Maroc. Nezha Hayat : Les marchés des capitaux peuvent constituer une source importante de financement complémentaire

Maroc. Nezha Hayat : Les marchés des capitaux peuvent constituer une source importante de financement complémentaire

Grâce à leur mode de fonctionnement agile et leur capacité d’innovation, les marchés des capitaux peuvent constituer une source importante de financement complémentaire, a déclaré la présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC), Nezha Hayat. La présidente de l’AMMC s’est ainsi exprimée dans un entretien accordé à MAP, à l’occasion de la Conférence internationale organisée par l’Autorité de régulation. Pour rappel, cet événement s’est tenu en marge de la 47ème réunion annuelle de l’Organisation internationale des commissions de valeurs (OICV) qu’a abritée pour la première fois le Maroc, les 17, 18 et 19 octobre 2022 derniers et dont les actions prioritaires visent à promouvoir le plein rôle des marchés des capitaux dans le financement des économies pour pallier la succession de crises que connaît le monde actuellement. Lors de cette rencontre internationale, qui intervient dans un contexte particulier marqué par des crises successives et l’impératif de mobiliser les ressources financières pour accompagner le financement de la relance économique, «nous avons souhaité débattre de cette thématique centrale sous divers angles afin de mettre en lumière les principaux défis auxquels font face les régulateurs», a confié Nezha Hayat. A titre indicatif, la présidente de l’AMMC cite, par exemple, «les enjeux du développement durable et toute la problématique du financement de la transition énergétique; l’émergence des fintechs et des nouvelles technologies qui placent au centre des débats la question des risques et des opportunités qu’elles présentent et la dimension africaine dans toute sa complexité». L’intérêt de la coopération régionale est d’adresser des problématiques spécifiques à la région Réagissant à la question de la place de l’Afrique dans l’agenda de l’AMMC et celui de l’OICV, Nezha Hayat a d’emblée affirmé que l’AMMC a toujours réservé une place particulière à la coopération avec ses homologues du continent africain. Selon ses précisions, «cette coopération prend corps aussi bien à travers des conventions bilatérales qu’à travers des organes de l’OICV dont notamment le comité régional AMERC ». Comme le fera savoir la présidente de l’AMMC dans cet entretien, «l’intérêt de la coopération régionale est d’adresser des problématiques spécifiques à la région telles que la liquidité des marchés, l’éducation financière, la finance durable et l’application des nouvelles technologies dans le domaine de la finance». En outre, il est important de savoir que «l’OICV est une organisation inclusive qui traite des problématiques globales, tout en apportant toute l’attention nécessaire aux questions régionales», a rappelé Nezha Hayat. Selon elle, «cette orientation se reflète dans la structure de l’organisation construite autour d’un conseil d’administration regroupant les représentants des marchés en développement, émergents et avancés et de comités régionaux dont fait partie l’AMERC ». Il est à noter que l’attribution de l’organisation de la réunion annuelle de l’OICV se fait suite à un processus de vote par les membres. Et comme la présidente de l’AMMC l’a expliqué d’entrée de jeu dans cette interview, « le Maroc a été désigné parmi quatre candidatures pour accueillir cette 47e réunion, la première à se tenir totalement en présentiel après celle de Sydney en 2019 du fait de la pandémie de Covid-19 ». Pour Nezha Hayat, il ne fait aucun doute que «le défi a été relevé en considération de la très forte participation portée par près de 400 personnes et d’une centaine de pays». Membre historique de l’OICV, l’AMMC participe activement aux travaux de cette institution de référence en matière d’élaboration de normes dont les objectifs sont notamment la protection des investisseurs et le développement de marchés transparents, équitables et efficaces. Espace de coopération entre les régulateurs, l’OICV «est également un espace d’échange d’informations tant au niveau mondial que régional sur les expériences respectives afin de mettre en œuvre une réglementation appropriée», comme l’a relevé Nezha Hayat en signalant que ses membres régulent plus de 95 % des marchés mondiaux des valeurs mobilières dans plus de 130 juridictions. Alain Bouithy

Maroc. Le portefeuille des créances en souffrance des banques atteint 85 milliards de dirhams en 2021

Maroc. Le portefeuille des créances en souffrance des banques atteint 85 milliards de dirhams en 2021

Le portefeuille des créances en souffrance détenu par les banques a  enregistré une hausse de 6,7% en 2021 contre une progression de 14% un an auparavant, ont annoncé Bank Al-Maghrib (BAM), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). Selon le dernier rapport annuel sur la stabilité financière- Exercice 2021, publié conjointement par ces trois institutions publiques, il a ainsi décéléré pour atteindre près de 85 milliards de dirhams au terme de l’année écoulée. Ce ralentissement de la sinistralité serait lié à la reprise de l’activité économique, ont indiqué BAM, l’ACAPS et l’AMMC précisant qu’il a concerné à la fois les prêts accordés aux ménages et ceux destinés aux entreprises non financières. Selon le rapport rendu public récemment, les créances non performantes des ménages, détenues par les banques, sont passées d’une progression de 19,3% en  2020 à 7,8% au terme de l’année 2021.  Elles ont ainsi décéléré par rapport à l’année précédente pour atteindre plus de 30 milliards de dirhams. La même source indique que les créances en défaut des entreprises non financières ont augmenté de 6,6% contre 11,3% une année auparavant. A noter que « les secteurs d’activité les plus sinistrés sont ceux du BTP, des industries manufacturières et de l’hôtellerie, enregistrant respectivement des hausses de 17,3%, 9,1% et 30,1%, soit des créances additionnelles de 1,5 milliard, 1,3 milliard et 1,1 milliard de dirhams d’une année à l’autre », a souligné le rapport. « Dans l’ensemble, le taux de sinistralité moyen du secteur bancaire s’est établi à 8,5% contre 8,2% une année auparavant », d’après les trois organismes publics qui précisent que pour les trois banques systémiques ensemble, ce ratio s’est établi à 7,9% en 2021 après 7,5% en 2020. Représentant plus de 83% des créances en souffrance, l’encours des créances compromises a connu une décélération au titre de l’année écoulée, rapportent BAM, l’ACAPS et l’AMMC dans leur rapport. Les trois institutions constatent qu’il est revenu à 8,7%, après une progression de 13,8% observée une année auparavant, pour s’établir à 70,8 milliards de dirhams. Représentant respectivement 8% et 9% du total des créances en souffrance,  les créances pré-douteuses ont augmenté de 12,8%, tandis que celles dites douteuses ont enregistré une contraction de 12,5%. Dans ce contexte d’augmentation de la sinistralité, la Banque centrale, l’ACAPS et l’AMMC rapportent que les provisions spécifiques ont enregistré une hausse de 4,9% contre 12,9% en 2020. Ce qui ramène le taux de couverture moyen à près de 68% après 69%. Comme le précise le rapport, « ce taux ressort à 74,8% pour les créances compromises, 50,7% pour les créances douteuses, et 9,4% pour les créances pré-douteuses » ajoutant que pour les trois banques systémiques, le taux de couverture s’est établi autour de 67%. Notons enfin qu’au terme de l’année 2021, les banques ont également constitué des provisions à caractère général, d’un montant de 13,5 milliards de dirhams, en légère baisse de près de 1,9% par rapport à 2020. Ainsi que le relèvent les trois organismes publics dans leur rapport, « ces provisions constituent pour les banques un volant de sécurité permettant de couvrir les risques latents ». Alain Bouithy

Maroc. Baisse des prix de l’immobilier sur l’ensemble de l’année 2021

Maroc. Baisse des prix de l’immobilier sur l’ensemble de l’année 2021

Les prix des actifs immobiliers se sont inscrits en baisse de 3,3% sur l’ensemble de l’année 2021, par rapport au niveau de l’année précédente, selon BankAl-Maghrib (BAM), l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) et l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC). « Cette dépréciation recouvre des replis de 4% des prix des actifs résidentiels, de 1,9% de ceux des terrains et de 4,6% de ceux des biens à usage professionnel », ont indiqué ces trois institutions publiques dans un rapport annuel sur la stabilité financière –Exercice 2021. Après avoir accusé une baisse de 13,6% en 2020 consécutive à l’impact de la crise de la Covid-19, le nombre de transactions immobilières a enregistré une forte hausse de 33,1% en 2021, ont souligné BAM, l’ACAPS et l’AMMC dans ce document qui retrace les événements survenus au niveau macroéconomique sur la scène internationale et nationale, les risques y afférents ainsi que leurs impacts potentiels ou avérés sur le système financier. Selon le rapport conjoint rendu public dernièrement, ce rebond a concerné l’ensemble des catégories de biens immobiliers, avec des taux de progression de 26,4% pour le résidentiel, de 50,3% pour le foncier et de 46,3% pour les biens à usage professionnel. Notons qu’au terme de l’année écoulée, l’encours des crédits immobiliers s’est, pour sa part, apprécié de 2,4% pour s’établir à 291,1 milliards de dirhams. Dans leur rapport, les trois organismes publics attribuent cette évolution notamment à la progression des crédits à l’habitat (+4,7%), lesquels ont été encouragés par le tassement des taux d’intérêt immobiliers et le maintien au titre du 1er semestre de l’année 2021 de certains avantages fiscaux sur les droits d’enregistrement. D’après la même source, l’encours des crédits à la promotion immobilière a accusé une baisse de 8% au titre de l’année 2021. Pour BAM, l’ACAPS et l’AMMC, ce recul traduit particulièrement la poursuite de l’écoulement des stocks des invendus amenant les promoteurs à limiter leur endettement. Au niveau mondial, les données recueillies font état du redressement graduel des marchés immobiliers au terme de l’année dernière. En effet, comme le relève le rapport, un renchérissement quasi-généralisé des biens immobiliers résidentiels a été constaté au cours de l’année dernière, notamment dans les pays avancés qui ont enregistré une hausse des prix de 8,2% après 4,3% en 2020. Selon les explications des auteurs dudit rapport, cet accroissement de la valeur des logements immobiliers résulte de la forte demande, elle-même stimulée par le niveau relativement bas des taux s’intérêt et la recherche d’un lieu de résidence plus spacieux. Dans le détail, les données recueillies montrent que les évolutions les plus marquées ont concerné principalement la Nouvelle-Zélande (21,5%, après, 8,3%), les Pays-Bas (11,9%, après 6,3%) et les Etats- Unis (10,6%, après 5,1%). Le rapport relève en revanche, que « la hausse des prix s’est limitée à 2,2% dans les pays émergents, couvrant des évolutions contrastées entre les pays, allant d’un repli en Malaisie (-1,8%) et aux Philippines (-4,3%) à une forte croissance en Chili (7,1%) et en Turquie (16,3%) ». Il est à souligner que l’immobilier commercial a commencé à se remettre des répercussions de la pandémie au cours de la même année, grâce au retour graduel de l’activité économique. Dans ce contexte, « plusieurs pays ont enregistré une atténuation des baisses des prix, voire un accroissement de la valeur des biens à usage professionnel », ont fait savoir les trois institutions dans leur rapport. Alain Bouithy

Maroc/AMMC: Nezha HAYAT réélue à la Présidence du Comité régional Afrique et Moyen-Orient de l’OICV

Maroc/AMMC: Nezha HAYAT réélue à la Présidence du Comité régional Afrique et Moyen-Orient de l’OICV

Mme Nezha HAYAT, Présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) a été réélue pour un deuxième mandat à la présidente du Comité régional Afrique et Moyen-Orient (AMERC) de l’Organisation Internationale des Commissions de Valeurs (OICV). « A ce titre, l’AMMC conserve son siège au sein du Conseil d’Administration de l’Organisation internationale des commissions de valeurs », a indiqué l’Autorité marocaine du marché des capitaux dans un communiqué. Le Comité régional de l’Afrique et du Moyen-Orient de l’OICV est le comité qui regroupe les régulateurs des marchés financiers de la région et dont les travaux ont pour objectif l’examen, l’échange d’information et la promotion des questions spécifiques au développement des marchés des capitaux. L’AMERC comprend 28 membres ordinaires et 12 membres associés.  Tous représentent les régulateurs de la région Afrique et Moyen-Orient. En tant que membre du Conseil d’Administration de l’OICV, l’AMMC prend activement part aux débats internationaux et aux discussions sur l’évolution de la règlementation financière, rappelle-t-on.

Maroc: L’AMMC et IFC élargissent leur collaboration

Maroc: L’AMMC et IFC élargissent leur collaboration

L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) et IFC ont signé un nouvel accord de coopération pour le développement de la finance durable sur le marché Marocain. Ledit accord prévoit un élargissement du cadre de référence de la finance durable ainsi que des mesures visant à favoriser l’intégration des facteurs ESG dans les activités financières, notamment d’investissement. Cet accord s’inscrit également dans la continuité du partenariat initié en 2016 entre les deux institutions en vue de la promotion de la finance durable. En effet, IFC a apporté son soutien aux initiatives de l’AMMC en matière de développement de guides pour l’émission des instruments financiers durables tels que les green bonds, les social bonds et les sustainability bonds. En outre, l’AMMC et IFC collaborant également pour renforcer les capacités de l’écosystème du marché des capitaux en matière de reporting ESG grâce notamment à des programmes de formation et le développement d’outils efficaces d’évaluation, de suivi et d’encadrement de ce reporting. Le développement d’un marché des capitaux durable au Maroc fait partie des orientations stratégiques prises par l’AMMC dans le cadre de son plan stratégique 2021 -2023 en cohérence avec les priorités nationales, et permettra de contribuer à une relance économique plus durable et résiliente. « Durant les dernières années, le marché des capitaux marocain a connu des avancées significatives en matière de finance durable grâce aux différentes mesures mises en place par l’AMMC en collaboration avec les différentes parties prenantes. IFC a apporté une valeur ajoutée à plusieurs de ces mesures et l’accord que nous venons de signer permettra de compléter les initiatives déjà mises en place et ce, dans l’objectif d’aligner le marché des capitaux sur le développement durable conformément aux engagements de l’autorité et aux orientations stratégiques nationales », a déclaré Nezha HAYAT, Présidente de l’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux. « La collaboration historique entre IFC et l’AMMC a été fructueuse. Le Maroc se positionne aujourd’hui comme un des leaders des marchés des capitaux durables dans les pays émergents », a déclaré Xavier REILLE, directeur d’IFC pour le Maghreb. « Ce nouveau partenariat va contribuer à stimuler les investissements verts domestiques et internationaux en lien avec les objectifs du modèle de développement du Royaume », a-t-il souligné.

Maroc/Global Money Week 2022. L’AMMC récompense les lauréats de la deuxième édition de la compétition Quiz Finance

Maroc/Global Money Week 2022. L’AMMC récompense les lauréats de la deuxième édition de la compétition Quiz Finance

L’Autorité Marocaine du Marché des Capitaux (AMMC) a organisé lundi 30 mai 2022, une cérémonie de remise des prix en l’honneur des 16 lycéens, lauréats de la deuxième édition de la compétition « Quiz Finance ». Suite au succès de la première édition, l’AMMC réitère l’expérience et organise pour la deuxième année consécutive la compétition « Quiz Finance » dans le cadre des activités de la Global Money Week. Cette compétition a pour finalité de rapprocher les jeunes lycéens du marché des capitaux et ce, à travers une application mobile ludique, « Quiz Finance », qui permet de tester leurs connaissances autour des concepts de base des marchés financiers.   Cette année, près de 150 élèves du cycle secondaire ont pris part à cette compétition. Issus de la filière sciences économiques et gestion de 5 lycées de l’Académie de Rabat-Salé-Kénitra, les élèves ont pu s’initier au marché des capitaux et faire valoir les connaissances acquises lors de leur parcours académique. La cérémonie du lundi 30 mai a ainsi été l’occasion de récompenser les lycéens les plus méritants. Les 3 meilleurs de chaque établissement se sont vu remettre un prix de la part de représentants de l’AMMC, de l’Académie de Rabat-Salé-Kénitra et de la Fondation Marocaine pour l’Education Financière. Engagée pour l’éducation financière du grand public, l’AMMC multiplie les initiatives et les programmes visant à rendre les notions relatives à l’épargne et à l’investissement dans le marché des capitaux accessibles au plus grand nombre. L’AMMC remercie vivement ses partenaires, la Fondation Marocaine pour l’Education Financière, le Ministère de l’Éducation Nationale, du Préscolaire et des Sports, et l’Académie de Rabat-Salé-Kénitra qui ont contribué au succès de cette deuxième édition de la compétition « Quiz Finance ».

Maroc/Lutte contre la corruption : Bank Al-Maghrib, l’AMMC, l’ACAPS et l’INPPLC approuvent la feuille de route 2022

Maroc/Lutte contre la corruption : Bank Al-Maghrib, l’AMMC, l’ACAPS et l’INPPLC approuvent la feuille de route 2022

En partenariat avec l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), les autorités du secteur financier que sont Bank Al-Maghrib, l’Autorité marocaine du marché des capitaux (AMMC) et l’Autorité de contrôle des assurances et de la prévoyance sociale (ACAPS) ont tenu, le 25 février dernier, leur deuxième réunion annuelle de haut niveau dans le cadre de la Convention de Coopération dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption dans le secteur financier, signée entre les quatre institutions en novembre 2019. Cette réunion a été consacrée à l’examen du bilan de la mise en œuvre de ladite Convention au titre de l’année 2021, et à l’approbation de la feuille de route pour l’année 2022. L’année 2021 a été marquée par la réalisation de plusieurs actions visant à soutenir la dynamique sectorielle dans le domaine de la prévention et de la lutte contre la corruption. Ainsi, la campagne de sensibilisation à grande échelle, entamée en 2020, a été poursuivie en 2021 au profit de plus de 160 cadres et dirigeants, représentant près de 120 acteurs du secteur financier (établissements de paiement, intervenants du marché des capitaux, sociétés d’assurances et de réassurance, et organismes de la prévoyance sociale). Elle a été couronnée par l’élaboration d’un guide destiné à l’ensemble des acteurs du secteur pour une meilleure appropriation desconcepts et méthodes liés aux dispositifs anticorruption. Parallèlement, la finalisation d’une cartographie des risques de corruption dans le secteur bancaire devrait permettre une définition adaptée des actions de maîtrise associées. La feuille de route pour l’année 2022 vise le renforcement des actions de sensibilisation et de formation spécialisées, le développement des opportunités de partage d’expertise avec les acteurs nationaux et internationaux, l’accompagnement à la mise en place de dispositifs anticorruption en ligne avec la norme ISO 37001 et l’élaboration de directives en vue de les encadrer. Les quatre autorités renouvellent ainsi leur engagement à consolider et à renforcer la coopération sectorielle dans la prévention et la lutte contre la corruption, dans le sillage de la stratégie nationale en la matière. Avec CP

Maroc : L’AMMC et le Conseil de la Concurrence co-organisent une rencontre d’échange avec les acteurs du marché des capitaux

Maroc : L’AMMC et le Conseil de la Concurrence co-organisent une rencontre d’échange avec les acteurs du marché des capitaux

La Présidente de l’Autorité marocaine du marché des capitaux, Nezha HAYAT a reçu vendredi matin le Président du Conseil de la Concurrence, Ahmed RAHHOU pour une rencontre d’échange avec les acteurs du marché des capitaux. Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des actions communes  prévues par la convention de partenariat conclue entre les deux institutions en novembre dernier. Elle vise à accompagner les opérateurs du secteur du marché des capitaux dans l’adoption des meilleures normes et pratiques concurrentielles à un moment où le marché des capitaux est appelé à jouer un rôle plus important dans le financement de la relance économique et du nouveau modèle de développement. Mme Nezha HAYAT a souligné qu’une concurrence libre et efficace dans le marché des capitaux produit des gains d’efficience, des produits et services de meilleure qualité pour les utilisateurs, qu’ils soient épargnants, investisseurs, émetteurs, etc., favorise la recherche de la créativité et de l’innovation, et améliore la compétitivité internationale.  Le Président du Conseil a, de son côté, exposé les domaines d’interaction entre le Conseil de la Concurrence et l’AMMC, soulignant l’importance de la coordination entre ces deux institutions et la nécessité d’adopter une démarche préventive permettant aux acteurs d’éviter les risques liés au non-respect des règles de la concurrence. La rencontre d’aujourd’hui a été l’occasion de présenter aux acteurs du marché présents les missions et attributions du Conseil de la Concurrence.  M. RAHHOU a ainsi rappelé l’importance de la libre concurrence comme mode de fonctionnement du marché des capitaux et sa contribution à l’efficience du secteur. La libre concurrence favorise la liberté d’entreprendre et l’émergence d’acteurs innovants et compétitifs. M. RAHHOU, a également rappelé que le Conseil de la Concurrence a mis en place un guide en faveur des acteurs économiques pour l’élaboration de leurs propres programmes de conformité. Ont pris part à cette rencontre, des représentants des principaux opérateurs du marché des capitaux et des associations professionnelles.