Patrice Bouveret : La France aurait intérêt à développer d’autres types de coopération plutôt que celles reposant sur les armes

Patrice Bouveret : La France aurait intérêt à développer d’autres types de coopération plutôt que celles reposant sur les armes

La France est troisième plus gros exportateur mondial d’armes, selon l’Institut international de recherche sur la paix (Sipri). Mais au vu « des dégâts » qu’elles sont susceptibles de causer, « l’on ne peut pas se réjouir » de ce rang, estime le directeur de l’Observatoire des armements, Patrice Bouveret. Dans un entretien accordé à Franceinfo, ce spécialiste affirme qu’il n’existe pas vraiment des pays auxquels la France s’interdit de vendre des armes assurant toutefois qu’ »il y a un encadrement et que le gouvernement sait exactement quel type de matériel il vend ». En revanche, il reconnait que l’encadrement pose problème, notamment au niveau démocratique et parlementaire. En effet, « on n’a que les montants financiers qui sont dévoilés, mais on ne sait pas quels types d’armes sont vendus ». Mais, selon lui, « ce n’est pas forcément les armes qui rapportent le plus en termes financiers qui causent le plus de dégâts. Là-dessus, il n’y a pas vraiment de débat politique au sein du Parlement et encore moins au sein la société. On met en avant les emplois qui sont créés, mais jamais l’usage qui est fait de ces armes-là, alors qu’il faut relativiser au niveau économique. Selon le classement publié lundi 9 mars, la France représente près de 7,9% du marché mondial (+ 72 % par rapport à la période 2010-2014). Adrien Thyg

Economie forestière : Les chasseurs invités à ranger leurs armes et munitions

Economie forestière : Les chasseurs invités à ranger leurs armes et munitions

Le directeur général de l’économie forestière, M. Joachim Kondi, a procédé le 31 octobre 2015 à Brazzaville, à l’occasion de la célébration de la 43ème journée de la fermeture de la chasse au Congo sur le thème : « Améliorons la gouvernance de la ressource faunique du pays, en vue de lutter efficacement contre les effets néfastes du changement climatique ». Cette chasse sportive est fermée du 1er novembre 2015 au 30 avril 2016. Les consommateurs de la viande dite de chasse devrait revoir leurs habitudes alimentaires. «Il nous revient aujourd’hui, l’obligation de respecter scrupuleusement, les principes de la gestion durable de la biodiversité. La faune sauvage compte parmi les ressources naturelles, dont l’exploitation rationnelle devrait contribuer de manière significative en terme de valeur ajoutée, à l’indice développement socioéconomique de notre pays», a dit le directeur général au cours de ce message. Pour lui, la disparition de la faune des forêts congolaises pourrait mettre sérieusement en péril l’équilibre écologique avec pour effets pervers, le changement climatique. Il a ensuite attiré l’attention des congolais en citant en exemple la disparition imminente de plusieurs espèces animales, tels que le gorille des plaines de l’ouest, le chimpanzé commun et l’éléphant. L’éléphant de manière particulière, fait objet d’un grand braconnage à cause ses défenses, rapportant que des écogardes et des braconniers fortement armés se sont affrontés dans les unités forestières aménagées de Tala-Tala et de Ngombé dans le département de la Sangha. Au-delà des aspects liés au développement, la faune sauvage contribue au maintien de l’équilibre écologique. Aussi une surexploitation des ressources fauniques conduirait à l’extinction de plusieurs mammifères. Pour sauvegarder la faune, les pouvoirs publics avaient publié, l’arrêté 37-72 du 12 août 1972 fixant les périodes d’ouverture et fermeture de la chasse sportive en république du Congo qui constitue un cadre légal et réglementaire visant à capitaliser le capital faune sauvage du pays.