Lynk & Co fait son entrée sur le marché automobile marocain

Lynk & Co fait son entrée sur le marché automobile marocain

La marque automobile Lynk & Co, fondée en 2016 à Göteborg (Suède) au sein du groupe Geely en étroite collaboration avec Volvo Cars, s’installe au Maroc, sans faire grand bruit mais avec assurance et confiance, forte de ses nombreux atouts. Lynk & Co, qui s’est donné pour mission de changer durablement la mobilité, «est une marque jeune, moderne et internationale, mais profondément humaine et tournée vers l’avenir», ont annoncé leurs représentants au Maroc lors d’un événement  exclusif organisé  mercredi 10 à Anfa Park Casablanca. «Au Maroc, nous venons partager cette vision et affirmer une conviction forte. Lynk & Co n’est pas seulement une nouvelle marque automobile, c’est une nouvelle façon de penser et de vivre la mobilité», ont-ils déclaré lors de cette rencontre qui marquait l’entrée officielle de la marque sur le marché marocain. L’événement a permis de découvrir en avant-première l’univers de la marque internationale automobile dont «l’arrivée de Lynk & Co au Maroc marque une étape majeure pour notre marché», comme l’a souligné Mehdi Bouhafs, directeur général de Lynk & Co Maroc. «Avec la 08 et la 01, nous proposons des modèles qui incarnent à la fois l’élégance scandinave, l’innovation technologique et une mobilité pensée pour une nouvelle génération de conducteurs marocains», a-t-il ajouté précisant que «notre ambition est claire : offrir bien plus qu’une voiture, une expérience premium et connectée». Présente dans plus d’une quarantaine de pays avec plus de 700 points de vente, la marque ambitionne de créer au Maroc une expérience automobile unique, allant au-delà de la conduite pour devenir un style de vie moderne et connecté. Comme cela a été relevé lors du lancement de la marque, Lynk & Co ne se définit pas seulement par des véhicules, mais par une approche humaine, ouverte et connectée, et ses modèles  dévoilés à cette même occasion. S’inspirant du design européen, minimaliste, fonctionnel et intemporel, la marque ne se limite pas à la fabrication automobile. « Chaque modèle est conçu comme une expérience globale, où le design rencontre la technologie et la communauté», a-t-on expliqué. Distribuée au Maroc par LK Automotive, une entité affiliée à la Holding AEK, importateur exclusif de la marque Volvo Cars (Scandinavian Auto) et de Suzuki Motos (KENKYO), la marque reste fidèle à son identité crafted in Europe. Elle s’impose comme un acteur qui repense la mobilité en la rendant plus humaine, plus ouverte et résolument tournée vers l’avenir. Son ADN repose sur trois valeurs fondamentales. «Personnel, ouvert et connecté. Personnel, parce qu’au cœur de la marque, il y a de vraies personnes et une volonté de créer des expériences qui leur ressemblent », a-t-on indiqué. Enfin, depuis le lancement en 2016 à Berlin puis en Chine en 2017, le constructeur a connu une expansion continue et compte aujourd’hui plus d’un million et demi de clients. Cette dynamique se reflète également dans le sport automobile, puisqu’en 6 ans, Lynk & Co a remporté 7 championnats du monde dont 5 titres par équipe et 2 titres de pilotes, atteignant son centième podium. «Ces victoires traduisent une maîtrise technique reconnue et un engagement constant en faveur de la performance», ont conclu les représentants de la marque. Alain Bouithy

Automobile : Stellantis inaugure l’extension de son site de kénitra (Maroc)

Automobile : Stellantis inaugure l’extension de son site de kénitra (Maroc)

Stellantis et le Gouvernement marocain ont inauguré l’extension de l’usine de Kénitra, marquant une nouvelle étape dans le développement du partenariat industriel engagé depuis 2016. À cette occasion, plusieurs projets d’envergure ont été lancés, renforçant les performances du site et traçant la voie vers de nouvelles ambitions. Le Chef du gouvernement, Aziz Akhannouch a souligné : « le partenariat avec le groupe Stellantis est exemplaire à plus d’un titre. Il est la concrétisation d’un engagement fort de part et d’autre et incarne l’ambition des politiques industrielles du Royaume sous le leadership de sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’assiste de renforcer l’ancrage du Maroc dans la chaîne de valeur mondiale dans plusieurs secteurs, dont le secteur automobile ». De l’avis du Preministre marocain, «ce partenariat démontre également la confiance que placent les investisseurs internationaux, leaders dans leurs secteurs d’activités respectifs, dans la destination Maroc, comme lieu privilégié pour les investissements à fort potentiel, encouragés par les nombreux atouts du Royaume en tant que hub économique dans la région ». Le Ministre de l’Industrie et du Commerce, Ryad Mezzour a également ajouté que cette nouvelle étape avec Stellantis à Kenitra consolide la position du Maroc en tant que plateforme industrielle automobile de référence qui atteint grâce à cette extension aujourd’hui, une capacité de production de plus d’un million de véhicules par an. Plus qu’un simple doublement de capacité, elle est le reflet tangible de la confiance mutuelle et de l’ambition partagée entre le Maroc et Stellantis. « Ce partenariat d’exception renforce notre souveraineté industrielle et technologique, conformément aux Orientations Royales de Sa Majesté, en intégrant davantage de valeur locale et en créant des opportunités d’emploi qualifiées pour notre jeunesse, véritable moteur de l’excellence du Made in Morocco automobile », a-t-il affirmé. À cette occasion, Samir Cherfan, Directeur des Opérations de Stellantis Moyen-Orient et Afrique,a déclaré : « L’inauguration de l’extension de l’usine de Kénitra est une marque de la solidité du partenariat entre le gouvernement marocain et le groupe Stellantis qui a démarré en 2016en vue de développerla filièreautomobile.Depuis le début de cette collaboration,Stellantis a délivré par anticipation et au-delà des termes de l’accord. Notre démarche se veut une démarche créatrice de valeur pour le paysà travers le développement d’un écosystème industriel compétitif, performant et résilient. » Depuis la mise en œuvre de l’Accord Cadre, le projet industriel de Kénitra a largement dépassé les objectifs initialementfixés : La Phase 1, dédiée à la construction et au lancement de l’usine, a été achevée dans les délais, avec l’inauguration,par sa Majesté le Roi Mohamed VI, que dieu l’assiste, en juin 2019. La Phase 2 a permis de doubler la capacité de production de l’usine atteignant 200 000 véhicules par an dès la fin de l’année 2020, trois ans enavance par rapport au calendrierinitial. Convaincu du potentiel compétitif de l’industrie automobile marocaine, Stellantis a décidé de donner une nouvelle dimension à cet accord avec le lancement de nouveaux projets : La production annuelle de moteurs au sein de l’usine de Kénitraatteint 350 000 unitésavec une première phase d’assemblage d’une nouvelle génération de moteur MHEV-Mild Hybrid- démarrée en mai 2025 et une seconde phase dédiée à l’usinage dès novembre 2026. Dans le cadre de son engagement en faveur d’une mobilité durable, en ligne avec les objectifs du plan stratégique 2030 du Groupe, Stellantis poursuit le développement au Maroc de solutions de Micromobilité en augmentant la capacité de production des modèles Citroën Ami, Opel Rocks-e, Fiat Topolino pour passer de 20 000 à 70 000 unités par an depuis janvier 2025. La production de nouveaux objets de mobilité à trois roues, 100 % électriques, dès juillet 2025, est assurée à une capacité annuelle de 65 000 unités, développés par les talents marocains via l’Automotive Technical Center (ATC) de Stellantis qui s’appuie sur un écosystème d’ingénierie solide, regroupant plus de 4 000 ingénieurs et techniciens supérieurs direct et indirect. Ainsi la capacité de la Micromobilité installée à l’usine de Kenitra passe à 135 000 unités/an. Par ailleurs, Stellantis a lancé, la production de bornes de recharge électriques au sein de l’usine deKénitra avec une capacité de 204 000 bornes. En parallèle, le volume des achats réalisés auprès des fournisseurs installés au Maroc dépassera 6 milliards d’euros dès 2030 avec un taux d’intégration locale de 75% à cet horizon, contribuant à positionner le Maroc comme un hub industriel majeur. Enfin, l’usine lancera, à partir de février 2026, les nouveaux véhicules de la plateforme Smart car qui permettra de doubler la capacité de production initiale de 200 000 à 400 000 véhicules par an. L’usine de Kénitra verra ainsi sa capacité de productionatteindre un total de 535 000 véhicules par an incluant la micromobilité. Ces extensions conduiront l’usine de Kenitra, qui emploie d’ores et déjà 3500 employés, à créer plus de 3000 emplois additionnels.

Automobile : Benteler entame la construction d’une nouvelle usine au Maroc

Automobile : Benteler entame la construction d’une nouvelle usine au Maroc

Par une cérémonie officielle de pose de la première pierre, le groupe BENTELER lance la construction de sa nouvelle usine automobile à Kénitra, au Maroc, en présence de Monsieur Ryad Mezzour, Ministre de l’Industrie et du Commerce du Royaume du Maroc, et de Monsieur Matthias Siemer, président de BENTELER Automotive Components Europe. Lors de la phase de montée en puissance, l’entreprise prévoit d’investir un montant de plusieurs dizaines de millions d’euros dans cette nouvelle unité de production, dont la mise en service est programmée pour 2026. Cette usine devrait générer plus de 300 emplois directs, avec la perspective de nombreux emplois indirects supplémentaires tout au long de la chaîne de valeur locale. « Nous nous réjouissons de la décision de BENTELER d’investir dans notre pays et de créer des centaines de nouveaux emplois à Kénitra. Ce projet renforce davantage la dynamique de notre écosystème automobile, soutenue par une main-d’œuvre qualifiée et une offre industrielle compétitive », a déclaré Monsieur Ryad Mezzour. « Cela confirme l’essor du Maroc en tant que plateforme industrielle et technologique majeure et met en lumière l’attrait croissant du Royaume auprès des grands acteurs industriels mondiaux. » « Nous sommes impatients d’ouvrir notre nouvelle usine à Kénitra et d’y renforcer notre présence mondiale. Le Maroc nous offre des atouts géographiques de grande importance: c’est un pays moderne doté d’une industrie automobile solide, et son positionnement et ses infrastructures logistiques nous permettent d’optimiser nos livraisons », a déclaré Monsieur Matthias Siemer, Président de BENTELER Automotive Components Europe. « De plus, le Maroc dispose d’une proportion importante d’énergies renouvelables, parfaitement en phase avec nos ambitions en matière de durabilité. »  Plus de 300 nouveaux emplois et des technologies éprouvées Après le démarrage de la production, BENTELER prévoit de créer plus de 300 nouveaux emplois sur son site de Kénitra, offrant des perspectives de carrière prometteuses aux candidats motivés. Afin d’assurer que chaque collaborateur soit pleinement outillé et contribue à la réussite de l’entreprise, BENTELER mettra en place des programmes de formation complets et des opportunités de développement continu. Dans cette nouvelle installation, BENTELER fabriquera des pare-chocs avant et arrière, des essieux arrière à poutre de torsion, des barres de renfort de collision et des bras de suspension pour un grand constructeur automobile. L’usine sera dotée d’équipements de pointe: une presse d’estampage à froid de 3 200 tonnes, divers systèmes de soudage, un système de revêtement par immersion cathodique (CDP) et un laser 3D pour la production des composants. Pour accélérer sa transformation numérique et renforcer sa compétitivité, BENTELER intégrera également des technologies de pointe de l’Industrie 4.0 développées grâce à son initiative SMART FACTORIES. Celles-ci comprennent notamment l’analyse de données massives (Big Data), la plateforme de données de production intelligente de l’entreprise, et une gamme de solutions de connectivité pour des opérations intelligentes, axées sur les données. « L’usine de Kénitra sera une installation intelligente dès le départ: elle associe technologies de pointe et équipes hautement qualifiées pour optimiser l’efficacité et la production. En nous appuyant sur des technologies modernes et éprouvées, nous fournirons les produits de haute qualité que nos clients attendent », souligne NissrineBraimi, Directrice de Ligne Client chez BENTELER Automotive Components. Emplacement stratégique pour une production orientée vers le client BENTELER établit sa nouvelle usine dans la Zone Franche Atlantique de Kénitra, un emplacement idéal pour une production efficace et orientée vers le client. L’entreprise construit un bâtiment d’environ 17.000 m² sur un site d’environ 50.000 m², bénéficiant d’un accès direct à l’autoroute et de bonnes liaisons avec le Port de Tanger-Med, au nord du Maroc. « Conformément à notre approche “local pour local”, nous produirons au plus près de nos clients pour garantir une livraison flexible et fiable », explique Matthias Siemer.

Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Maroc. Progression de l’aéronautique et recul de l’automobile en janvier 2025

Le déficit commercial s’est aggravé de 13,3% en début d’année, selon l’Office des changes  L’Office des changes rapporte une aggravation de 13,3% du déficit commercial à fin janvier 2025. Selon les chiffres publiés par l’institution publique, il a atteint 24,48 milliards de dirhams (MMDH) contre 21,60 MMDH à la même période de l’an dernier. Elaborées sur la base des déclarations douanières, les données du commerce extérieur révèlent une baisse des exportations de 2,4% (886 MDH) à 35,35 MMDH contre 36,24 MMDH à fin janvier 2024 et une hausse des importations de biens de +3,4% (1,99 MMDH) à 59,84 MMDH contre 57,85 MMDH une année auparavant. A titre de comparaison, le déficit commercial s’était creusé de 7,3% à fin décembre 2024. Il avait atteint 306,47 MMDH contre 285,54 MMDH un an auparavant. Cette évolution couvrait un accroissement des exportations de +5,8% (+24,76 MMDH) à 454,97 MMDH et une hausse des importations de biens de +6,4% (+45,69 MMDH) à 761,44 MMDH. A fin janvier 2025, les exportations ont été marquées par une contreperformance de la majorité des produits à l’instar de l’automobile dont les ventes ont accusé un recul de 10,9% (1,25 MMDH) avec une baisse des ventes du segment de la construction (1,54 MMDH), du segment de l’extérieur (51MDH). Cette contreperformance a cependant été atténuée par la hausse des ventes du segment du câblage (+121MDH). Les phosphates et dérivés ont enregistré une diminution de 10,7% (673MDH) due, principalement, à la baisse des ventes des phosphates (-249MDH), des engrais naturels et chimiques (-236MDH) et des ventes de l’acide phosphorique (-188MDH). Le segment agriculture et agro-alimentaire a pour sa part accusé un recul de 2,3% (201MDH) suite à la baisse des ventes du segment de l’industrie alimentaire de -310MDH, atténuée par la hausse des exportations du segment agriculture, sylviculture, chasse de +118MDH. Tandis que l’électronique et électricité reculait de 9,1% (143MDH) avec une baisse des exportations des composants électroniques (-308MDH). Selon l’Office des changes, « cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations de fils, câbles et autres conducteurs isolés pour l’électricité (+106MDH) ». A noter la performance de l’aéronautique qui a progressé de +14,2% à près de 2,23 MMDH, avec une hausse des exportations du segment de l’assemblage (+198MDH) et du segment de l’EWIS (+82MDH). Le textile et cuir a bondi de +5% à 3,75 MMDH, suite, essentiellement, à la hausse des exportations des vêtements confectionnés (+184MDH). En parallèle, les « autres extractions minières » ont progressé de +21,2% à 408 millions de dirhams. Du côté des importations, les données montrent une progression de la majorité des produits, à l’exception de la facture énergétique qui a baissé de 11,6% (1,12 MMDH) suite, essentiellement, à la baisse des approvisionnements en gas-oils et fuel-oils de 26,1% sous l’effet prix en recul de 8,3%, conjugué à une baisse des quantités importées de 19,4%. Pour le reste, l’Office fait état de l’augmentation des produits finis d’équipement de +10,8% (1,38 MMDH) en raison de la hausse des achats des avions et autres véhicules aériens ou spatiaux (250MDH), des centrifugeuses et appareils pour filtration des liquides ou des gaz (240MDH) et des machines pour le travail du caoutchouc ou des plastiques (129MDH). De son côté, la hausse des produits finis de consommation de +6,4% (+767MDH) est justifiée par l’augmentation des achats des tissus et fils de fibres synthétiques et artificielles (165MDH), des médicaments et autres produits pharmaceutiques (82MDH) et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage (68MDH). La progression de 17,8% (447MDH) des produits bruts est attribuée, essentiellement, à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés (+219MDH), de l’huile de palme ou palmiste brute ou raffinée (+86MDH) et de l’huile d’olive brute ou raffinée (+79MDH). Quant aux produits alimentaires, ils ont bondi de 3,1% (250MDH) suite à l’augmentation des importations de maïs (+333MDH), des animaux vivants (+325MDH), et des tourteaux (+157MDH). Enfin, le segment demi-produit a progressé de +1,7% (+222MDH) avec une hausse des importations des matières plastiques et ouvrages divers en plastique (+178MDH), des accessoires de tuyauterie et construction métallique (+165MDH) et de l’aluminium brut, déchets et poudres d’aluminium (+112MDH), atténuée par la baisse des achats de l’ammoniac (-323MDH). Alain Bouithy

Le Burkina Faso dévoile ITAOUA, sa première voiture électrique révolutionnaire : une prouesse technologique et un symbole de fierté nationale

Le Burkina Faso dévoile ITAOUA, sa première voiture électrique révolutionnaire : une prouesse technologique et un symbole de fierté nationale

Itaoua, la toute première marque de voitures électriques assemblées au Burkina Faso, a été dévoilée. Cette prouesse technologique, 100% électrique et alimentée à l’énergie solaire, offre une autonomie impressionnante de 330 kilomètres après seulement 30 minutes de charge. L’usine de production, située à Ouaga 2000, est le fruit d’un projet ambitieux qui devrait transformer l’économie du pays et créer des milliers d’emplois. Le lancement de la voiture électrique Itaoua marque une étape importante dans le développement de l’industrie automobile burkinabè. Cette initiative audacieuse témoigne de l’engagement du pays en faveur de l’innovation et des énergies renouvelables. La voiture électrique Itaoua est bien plus qu’un simple moyen de transport. Elle représente une véritable révolution pour le Burkina Faso, un symbole de progrès et de fierté nationale. Ce projet ambitieux devrait non seulement stimuler l’économie locale, mais également contribuer à la protection de l’environnement en réduisant les émissions de gaz à effet de serre. Le Burkina Faso se positionne ainsi comme un acteur majeur dans le domaine des véhicules électriques en Afrique de l’Ouest. Cette réalisation témoigne du potentiel du continent africain en matière d’innovation et de développement durable. AESINFO

Renault Group : Signature d’un MOU pour la création d’une filiale digitale, « Renault Digital Maroc »

Renault Group : Signature d’un MOU pour la création d’une filiale digitale, « Renault Digital Maroc »

INDUSTRIE AUTOMOBILE. Renault Group annonce la création d’une nouvelle entité dédiée au développement de produits digitaux « Renault Digital Maroc ». Un mémorandum d’entente a ainsi été signé, jeudi 1er juin à Marrakech, entre Renault Group, le Ministère de l’Investissement, de la Convergence et de l’Evaluation politiques publiques, le Ministère de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration et l’Agence marocaine de développement des investissements et des exportations (AMDIE). La cérémonie de signature s’est déroulée, en marge du GITEX Africa, en présence de Mme Ghita Mezzour, Ministre Déléguée auprès du chef du gouvernement, chargée de la transition numérique et de la réforme de l’administration, de M. Ali Seddiki, Directeur Général de l’AMDIE, de M. Mohamed Bachiri, Directeur général de Renault Group Maroc et M. Nicolas Rouveure, Général Manager de Renault Digital Maroc. Dans un communiqué, le constructeur français explique la nouvelle entité a pour objectif de prendre en charge le développement et la maintenance de produits digitaux pour les différents métiers du groupe et ses clients dans le monde. Selon ses précisions, « Renault Digital Maroc aura pour mission de développer des projets digitaux pour l’ensemble des métiers de l’entreprise et de ses fournisseurs, allant de la conception et la fabrication à la commercialisation et l’après-vente ». La même source précise en outre que « la nouvelle filiale marocaine vise à innover et délivrer de la valeur digitale, avec des équipes expertes et pluridisciplinaires qui participeront au développement stratégique pour transformer durablement l’industrie automobile et les mobilités de demain ». Le group affirme, par ailleurs, que « le lancement de Renault Digital Maroc renforcera le développement de nouveaux métiers dans le royaume ainsi que le recrutement et la montée en compétence de ressources hautement qualifiées ». Martin Kam

Maroc. L’agroalimentaire et l’automobile les branches les plus dynamiques au premier trimestre 2023

Maroc. L’agroalimentaire et l’automobile les branches les plus dynamiques au premier trimestre 2023

La croissance hors agriculture s’est renforcée au cours des trois premiers mois de 2023, a annoncé le Haut-commissariat au plan (HCP) dans sa note de conjoncture du premier trimestre. D’après les estimations de l’organisme public, chargé de la production, de l’analyse et de la publication des statistiques officielles au Maroc, « après avoir ralenti à la fin de 2022, l’activité hors agriculture aurait renoué avec une croissance plus soutenue au premier trimestre 2023 ». La croissance hors agriculture aurait été tirée par la dynamique des branches tertiaires, a expliqué le Haut-commissariat dans sa note rendue publique récemment citant en particulier la performance de l’activité touristique. Amorcée à la mi-2022, celle-ci « se serait poursuivie au rythme de +51,3% au premier trimestre 2023, dans le sillage des événements sportifs internationaux organisés à fin 2022 et début 2023 », a-t-il affirmé de même source. Précisons que les arrivées et les nuitées touristiques auraient plus que triplé et les recettes voyages auraient quadruplé au premier trimestre 2023, comme le fait remarquer le Haut-commissariat de même source. Tiré par l’affermissement du trafic aérien, l’activité des transports aurait de son côté poursuivi son redressement, comme le suggèrent les indicateurs du secteur. Quant aux services non marchands, soutenus par le redressement des dépenses de fonctionnement, ils « auraient connu un sensible mouvement de reprise, contribuant pour 0,4 point à la croissance économique globale », a souligné l’institution dirigée par Ahmed Lahlimi Alami. En ce qui concerne l’activité des branches secondaires, le Haut-commissariat estime par contre qu’elle  aurait marqué le pas au premier trimestre 2023. C’est vrai pour l’activité minière qui aurait accusé une baisse de 10,2%, en variation annuelle, après -16% au trimestre précèdent. Il faut dire que la production du phosphate brut, fortement imprégnée par les fluctuations de l’activité des industries locales de transformation, « aurait peiné à s’accélérer, dans un contexte de baisse de la demande étrangère et de la poursuite du renchérissement des prix à l’export », a fait remarquer le HCP. Le Haut-commissariat constate toutefois qu’en dépit de la baisse des cours internationaux des céréales et des oléagineuses, « ceux du phosphate brut auraient résisté au cours de cette période. Ils auraient affiché une hausse de 84,5% en variation annuelle, fait-il savoir. S’agissant de l’activité de la construction, les indicateurs montrent qu’elle se serait, également, inscrite en baisse pour le troisième trimestre consécutif, affichant une régression de 3,8%, en variation annuelle. Le HCP continue dans le même registre pour indiquer que l’essoufflement des activités immobilières et le maintien des niveaux élevés des prix des matériaux de construction auraient pénalisé la production de logements. Selon l’organisme, « le renchérissement du coût du crédit aurait pesé sur l’investissement des ménages, moins dynamique depuis l’enclenchement des poussées inflationnistes au deuxième trimestre 2022 ». Aussi, d’après les anticipations des entreprises, recueillies dans le cadre de la dernière enquête de conjoncture, les carnets de commandes auraient été peu garnis pour 36% d’entre elles. Il est à noter, en revanche, que « l’activité des industries manufacturières se serait accélérée, dans un contexte marqué par l’allégement des difficultés d’approvisionnement en matières premières, principalement d’origine étrangère, et par la légère baisse des coûts des intrants et du transport », ressort-il de la note du HCP. Tirée principalement par une demande extérieure plus soutenue, leur valeur ajoutée se serait améliorée de 2,9%, en variation annuelle, au lieu de +0,4% le trimestre précédent. Comme on s’y attendait, l’agroalimentaire et l’automobile seraient restés encore les branches les plus dynamiques, avec des hausses respectives de 6,9% et 17,9%, au cours de la même période. A rappeler que les industries de la métallurgie et du textile auraient progressé de + 1,8% et de +3% respectivement; tandis que les industries chimiques auraient poursuivi, à l’inverse, « leur tendance baissière au rythme de -3,1% au premier trimestre 2023, attribuable au repli des quantités exportées de l’acide phosphorique et des engrais de 7,9% et 9,8% respectivement ». Selon le Haut-commissariat, le repli aurait, également, caractérisé les industries liées à la construction fortement pénalisées par la baisse de l’activité dans le bâtiment. Alain Bouithy

Maroc. Les exportations nationales boostées par l’automobile au premier trimestre

Maroc. Les exportations nationales boostées par l’automobile au premier trimestre

Les exportations nationales ont connu une amélioration au titre du premier trimestre 2023, selon les estimations du Haut-commissariat au plan (HCP). Soutenu par le bon comportement des services voyage, le volume des exportations des biens et services aurait augmenté de 23,9% au premier trimestre 2023,  a indiqué l’organisme public estimant que celui des importations  aurait crû de 13,9%, en variations annuelles. « En valeur, l’augmentation des exportations de biens aurait atteint 7,9% en variation annuelle, traduisant principalement un effet-prix positif à l’export et une demande extérieure relativement plus résiliente, particulièrement pour le secteur automobile », a expliqué le Haut-commissariat. Dans sa note de conjoncture du premier trimestre 2023, le HCP précise que les expéditions du secteur automobile auraient été soutenues par les ventes des segments construction et câblage, en lien avec la reprise du marché de l’automobile en zone euro, favorisée, entre autres, par l’atténuation des pressions sur les chaînes d’approvisionnement et une plus grande disponibilité des intrants. Pour rappel, d’après les indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’Office des changes, les ventes du secteur automobile ont affiché une augmentation de 40,5% équivalant à +6,24 MMDH, s’établissant à 21,66 MMDH à fin février 2023 contre 15.420MDH à fin février 2022. Selon les explications de cet autre organisme, « cette évolution fait suite à la hausse des ventes de tous les segments du secteur, à savoir le segment de la construction (+44,7% ou +2.916MDH), celui du câblage (+43,8% ou +2.203MDH) et celui de l’intérieur véhicules et sièges (+20% ou +255MDH) ». Il ressort en outre de la même note que « les ventes extérieures des produits électriques et électroniques, suivies par celles de l’industrie du textile et cuir auraient également contribué positivement à la hausse des exportations globales ». A l’inverse, le Haut-commissariat estime que les expéditions des phosphates et de leurs dérivés, notamment les engrais naturels et chimiques et l’acide phosphorique, auraient reflué au cours des trois premiers mois de l’année. D’après les explications de l’institution publique dirigée par Ahmed Lahlimi Alami, elles auraient été « pénalisées par un retrait de la demande étrangère qui leur est adressée ». Sous-tendues par la hausse, quoique moins soutenue, de la facture énergétique, les importations des biens en valeur se seraient, de leur côté, appréciées de 11,6% en variation annuelle, poursuit le HCP de même source. En ce qui concerne la facture énergétique, l’organisme précise qu’elle aurait été alimentée par les achats de gasoils et fuels, de gaz de pétrole et autres hydrocarbures. A noter qu’hors énergie, les importations auraient été tirées par les acquisitions des biens d’équipement industriel et, dans une moindre mesure, par celles des biens alimentaires comme le maïs, les produits laitiers et le sucre et des biens de consommation, notamment les voitures de tourisme et leurs pièces détachées, comme cela est indiqué dans la note du HCP qui livre, par ailleurs, ses prévisions pour le deuxième trimestre. Selon le Haut-commissariat, « la hausse plus significative des importations, en valeur, par rapport aux exportations aurait accentué le déficit de la balance commerciale des biens et engendré un recul du taux de couverture de 2 points, par rapport à la même période de 2022, pour atteindre 58,4% au premier trimestre 2023 ». Alain Bouithy