Sénégal/Sport : Qui pour succéder à Aliou Cissé

Sénégal/Sport : Qui pour succéder à Aliou Cissé

Après neuf années marquées par une victoire historique à la CAN 2021, Aliou Cissé quitte la tête de l’équipe nationale sénégalaise. Son contrat, expiré en août dernier, n’a pas été renouvelé. Le Sénégal est désormais à la recherche de son remplaçant. En attendant la nomination d’un nouveau sélectionneur, la Fédération Sénégalaise de Football (FSF) mettra en place un staff technique provisoire pour diriger les matchs d’octobre, notamment les rencontres contre le Malawi, prévues les 11 et 15 octobre dans le cadre des qualifications pour la CAN 2025. Une fois ces échéances passées, le futur sélectionneur sera désigné, avec déjà cinq noms sur la table. Pape Thiaw À 43 ans, Pape Thiaw possède un palmarès solide. Vainqueur du CHAN 2022 avec l’équipe locale du Sénégal, il a récemment été promu adjoint principal d’Aliou Cissé, après le départ de Régis Bogaert. Connaissant parfaitement la sélection, où il a évolué comme joueur puis comme membre du staff, Thiaw apparaît comme le candidat naturel pour assurer l’intérim lors des prochaines rencontres. Il pourrait aussi incarner une certaine continuité à long terme. Omar Daf Ancien international sénégalais, Omar Daf est un prétendant sérieux pour succéder à Cissé. Actuel entraîneur d’Amiens en Ligue 2, le technicien de 47 ans a déjà fait ses preuves en France, notamment à Sochaux et Dijon. Il a également une expérience précieuse au sein de l’équipe nationale, ayant été l’adjoint de Cissé entre 2016 et 2017. Habib Beye Ambitieux et passionné, Habib Beye n’a jamais caché son désir de prendre un jour les rênes des Lions de la Teranga. Après avoir permis au Red Star de monter en Ligue 2, il est actuellement sans club, ce qui en fait un candidat libre. Perfectionniste et adepte d’un jeu offensif, le technicien de 46 ans pourrait être l’homme capable de redonner du panache à la sélection sénégalaise. Hervé Renard Hervé Renard, 56 ans, est une figure incontournable du football africain. Double vainqueur de la CAN avec la Zambie en 2012 et la Côte d’Ivoire en 2015, il est disponible depuis son départ de l’équipe de France féminine cet été. Rigoureux et habile à transcender ses équipes, Renard pourrait être l’homme providentiel pour relancer le Sénégal, notamment en misant sur les jeunes talents qui émergent. Patrick Vieira Né à Dakar, Patrick Vieira a remporté la Coupe du Monde 1998 sous les couleurs de la France, mais il reste étroitement lié à ses racines sénégalaises. À 48 ans, l’ancien milieu de terrain d’Arsenal a déjà une riche expérience en tant qu’entraîneur, avec des passages à New York City en MLS, Nice, Crystal Palace et plus récemment Strasbourg en Ligue 1. Actuellement sans club, Vieira pourrait apporter son expertise et son aura à l’équipe nationale. Alors que le Sénégal peine à retrouver la même fluidité dans son jeu depuis la CAN 2023, la succession d’Aliou Cissé sera cruciale pour l’avenir des Lions de la Teranga. Ces cinq profils présentent chacun des atouts spécifiques pour redonner à l’équipe un nouvel élan. Ya Willy.

Football – sénégal: Aliou Cissé écoute mais n’entend point

Football – sénégal: Aliou Cissé écoute mais n’entend point

TRIBUNE. Au regard de la piètre prestation des Lions face à Madagascar, les Sénégalais ont eu le sentiment de déjà vu. La rencontre entre le Sénégal et Madagascar qui s’est soldée par deux buts partout rappelle un certain Sénégal-Japon que l’on regrette encore et encore. Chez Aliou Cissé,les mauvaises habitudes ont la vie dure. A l’heure où l’on doit voir l’équipe passer un cap, on revit les mêmes bêtises, comme en atteste ce deuxième but malgache qui ressemble à celui pris face à l’Afrique du Sud (lors du match perdu et rejoué, lors des éliminatoires de la coupe du Monde 2018). Tout part d’une faute, l’arbitre ne siffle pas et les joueurs perdent leur concentration, la défense devient une passoire fluide pour les « Baréas ». Ou encore ce gardien Alfred Gomis qui fait une bourde d’appréciation, rappelant un certain…Khadim Ndiaye encore contre… le Japon. Ce dimanche, le Madagascar n’a pas été excellent, c’est le Sénégal qui a été mauvais dans ses dispositions, jouant un bloc très bas et attentiste là où il devait aller à l’assaut de l’adversaire. Les Lions ont laissé les malgaches avancer, prendre confiance et installer leur jeu sans jamais frémir. Même lorsqu’ils encaissent le premier but ou encore le deuxième. Le pays hôte aurait pu obtenir plus avec un peu plus d’audace face à une équipe sénégalaise sans rigueur et complètement à la rue au niveau du milieu. Même en marquant sur « un deuxième ballon » son premier but, le Sénégal n’a pas compris qu’il pêchait dans son jeu à ce niveau là. Et les erreurs de positionnement se multiplient comme lors qu’à plusieurs reprises on retrouve Moussa Konaté obligé d’aller sur les flancs pour chercher lui-même le ballon, alors qu’il doit être le finisseur des actions sensées venir des deux « flèches » excentrées Ismaïla Sarr et Diao Baldé. Ce dernier a été toutefois l’une des rares satisfactions sénégalaises de cette rencontre. Il aurait pu être auteur d’un doublé s’il n’avait pas été très solidaire avec Sadio Mané. L’attaquant des Reds est franchement une star utile partout ailleurs dans le monde sauf pour l’équipe du Sénégal. Ce qui amène à remettre sur la table cette « Sadio-dépendance » qui ne fait que desservir le Sénégal. La « Sadio-dépendance » n’apportera rien. Il faut s’y résoudre. Aliou Cissé devrait prendre exemple sur Klopp et faire vivre à Sadio Mané l’expérience du banc le temps de quelques matchs avec comme luxe des piges. Il doperait la responsabilisation de son équipe. Mais comme on le sait, Aliou Cissé s’entête et reste calfeutré dans une suffisance coutumière, avec « ses » certitudes, lesquelles sonnent creux dans les oreilles de tout le monde sauf dans celles de ses thuriféraires qui refusent de voir la réalité en face et rêvent de miracle. L’équipe a depuis un moment des lacunes au milieu. Avec la complicité du staff et de la fédération, l’équipe du Sénégal s’est dégarnie de joueurs de valeur au milieu sans explications plausibles. On regrette les absences de Pape Alioune Ndiaye, Henri Saivet, Papa Kouly Diop, Momo Diamé. Idrissa Gana Guèye (même s’il était là) et Cheikhou Kouayaté sont en baisse de régime depuis quelques temps. Il faut se l’avouer. Et Cheikh Ndoye doit rester un remplaçant de luxe et confiné à un certain rôle bien défini. On connaît ses qualités et ses limites. Lorsque l’opinion réclame – à juste titre parce que connaisseur – certains éléments et qu’Aliou Cissé s’y résout, c’est pour ensuite les laisser moisir sur le banc et leur offrir que de petites piges de 5 minutes, comme en attestent les cas les exemples les plus récents : Mbaye Diagne, Amath Ndiaye Diedhiou… On revit les scenarii des éliminatoires et du mondial durant lesquels certains joueurs comme Papa Kouly Diop, Diao Baldé ou encore Famara Diedhiou ont été frustrés de cirer le banc de la sélection nationale alors que leur talent pouvait leur donner droit à plus de considération. Mbaye Diagne est plus performant que Konaté en club et pourrait être meilleur en sélection. Mais cela, on pourrait ne jamais le savoir si Aliou Cissé s’obstiner à nous imposer son « chouchou » de toujours, qui marque un but tous les six matchs. Avec ce style de jeu et un milieu bricolé, il sera difficile de mettre en valeur des avant-centres. Aussi talentueux qu’ils puissent être. Autres vérités dans la tanière, l’épineuse question de leadership. Et ne parlez pas de Sadio Mané. Un leader, c’est avant tout celui qui sort son équipe de situation. Cette question de leadership se fait sentir sur toutes les balles arrêtées. Il n’y a pas de tireur désigné. A chaque faute, trois à quatre joueurs se disputent le ballon et au finish il y’a un ou deux qui en ressortent frustrés aux yeux de tous, sans que le staff ne bronche. Le pis c’est que toutes les balles arrêtées sont dilapidées parce que les spécialistes du genre ne sont pas sélectionnées pour des raisons floues et subjectives. Le seul tireur valable (Salif Sané) est confiné à une mission défensive assez prenante. L’autre vérité concerne le duo axial « Koulibaly – Sané ». Il y a certes de la qualité, mais il faut reconnaître que la paire « Koulibaly-Kara » reste meilleure. « Koulibaly – Sané » doit être sur solution B pas celle de base. Il faut alors se résoudre à œuvrer pour récupérer Kara Mbodj et utiliser Salif Sané un peu plus en avant. Libéré de la tache défensive Salif Sané peut apporter une peu plus de densité offensive et même exécuter les balles arrêtées. Son utilisation actuelle est un gâchis. Il faut voir combien de buts le Sénégal prend depuis qu’on les aligne ensemble (2 contre la Croatie, 1 face à la Pologne, 2 contre Japon, 1 contre la Colombie et 2 aujourd’hui face au Madagascar). Le duo « Koulibaly-Kara » en prenait moins. A ceux qui demande si Aliou Cissé à un style. Je leur réponds oui. Aliou Cissé a un style, celui de prendre