Lettre ouverte à Amr Fahmy : “Min Fadlik, sortez le Sénégal de votre bouche !”

TRIBUNE. A trop vouloir arriver très tôt à la tête de la CAF vous avez malencontreusement fait du « Chaytan » (pour reprendre le terme maghrébin ») auprès de la FIFA, oubliant que les oreilles ne dépassent jamais la tête. Une maladresse de jeunesse qui vous aura coûté votre poste de SG de la CAF. Poste que vous aviez douteusement obtenu avec une intense lobbying de l’Egypte pour ne pas dire de votre famille pour garder la main mise sur le football africain. Alors parler de « manœuvres douteuses afin de favoriser le Sénégal au détriment de l’Algérie » lors de la dernière CAN 2019 pour une épreuve que les Lions n’ont pas finalement remportée, relève de fantasme sensationnel d’un déchu qui veut régler ses comptes et revenir au premier plan. Par ailleurs, on connaît le lobbying opéré pour que le trophée reste au Maghreb, après l’élimination surprise du pays-hôte. Si l’arbitrage était en faveur du Sénégal pourquoi l’arbitre aurait annulé le penalty après vérification du VAR ? Il n’y a pas plus douteux dans le football africain que les Coupes d’Afrique remportées par l’Egypte ou encore les postes occupés par les Egyptiens à la CAF depuis sa création en 1957 et la famille Fahmy depuis 1961. Le choix même du siège de la CAF au Caire tout comme la relation d’entant entre l’Egypte et la CAF restent des labyrinthes infestées de cafards. Les élections des deux premiers présidents de la CAF (Abdelaziz Salem et Mohamed Abdelaziz Mustapha). Et comment expliquer le poste de SG que votre famille occupe depuis 1961? Votre grand père Mourad Fahmy, votre père Mustapha Fahmy et puis vous même Amr? Les deux premiers titres remportés par l’Egypte respectivement en 1957 et 1959 avec ton Grand père Mourad Fahmy comme entraineur sont tout aussi « douteux » et ont fait l’objet de « vifs arrangements» d’une CAN qui se jouait à…trois et toujours au Maghreb. Alors être champion d’Afrique 1957 et 1959 ? De quelle Afrique s’agit-il ? Tout comme les titres à domicile de 1986 et 2006 où certains arbitres retrouvés sur votre chemin auraient dû prendre la nationalité égyptienne, pendant qu’on y est. L’histoire est encore là pour rappeler qu’à chacun de vos parcours, il a été décelé au vu et su de tous des arbitrages-maison, pathétiques avec des décisions flagrantes de laisser passer l’Egypte au cap suivant. A vous entendre, on pourrait aisément conclure que les gestionnaires du football égyptien comme vous semblent exceller vivement dans l’art de mener des « manœuvres lugubres » en football au point de pouvoir détecter facilement celles qui sont « douteuses ». Cela n’est nouveau de citer dans le football égyptien des « manœuvres douteuses » là où le Sénégal n’a jamais été entendu ou mêlé de près ou de loin de telles pratiques dans le football. Le Sénégal a travaillé durement pendant des années pour arriver en finale. Un parcours de vice champion plus que mérité. Là où vous tentiez par tous les Dieux de faire remporter la CAN à l’équipe égyptienne la plus boiteuse de ces 20 dernières années. Un mépris pour l’effort et le progrès de la plupart des 23 autres nations qui s’étaient qualifiées. Heureusement que tous les arbitres ne sont pas corruptibles et que le contrôle de la CAF vous échappe grâce … au Président Ahmad Ahmad. On sait comment l’Egypte fait du lobbying pour tenter de garder la main mise et son emprise sur la CAF depuis 1956 et dans la foulée comment vous même avez été parachuté et imposé comme Secrétaire Général de l’instance et à la communauté footballistique africaine. Histoire de perpétuer la tradition de la famille Fahmy. A vous entendre ou vous lire, on sait sans équivoque que c’est un frustré qui s’exprime avec une volonté de régler – vaille que vaille – ses comptes avec ceux qui lui ont indiqué la direction de la porte. Mais de grâce, sortez le Sénégal de votre bouche ! Un pays digne, malgré son palmarès pauvre qui travaille dur et n’attend aucune faveur d’aucune instance, d’aucune personnalité ou d’aucun arbitre que ce soit. Le pays est, grâce à son digne Président Augustin Senghor, son staff et ses autorités, dans une dynamique de performances et de progrès constants. Maacha’Allah Que le Sénégal remporte ou ne remporte pas la CAN, on sait qu’il est la meilleure équipe africaine depuis des années et n’est pas prêt de céder cette place de n°1. Bientôt ce sacre tant attendu sera au rendez-vous. Et croyez-nous, adorable jeune frustré, qu’un trophée acquis à la sueur de son front vaut mille autres obtenus suite à des « manœuvres douteuses ». Vous devez méconnaitre l’histoire du football africain pour vous permettre d’intégrer le Sénégal dans une affaire de “deal” avec la CAF. Vous reprochez au Sénégal et à tort ce que l’Egypte fait avec la CAF depuis 1957. Si cela ne tenait qu’aux magouilles et la malhonnêteté le Sénégal serait, depuis belle lurette, sacré champion d’Afrique. Même à domicile en 1992, le Sénégal s’est montré loyal et ne croyant qu’a la seule sueur de son front. Là où l’Egypte a tendance à se fier aux « sifflets tordus » des arbitres corrompus, à défaut d’intimidation. Lorsque vous n’y parvenez pas, vous mettez en œuvre d’autres techniques, quitte à donner un coup de pied au règlement ou sacré saint principe du jeu lui-même. Comme ce fut le cas du Zamalek impuissant à Dakar qui veut se rattraper par le truchement d’un détournement du règlement et de coups de menaces. Mais comme on dit au Maghreb, le chameau ne voit pas sa bosse. Et la rivière a beau être à sec, elle garde son nom. Vous devez du respect au Sénégal, pays qui vous a montré sa supériorité technique dans bien des CAN que vous avez organisées et remportées chez vous. En 1986, le Sénégal vous avait battu avec la manière faisant circuler le ballon comme le Brésil et montrant qu’il était la meilleure équipe africaine cette année là. Mais au final vous vous êtes débrouillés pour remporter le trophée sur la base d’un chapelet de matchs encore suspects et très controversés. On se rappelle encore de la