Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire plafonnent en tête des ventes nationales à l’export en 2022, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes. D’après l’organisme public, les exportations de biens ont connu une augmentation de 29,4%, équivalant à +96,7 MMDH en 2022. Des données de cet organisme public, dont nous avons fait écho dans notre édition de la veille, il ressort que les ventes à l’export ont atteint 426,1 MMDH au terme de l’année écoulée contre 329,4 MMDH un an auparavant. Cet accroissement a été porté par les exportations de la totalité des secteurs, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire, qui se sont d’emblée imposées en tête des ventes, a fait savoir l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022. En effet, sur l’ensemble de l’année écoulée, les ventes des phosphates et dérivés ont affiché une hausse de 43,9% à 115,5 MMDH contre 80,3 MMDH à fin 2021, positionnant ainsi ce secteur en tête des secteurs exportateurs au titre de l’année 2022. Comme l’explique l’Office des changes, « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27,8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) ». Il est à noter, en revanche, que les quantités exportées ont accusé une baisse de 11,8% au terme de cette même période. Arrivées deuxième meilleur secteur exportateur du Maroc au terme de l’année 2022, dernière les phosphates et dérivés, les ventes du secteur automobile ont atteint 111,3 MMDH cette même année-là. Elles ont en effet affiché un accroissement de 33% au titre de l’année écoulée, soit +27,6 MMDH, d’après les indicateurs des échanges extérieurs de l’année dernière. Précisons que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a indiqué l’Office. L’Office souligne que les exportations du secteur  agricole et agroalimentaire se sont établies en parallèle à 81,2 MMDH à fin 2022 au lieu de 69,9 MMDH au titre de l’année 2021. Elles ont ainsi connu une augmentation de 16,2% correspondant à +11,3 MMDH, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7,3 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3,6 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, il ressort des données recueillies que les ventes de ce secteur se sont  accrues de 20,7% (+7.536MDH) au terme de l’année dernière. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4,9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy

Maroc. Les phosphates, l’automobile et l’agriculture à la rescousse du déficit commercial

Maroc. Les phosphates, l’automobile et l’agriculture à la rescousse du déficit commercial

Les chiffres publiés récemment par l’Office des changes sont des plus clairs : les phosphates et dérivés, l’automobile, l’agriculture et dans une certaine mesure l’agroalimentaire ont une fois encore largement contribué à l’accroissement des exportations marocaines à fin septembre. Grâce à l’ensemble de ces secteurs, les exportations de biens se sont établies à 317.891 MDH au neuvième mois de l’année au lieu de 231.321MDH un an auparavant. Ce qui s’est ainsi traduit par une hausse de 37,4% équivalant à +86.570 MDH. On l’aura compris, n’eût été les ventes réalisées par ces quatre secteurs, le déficit commercial du Maroc se serait davantage creusé sur cette même période. Pour rappel, il a connu une augmentation de 53,3% à fin septembre, selon une analyse des données recueillies par l’Office des changes. Il faut dire que les ventes des phosphates et dérivés enregistrées à fin septembre dernier ont progressé de 66,6% pour s’établir à 91.808MDH contre 55.120MDH à fin septembre 2021. Comme l’explique l’Office dans ses indicateurs des échanges extérieurs à fin septembre 2022, « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+28.523 MDH) due à l’effet prix qui a doublé (8.749DH/T à fin septembre 2022 contre 4.330DH/T à fin septembre 2021). Mais attention. Selon cet organisme public, les quantités exportées ont en revanche accusé une baisse de 10,3%  sur la même période. Du côté des ventes du secteur automobile, la tendance est également à la hausse. Selon les données de l’Office des changes, les exportations ont grimpé à 77.681 MDH au titre des neuf premiers mois de l’année 2022. Elles ont ainsi affiché un accroissement de 34,9% équivalant à +20.109 MDH. Il est important de relever ici le fait que ces exportations ont atteint leur niveau le plus haut durant la même période au cours des cinq dernières années, ce qui est une bonne nouvelle. Les données montrent que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+56,2%) et celles du segment du câblage (+20,8%), a noté l’Office des changes soulignant que les exportations du segment de l’intérieur véhicules et sièges sont demeurés quasi stables. Autres statistiques qui ont connu une évolution intéressante, celles des exportations du secteur agriculture et agroalimentaire. Selon l’Office des changes, elles se sont établies à 61.367 MDH à fin septembre 2022 contre 50.808MDH au titre de la même période de l’année précédente, soit une augmentation de 20,8% équivalant à +10.559 MDH. Précisons que « cette évolution s’explique par la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+22,4% ou +6.108MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+18,5% ou +4.075MDH) », comme l’a relevé l’Office dans ses indicateurs des échanges extérieurs de septembre dernier. A tous ces secteurs, on pourrait également ajouter la contribution des exportations du textile et cuir dont la part dans le total des exportations s’est  située à 10,5% à fin septembre 2022 contre 11,4% à fin septembre 2021. A +7.036MDH, les données montrent qu’elles se sont accrues de 26,7% au titre des neuf premiers mois de l’année 2022. Ce, grâce principalement à la hausse des ventes des vêtements confectionnés qui ont bondi de +28,8% (+4.757MDH), des articles de bonneterie (+19,6% ou +1.043MDH) et des chaussures (+29,9% ou +589MDH). Alain Bouithy

Automobile: Renault révèlera sa vision du développement durable à Changenow 2022

Automobile: Renault révèlera sa vision du développement durable à Changenow 2022

Le constructeur automobile Renault annonce qu’il dévoilera en première mondiale son nouveau concept-car à l’occasion du sommet ChangeNOW 2022, le 19 mai 2022 à 9h00 (CET). « Ce concept-car unique incarne la vision du développement et engagement durable du groupe, et a été annoncé pour la première fois le 18 février 2022 par Luca de Meo, CEO de Renault Group et Renault marque, durant la Conférence des Résultats financiers 2021 de Renault Group, souligne un communiqué de la marque rendu public jeudi 14 dernier. Dédiée aux solutions durables et à celles ayant un impact positif, ChangeNOW est le plus grand événement pour la planète dans le monde, et aura lieu simultanément au Grand Palais Ephémère et à la Tour Eiffel du 19 au 21 mai 2022 à Paris, rappelle le groupe automobile même source. Adrien Thyg

Maroc. Phosphates, automobile, agriculture et textile caracolent en tête des ventes à l’export

Maroc. Phosphates, automobile, agriculture et textile caracolent en tête des ventes à l’export

Les ventes des «phosphates et dérivés», du secteur automobile, du secteur «agriculture et agroalimentaire» et du «textile et cuir» ont continué de dominer les exportations  marocaines qui ont atteint 326,90 MMDH à fin décembre 2021 contre 263,08 MMDH un an auparavant, correspondant à une hausse de 24,3% (+63.813MDH). Selon le bulletin des indicateurs des échanges extérieurs publié récemment par l’Office des changes, les ventes des phosphates et dérivés se sont établies à 79,89 MMDH au terme de l’année écoulée enregistrant une hausse de 57,1% (+29,02 MMDH par rapport à l’année précédente) contre 50,86 MMDH un an auparavant. Cette évolution est en grande partie due «à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+19,05 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 71,4% (4.774 DH/T à fin décembre 2021 contre 2.785 DH/T à fin décembre 2020)», a expliqué l’Office des changes notant toutefois que les quantités exportées de ce produit ont accusé une baisse de 7,1% au cours de la même période. A 83,78 MMDH, les exportations du secteur automobile ont été marquées de leur côté par un accroissement de 15,9% à fin décembre 2021, correspondant à environ +11,50 MMDH. Dans son bulletin des indicateurs des échanges extérieurs, l’Office a attribué cette évolution à la hausse des ventes du segment de la construction qui a progressé de +35,2% (+10,27 MMDH) pour s’établir à 39,49 MMDH au douzième mois de l’année 2021 au lieu de 29,21 MMDH. Dans ce rayon, on notera une légère baisse des ventes du segment du câblage. En effet, celles-ci sont passées de 25,69 MMDH à fin décembre 2020 à 25,20 MMDH à fin décembre 2021. Ce qui correspond à un recul de 1,9%, selon les données recueillies par l’Office des changes. Avec 358.745 voitures écoulées au terme du mois de décembre 2021 au lieu de  302.426 à la même période de l’année précédente, le nombre de voitures de tourisme exportées s’est accru de 18,6%. En ce qui concerne les ventes du secteur «agriculture et agroalimentaire», il ressort des chiffres publiés par l’Office qu’elles ont progressé de 9,2%, soit +5,77 MMDH, pour se situer à 68,37 MMDH à fin décembre 2021 au lieu de 62,60 MMDH à fin décembre 2020. Selon l’Office des changes, «cette évolution est due à une hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3,59 MMDH et celles de l’«agriculture, sylviculture, chasse» de 1,97 MMDH». Lesquelles ont progressé respectivement de +11,0%, pour atteindre 36,39 MMDH à fin décembre au lieu de 32,79 MMDH un an auparavant, et +7% à 30,03 MMDH au cours de la même période contre 28,05 MMDH un an avant. Soulignons, en revanche, que la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations a perdu 2,9 points au cours de cette même période, puisqu’elle est passée de 23,8% à fin décembre 2020 à 20,9% à fin décembre 2021. Quant aux exportations du «textile et cuir», l’analyse des données recueillies montre que les ventes de ce secteur se sont accrues de 21,6% (+6,46 MMDH) au titre de l’année écoulée. Comme l’explique l’Office des changes dans son bulletin, «cette évolution est attribuable à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 24,8% ou +4,49 MMDH et celles des articles de bonneterie de 29,5% ou +1,71 MMDH». Les ventes de ces deux produits se sont ainsi élevées respectivement à 22,62 MMDH au lieu de 18,132 MMDH à fin décembre 2020 et 7,51 MMDH contre 5,80 MMDH au terme de l’année précédente. Précisons toutefois que ces exportations sont restées en deçà de celles réalisées durant l’année 2019, soit un recul de -1,5%, a fait savoir l’Office. Alain Bouithy

La structure des exportations marocaines quasi intacte à fin novembre 2021

La structure des exportations marocaines quasi intacte à fin novembre 2021

Les phosphates et dérivés, l’automobile, l’agriculture et l’agroalimentaire ainsi que le textile et cuir demeurent au sommet des exportations marocaines à fin novembre 2021, selon les derniers chiffres de l’Office des changes. Une analyse rapide de la structure des exportations marocaines montre, en effet, que ces produits sont restés au sommet des exportations au terme des onze premiers mois de l’année qui vient de s’écouler. En hausse de 51,9% à fin novembre 2021, soit +23.64MMDH par rapport à la même période de l’année précédente, les ventes des phosphates et dérivés ont atteint 69.19MMDH au lieu de 45.55MMDH enregistrés au cours de la même période de l’année 2020. Dans son bulletin des indicateurs des échanges extérieurs du mois de novembre rendu public récemment, l’Office explique que «cette évolution fait suite à l’augmentation des ventes des engrais naturels et chimiques (+14.73 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 65,4% (4.595 DH/T à fin novembre 2021 contre 2.779 DH/T à fin novembre 2020)». Après analyse, il ressort que les quantités exportées de ce produit ont connu une baisse de 8,6% au onzième mois de l’année précédente. En se situant à 75.08MMDH à fin novembre 2021 contre 66.55 MMDH à la même période de l’année précédente, les exportations du secteur automobile ont, pour leur part, enregistré un accroissement de 12,8% correspondant à +8.52MMDH. Cette évolution est due à la hausse des ventes du segment de la construction qui ont progressé de +26,2% (+7.07MMDH), selon les explications de l’Office des changes qui fait état, en revanche, d’une légère baisse de 1,1% (-253MDH) des ventes du segment du câblage. Soulignons toutefois l’accroissement du nombre de voitures de tourisme exportées qui a bondi de 12,8% pour atteindre 317.068 voitures vendues à fin novembre 2021 contre 281.134 au terme de la même période de l’année 2020. Soutenues par une hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire de 3.36MMDH et celles de «Agriculture, sylviculture, chasse» de 2.27MMDH, les exportations du secteur «Agriculture et agroalimentaire» se sont, pour leur part, accrues de 10,2% (+5.83MMDH). Selon les données recueillies, elles ont attient 62.90MMDH à fin novembre 2021 contre 57.06MMDH un an auparavant. L’analyse des données montre toutefois que «la part des ventes de ce secteur dans le total des exportations perd 2,3 points se situant à 21,5% à fin novembre 2021 contre 23,8% à fin novembre 2020», a fait remarquer l’Office des changes dans son bulletin. Quatrième secteur exportateur à fin novembre 2021, les ventes du secteur textile et cuir se sont hissées à 33.49MMDH contre 27.74MMDH à fin novembre 2020. Ce qui représente un accroissement de +20,7% correspondant à +5.74MDH. La hausse des exportations des vêtements confectionnés (+4.08MMDH), des articles de bonneterie (+1.569MMDH) et dans une moindre mesure des chaussures (+181MMDH) explique cette évolution, selon l’Office des changes. Au terme du mois de novembre 2021, l’Office des changes note que les exportations de marchandises se sont situées dans leur ensemble à 293.15MMDH contre 239.37MMDH un an auparavant, soit une hausse de 22,5% (+53.77MMDH). Alain Bouithy

Maroc. Automobile, phosphates et textile au sommet des exportations à fin juillet

Maroc. Automobile, phosphates et textile au sommet des exportations à fin juillet

La structure des exportations est restée quasiment la même au titre des sept premiers mois de l’année 2021, selon le bulletin des indicateurs des échanges extérieurs publié récemment par l’Office des changes. Les exportations du secteur automobile, de l’électronique et de l’électricité, des phosphates et dérivés ainsi que  du textile et cuir continuent de dominer les ventes à l’étranger. Les ventes du secteur automobile demeurent sans surprise en tête des exportations marocaines avec 46,49 milliards de dirhams (MMDH) au titre des sept premiers mois de 2021 contre 33.68 MMDH un an auparavant. Ce qui correspond à une augmentation de 38% par rapport à fin juillet 2020, équivalent à +12.80 MMDH. L’évolution des ventes de ce secteur est attribuée à la hausse des ventes du segment de la construction (+41,4% ou +5.533 MMDH) et celles du segment du câblage (+30,7% ou +3.670 MMDH). Comme le fait remarquer l’Office des changes, dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de juillet 2021, « ces exportations dépassent celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années ». A titre de rappel, les ventes du secteur automobile avaient atteint 42.33 MMDH à fin juin  2021, contre 29.650 MMDH un an auparavant, soit +42,8% (+12.687 MMDH), suite à la hausse des ventes du segment de la construction et de celles du segment du câblage qui ont respectivement bondi de +47,1% (+5.501 MMDH) et de +36% (+3.822 MMDH). Rappelons également que, dans son bulletin d’alors, l’Office des changes avait également noté que les exportations du secteur dépassaient celles réalisées durant la même période des quatre précédentes années. Les exportations des phosphates et dérivés ont pour leur part progressé de 30,3% (+8.737 MMDH), atteignant 37.53 MMDH à fin juillet 2021 contre 28.80 MMDH à fin juillet 2020, en raison principalement de l’accroissement des ventes de l’acide phosphorique (+53,3% ou +3.20 MMDH) et de celles des engrais naturels et chimiques (+28,4% ou +5.30 MMDH). Un mois plus tôt, les ventes de ce secteur s’étaient accrues de 23,8% ou +5.96 MMDH, atteignant 31.04 MMDH à fin juin 2021 contre 25.081MDH à fin juin 2020. Ainsi que l’avait expliqué l’Office dans son rapport, « cette évolution fait suite, principalement, à la hausse des ventes de l’acide phosphorique (+50,6% ou +2.63  MMDH) et celles des engrais naturels et chimiques (+21,4% ou +3.45 MMDH) ». Précisons que cette évolution avait été atténuée par une légère baisse de 3,4% des ventes des phosphates. Quant aux exportations du textile et cuir, elles ont bondi de 23,7% (+3.80 MMDH) au titre des sept premiers mois de l’année 2021. « Cette évolution est due à la hausse des ventes des vêtements confectionnés de 27,9% ou +2.68 MMDH et celles des articles de bonneterie de 38,8% ou +1.15 MMDH », a expliqué l’Office des changes faisant toutefois remarquer que ces exportations restent en deçà de celles réalisées durant la même période de l’année 2019, soit -11,8% (-2.66 MMDH). Dans ce tableau, on retiendra  la place qu’occupe le secteur de l’électronique et de l’électricité dont les ventes ont progressé de 34,6% au titre des sept premiers mois de l’année en cours. Une évolution liée à la forte progression des ventes de fils, câbles et autres conducteurs pour l’électricité qui ont bondi de +45,9%. Cet accroissement est aussi attribué aux ventes des composants électroniques (transistors) et des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électrique qui ont respectivement progressé de +35,5 et +19,6%. Signe que ce secteur connait une bonne évolution, en juin dernier, les ventes à l’export avait 36,4%. Il est à noter qu’à fin juillet 2021, les exportations de marchandises se sont situées à 174.384MDH contre 141.550MDH un an auparavant, soit une hausse de 23,2% ou +32.834MDH. Alain Bouithy

Maroc. Signature d’ un contrat d’investissement entre le Groupe Abdelmoumen et CDG Invest

Maroc. Signature d’ un contrat d’investissement entre le Groupe Abdelmoumen et CDG Invest

Le Groupe Abdelmoumen et la holding CDG Invest ont procédé récemment à Rabat à la signature d’un contrat d’investissement portant sur une enveloppe globale de 110 MDH et destiné à soutenir le secteur automobile. L’opération, conclue en présence du ministre de l’Industrie, du Commerce et de l’Economie verte et numérique, Moulay Hafid Elalamy, et du directeur général de la CDG, Abdellatif Zaghnoun, concerne l’investissement dans l’activité automobile de Socafix, qui n’est autre que la filiale du Groupe Abdelmoumen. Cette opération est portée par le fonds «Métiers Mondiaux» de CDG Invest, ont indiqué les parties signataires dans un communiqué rendu public le jour même de la signature du contrat. Comme cela a été relevé de même source, ce partenariat s’inscrit dans un contexte où le secteur automobile a connu une dynamique importante grâce à une politique publique volontariste matérialisée notamment par le plan d’accélération industrielle qui a fixé comme priorité le renforcement des fondamentaux de l’écosystème automobile au Maroc, peut-on lire. Pour Abdellatif Zaghnoun, la signature de ce contrat «augure de nouvelles perspectives d’investissement pour le Groupe CDG». Selon lui, cette opération d’investissement ouvre aussi «de nouvelles opportunités de développement pour le Royaume en application des Orientations que Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, a exprimées de manière récurrente concernant le tissu productif marocain et en particulier son industrie orientée vers l’export». Dans le même communiqué, la CDG a indiqué qu’aujourd’hui, et dans le prolongement de son positionnement historique sur les infrastructures d’accueil dédiées au développement productif, elle a fait un choix stratégique d’adresser de manière directe le tissu productif en consolidant et en orientant ses capacités d’investissement sur cet axe. Pour les parties signataires, la conclusion de cet investissement concrétise des discussions entamées en 2019 et confirme la volonté du Groupe Abdelmoumen et de CDG Invest de réaliser un partenariat dans le secteur de l’automobile avec l’objectif de renforcer la présence du capital marocain dans le tissu industriel et contribuer à l’objectif de maximisation du taux d’intégration locale. «L’opération vise également à consolider le leadership de la société dans le secteur automobile marocain ainsi que la soutenir dans son ambitieux plan de croissance pour en faire un acteur de référence positionné sur les filières à valeur ajoutée», peut-on lire dans le communiqué. A noter que Moulay Hafid Elalamy a salué un investissement 100% marocain qui contribuera au développement de l’intégration locale en profondeur et à la montée en gamme du secteur. Quant à Hakim Abdelmoumen, DG du Groupe Abdelmoumen, il a exprimé sa forte volonté de construire, à travers ce partenariat, «un leader marocain de l’industrie automobile dans la région et un véhicule d’investissement globalisé, multi-métiers et fortement intégré localement». Pour lui, ce partenariat permettrait de drainer vers le groupe, en parfaite cohérence avec la politique publique du secteur automobile du Royaume «un transfert de savoir-faire et de nouvelles technologies aussi bien par de la croissance organique que de la croissance externe ou de nouvelles Joint-ventures». Précisons que la réalisation définitive de l’opération d’investissement est soumise à des conditions suspensives usuelles, notamment, l’obtention des autorisations réglementaires requises à cet effet. Groupe industriel à capitaux marocains, le Groupe Abdelmoumen regroupe plusieurs sociétés dont Socafix, spécialisée dans la fabrication de structures métalliques et pièces mécano-soudées pour le compte de constructeurs automobiles et multinationales. Référencée Rang 1 & Rang 2, la filiale du groupe Abdelmoumen compte parmi ses clients : Renault, PSA, Lear, Faurecia ainsi que d’autres multinationales du secteur. Alain Bouithy

​Maroc. L’automobile, le textile et l’aéronautique en panne d’exportation

​Maroc. L’automobile, le textile et l’aéronautique en panne d’exportation

Les chiffres sont formels et la situation pourrait empirer si rien n’est fait. Selon les derniers indicateurs des échanges extérieurs à fin juin, les exportations des secteurs de l’«automobile», du «textile et cuir» et de l’«aéronautique» ont été lourdement affectées par les effets de la pandémie de coronavirus (Covid-19). La dégringolade des ventes observée au cours des quatre premiers mois de l’année 2020 s’est ainsi poursuivie jusqu’à fin juin. En effet, les exportations à l’étranger des secteurs «automobile», «textile et cuir» et «aéronautique» ont connu des baisses respectives de 33%, 34,9% et 18,1% au premier semestre de l’année. Pour rappel, à fin avril 2020, les ventes réalisées avec l’étranger dans ces trois secteurs avaient fondu de 39% pour l’«automobile», 28,3% pour le «textile et cuir» et 33,9% pour l’«aéronautique», selon le bulletin de l’Office des changes sur les indicateurs des échanges extérieurs à fin avril 2020. Un mois plus tard, la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) – relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration – avait à son tour noté la baisse des exportations de 39,4% pour l’automobile, 33,8% pour le textile et cuir et 14,6% pour l’aéronautique. En détail, au premier semestre 2020, les ventes dans le secteur automobile considéré comme un secteur stratégique dans la politique industrielle nationale, ont atteint 28.145MDH contre 42.011MDH à la même période de l’année 2019. Ce qui correspond à une perte de 13.866MDH équivalant à une baisse de 33%. Dans son bulletin sur les indicateurs des échanges extérieurs du premier semestre, l’Office des changes a indiqué que l’évolution des exportations du secteur automobile est principalement causé par le recul des ventes de la construction, du câblage et de l’intérieur véhicules et sièges. Ces trois segments ayant respectivement perdu 7.427MDH (soit une chute de 40,3%), 6.503MDH (38,8%) et 1.052MDH (26,2%), la part du secteur automobile dans le total des exportations s’est ainsi élevée à 23,2% au cours des six premiers mois de l’année contre 28,3% un an auparavant. A titre comparatif, à fin mai 2020, les ventes à l’étranger du secteur automobile s’étaient infléchies de 39,4% pour ressortir à 21,3 milliards de dirhams, en lien avec le recul des ventes à la fois du segment de la construction automobile (41,5%) et du câblage (-48,6%). Il est à rappeler que dans sa note de conjoncture n° 281 de juillet 2020, la DEPF avait justifié la baisse des ventes par «l’arrêt des activités des sites de Renault et PSA jusqu’au 06 mai 2020» et «la baisse de la demande en provenance de l’Europe, fortement touchée par la crise sanitaire». Avec une chute de 34,9%, correspondant à une perte de 6.595MDH, les ventes dans le secteur «textile et cuir» se sont établies à 12.315MDH au titre du premier semestre de l’année en cours contre 18.910MDH durant la même période de 2019. Sur le repli des exportations du secteur de textile et cuir, l’Office des changes a noté que «celles-ci ont été affectées principalement par le recul des ventes des vêtements confectionnés (4.832MDH) et des articles de bonneterie (1.416MDH)». D’après les données recueillies, les ventes dans ces deux segments sont passées respectivement de 12.080MDH à 7.248MDH et de 3.687MDH à 2.271MDH, entre janvier- juin 2019 et janvier-juin 2020. A fin mai, «les ventes à l’étranger du secteur de textile et cuir se sont repliées de 33,8% à 10,6 milliards de dirhams, affectées par la baisse des ventes des vêtements confectionnés (-38,4%) et de celles des articles de bonneterie (-33,8%)», avait de son côté souligné la DEPF dans sa note de conjoncture. Pour leur part, les exportations du secteur aéronautique ont affiché une baisse de 1.534MDH. Couvrant des filières variées dont le câblage, la mécanique, la chaudronnerie, le composite, l’assemblage mécanique, les ventes de ce secteur ont reculé de 18,1%, pour s’établir à 6.937MDH à fin juin contre 8.471MDH à la même date de l’année précédente. Selon l’Office des changes, le recul des ventes à l’étranger est lié aux baisses observées au niveau des segments «EWIS» (37,2% ; 2286 contre 3643MDH) et «assemblage» (3,5% ; 4619 contre 4.789MDH). A titre toujours de comparaison, un mois plus tôt, la DPEF indiquait que «les expéditions du secteur aéronautique ont affiché une baisse de 14,6% à plus de 6 milliards de dirhams, sur fond de recul des exportations relatives à l’EWIS de 39,6%». Au regard de l’évolution de ces trois secteurs, force est de constater que la situation est préoccupante d’autant plus que ces secteurs pèsent lourdement sur l’échiquier économique national. Pour bien apprécier le poids de ces secteurs dans l’économie marocaine, rappelons que l’automobile représente le premier secteur exportateur avec plus de 116.000 emplois et un chiffre d’affaires à l’export de 72MDH en 2018 ; le textile compte 1.200 entreprises et emploie plus de 165.000 personnes avec un chiffre d’affaires à l’export de 34,2 MDH, tandis que le cuir regroupe plus de 300 entreprises et 21.000 emplois pour 4,7 milliards de DH de CA. A souligner que 142 entreprises ayant créé près de 17.500 emplois directs et réalisé 17,35 milliards de dirhams de chiffre d’affaires en 2018, opèrent actuellement dans le secteur aéronautique et spatial au Maroc. A noter que les chefs d’entreprises du secteur manufacturier sondés dans le cadre d’une enquête de conjoncture de Bank Al-Maghrib anticipaient au trimestre dernier une progression de la production et des ventes dans l’ensemble des branches d’activité, pour les mois de juin, juillet et août 2020. En attendant d’en savoir plus sur ces anticipations, une panne prolongée des exportations dans ces trois secteurs pourrait impacter profondément la relance de l’économie dont les jalons commencent à être plantés. Alain Bouithy