Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Akinwumi Adesina inaugurent une station de pompage pour le Grand Libreville

Le président gabonais Brice Clotaire Oligui Nguema et Akinwumi Adesina inaugurent une station de pompage pour le Grand Libreville

Le chef de l’État gabonais, Brice Oligui Nguema, et le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, ont procédé lundi à l’inauguration d’une station de pompage d’eau potable marquant la fin d’une crise de l’eau qui a duré dix ans dans le quartier densément peuplé de PK5, à Libreville. La station, dotée d’une capacité de 57 600 m3 d’eau par jour, doit alimenter en eau potable 128 000 personnes dans sept quartiers au nord de Libreville. « Ces dernières semaines, nous aussi nous pouvons nous considérer comme des habitants d’une grande capitale. L’eau coule aussi dans nos robinets », se réjouit Sandrine Onanga, mère de famille de 33 ans qui habite le PK5, le quartier où est installée la station de pompage. « Ça faisait huit ans, qu’on n’avait plus aucune goutte d’eau. On avait même oublié l’existence du robinet ! », lance Astrid Momboukou, venue assister à l’inauguration de l’ouvrage. Depuis de nombreuses années, les robinets de certains quartiers de la capitale gabonaise s’étaient taris. « Maintenant c’est du passé. On ne trimballe plus les bidons pour faire des kilomètres pour avoir de l’eau. On n’attend plus tard dans la nuit, les citernes de la police qui viennent nous servir l’eau chaque 2 ou 3 jours », se réjouit Sandrine, sourire aux lèvres : « C’est du passé, c’est maintenant un vieux souvenir », dit-elle sous une fine pluie qui tombe sur Libreville ce lundi. La station de pompage d’eau, inaugurée par les deux hauts responsables en présence des membres du gouvernement, du corps diplomatique, des partenaires du développement et surtout d’une population enthousiaste, a été construite dans le cadre du Programme intégré d’alimentation en eau potable et d’assainissement de Libreville (PAIEPAL). Ce programme, d’un coût total de 117,40 millions d’euros, a été financé par un prêt de 75,4 millions d’euros de la Banque africaine de développement et un autre de 42 millions d’euros de l’Africa Growing Together Fund (AGTF), un fonds abondé par la Banque populaire de Chine et géré par le Groupe de la Banque africaine de développement. Le programme contribuera à assurer une meilleure qualité de la desserte en eau potable à Libreville à travers l’amélioration du taux d’accès à l’eau potable et à l’assainissement de la capitale gabonaise. Il permettra également d’améliorer la gouvernance du secteur de l’eau et de l’assainissement, tout en renforçant la capacité des différents acteurs du secteur en vue de sa transformation. Plus de 300 000 personnes, environ 31 % des 967 000 habitants de Libreville ont désormais accès de façon durable et permanente à l’eau potable grâce au programme. Les communes bénéficiaires sont Libreville, Akanda, Owendo et Ntoum. M. Adesina a rappelé comment la station de pompage allait mettre fin aux souffrances quotidiennes des habitants des communes concernées : « Dix ans sans eau potable : effacés ! Dix ans sans espoir : oubliés ! Dix ans de souffrance : terminés », a-t-il affirmé. La Banque, un partenaire fiable et déterminant du Gabon M. Adesina a rappelé comment, au cours de son mandat de 10 ans, la Banque avait été un partenaire au développement fiable et déterminant pour le Gabon. «De 1974 à 2014, les approbations cumulées par le Groupe de la Banque africaine de développement en faveur du Gabon s’élevaient à un milliard de dollars. Depuis mon élection en 2015, nous avons engagé 1,5 milliard de dollars supplémentaires, soit un volume 1,5 fois supérieur à celui approuvé au cours des 40 années précédentes », a-t-il souligné. Selon le ministre de l’Accès universel à l’eau et à l’énergie, Philippe Tonangoye, le projet a permis de renforcer significativement les infrastructures d’adduction d’eau potable. Il a notamment conduit au renouvellement de 150 kilomètres de canalisations, ainsi qu’au renforcement et à l’extension de 150 kilomètres du réseau de distribution, sans compter la construction ou la réhabilitation de plusieurs châteaux d’eau et l’installation d’une soixantaine de bornes-fontaines à Libreville, entre autres réalisations. La station de pompage PK5, est la principale infrastructure du programme — volet eau potable —, approuvé en 2018 par le Conseil d’administration du Groupe de la Banque. « La Banque africaine de développement n’a pas ménagé ses efforts pour donner corps à ce programme… Cela faisait 10 ans que certaines infrastructures n’avaient pas reçu de gouttes d’eau [et] ma gratitude va à l’endroit de la Banque pour son engagement en faveur du Gabon », a ajouté M. Tonangoye lors de son allocation. M. Adesina reçoit l’une des plus hautes distinctions civiles du Gabon Peu avant l’inauguration de la station de pompage, une autre cérémonie a mobilisé les dignitaires par sa solennité. Le président Adesina a reçu, des mains du président gabonais, les insignes de Grand officier de l’Ordre du mérite gabonais, l’une des plus hautes distinctions honorifiques du pays. Salué pour son leadership visionnaire, Akinwumi Adesina, surnommé « l’optimisme en chef de l’Afrique », achève le 31 août prochain son double mandat de dix ans à la tête du Groupe de la Banque africaine de développement. Depuis 2015, il a mené de grands projets transformateurs en Afrique à travers les cinq priorités opérationnelles appelées « High 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; et améliorer la qualité des populations en Afrique. Au total, 565 millions de personnes ont vu leur vie transformée grâce à la mise en œuvre de ces cinq piliers de développement du continent. Dans le secteur de l’eau uniquement, 63 millions de personnes ont eu accès à de l’eau potable, et 34 millions à des services d’assainissement. De grands projets soutenus par la Banque au Gabon Depuis plusieurs décennies, le Groupe de la Banque appuie le développement socioéconomique du pays à travers la diversification de ses secteurs stratégiques. Il est le principal partenaire du Gabon en matière d’infrastructures. La Banque a ainsi financé la construction d’un nouveau terminal de marchandises à Owendo, le « New Owendo International Port ». Grâce à son interconnexion mer-route-rail et à une logistique 24/24 h, ce port polyvalent (minerais, bois, conteneurs), d’une capacité de quatre millions de tonnes par an, a réduit les délais de transit et diminué les coûts de manutention de 30 %. Il constitue aujourd’hui un maillon essentiel de la chaîne logistique gabonaise, au service de la diversification économique voulue par les autorités. C’est dans cette dynamique que le président gabonais a fait visiter à M. Adesina

La Banque africaine de développement s’associe à Interpol pour lutter contre la criminalité financière et renforcer les efforts de lutte contre la corruption en Afrique

La Banque africaine de développement s’associe à Interpol pour lutter contre la criminalité financière et renforcer les efforts de lutte contre la corruption en Afrique

Le Groupe de la Banque africaine de développement a franchi une étape importante dans sa lutte contre la corruption et la criminalité financière en signant (jeudi 20 février, DNR) une lettre d’intention avec l’Organisation internationale de police criminelle (Interpol). Le Groupe de la Banque est la première banque multilatérale de développement à établir une telle collaboration avec Interpol. La lettre d’intention a été signée mercredi 20 février 2025 par le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina et le secrétaire général d’Interpol, Valdecy Urquiza, qui s’est rendu au siège de la Banque à Abidjan. Ce partenariat renforcera la collaboration entre le Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption de la Banque africaine de développement et le Centre de lutte contre la criminalité financière et la corruption d’Interpol. Il sera axé sur le partage d’expertise, le renforcement des capacités d’enquête et l’élaboration de mesures préventives contre les nouvelles menaces de criminalité financière, notamment la cybercriminalité, les mesures de lutte contre la corruption et le financement de la lutte contre le terrorisme. Cette initiative intervient alors que l’Afrique est confrontée à d’importants défis liés aux flux financiers illicites, estimés à près de 90 milliards de dollars par an, ce qui représente une perte de ressources qui pourraient être investies dans des besoins de développement essentiels, notamment dans les infrastructures d’approvisionnement d’eau et d’assainissement, de santé, d’alimentation et d’énergie. En tant qu’institution qui déploie environ 10 milliards de dollars par an dans le financement du développement, dont la majorité est consacrée à des projets gouvernementaux, le Groupe de la Banque africaine de développement apporte un éclairage crucial sur les flux financiers régionaux et les défis du développement, a déclaré M. Adesina. « Ce partenariat démontre notre engagement à protéger les ressources de développement et à veiller à ce qu’elles parviennent bien à leurs bénéficiaires », a déclaré M. Adesina. « En tant qu’institution financière la plus transparente au monde sur deux éditions consécutives [selon l’évaluation des portefeuilles souverains réalisée par Publish What You Fund], nous appliquons une tolérance zéro en matière de corruption et de financement du terrorisme. En unissant nos forces à celles d’Interpol, nous renforçons notre capacité à aider les pays africains à mettre en place des systèmes robustes de lutte contre le blanchiment d’argent et la criminalité financière. » Les progrès rapides de la technologie numérique ont également entraîné une augmentation des crimes financiers sur Internet. Selon l’évaluation de la fraude financière mondiale 2024 d’Interpol, les compromissions de courriels professionnels, les arnaques amoureuses, l’hameçonnage et autres fraudes en ligne constituent des menaces croissantes pour l’économie numérique de l’Afrique. « La corruption et la criminalité financière comptent parmi les plus grands obstacles au développement économique et social en Afrique et dans le monde. La nature évolutive de la criminalité financière, en particulier dans l’environnement numérique, nécessite des partenariats solides entre les forces de l’ordre et les institutions financières », a déclaré M. Urquiza, élu en novembre 2024 comme secrétaire général d’Interpol. « Le resserrement des relations entre Interpol et le Groupe de la Banque africaine de développement aidera les forces de l’ordre et les institutions financières en Afrique à lutter contre les menaces de plus en plus sophistiquées de la criminalité financière », a-t-il souligné. M. Adesina a déclaré que la Banque continuera à relever ces défis en : Renforçant les capacités et en aidant les pays africains à affermir une gouvernance transparente et responsable, ainsi que des institutions robustes capables de stimuler une croissance inclusive et durable et des économies résilientes. Renforçant les systèmes de connaissance du client et de diligence raisonnable afin de prévenir et de lutter contre la fraude et la corruption. Veillant à ce que les ressources de la Banque soient utilisées aux fins prévues, de manière transparente et responsable, une pratique qui a valu à la Banque d’être reconnue, sur deux éditions consécutives, comme la banque multilatérale de développement la plus transparente au monde par Publish What You Fund. La délégation de haut niveau d’Interpol qui accompagnait le secrétaire général Urquiza comprenait Silvino Schlickmann, directeur de la gouvernance et Paule Ouédraogo, cheffe du Bureau régional d’Interpol. Le Groupe de la Banque africaine de développement était représenté par des membres de la haute direction du président Adesina, dont la directrice du Bureau de l’intégrité et de la lutte contre la corruption, Paula da Costa. Afdb.

Maroc. Signature d’accords de prêts avec la Banque Africaine de Développement

Maroc. Signature d’accords de prêts avec la Banque Africaine de Développement

Madame Nadia FETTAH, Ministre de l’Économie et des Finances, et M. Akinwumi ADESINA, Président du Groupe de la Banque Africaine de Développement (BAD), ont coprésidé la cérémonie de signature de trois accords de prêt d’un montant global de 344 Millions d’Euro. ​La cérémonie de signature, organisée en marge des travaux de la 5ème édition du « Africa Investment Forum », a connu la participation de plusieurs personnalités, dont M. Tarik HAMANE, Directeur Général de l’Office National de l’Électricité et de l’Eau Potable, M. Jamal BENJELLOUN, Directeur Général de la Société Nador West Med, et M. Hicham ZANATI SERGHINI, Directeur Général de la Société Nationale de Garantie et de Financement de l’Entreprise. Les accords de prêts, qui ont fait l’objet de cette cérémonie de signature, concernent des projets structurants qui visent, entre autres, l’amélioration de la performance de l’eau potable, l’aménagement de la zone d’activités du port de Nador West Med et le renforcement de la gouvernance et de la résilience de l’économie marocaine. Ces financements viennent appuyer la stratégie du Gouvernement, déployée conformément aux Hautes Orientations Royales de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste, pour consolider les fondamentaux de l’économie marocaine, sauvegarder les ressources en eau dans un contexte de stress hydrique et renforcer l’offre portuaire du Maroc et son ancrage aux chaines de valeurs mondiales.

La Corée s’engage à verser des milliards de dollars à l’occasion du premier sommet Corée-Afrique

La Corée s’engage à verser des milliards de dollars à l’occasion du premier sommet Corée-Afrique

La République de Corée va s’engager à fournir 14 milliards de dollars américains de financement à l’exportation pour soutenir les entreprises coréennes qui investissent en Afrique, tout en augmentant son aide publique au développement qui va passer à dix milliards de dollars d’ici à 2030. Le président coréen, Yoon Suk Yeol, l’a annoncé mardi à Séoul lors de l’ouverture du premier sommet Corée-Afrique, auquel ont participé 25 chefs d’État et de gouvernement africains, ainsi que le président du Groupe de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina. Jusqu’à 48 pays africains ont été représentés à ce sommet par un président, un roi, un premier ministre, un vice-président ou un ministre pour discuter de « L’avenir que nous construisons ensemble : croissance partagée, durabilité et solidarité ». Le président Yoon Suk Yeol s’est engagé à ce que la Corée étende ses cadres de promotion du commerce et de l’investissement ainsi que ses accords de protection des investissements aux pays africains. Les dirigeants africains ont félicité la Corée pour son approche ouverte et mutuelle visant à renforcer la coopération avec le continent. Ils ont insisté sur les opportunités d’investissement existant dans leurs propres pays et à travers le continent. Dans son allocution, le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Adesina, a évoqué le thème du sommet et a déclaré : « Pour  »l’avenir que nous construisons ensemble », je souhaite demander à la Corée, en signe de solidarité avec l’Afrique, de consolider ce sommet Corée-Afrique en acceptant de réaffecter des droits de tirage spéciaux (DTS) à la Banque africaine de développement ». « L’autorisation par le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) d’utiliser jusqu’à 20 milliards de dollars de DTS pour le capital hybride, comme le préconisent nos institutions, avec l’immense soutien des chefs d’État et de gouvernement africains, vient marquer une nouvelle façon d’accroître le financement du développement », a poursuivi M. Adesina. « La limite de 20 milliards de dollars approuvée par le FMI pour la réaffectation des DTS au capital hybride, par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement et d’autres banques multilatérales de développement, permettra d’apporter 80 milliards de dollars de nouveau soutien financier », a ajouté le président du Groupe de la Banque. M. Adesina a également vivement encouragé la Corée à contribuer généreusement à la 17e reconstitution du Fonds africain de développement, le guichet concessionnel du Groupe de la Banque, ainsi qu’à l’Alliance pour des infrastructures vertes en Afrique (AGIA), une nouvelle initiative de la Banque, en partenariat avec l’Union africaine et Africa50, visant à mobiliser des financements privés pour les infrastructures vertes en Afrique. Le Fonds fiduciaire de la Coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), créé par le gouvernement coréen en 2007 et géré par la Banque, est le plus important des 17 fonds fiduciaires bilatéraux actifs de la Banque, en termes de contributions reçues et de taille du portefeuille. L’appel de M. Adesina à des engagements financiers plus importants de la part de pays plus riches, comme la Corée, fait suite à la 59e Assemblée annuelle de la Banque, où les discussions ont porté sur une réforme complète de l’architecture financière mondiale, par le biais de mécanismes de financement innovants tels que la réaffectation des DTS, et une réévaluation des pratiques défavorables en matière de gestion de la dette. Le président Adesina a salué le bilan inspirant et déterminé de la Corée en matière de développement, qui a transformé « un pays pauvre et dépendant de l’aide » en « l’un des plus grands pays donateurs au monde ». Il a souligné les relations étroites entre la Corée et la Banque, qui remontent à 1982, date à laquelle la Corée est devenue membre de la Banque. Depuis lors, a-t-il dit, la Corée « a contribué à hauteur de près de 795 millions de dollars à la Banque, au Fonds africain de développement et au Fonds fiduciaire coréen ». « Vous investissez dans la bonne institution : la Banque africaine de développement », a-t-il déclaré. Le président du Rwanda, Paul Kagamé, a déclaré que l’expérience de la Corée montrait qu’un pays pouvait être radicalement transformé en l’espace d’une génération. « Y a-t-il une raison pour que l’Afrique ne devienne pas une région à revenus élevés ? » a-t-il demandé. Samia Suluhu Hassan, présidente de la République-Unie de Tanzanie, a appelé à investir dans un programme axé sur la cuisson propre dans le cadre d’une transition énergétique juste. Elle a déclaré que l’investissement dans la cuisson propre réduirait les émissions, la déforestation et les maladies respiratoires qui affectent particulièrement les femmes et les enfants. « Nous travaillons avec M. Adesina (président de la Banque africaine de développement) afin de réunir des fonds pour ce programme », a-t-elle déclaré. Le président William Ruto a publiquement salué les innovations financières de la Banque africaine de développement. Il a demandé à la Corée d’envisager d’affecter une partie des DTS par l’intermédiaire de la Banque africaine de développement. Parmi les autres points de contact des relations bilatérales cités par M. Adesina figurent la Conférence ministérielle de coopération économique Corée-Afrique (KOAFEC), organisée conjointement, le Cadre d’investissement énergétique Corée-Afrique et le Fonds fiduciaire KOAFEC de 115,4 millions de dollars, qui est le plus grand fonds bilatéral de la Banque. Faisant le point sur le Cadre d’investissement énergétique Corée-Afrique de 600 millions de dollars, entériné en 2021, M. Adesina a déclaré : « Nous avons approuvé conjointement les deux premiers projets : 57 millions de dollars pour le Projet d’amélioration du réseau de transport d’électricité du Kenya et 52 millions de dollars pour le renforcement du réseau électrique de l’est de l’Éthiopie. » Mohamed Ould Ghazouani, président de la Mauritanie, président en exercice de l’Union africaine et coprésident du sommet aux côtés du président Yoon, a décrit le sommet comme une occasion pour les deux parties de renouveler leur engagement en faveur d’une croissance partagée et d’un partenariat fondé sur le respect et la confiance mutuels. Un nouveau chapitre Le président de la Commission de l’Union africaine, Moussa Faki Mahamat, a fait remarquer que le volume des échanges commerciaux entre l’Afrique et la Corée reste insignifiant. « En 2022, l’Afrique représentait 2 % des échanges commerciaux de la Corée », a déclaré M. Mahamat, qui a appelé à promouvoir les relations commerciales bilatérales, à intensifier les échanges dans le secteur

Séisme d’Al Haouz/Akinwumi Adesina: la Banque africaine de développement bien préparée à apporter le soutien dont le Maroc a tant besoin

Séisme d’Al Haouz/Akinwumi Adesina: la Banque africaine de développement bien préparée à apporter le soutien dont le Maroc a tant besoin

TREMBLEMENT DE TERRE. « La Banque africaine de développement est solidaire du peuple du Royaume du Maroc, bien préparée à lui apporter le soutien dont il a tant besoin », a annoncé le président du Groupe de la Banque africaine de développement, M. Akinwumi Adesina, à la suite du tremblement de terre dévastateur survenu au Maroc dans la nuit du vendredi 8 septembre 2023. Ci-dessous sa déclaration: « Le tremblement de terre qui a frappé le Maroc dans la soirée du vendredi 8 septembre 2023 a été particulièrement dévastateur. Avec plus de deux mille morts et des milliers de blessés, il a plongé dans le chagrin et des difficultés indicibles de nombreuses familles qui ont perdu leurs proches. Il a plongé la nation et le peuple marocains dans une grande tristesse. Les images bouleversantes provenant d’Al Haouz, de Taroudant, de Chichaoua, de Ouarzazate, de Marrakech, d’Azilal et d’Agadir ont touché le cœur des populations du monde entier. Je suis choqué et profondément bouleversé par les lourdes pertes en vies humaines de cette tragédie, qui a également laissé dans son sillage d’énormes destructions de maisons, de bureaux, de routes, d’hôpitaux et d’écoles. Au nom du Groupe de la Banque africaine de développement, je présente mes condoléances les plus attristées à Sa Majesté le Roi Mohamed VI, au gouvernement du Royaume du Maroc et à toutes les familles affectées. Les mots ne suffisent pas à exprimer notre sentiment partagé de chagrin et de perte. Avec notre équipe sur le terrain, la Banque africaine de développement est solidaire du peuple du Royaume du Maroc, bien préparée à lui apporter le soutien dont il a tant besoin. Compte tenu de l’éloignement de l’épicentre du tremblement de terre, la Banque africaine de développement centre ses priorités sur l’appui aux efforts de protection des établissements de santé et sur l’’approvisionnement en eau potable, afin d’éviter de nouvelles difficultés. Je tiens à assurer à Sa Majesté le Roi Mohamed VI et au peuple du Royaume du Maroc que le Groupe de la Banque africaine de développement est prêt à engager ses ressources et son expertise pour aider à reconstruire les infrastructures des communautés affectées. Que les âmes des défunts reposent en paix. Que Dieu tout-puissant réconforte toutes les familles endeuillées et la nation entière. Nous souhaitons un prompt rétablissement à tous les blessés ».

Akinwumi Adesina : Le Royaume constitue un environnement propice à même de favoriser la mobilisation des ressources et des capitaux pour l’Afrique

Akinwumi Adesina : Le Royaume constitue un environnement propice à même de favoriser la mobilisation des ressources et des capitaux pour l’Afrique

La contribution du Maroc au Fonds africain de développement (FAD) constitue «un geste noble», a salué le président de la Banque africaine de développement (BAD), Akinwumi Adesina, remerciant à cet effet Sa Majesté le Roi Mohammed VI. «Chaque contribution au Fonds nous permettra de procéder à des financements et des subventions à des conditions favorables aux pays africains confrontés à des défis émergents et de contribuer au développement économique et social de ces pays », a indiqué le patron de la Banque africaine dans un entretien exclusif accordé à l’agence MAP. Interrogé sur l’importance de l’installation au Maroc du siège du fonds Africa50, une plateforme d’investissement dont le mandat est de développer et d’investir dans des projets d’infrastructures à fort impact, Akinwumi Adesina a d’emblée rappelé que « le Maroc a été l’un des premiers pays à soutenir la création d’Africa50 ». Il a par la suite attiré l’attention sur le fait que le Royaume « est le pays hôte du siège d’Africa50 et un actionnaire majeur à double titre à travers la participation de l’Etat marocain et celle de Bank Al-Maghrib (BAM) dans le capital d’Africa50 ». Et ce ne sont pas les seules raisons. Au cours de cet entretien, réalisé en marge de sa participation à l’Assemblée générale des actionnaires d’Africa50 et au 14ème Sommet des affaires USA-Afrique tenus récemment à Marrakech, le président de la Banque africaine de développement a en outre estimé que « le Royaume, de par son système de gouvernance, constitue « un environnement propice » qui sera à même de favoriser la mobilisation des ressources et des capitaux pour l’Afrique ». Dans ce sillage,  Akinwumi Adesina,  par ailleurs président du Conseil d’administration d’Africa50, a également jugé bon de rappeler que «l’agence de notation financière Fitch Ratings Ltd a confirmé la note de crédit AAA de la BAD, ce qui permettra à celle-ci de se distinguer des autres institutions financières et facilitera, par ricochet, la mobilisation des ressources par l’institution auprès des investisseurs au bénéfice du continent dans un contexte marqué par le creusement des déficits budgétaires». En ce qui concerne les financements de la Banque africaine au Maroc,  le président de la BAD  et  ancien ministre de l’Agriculture et du Développement rural du Nigéria, a  déclaré que «depuis 1978 et jusqu’à la fin 2020, plus de 170 opérations dans différents secteurs ont été déployées par la Banque, pour un total de plus de onze milliards de dollars américains». Comme l’a relevé Akinwumi Adesina dans cette interview, le portefeuille actif de la Banque comptait 36 projets et programmes à la fin de l’année 2020, ce qui représente plus de 3,8 milliards de dollars américains. Selon lui, les engagements de la Banque africaine dont il a la charge sont « répartis sur les secteurs de l’énergie (31%), des opérations multisectorielles (22%), du développement social et humain (13%), du secteur privé (13%), de l’eau et de l’assainissement (10%), des transports (9%) et de l’agriculture (2%) ». Cette année, la Banque africaine de développement et le ministère marocain de l’Economie et des Finances ont signé deux accords de prêts d’un total de 91 millions d’euros, a-t-il ajouté. Des fonds « destinés à compléter le financement des projets d’extension et de modernisation de l’aéroport de Rabat-Salé et de construction du port Nador West Med », a précisé Akinwumi Adesina. Restant dans le même registre, le président de la BAD a indiqué que plus récemment, le Conseil d’administration de la BAD a approuvé un financement de 87 millions d’euros en faveur du Programme d’appui à la généralisation de la couverture sociale au Maroc. Et de souligner que le premier objectif de cet apport vise à « consolider les bases d’un programme de protection sociale viable selon une approche régionale de développement des politiques sociales, plus intégrée et plus inclusive». L’importance grandissante de ce chantier pour le Royaume est telle que la Banque africaine a estimé que «ce programme contribuera à élargir la protection sociale, en particulier à la petite enfance, aux jeunes ainsi qu’aux travailleurs indépendants, en plus de contribuer à l’amélioration de la qualité du capital humain», a-t-il conclu. Alain Bouithy

Le Dr Akinwumi Adesina, réélu à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Dr Akinwumi Adesina, réélu à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement

Le Dr Akinwumi A. Adesina a été réélu pour un second mandat de cinq ans à la présidence du Groupe de la Banque africaine de développement, le jeudi 27 août 2020, par le Conseil des gouverneurs de la Banque. Economiste du développement de renommée mondiale et lauréat du Prix mondial de l’alimentation et du Prix SunHak pour la paix, le Dr Adesina s’est distingué en menant un programme audacieux visant à réformer la Banque et à accélérer le développement de l’Afrique. Il a été élu pour la première fois à la présidence de la Banque le 28 mai 2015. En tant que président nouvellement réélu, le Dr Adesina, ancien ministre nigérian de l’Agriculture, débutera son nouveau mandat le 1er septembre 2020. Le résultat de l’élection, qui lui a permis d’obtenir 100% des votes de tous les membres régionaux et non régionaux de la Banque, a été annoncé par la Présidente du Conseil des gouverneurs de la Banque, Mme Niale Kaba, Ministre du Plan et du Développement de Côte d’Ivoire. L’élection a eu lieu le dernier jour des Assemblées annuelles 2020 du Groupe de la Banque africaine de développement, qui se sont tenues virtuellement pour la première fois dans l’histoire de la Banque. Evoquant la réélection, la Ministre Niale Kaba a déclaré : « Je suis ravi que le Conseil des gouverneurs ait réélu M. Adesina pour un second mandat à la présidence du Groupe de la Banque. En tant qu’actionnaires, nous soutenons fermement la Banque et apporterons à M. Adesina tout le soutien nécessaire pour poursuivre et mettre en œuvre sa vision convaincante pour la Banque au cours des cinq prochaines années ». Le premier mandat de M. Adesina était axé sur le nouveau programme audacieux du Groupe de la Banque, qui repose sur cinq priorités de développement connues sous l’appellation « High 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie ; nourrir l’Afrique ; industrialiser l’Afrique ; intégrer l’Afrique ; et améliorer la qualité de vie des populations africaines. Au cours du premier mandat d’Adesina, la Banque a obtenu des résultats qui ont eu un impact sur la vie de 335 millions d’Africains. C’est ainsi que 18 millions de personnes ont eu accès à l’électricité ; 141 millions de personnes ont bénéficié de technologies agricoles améliorées au titre de la sécurité alimentaire ; 15 millions de personnes ont eu accès à des financements provenant d’investissements privés ; 101 millions de personnes ont bénéficié de transports améliorés ; et 60 millions de personnes ont eu accès à l’eau et à l’assainissement. La Banque a conservé sa note AAA attribuée par toutes les grandes agences mondiales de notation pendant cinq années consécutives. Le Conseil des gouverneurs du Groupe de la Banque a approuvé une augmentation de 125 % du capital général de la Banque, le faisant passer de 93 milliards de dollars à 208 milliards de dollars, soit l’augmentation la plus importante jamais enregistrée dans l’histoire de la Banque. Le Fonds africain de développement a reçu des annonces de contribution d’un montant de 7,6 milliards de dollars de la part des donateurs, soit une hausse de 32 %, pour soutenir les pays à faible revenu et les États fragiles. La Banque a été classée quatrième institution la plus transparente au monde par Publiez ce que vous financez, ce qui renforce ses solides références en matière de gouvernance, de transparence et de responsabilité. Sous la direction du Président Adesina, le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement a approuvé une facilité de 10 milliards de dollars pour aider les pays africains à faire face à la pandémie de COVID-19. La Banque a également procédé au lancement sur les marchés mondiaux des capitaux d’un emprunt obligataire social COVID-19 de 3 milliards de dollars. Cet emprunt obligataire social libellé en dollars américains et coté à la Bourse de Londres, à la Bourse de Luxembourg et au NASDAQ, est le plus élevé jamais lancé dans le monde.   Evoquant sa réélection, Adesina a déclaré : « Je suis profondément reconnaissant pour la confiance collective placée en moi, la confiance et le soutien fermes de nos actionnaires qui m’ont élu pour un second mandat à la présidence de la Banque. Il s’agit là d’un nouvel appel à un service désintéressé pour l’Afrique et la Banque africaine de développement, auquel je me consacrerai avec passion ». La Banque africaine de développement est la première institution de financement du développement en Afrique. Elle compte 54 pays membres régionaux et 27 pays membres non régionaux. « L’avenir nous invite à œuvrer pour une Afrique plus développée et pour un Groupe de la Banque africaine de développement beaucoup plus fort et plus résistant. Nous nous appuierons sur les solides bases du succès enregistré au cours des cinq dernières années, tout en renforçant davantage l’institution, pour une plus grande efficacité et un plus grand impact », a déclaré M. Adesina. Alkassoum DIALLO

Mise au point du Dr. Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement

Mise au point du Dr. Akinwumi Adesina, Président du Groupe de la Banque africaine de développement

TRIBUNE. Un article publié dans le Monde a été porté à ma connaissance. A la suite de cette publication, j’ai été littéralement submergé par les marques de soutien et de solidarité extraordinaires qui continuent de me parvenir. La Banque africaine de développement jouit d’une très solide réputation de bonne gouvernance. Elle a été classée 4e institution la plus transparente au monde par Publiez ce que vous financez. J’ai une grande confiance dans les systèmes de gouvernance de la Banque mis en place par le Conseil des gouverneurs. Le Comité d’éthique du Conseil d’administration mène actuellement son action dans le cadre de ses systèmes d’examen interne. Laissons le Comité achever son examen et ses travaux sans interférence de quiconque ni de quelque média que ce soit. Je suis totalement convaincu que sur la base de faits et de preuves, les procédures régulières d’examen et la transparence révèleront que tout cela ne constitue que des allégations fallacieuses et sans fondement. Je voudrais que tous les membres du personnel, les actionnaires et les partenaires de la Banque, qui sont particulièrement dévoués, ne soient ni touchés ni ébranlés par ces allégations manifestement fausses. Je resterai calme et résolu. Je ne me laisserai pas distraire. Aucun mensonge, quelle qu’en soit la propagation, ne pourra jamais dissimuler la vérité. Bientôt, la vérité éclatera au grand jour. Je continuerai à m’acquitter de mes devoirs et responsabilités de Président, avec le plus haut niveau de professionnalisme, de dévouement et de détermination inébranlable, pour diriger et soutenir la mission audacieuse de la Banque en faveur du développement accéléré de l’Afrique, et pour aider à protéger le continent en cette période de pandémie de COVID19″. PAR AMA