aide de 10 millions d’euros de la France, signe du réchauffement entre Paris et Bangui

La France et la République centrafricaine (RCA) ont signé ce 13 novembre 2024 un accord pour une aide de 10 millions d’euros à la RCA afin d’y soutenir la gouvernance, l’éducation et l’organisation des élections. Paris avait gelé son aide budgétaire à la Centrafrique, jugée « complice » d’une campagne anti-française téléguidée par les Russes en 2021. Ce nouveau partenariat marque le réchauffement des relations entre les deux pays. Après trois ans de suspension, la France a repris son aide budgétaire à la République centrafricaine (RCA). La signature de l’accord a eu lieu ce 13 novembre 2024 entre l’ambassadeur de France et le ministre centrafricain des Finances à Bangui. Cet appui budgétaire, d’un montant total de 10 millions d’euros (soit 6,55 milliards de francs CFA), sera injecté dans trois secteurs d’activité pour favoriser la stabilité économique et le développement de la RCA… Lire la suite sur RFI

Bangui : les opérations d’exhumation de corps devront se poursuivre

Bangui : les opérations d’exhumation de corps devront se poursuivre

Lancés il y a une semaine, les travaux d’exhumation des restes des corps des victimes ou encore des personnes décédées pendant la crise militaro-politique de 2013 en République centrafricaine se poursuivent. Après le site de Boulata dans le 3e arrondissement de Bangui, ces opérations seront élargies à d’autres endroits ayant servis de cimetières lors de ces troubles. Au total 281 corps ont été extraits sur le site de l’église évangélique des frères de Boulata, au lieu de 110 prévus initialement. Selon la ministre de l’Action Humanitaire, la prochaine étape des travaux d’exhumation des corps sera sur le site de l’école Ngouciment dans le 5e arrondissement. « C’est un projet qui date depuis quelques années. Nous allons entamer celui de Ngouciment mais il nous faut tout préparer et le soumettre au conseil des ministres. Nous allons réunir les conditions nécessaires pour procéder aux exhumations des corps », a précisé la ministre. Pour l’instant, le gouvernement continue de mobiliser les ressources nécessaires afin d’étendre ces travaux à d’autres sites, où des corps ont été enterrés au temps fort des crises dans tout le pays. « Nous sommes en train de mobiliser les moyens financiers et des personnes ressources. Nous allons le faire avec toutes les précautions sanitaires comme à Boulata. Il y a une ligne financière prévue pour cela et on va tout faire pour offrir à ces compatriotes décédés des sépultures décentes », indique-t-elle. Par cette action, le gouvernement centrafricain entend par-là consolider la cohésion sociale, préserver la santé des habitants des secteurs ciblés et honorer la mémoire de ces victimes de conflit en République centrafricaine. Radio Ndeke Luka

Histoire de disparition de sexes des hommes : ces rumeurs qui se répandent et paniquent Bangui

Histoire de disparition de sexes des hommes : ces rumeurs qui se répandent et paniquent Bangui

Bangui vit depuis plusieurs jours dans la tourmente. Des rumeurs de disparition de pénis créent la psychose et des troubles à l’ordre public dans plusieurs arrondissements de la capitale.  Plusieurs personnes sont accusées à tort d’être responsables de ce phénomène qui continue d’alimenter les débats et la curiosité des badauds devant les commissariats à Bangui. S’agit-il d’un fait réel ou de simples rumeurs ? Radio Ndeke Luka s’est penchée sur cette affaire.  D’après nos investigations, il s’agit de fausses informations, notamment d’une rumeur qui a vite gagné la capitale centrafricaine. Elle a débuté l’année dernière à Ndele dans le Bamingui-Bangoran, puis en juillet dernier à Bambari dans la Ouaka avant d’atteindre Bangui. Selon les faits rapportés, plusieurs personnes auraient perdu leur appareil génital, notamment leur pénis, après avoir salué un passant. Ces témoignages ont fait le tour de la ville et continuent de paniquer la population. Après des passages au commissariat du 8e arrondissement de Bangui, au quartier Gobongo, à Boy-rabe ou encore au quartier Foûh, partout où les gens se sont mobilisés pour cette histoire, aucune preuve de disparition de pénis n’a été présentée. Les prétendues victimes affirment à chaque fois qu’elles ont retrouvé leur pénis alors que personne n’avait pu voir la disparition avant le rétablissement. Plusieurs personnes innocentes ont été violentées et soumises à la vindicte populaire pour vol de sexe alors qu’aucune preuve des faits qu’ils leurs sont reprochés n’est établie. Radio Ndeke Luka a été chez un pasteur au quartier Boy-rabe qui aurait prié pour une dizaine de victimes. Mais la preuve que ce dernier a présentée est une image d’un homme avec un pénis de petite taille. Cette image qui circule sur les réseaux sociaux a été prise depuis plus de 4 ans. Tout cela pour dire qu’il s’agit de manipulation. Aucun centre hospitalier n’a enregistré un cas similaire De passage dans des formations sanitaires, aucune victime n’a été enregistrée dans un hôpital ou dans une structure sanitaire quelconque de la capitale. Interrogé, le professeur Richard Ngbalé, Gynécologue obstétricien à l’Hôpital communautaire de Bangui, il qualifie cela de manipulation. « C’est carrément de rumeurs. Des rumeurs parce que jusqu’au moment où je vous parle nous n’avions pas reçu qui ont perdu leur sexe. Le procureur de la République nous a fait parvenir une note pour demander notre expertise à propos de cette affaire, j’ai eu la chance de voir et poser la question à ces soit disant entre guillemets « victimes », ils n’ont pas perdu leur sexe. Mais il y a des gens qui ont de malformations au niveau de sexe et ils peuvent vivre normalement et ça n’impacte pas leur vie », répond le Médecin. A Bambari où cette rumeur a refait surface cette année pour la première fois après Ndélé l’année dernière, 4 jeunes de la localité avaient accusé un homme d’avoir fait disparaître leurs pénis. Conduits à la gendarmerie puis à l’hôpital, le médecin-chef du district sanitaire de Bambari a établi la semaine dernière un rapport médical après consultation de leurs parties génitales : « l’examen macroscopique réalisé note que toutes les 4 personnes examinées ont leurs pénis en place et aucune personne ne présente d’anomalie morphologique de pénis visible », conclut le rapport médical. Le parquet de Bangui met en garde Le gouvernement se dit préoccupé et projette de communiquer dans les heures qui suivent. Cependant les agressions contre des personnes soupçonnées se multiplient dans la ville mais sans aucune mesure de répression. Selon le parquet de Bangui, les responsables d’agressions des personnes accusées à tort sont poursuivables pour coups et blessures volontaires et risquent des peines de prison. Radio Ndeke Luka.

Centrafrique : un taux de paludisme qui inquiète à Bangui

Centrafrique : un taux de paludisme qui inquiète à Bangui

Ces derniers temps, le paludisme fait rage à Bangui et dans ses environs. Plusieurs milliers de personnes, à en croire les responsables sanitaires, sont atteintes de cette maladie, notamment les enfants. Cette augmentation du nombre de patients est due, selon le personnel soignant, à la tombée régulière des pluies ces derniers jours. Vendredi au centre de santé de Boy-Rabe dans le 4ème arrondissement de Bangui, 6 nouveaux patients viennent simultanément se faire consulter. Selon les responsables sanitaires de ce centre, près d’une vingtaine de personnes souffrant du paludisme sont enregistrés par jour. « Aujourd’hui, j’ai au moins 18 patients souffrant de paludisme ; dont 9 adultes et 9 enfants. Lorsqu’un patient arrive et qu’il présente un cas sévère, on procède aux premiers soins pour voir si les produits administrés sont efficaces », indique Rosine Fleure Singhaya, une infirmière. La situation est encore préoccupante au centre de santé de Malimaka, dans le 5ème arrondissement de Bangui. Selon les responsables, plus de 700 cas ont été enregistrés durant ce mois d’août. « Nous enregistrons le pic des cas »  « Nous sommes en pleine saison des pluies. C’est la saison au cours de laquelle nous enregistrons le pic des cas de paludisme. Notamment, entre juillet et septembre. Le mois passé, nous avons enregistré au moins 1.550 cas de paludisme, tout âge confondu. Pour ce mois d’août, nous sommes déjà à plus de 750 cas », précise Anicet Médard Gbayou, médecin-chef dudit centre. Au complexe pédiatrique, les lits sont remplis d’enfants présentant des formes graves de paludisme. Selon les responsables, une cinquantaine d’enfants sont reçus quotidiennement. D’après le personnel soignant, les eaux stagnantes et les hautes herbes sont à l’origine de la prolifération des moustiques. Face à cela, ils appellent les parents à assainir les environnements et à mettre leurs enfants sous des moustiquaires, en cette saison des pluies.

Centrafrique : des arrestations signalées à Bangui pour soupçons de tentative de coup d’Etat

Centrafrique : des arrestations signalées à Bangui pour soupçons de tentative de coup d’Etat

Ces derniers jours, des arrestations sont signalées dans la capitale centrafricaine. Elles visent certains militaires en fonction ou encore à la retraite ainsi que certains civils. On ignore encore les raisons de ces interpellations, mais selon de nombreuses sources, les personnes arrêtées seraient soupçonnées de tentative de coup d’Etat. Ces arrestations ciblent notamment certains militaires et des proches de l’ancien président du Conseil national de la transition (CNT), Ferdinand Alexandre Nguéndet. Parmi les personnes détenues à la Section des recherches et d’investigations, figure Alexis Kamiss, un sergent-chef de l’armée, déjà admis à la retraite. Selon ses proches, Alexis Kamiss a été torturé et son état de santé est inquiétant. « Je demande sa libération »   «Mon fils a été enlevé dimanche aux environs de 8 heures devant la résidence de Ferdinand Alexandre Nguendet. Il a subi des sévices corporels jusqu’au lundi. Pour l’instant, il ne fait que vomir du sang. Il n’avait pas été arrêté avec des armes sur lui. Il assurait juste la surveillance de la maison de Nguéndet. Je demande sa libération », a dénoncé Ariette Mbéléngué, mère d’Alexis Kamiss. A la Section des recherches et d’investigations, des sources proches du dossier confirment la détention de 4 personnes, accusées de complot et de tentative de coup d’Etat en lien avec l’ancien président du CNT, Ferdinand Alexandre Nguendet. Cependant, elles rejettent l’information selon laquelle ces détenus ont été torturés. « Tous les quatre se portent bien et ont droit à la visite de leurs avocats », a fait savoir une source à la Section des recherches d’investigations. Affirmation difficile à vérifier, car Radio Ndeke Luka n’a pas pu avoir accès aux détenus. Ferdinand Alexandre Nguendet est sous le coup d’un mandat d’arrêt émis par les autorités centrafricaines. Il a été condamné par contumace, en août dernier, à 5 ans de prison pour incitation à la haine et à la violence. Il avait, en juin 2023, appelé l’armée à se joindre à lui afin de renverser le pouvoir du président Faustin-Archange Touadéra.