Musique : Sauve Gérard Ngoma Malanda : «Je vous demande de vous procurer cet album»

«Ce que je vous demande, c’est de vous procurer et de vous approprier cet album qui nous parle à tous», a invité Sauve Gérard Ngoma Malanda, manager de ‘’Congo Voices’’et rédacteur des textes de l’opus, interprétés par des artistes-musiciens talentueux, le 22 janvier 2020 à Brazzaville. Lors de la présentation de son album « Empreintes », la scène de l’Institut français du Congo a rappelé aux amoureux de la bonne musique des moments fabuleux. L’ensemble des huit titres en langues Lingala et Kongo a été exécuté par des artistes de talent comme Kosmos Come Moutouari, Saint Patrick Azan’o, Romain Gardon, Sheryl Gambo et Kerson Sadam. Roga Roga, Zao et Oxygène, absents de la scène pour des raisons professionnelles pour les uns et de santé les autres ont pris le soin de faire parvenir des enregistrements vidéo pour présenter leurs excuses au public. Cet album est le premier produit sous le label musical ‘’Congo Voices’’ que gère celui que le ministre de la culture et des arts, Dieudonné Moyongo, a appelé parolier, avant d’ajouter qu’ «En tant que journaliste, nous espérons qu’il nous proposera toujours de beaux textes, éducatifs et inspirants ». La première pose de la voix sur la scène a été faite par le jeune Kerson Sadam. Chaque artiste a chanté selon son genre. C’est ainsi que Romain Gardon n’a pas lâché son Salsa, estimant que cet album donnait une belle réponse à de nombreuses critiques mal orientées qui tendaient à faire croire que les artistes, d’aujourd’hui, n’avaient plus de bons textes ou ne savaient plus faire de la bonne musique. Encore sous le coup de l’émotion, Shéryl Gambo a remercié le promoteur qui lui a donné l’occasion de chanter la rumba dans laquelle elle s’est sentie à l’aise. Pour Mpassi Mermans, c’est un début mais pas une fin. « Empreintes », est un opus d’hommage à la mère de l’auteur. Une pensée très forte pour cette femme qui lui a donné le jour. Il y chante sa mère d’abord et l’amour ensuite, sans oublier son père qu’il vient de mettre en terre. Il chante cet amour entre ses géniteurs. Devant le succès de cet homme qui arrive dans la musique par la grande porte, les baobabs de la musique congolaise n’ont pas pu se retenir. Ainsi a-t-on vu monter sur l’estrade, Michel Boyibanda et Mpassi Mermans qui ont déclaré que la relève était assurée. Le passage de Kosmos Come Mountouari, un artiste très expérimenté, n’est pas passé inaperçu. Sauve-Gérard Ngoma Malanda est écrivain, chroniqueur et producteur culturel à la Télévision nationale congolaise. Il a déjà publié deux recueils de poèmes : Rêves sur cendresetDanse des silhouettes et un recueil de nouvelles « Même les nuits denses ont leur lumière ». C’est donc un écrivain qui migre vers la chanson. Florent Sogni Zaou
L’album « Lover » de Taylor Swift dépasse les 3 millions de ventes dans le monde entier lors de sa première semaine

En 24 heures à peine, Lover, le nouvel album événement de Taylor Swift, est devenu l’album le plus vendu de cette année aux États-Unis. Taylor marque l’histoire une fois de plus en remportant «le plus gros total jamais atteint durant la première semaine de publication depuis son propre album “Reputation” en 2017», selon Billboard. Globalement, Lover (Republic Records) a dépassé les 3 millions d’albums vendus. Aux États-Unis, il a dépassé la barre d’un million de ventes totales depuis le début de l’année et approche les 700.000 ventes d’albums purs cette semaine. Lover a battu le record absolu de prévente chez Target et a éclipsé les ventes physiques de Reputation. Sur le classement Spotify aux États-Unis, chaque chanson a fait ses débuts dans les Top 25 avec 9 chansons dans les Top 10. Dans le monde entier, Lover triomphe au premier rang, notamment en Australie, aux États-Unis, au Canada, en Irlande, au Mexique, aux Pays-Bas, en Norvège, en Suède et au Royaume-Uni, et d’autres à suivre. Lover a également marqué l’histoire en devenant l’album international le plus écouté en Chine en 2019, établissant un nouveau record d’un artiste international pour la consommation d’albums complets pendant la première semaine de publication – avec plus d’un million d’albums la première semaine, soit plus du double du précédent record. L’album a atteint la première place dans 98 pays sur iTunes et Lover a également battu le record mondial en tant que «meilleur début d’un album dans l’histoire d’Amazon Music». Monte Lipman, fondateur et PDG de Republic Records, a commenté: «Avec son excellent travail, Taylor a bouleversé les paramètres de l’industrie musicale dans le monde entier. « Lover » est clairement son album le plus acclamé à ce jour. L’honnêteté et la vulnérabilité qu’elle a déversé dans cet album ont créé un chef-d’œuvre.” Lover est le premier album de Taylor Swift disponible sur les plateformes de streaming au cours de sa première semaine de parution. Sur Spotify seulement, Lover a été écouté plus de 600 millions de fois. De plus, les vidéos musicales de «ME!» et «You Need To Calm Down» – qui a remporté le prix Video of the Year aux Video Music Awards de MTV– approchent le demi-milliard de vues sur YouTube. Lover est le septième album de Taylor Swift, la superstar qui brise tous les records et lauréate de dix GRAMMY® Award. Cet album titanique de Taylor Swift débute en tant que favori des fans et se classe actuellement parmi les albums les mieux notés de Taylor sur Metacritic. Avec CMP
« 60eme Anniversaire » : un nouvel album des Bantous de la capitale dans les bacs

Les 60 ans des Bantous de la capitale : coup de chapeau au producteur Claude Blanchard Ngokoudi pour la réalisation d’un double « album de légende » avec la contribution de la SNPC (Société Nationale des Pétroles du Congo). « 60ème anniversaire » est une compilation de l’orchestre Les Bantous de capitale des années 1960 à 2009 sortie le 15 août 2019. C’est un double album riche de 36 titres et qui reprend les principaux succès des soixante dernières années de la formation légendaire Bantous « Bakolo mboka », et fait la part belle aux grandes voix et aux grands souffleurs qu’a connu l’orchestre. Une plongée inédite dans les 60 dernières années. Sur ce double album le public peut découvrir les versions originales ou la reprise des chansons signées par divers musiciens durant les 60 ans. Particulièrement la reprise des titres » Lolaka lua boso » et Basili koyokana » par leur auteur Antoine Nedule « Papa Noël (guitariste solo des Bantous de 1961 à 1963). On découvre ce double album par une musique rigoureuse, bénéficiant d’une production adéquate. Il en résulte une progression permanente d’un paysage musical et d’une culture bantous dont Jean-Serge Essous et Nino Malapet étaient à la fois les meneurs et les éléments moteurs. Fruit d’une collaboration étroite entre le producteur Claude Blanchard Ngokoudi, le double album « 60ème anniversaire » a bénéficié d’une contribution logistique de la SNPC (société nationale des pétroles du congo), MIA (distributeur), 2 Rivesproductions (Ngokoudi) et du Ministère de la culture et des arts. Des nouveaux instruments pour Les Bantous – Don de la SNPC A propos de la SNPC, Paul Soni-Benga nous informe que Le 14 août 2019 au bar-dancing Macedo de l’arrondissement 01 Bacongo, les musiciens de l’orchestre Bantous de la capitale ont réceptionné et déballé leurs instruments flambants neufs, don de la Société Nationale des Pétrole du Congo (SNPC), pour honorer les 60 ans du plus vieux orchestre du continent africain. Un joli bijou avec une table de mixage tout numérique de dernière génération. Présentation des titres du double album « 60ème anniversaire » Tous les 36 titres ci-après qui composent ce double album ont été sectionnés avec soin par une équipe des meilleurs connaisseurs de la discographie des Bantous de la capitale. La préface est signée Clément Ossinondé. CD 1 (20 titres) 1 – Manolita (Kouka Célio) 2 – Ba nguembo bo juger (Bantous-Mujos) 3 – Lolaka lua Boso (Papa Noël) 4- Sala lokola olinga ngai (Essous) 5 – Anto na nganda (Essous) 6 – Auguy na Fort-Rousset (Essous) 7 – Basili koyokana (Papa Noël) 8 – C’est ça la vie (Edo Ganga) 9 – Trois mois de tristesse (Rikky Siméon) 10 – Bantous pachanga(Essous) 11 – Bolingo Elie (Mujos) 12 – Merci maman (Taloulou) 13 – Camitina (Pamelo) 14 – Ebandeli ya mosala (Mountouari Kosmos) 15 – Joselina (Nona Arthur) 16 – Samy na Cathy (Samba Mascott) 17 – Nakotinda recommande (Essous) 18 – Mama na Muana (Pamélo) 19 – Rosalie Diop (Kouka Célio) 20 – Tantina tata na mwasi (Essous) CD 2 (16 titres) 1 – Makambo mibale (Kosmos Mountouari) 2 –Safou Véronica (Tchico Tchicaya) 3 – Alphonsine (Kosmos Mountouari) 4 – Choisis (Taloulou Alphonso) 5 – Faficina (Nino Malapet) 6 – Ma Kiri (Kosmos Mountouari) 7 – Mama Adèle (Essous) 8 – Congo na biso (Pamelo) 9 – Comité Bantous (Kouka Célio) 10 – Badetty (Passy Ngongo Mermans) 11 – Masuwa (Pamelo) 12 – Marie Rose (Gilbert Abangui) 13 – Miso na nzela (Michel Boyibanda) 14 – Isabelle muana Kin (Tchico Tchicaya) 15 – Gigi (Nino Malapet) 16 – Osala ngai nini (Lambert Kabako) Une fois de plus, Cerise sur le gâteau, un double album de 36 titres dans une édition de luxe a été mis en vente depuis le 15 août 2019 à Brazzaville. De quoi ravir les inconditionnels des Bantous de la capitale, alors qu’un film documentaire sur Ganga Edo, le doyen des Bantous a été présenté au public le 12 Août 2019. Pratique : – deuxrivesp@gmail.com – contac@lesbantousdelacapitale.com Clément Ossinondé
Parfait Young : un nouveau single magistral « Fidèle »

Parfait Young, l’étoile de la musique savante congolaise, a sortie le 21 juin 2019 « date de la fête de la musique », comme pour marquer le jour symbolique du solstice d’été, le plus long de l’année dans l’hémisphère Nord. « Fidèle » un disque bouleversant, dans un style world, mélancolique et profonde, aux influences musicales bantoues teintées des sonorités de Jazz. Un style bien à lui grâce auquel le jeune Young a su s’imposer avec plusieurs titres à succès, et des shows époustouflants. Cette année 2019, Parfait Young fêtera ses 21 ans de carrière. Une carrière lancée par les premières scènes dans le milieu professionnel des années 1998-2002. Doté d’une voix aussi émouvante que puissante, l’artiste a su toucher son public notamment avec des ballades à fleur de peau. Le single « Fidèle », signe la confirmation de Parfait Young sur le devant de la scène avec « Promius Arrangement », son groupe d’accompagnement. Pour la petite histoire : Parfait Young est un artiste chanteur guitariste de nationalité congolaise. De son vrai nom Yongmonkofena Mbolo Parfait Olivier. Fils d’un Révérend pasteur, il a partagé son enfance entre les bancs de l’école et ceux de l’Eglise Evangélique chrétienne du Congo, véritable école de beaux-arts où il a fait ses premiers pas musicaux en tant que chantre et percussionniste. Ce n’est qu’à l’âge de six ans, qu’il commence à participer à plusieurs activités culturelles de son église, Parfait Young se fait souvent distinguer comme un chanteur des variétés hors pair et précoce en interprétant la plus part des cantiques. Admis au Collège d’enseignement secondaire, il suit parallèlement une formation à la guitare auprès d’un ainé de son quartier surnommé « Bongo Wende ». Et ça marche ! Parfait Young se sert de sa chorale et du groupe vocal de son école pour mettre en application ses enseignements. Avec une voix mélodieuse d’une puissance plutôt rare, il est en même temps soliste et dirigeant de la chorale et groupes vocaux de son école. Progressivement, et jusqu’à son admission au Baccalauréat, il dessine son univers musical professionnel dans lequel on peut retenir pour l’essentiel ce qui suit : 1995-1999 – successivement membre des orchestres : ‘’Lokole Musica », »Batman-Cadencia »(Talangai), « Chris-Magât Cyclone » Puis peu à peu des rencontres et des échanges de scène avec les professionnels du Congo et d’ailleurs, comme : Mike Samba (bassiste de jazz), Casimir Zao, Rovias Adampot, Ballou Canta (Congo), Jacky Rapon (Antilles), Luciana Demingongo, les groupes « Wenge Musica Maison Mère », »Académia » (RDC), « Magic System » (Côte-d’Ivoire). Excellente qualité du son dans toute sa discographie Parfait Young soigne bien la qualité du son de tous ses albums et singles. Le plus souvent se sont des tubes comme dans : « Sans tâche » (2006), « Histoire vraie », « Le vrai visage »(2012), « Africa » (2014), « Sôô », « Pas un autre père » (2015), « Akawè » (2017) et « Fidèle » (2019). Le tout dans un genre musical qui lui réussit manifestement bien. Dans « Fidèle », Parfait Young explore bien des courants du jazz, et prend sa source dans de multiples genres. Enfin « Fidèle » est disponible sur You Tube et sur toutes les plates-formes de téléchargement. Parfait Young, un parcours musical qu’il est grand temps de réévaluer. Le chanteur guitariste, auteur et compositeur, continue son avancée dans le monde de la musique de danse et ne manque pas de projets. Retour sur les principales réussites de son parcours toujours en pleine ascension : 1998-2002 : Premières scènes dans le milieu professionnel Première partie de Werrason, stade marchand et à la congolaise, Brazzaville. Première partie de « Magic System », Palais du parlement de Brazzaville Accompagne l’orchestre « Magestique Bamba » au concours des orchestres amateurs « Paulo Kamba » et au FESPAM. 2003-2007 : Participe dans le disque « Rumba lolango » de Ballou Canta et Luciana Demingongo. Participe dans l’album « Terre sacrée Vol.1 » de lumière d’Afrique produit par Ferréol Ngassakiss ancien manager de l’orchestre Extra Musica. Accompagne le rappeur Mike G au FESPAM à la guitare Accompagne Jacky Rapon comme guitariste, lors de son concert à Brazzaville Accompagne Rovias Adampoth le salsero de Brazzaville comme chanteur guitariste… 2008-2016 : Membre du jury concours Primusik Membre de jury MTN ZIKS TAR Concert au Centre culturel Russe pour la présentation de l’album ‘’Le vrai visage » Concert à l’IFC suite promo de l’album « Le vrai visage » 2017 -2019 Le 16 février: Invité de l’émission « Radio Cabaret », Une émission live Le 06 mai: Concert au Kasdal’house Pointe-Noire Le 22 & 24 juin: Festival Pointe-Noire en scène Le 19 juillet: Concert à la cafète de l’Institut Français du Congo Le 03 octobre : invité à la clôture marquant les activités du sommet sur le Royaume Kongo. Le 06 octobre : invité soirée de récolte de fond par un ONG de référence dans la prise en charge psychosociale (Serment Universel). Le 23 octobre: Grande salle de l’IFC (invité au 25ème anniversaire de l’émission tam-tam) Le 26 octobre: invité à la clôture de la semaine de sciences par NEF Congo au palais du parlement. Et la belle aventure continue ! Familier de la scène et des studios Parfait Young se promène depuis toujours entre différentes manifestations dans une liberté totale. Esthète instinctif, Young n’a de cesse d’alimenter son envie vorace de différents univers musicaux. Clément Ossinondé
« Kongo Rêvlution » : l’album emblématique du Groupe « Nzela » du congolais Aimé Onouka – Paris –

Pour son quatrième album, le groupe « Nzila » du chanteur Aimé Onouka revient avec un titre qui annonce la couleur : « Kongo Révolution ».
« Symbiose » : le retour en force de Sam Talanis avec son album le plus nostalgique

Sam Talanis revient plus heureux que jamais avec un tout nouvel opus rafraîchissant et touchant nommé « Symbiose ». Un album studio et douze titres très diversifiées : d’un côté la rumba congolaise dans tous ses états – très nostalgique – et de l’autre, des morceaux avec des touches plus salsa, zouk, et urbaines. « Symbiose » est l’aboutissement de plusieurs mois de travail. Après plusieurs années de silence, où le chanteur jouait très peu de concerts, les fans avaient très hâte d’entendre ce qu’est maintenant le 3eme album de la carrière musicale de Sam. De son vrai nom Didier Samba, « Sam Talanis » est un artiste originaire du Congo Brazzaville. Il est médecin de son état, et passionné de musique à la fois. Il associe plusieurs styles musicaux dans son répertoire que sont : la rumba, le reggae, la salsa, le boléro et le zouk. A son actif, trois albums et plusieurs singles. Sam Talanis est récipiendaire du Prix Tam Tam d’or 7ème édition du meilleur artiste congolais de la diaspora en 2014. L’album « Symbiose » est un succès sur toute la ligne. Chaque chanson rend justice à l’attente. Il est disponible dès maintenant sur les plateformes légales de téléchargement et physiquement dans les bacs après la sortie officielle le 14 Février 2019 en France. Clément Ossinondé Sam Talanis parle de son album « Symbiose » chez Chepy Le Français (vidéo):
The Gnawa Land, premier album de Wu-Sen &The Fam

L’une des découvertes les plus surprenantes de la musique world de ces dernières années est le groupe Wu-Sen&TheFam. Visuellement sublime, musicalement captivante, cette troupe basée à Montréal est l’exemple de qualité sonore qui tourne jamais en eau de boudin. En témoigne leur premier album « The Gnawa Land», fraîchement sorti au Canada. Le futur de Wu-Sen &The Fam s’annonce au beau fixe. Le groupe montréalais se produit partout au Canada et rencontre un franc succès. Six musiciens débordants de charme mais surtout de voix douces et généreuses, d’un groove accentué et de mélodies efficaces. Il s’agit des artistes Français Arthur Evenard (keyboard et coproduction) et Oliver Guaillard (bass), des Québécois Michel Paradis (drums) et Fany Dumais (vocals et backs) et des Marocains Yassine Boudouh (Guembri et guitare) et Houssine Aouini (leader, chanteur, auteur, compositeur et producteur). Ils s’éprennent tous passionnément de musique qu’ils fredonnent depuis leur tendre enfance. Ils présentent aujourd’hui un beau tableau qui ne laissera rien au hasard : The Gnawa Land. C’est le titre aussi du premier album de ce groupe déjà dans les bacs. Composé de cinq chansons à savoir «Mama Africa», «Think», «Clear», «Game over» et «Gnawa Land», cet opus propose une fusion savamment planante entre la musique de confrérie des gnaouas, le jazz, le rap, le rock, la soul et l’électro. Dés la première écoute, le son des Wu-Sen & The Fam reste en tête bien des heures. Issu du berceau de la World, cet opus est composé d’œuvres originales qui mettent la musique des gnaouas au croisement d’autres univers. L’album ne passera pas inaperçu surtout qu’il témoigne de la volonté de Houssein et de son équipe de faire passer leur énergie directement auprès du public. Cette mise en œuvre leur a surtout permis de se replonger dans les ambiances de la jeunesse des membres du groupe. Une fusion vectrice d’opinions politiques et sociales et une impressionnante série de titres à tiroir. On y aborde toutes les facettes du genre avec une étonnante facilité et surtout une vraie personnalité. Tout y passe, et les mélodies efficaces de ce groupe s’inscrivent vite dans nos têtes. C’est simple : même aux oreilles les plus averties, «The Gnawa Land» désarçonne. Sur ce format de titres pourtant courts, on empile les idées et surtout les changements de rythme. La sortie de cet album n’est en tous cas pour Wu-Sen & The Fam qu’un prétexte supplémentaire pour se retrouver sur scène. Et quand cette formation se produit sur scène, le show est assurément décoiffant. Jusque là, le groupe a donné des concerts inoubliables. Ces concerts prouvent aussi que la scène demeure le terrain de jeu préféré de la « Wu-Sen » qui doit sa réputation aussi à la qualité de ses prestations scéniques généreuses et bien travaillées. Lors de leur première série de concerts, le groupe a bel et bien conquis le cœur du public avec leur groove accentué, mélodies efficaces et vocal magnifié. Cela fait foi d’une qualité artistique à la fois authentique et généreuse. Malgré ce succès, le groupe reste modeste et dit avoir bien l’intention de continuer à cravacher. Un savoureux mélange Le mélange improbable d’origines et d’univers musicaux de ce groupe offre un costume coloré, gai et incomparable. L’ensemble subtil permet de savourer une musique des plus surprenantes. Accords et désaccords, les compositions de Wu-Sen & The Fam font preuve d’un goût sûr et d’une audace inventive peu croisés dans la musique contemporaine. Des grooves inédits qui posent un jalon de plus vers des terres de musicalités imaginaires. Des terres où la chaleur et la puissance instrumentale s’enrichissent mutuellement. Résultat : un tout nouveau monde à visiter et revisiter. Les membres du groupe donnent le ton d’une musique à la fois réjouissante, énergumène, délirante et mélodique. Et l’on sortira emballé. C’est amusant, rassembleur et entêtant. L.M
L’orchestre Les Bantous de la capitale rend Hommage à Joseph Kabaselle dans son Album « Pont sur le Congo »

« Pont sur le Congo » Tel est le titre du nouvel et merveilleux album des Bantous de la capitale réalisé dans un coffret de 20 meilleures chansons du répertoire de « Kale Jeff ». « Pont sur le Congo » pour sceller les liens de fraternité entre les deux Congo. Encore que pour Joseph Kabaselle et dans sa chanson « Ebale ya Congo », « Le fleuve Congo ne constitue pas une barrière, mais un chemin… » (ebale ya Congo ezali lopango te, ezali se nzela…) Joseph Kabaselle. Une voix qui nous a tous exaltés et qui a magnifié l’amour s’est tue le 11 février 1983 à Kinshasa. Kabasele est avant tout, pour nous, un mythe, un chanteur et chef de groupe. Le beau gosse à l’exceptionnelle voix veloutée de deux octaves et demie, est l’un des pères de la musique congolaise moderne. L’hommage des Bantous de la Capitale à « Grand Kallé » Fier d’être parmi les continuateurs de l’œuvre de Joseph Kabaselle, Les Bantous rendent à leur idole un véritable hommage à travers ce super CD produit par la Fondation Grand Kallé, distribué par Amaryllis Productions et Cyriaque Bassoka Productions. L’épopée de Joseph Kabaselle dans l’African Jazz se trouve merveilleusement retracée par une splendide compilation de 20 chansons en forme de guide, parmi lesquelles, les plus connues et les plus écoutées de toute la carrière musicale de Joseph Kabaselle, et qui sont devenus des véritables classiques. Rappelons que le « cordon ombilical » Kallé et Les Bantous ne doit pas étonner les connaisseurs, lorsqu’on sait que les pères fondateurs des Bantous : Jean-Serge Essous, Nino Malapet et Saturnin Pandi ont évolué longtemps aux côtés de Joseph Kabaselle dans les orchestres Rock-A-Mambo/African jazz aux éditions Esengo (1957/59/. Tout comme Jean-Serge Essous /Joseph Kabaselle dans l’African team de Paris (1969/70). Sans oublier Ganga Edo qui dans les années 50 a régulièrement côtoyé le « Grand Kallé », avant de participer à la percussion à l’enregistrement en 1953 à la célèbre œuvre « Parafifi ». Les Bantous de la capitale marquent par cette réalisation un véritable exploit qui pour l’essentiel a extrait au menu : de l’amour, de la tendresse, de l’émotion, de la mélancolie, et pourquoi pas de la nostalgie qui reflètent toute l’évolution du « Grand Kallé ». Peut-être faut-il se réjouir particulièrement des voix taillées dans l’or massif des chanteurs des Bantous, les superbes harmonies rythmiques des guitaristes qui transcendent toutes les modes et savent se moquer du temps qui passe. Professionnalisme impeccable des Bantous, minutieusement accompagné par une section rythmique menée par le guitariste lead et rythmique Albert Tsonga « Dhedhe », avec lui Rodrigue Mbila « Patcheko »(guitare basse). La section cuivre signe ici l’un de ses sonorités les plus émouvantes, produites par Pierre Kinsakieno « Ma Pierre » (Trombone) et Gérald Batsimba « Mays »(trompette). Quant à la section chant, c’est une étrange frénésie qui pousse Simon Mangouani, François Ganga « Fregh » (sous la supervision de Ganga Edo), à travers plusieurs chansons qu’elle maitrise avec brio. Enfin, Faustin Nsakanda « Fautino« (claviers), Alban Smith Gambomi (batterie et percussion) Daddy Nkouakoua (tumbas). Il faut en particulier écouter l’extraordinaire version qu’il donne des titres comme « Parafifi », « Kale kato », « Bolingo suka te », « Kelya », « Indépendance cha cha » et tant d’autres, dans un Song mélancolique transformé en acrobatie vocale fascinant, mais loin de l’uniformité de timbre de l’univers sonore de Joseph Kabaselle. Joseph Kabasele, 35 ans après sa mort il parvient à « rester vivant », dans le cœur des fans, des amis, des parents, des musiciens qui vont célébrer sa mémoire à la présentation solennelle de l’album souvenir des Bantous de la capitale. 35 ans après la mort de Grand Kallé, c’est aussi l’occasion de découvrir quelques extraits de l’évocation du Club Kalé de Brazzaville sous la plume de Sylvain Bemba. Témoignage à un homme qui était très aimé. “Kabasele-Tshamala : la mort d’Orphée. Lettre à un ami mort qui a vécu en chantant et chantait pour vivre. « Mon cher Kallé-Jeff. Il parait que les artistes, jamais, ne meurent. Alors, pourquoi ne pas t’écrire cette dernière lettre? A l’heure où la revendication de l’identité culturelle est à l’ordre du jour qui se lève à l’horizon, il est permis de rester fidèle à une certaine conception de la mort africaine. Celle-ci, on le sait, est vécue non pas comme une fin, mais comme un passage vers une autre forme de vie. Je te savais malade, très malade même, mais de là à imaginer que tu nous quitterais comme un contrebandier, à cette date fatidique du 11 février 1983. « Tu es passé de l’autre côté, et je n’ai même pas vu le passeur t’emporter sur l’autre rive. Ton oncle, le Cardinal Malula était venu annoncer personnellement ton départ sur les antennes de Télé-Zaïre, et moi je suivais sur l’autre chaîne, celle de Télé-Congo, un programme scientifique, “La planète bleue”. Pouvais-je me douter qu’à cette heure là, tu t’envolais déjà vers ce “silence des espaces infinis” qui effrayait le philosophe, vers ces espaces à partir desquels l’intuition géniale d’Eluard a décelé en notre planète une belle “orange bleue”. « A propos d’intuition, quelque chose devait démanger la caboche de Clément Massengo, quand il s’est mis en tête de raconter à la radio l’histoire du “Club Kallé” dans l’émission hebdomadaire “Escale à Brazza”. L’histoire d’une amitié pure, désintéressée entre toi et nous, nous qui ne t’avons jamais demandé de nous citer dans une seule de tes chansons, nous qui ne t’avons jamais trahi. Entre toi et nous, la clef (de sol) était sur la porte, et cette dernière restait ouverte nuit et jour pour la fête des cœurs et la joie de l’esprit… « Je n’aurai probablement pas l’occasion de lire la presse écrite kinoise, mais je peux te dire qu’en ce qui concerne les médias audio-visuels c’est un hommage unanime qui, de Brazzaville à Kinshasa est monté vers toi. Le mot qui est revenu le plus sur les lèvres des journalistes, c’est sans aucun doute le mot “monument”. « Pour mes confrères, tu es un monument de notre musique congolaise, une figure de proue. Par-delà le style ampoulé des éloges funèbres, il y a du vrai dans cette image. S’il fallait s’en tenir au seul critère