Maroc. Les exportations du secteur aéronautique bondissent de 17,6% à fin mai

Maroc. Les exportations du secteur aéronautique bondissent de 17,6% à fin mai

Les exportations marocaines ont progressé de +4,4%, soit +8,02 milliards de dirhams (MMDH) au terme des cinq premiers mois de l’année 2024, a annoncé l’Office des changes. Selon les chiffres publiés par l’institution publique dans son récent bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, elles se sont établies à 191,73 MMDH à fin mai contre 183,70 MMDH durant le même mois de l’année 2023. Dans le détail, les exportations du secteur de l’aéronautique se sont chiffrées à 10,68 MMDH à fin mai 2024 contre 9,08 MMDH une année auparavant. Comparativement à la même période de l’année écoulée,  elles ont enregistré une croissance de 17,6% équivalant à +1.596MDH. Cette évolution est justifiée par l’accroissement des ventes du segment de l’assemblage de +27,8% (+1,50 MMDH) à 6,9 MMDH. Elle s’explique aussi par la légère hausse des exportations du segment de l’EWIS de +2,2% (+80 MDH) à 3,7 MMDH, d’après l’Office. En hausse de 12% (+7,23 MMDH) à plus de 67,46 MMDH contre 60,23 MMDH durant la même période de l’année précédente, les exportations de l’automobile se sont de leur côté également envolées. Cette performance s’explique par l’accroissement des ventes du segment de la construction de 11,7 % (+3,08 MMDH) à 29,3 MMDH contre 26,27 MMDH un an auparavant, de 11% du segment du câblage (+2.349MDH) à 23,68 MMDH au lieu de 21,33 MMDH et de 21,9% du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+709MDH) à 3,94 MMDH au lieu de 3,23 MMDH. Egalement en hausse, les exportations des phosphates et dérivés ont pour leur part progressé de 5,3% (+1,61 MMDH) à 32 MMDH contre 30,39 MMDH un an plus tôt, a en outre fait savoir l’Office dans son bulletin. Selon la même source, cette évolution s’explique par la progression des ventes des engrais naturels et chimiques de +7,3% (+1,61 MMDH) à 23,63 MMDH (au lieu de 22,01 MMDH, un an auparavant) et des phosphates de +23% (+627 MDH) à 3,35 MMDH (contre 2,72 MMDH). Cette hausse est cependant atténuée par la baisse des ventes de l’acide phosphorique de 11,2% (-631MDH), à 5,02 MMDH au lieu de 5,65 MMDH au terme de la même période de l’année dernière, a fait remarquer l’Office. Dans son bulletin sur les indicateurs mensuels des échanges extérieurs, l’Office fait en revanche état de la baisse des ventes des secteurs de l’électronique, du textile ainsi que de l’agriculture et agro-alimentaire. En ce qui concerne les exportations du secteur de l’électronique et l’électricité, les chiffres montrent qu’elles ont accusé un recul de 6,7% (-492 MDH), chutant à 6,89 MMDH à fin mai dernier contre 7,38 MMDH durant la même période de 2023. Cette contre-performance s’explique par la baisse des ventes des composants électroniques de 23% (-757 MDH) à 2,53 MMDH contre 3,29 MMDH un an auparavant et des sièges, meubles, matelas et articles d’éclairage  qui ont dégringolé de 42,9% (-12 MDH) passant de 28 MDH en mai 2023 à 16 MDH au terme des cinq premiers mois de 2024. « Cette baisse est contrebalancée par la hausse des exportations des appareils pour la coupure ou la connexion des circuits électriques (+107 MDH) », a cependant noté l’institution, indiquant qu’elles ont bondi de 16,2% à 766 MDH au lieu de 659 MDH, il y a un an. En recul de 4% (-830 MDH), les ventes du secteur textile et cuir se sont établies à 19,87 MMDH au lieu de 20,70 MMDH enregistrés un an auparavant. Ce recul est tributaire, principalement, de la baisse des ventes des chaussures de 12,9% (-183 MDH) à 1,23 MMDH au lieu de 1,41 MMDH, des vêtements confectionnés de 3,6% (-494 MDH) à 13,17 MMDH (au lieu de 13,66 MMDH) et de 1,5% des articles de bonneterie (-56 MDH) à 3,76 MMDH (contre 3,82 MMDH). Concernant le secteur de l’agriculture et agro-alimentaire, ses exportations se sont repliées de 0,7% (-313 MDH), passant de 42,03 MMDh à fin mai 2023 à 41,72 MMDH à fin mai 2024, suite au recul des ventes de l’industrie alimentaire de 2,2%(-406 MDH) à 18,36  MMDH et de l’agriculture, sylviculture, chasse de 0,1% (-32 MDH) à 22,26 MMDH. Signalons cependant que « ce recul est atténué par la hausse des ventes de l’industrie tabac (+124MDH) », comme le fait remarquer l’Office dans son bulletin précisant qu’elles ont progressé de +32,5% à fin mai 2024 (124 MDH) pour s’établir à 506 MDH au lieu de 382 MDH un an auparavant. Alain Bouithy

RDC. « DI PORRIDGE » de Davina Mbangu. Cette jeunesse congolaise qui ne cesse de nous émerveiller…

RDC. « DI PORRIDGE » de Davina Mbangu. Cette jeunesse congolaise qui ne cesse de nous émerveiller…

ZOOM. Une très jeune entrepreneuse agri-business congolaise nommée Davina Mbangu, âgée à peine de 17 ans vient de mettre sur le marché de l’agro-alimentaire la bouillie appelée « DI PORRIDGE » qui est un composé de Soja, maïs et du blé et qui sera bientôt disponible à Kinshasa et dans d’autres agglomérations du pays. Notez que ce nom « Di porrige » découle de « Di » comme Davina et « porridge » qui signifie tout simplement Bouillie en anglais. Très douée à l’école depuis la maternelle, très assidue dans la lecture et présentement responsable des élèves de l’Institut Bobokoli à Kinshasa, Davina semble porter le leadership dans ses veines. À cette rentrée scolaire, comme présidente des élèves, elle a révolutionné les choses à son institut en tenant une rencontre avec les nouvelles élèves de 7e année en vue de les conseiller sur l’importance de la discipline, de l’étude matinale, de la ponctualité, sur l’hygiène corporelle et intime etc. Une semaine avant ladite rentrée scolaire, le 23 août 2022, avant même son âge de majorité, la voilà qui prenait part à la première formation des leaders femmes sur le cadre du projet : « Renforcement du système de vulgarisation agricole » qui a été organisée en cinq modules, à savoir ; leadership, mindset, cultures vivrières, élevage et horticulture. Cette bouillie avec soja, maïs et blé est d’une grande valeur nutritive et peut s’avérer une très bonne nouvelle pour les enfants et adultes souffrant de carences en vitamines. De sa propre bouche, elle décrit clairement ses objectifs derrière cette découverte : « ce porridge a pour but de lutter contre l’insécurité alimentaire, de me rendre utile à moi-même et à la nation et pourquoi pas au monde en proie à la guerre d’Ukraine. » Aux âmes bien nées, la valeur n’attend point le nombre des années. Nos vives félicitations à Davina et longue vie à sa découverte! Par Germain Nzinga