Maroc. La baisse de la production nationale fait exploser les importations de céréales en 2022

L’activité des ports de commerce gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) a été marquée par une forte augmentation des importations des céréales, au titre de l’année 2022. Selon les données publiées par l’ANP, les importations des céréales se sont en effet chiffrées à 8,8 millions de tonnes (MT) au cours de l’année écoulée, marquant ainsi une hausse de 23,2% en glissement annuel. « Cette évolution est due notamment aux conditions climatiques défavorables ayant entraîné une baisse de 67% de la production nationale des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne 2021/2022, dont le volume n’a pas dépassé les 34 millions de quintaux », explique un rapport sur l’activité des ports de commerce gérés par l’ANP. Selon ce document rendu public récemment, une forte concentration de cette activité a été observée au niveau du port de Casablanca avec un volume de 4,7 millions de tonnes, représentant environ 53,6% du trafic global des céréales (soit une hausse de 10,3%). La même source précise que « les importations en cette denrée dans les autres ports, ont aussi enregistré des variations plus ou moins importantes, à savoir: Jorf lasfar (+48,2%), Agadir (+32,9%), Nador (+32,9%) et Safi (+44,3%) ». Globalement, au terme de l’année 2022, l’activité des ports de commerce gérés par l’Agence a accusé une baisse de 4,2 %, par rapport à l’année écoulée atteignant un volume global de 87,2 millions de tonnes. A titre de rappel, la production définitive des céréales principales au titre de la campagne agricole 2021/2022 a été de 34 Millions de quintaux. Ce qui traduit « une baisse de 67% par rapport à la campagne précédente qui a enregistrée une performance exceptionnelle de 103,2 MQX », selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du développement rural et des Eaux et Forêts. Ainsi que l’a indiqué le Département de l’Agriculture, la superficie céréalière semée au titre de la campagne n’a été que de 3,6 millions d’hectares contre 4,35 millions d’hectares lors de la campagne précédente. En cause, les conditions climatiques défavorables observées durant la compagne agricole écoulée (très faible pluviométrie et une mauvaise répartition temporelle de celle-ci) Au final, selon ce département, la production céréalière s’est présentée comme suit : 18,9 millions Qx de blé tendre ; 8,1 millions Qx de blé dur et 7,0 millions Qx d’orge. Les quantités récoltées ne pouvant satisfaire la demande nationale, les importations ont naturellement augmenté au cours de cette période. A noter qu’au niveau mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a légèrement relevé à 2 777 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale de céréales au titre de l’année 2022, traduisant un fléchissement de 1,2% en glissement annuel. « Dans la mesure où la quasi-totalité de la production de 2022 a été récoltée, ces dernières prévisions reflètent des révisions à la hausse mineures de la production estimée de céréales secondaires en Australie et en Ukraine », a indiqué l’agence onusienne. Selon le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, les prévisions concernant la production mondiale de riz ont pour leur part été revues légèrement à la baisse (0,6 million de tonnes) depuis mars, principalement parce que les estimations officielles de la récolte indonésienne achevée en décembre dernier sont plus basses que prévu. Comme le précise la FAO, de même source, « cette baisse vient compenser l’amélioration des perspectives relatives à la production du Cambodge, liée au rythme soutenu des semis de l’actuel cycle de saison sèche ». Ainsi, la production mondiale de riz de 2022-2023 est anticipée à 516,0 millions de tonnes (pour le riz usiné), ce qui représente une diminution de 1,6% par rapport au niveau record de 2021-2022, mais reste une récolte supérieure à la moyenne, fait-elle savoir. Il est à noter que les statistiques de l’ANP suggèrent que l’activité globale a été marquée par une hausse de 2,4% des importations, avec un volume de 56,2 MT. Cette évolution est attribuée d’une part à l’augmentation des trafics des céréales (+23,2%) et des hydrocarbures (+10%) et d’autre part à la baisse des importations du soufre (-8,4%), de l’acide sulfurique (-39,8%) et des produits sidérurgiques (-18,1%). Toujours selon la même source, l’année 2022 a également été marquée par une forte régression de 18,5% des exportations, avec un volume d’environ 27 MT. Cette progression s’explique notamment par la baisse des ventes à l’étranger des phosphates (-42,7%), des engrais (-16,6%) et de l’acide phosphoriques (-29,3%). L’ANP indique, en outre, que « les exportations, hors produits phosphatiers, ont marqué une hausse de 10,1%, avec un volume additionnel de 885.902 de tonnes », suite à l’augmentation du trafic du sel (+418,3%), du clinker (+30,2%) et du feldspath (+144,3%). Alain Bouithy
Maroc. Le port de Jorf Lasfar confirme sa première place

Au terme de l’année 2021, les ports de Jorf Lasfar et de Casablanca ont capté 70,5% du trafic global des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP). Ces deux ports ont assuré le transit de 64,1 millions de tonnes (MT), selon les indicateurs relevés récemment par le régulateur portuaire dans une note synthétisant l’ensemble de son activité au titre de l’année qui vient de s’écouler. Avec une quote-part d’environ 39% du trafic global, le port de Jorf Lasfar a assuré le transit d’environ 35,1 millions de tonnes au terme de l’année 2021, confirmant ainsi la première place de ce port situé à 17 km d’El Jadida et à 120 km de Casablanca. Dans sa note, l’Agence indique que, comparé à l’année précédente, ce port à vocation minéralière et conventionnelle a enregistré une baisse de 5,4% des volumes manipulés. Cette variation est attribuée essentiellement à la baisse observée au niveau du trafic des engrais (-8,8%), du charbon (-3,3%), du soufre (-9,1%), des céréales (-16,5%) et de l’ammoniac (-12,9%), a expliqué l’agence dans sa note. Selon la même source, les exportations de l’acide phosphorique ont en revanche marqué une hausse de 19,4% avec un volume d’environ 1,9 million de tonnes. C’est le même constat en ce qui concerne le trafic du gasoil qui a pour sa part enregistré une hausse de 10,5%, totalisant un volume de 2,1 millions de tonnes, a fait savoir l’agence nationale. S’étendant sur 450 ha, dont 256 ha de terre-pleins et offrant plus de 8 km linéaires de quai, le port de Casablanca a de son côté représenté environ 32% du trafic global. Situé au centre de la côte marocaine atlantique au fond d’une rade très peu abritée entre les pointes rocheuses d’El Hank à l’ouest, et d’Oukacha à l’est, cet important port a assuré le transit de 29 MT au douzième mois de l’année dernière, selon les données recueillies par l’ANP. En comparaison avec la même période de l’année précédente, il « a enregistré une baisse de 4,3%, qui s’explique principalement par la forte baisse des importations des céréales (-21,5%), des phosphates (-5,3%) et des aliments de bétail (-18,2%) », a relevé l’Agence de même source. Selon toujours la même note, « les trafics des conteneurs et du sucre ont marqué des hausses respectives de +4,7% et +12,2%, avec des volumes respectifs de 1,1 MEVP et 1,5 MT », peut-on lire. Si les ports de Jorf Lasfar et de Casablanca ont une fois encore capté l’essentielle du trafic des ports gérés par l’Agence nationale des ports, il est important d’attirer l’attention ici sur les données relatives à l’activité du port de Mohammedia qui, pour la première fois depuis 2017, a été marquée par « un renversement de la tendance baissière ayant caractérisé les volumes transitant par ce port ». En effet, après analyse des données statistiques rendues publiques par l’Agence, il ressort que l’activité de ce port, situé sur la côte Atlantique à 23 km de celui de Casablanca, « a enregistré un rebond de 4,9% au titre de l’année 2021, induite essentiellement par la hausse des importations du gasoil de 12,4%, totalisant un volume de 2,3 millions de tonnes. Les mêmes données montrent cependant que le trafic du butane a marqué une baisse de 2,7%, avec un volume de 1,3 MT au niveau de ce port en eau profonde sans problématiques sédimentaires. Pour rappel, l’activité portuaire a dans son ensemble accusé un léger recul en 2021. En dépit de cette baisse, les flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP ont affiché une hausse de 3,5 % par rapport à 2019, avec un volume global de 91 MT. Alain Bouithy
Maroc. Fort recul des importations des céréales

Les importations des céréales se sont chiffrées à 7,1 millions de tonnes au terme de l’année 2021, a annoncé récemment l’Agence nationale des ports (ANP) dont l’activité globale a enregistré une légère baisse de 1,6% par rapport à l’année précédente. Dans une note de synthèse sur son activité portuaire au titre de l’année 2021, le régulateur portuaire a indiqué que les importations des céréales ont marqué une régression remarquable de 24,1% par rapport à la même période de l’année précédente. L’analyse de la répartition de ce trafic par port fait ressortir « une forte concentration de cette activité au port de Casablanca avec 4,3 millions de tonnes, représentant 60% du trafic global des céréales », a fait savoir l’Agence de même source. Selon l’organe d’autorité et de régulation du système portuaire marocain, la répartition par port fait également apparaitre « une baisse globale des importations en cette denrée dans l’ensemble des ports : Casablanca (-21,5%), Jorf Lasfar (-16,5%), Nador (-37,3%), Agadir (-31,1%) et Safi (-59,2%) ». Ainsi que le montrent les chiffres publiés par l’ANP, les importations des céréales ont connu des baisses très importantes au niveau de tous ces ports, ce qui a impacté négativement l’activité des ports gérés par l’Agence portuaire en 2021. A titre de rappel, dans le but de constituer des stocks de sécurité pour les céréales et les aliments de bétail, des importations massives de cet aliment avaient été commandées durant l’année 2020. Il est à souligner que les flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP au titre de l’année 2021 ont atteint un volume global de 91 millions de tonnes, affichant ainsi une hausse de 3,5% par rapport à l’année 2019. A toute fin utile, au niveau mondial, l’Indice FAO des prix des céréales s’est établi en moyenne à 140,5 points en décembre 2021, accusant ainsi une baisse de 0,6% (0,9 point) par rapport à novembre, a indiqué l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) dans un rapport publié dans la première semaine du mois en cours. « Les prix du blé à l’exportation ont baissé en décembre, car les disponibilités se sont accrues à la suite des récoltes effectuées dans l’hémisphère Sud et parce que la demande a ralenti », selon les explications de l’agence onusienne. Dans un contexte d’accroissement des disponibilités après les récoltes effectuées dans l’hémisphère Sud, l’organisation internationale affirme que « la chute des cours du blé à l’exportation a plus que compensé le raffermissement des prix du maïs, lequel s’explique par une forte demande et des craintes quant au temps sec qui persiste au Brésil ». Mais à en croire la FAO, « sur l’année entière, l’Indice FAO des prix des céréales a atteint son plus haut niveau annuel depuis 2012 et progresse de 27,2% par rapport à 2020: le maïs enregistre une hausse de 44,1% et le blé de 31,3%, mais le riz cède 4,0% ». Si les prix du maïs se sont raffermis sous l’effet d’une forte demande et de craintes quant à la persistance du temps sec au Brésil, ceux du sorgho « ont augmenté en partie sous l’influence des marchés du maïs, mais ceux de l’orge ont légèrement fléchi », selon les précisions de l’institution. Quant aux cours internationaux du riz (le seul dont les prix ont baissé en 2021), ils ont cédé en moyenne 4,0% par rapport à leurs niveaux de 2020. Selon l’agence, ils se sont affaissés au cours de la même période en raison « d’une nouvelle baisse de la demande et d’un affaiblissement de la monnaie de plusieurs fournisseurs importants face au dollar des Etats-Unis ». Alain Bouithy
Maroc. L’activité portuaire a accusé un léger recul en 2021

L’activité des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) est ressortie en légère baisse au terme de l’année 2021, en comparaison avec l’année précédente. En effet, les données statistiques rendues publiques récemment par le régulateur portuaire montrent qu’elle a accusé une légère baisse de 1,6% ; après une année 2020 exceptionnelle, marquée par des importations massives pour la constitution des stocks de sécurité pour les céréales et les aliments de bétail. Dans une note de synthèse sur son activité portuaire au titre de l’année 2021, l’agence a en revanche relevé une amélioration des flux des marchandises ayant transité par les ports gérés par l’ANP. Avec un volume global de 91 millions de tonnes (MT), ceux-ci ont affiché une hausse de 3,5% par rapport à l’année 2019, a-t-elle indiqué. Mais à en croire l’organe d’autorité et de régulation du système portuaire marocain, le volume de l’activité des ports gérés par l’ANP en 2021 aurait affiché une tendance positive de 1,6% « si on tient compte des volumes d’importations d’une année normale pour lesdites denrées», a-t-elle affirmé de même source. Dans sa note, l’ANP précise également que « les volumes susvisés ont été transportés par un total de 9.846 navires de commerce, qui ont fait escale en 2021 au niveau des ports gérés par l’ANP, en légère baisse de 1% par rapport à l’année 2020 ». Dans le détail, par nature de flux, les importations se sont situées à 54,8 MT, en hausse de 2% par rapport aux volumes traités en 2019, mais en baisse de 2,3% par rapport à 2020 (suite notamment à la baisse des importations des céréales, des aliments de bétail et du soufre). A 33,1 MT, les exportations ont accusé une légère régression de 1,1%. En cause : « Des évolutions contrastées des différents trafics, notamment avec une hausse des ventes à l’étranger du secteur minier tirant profit du raffermissement des prix (+22,3% pour le gypse, +192,6% pour la barytine), conjuguée à une régression des engrais (-6,8%), du phosphate (-5,6%) et du clinker (-2,5%) », a expliqué l’ANP. Quant à l’activité de cabotage (3,1 MT), il ressort des chiffres publiés par le régulateur portuaire qu’elle a marqué une progression de 6,7%, grâce essentiellement à la forte hausse du trafic cabotage des conteneurs (+13,8%). De son côté, la répartition du trafic par port montre une concentration des échanges autour des ports de Casablanca-Jorf Lasfar avec 70,5% des volumes.Notons à ce propos que le port de Casablanca, qui représente environ 32% du trafic global, a assuré le transit de 29 MT à fin décembre 2021. Comparé à la même période de l’année dernière, il a enregistré une baisse de 4,3% attribuée principalement à la forte baisse des importations des céréales (-21,5%), des phosphates (-5,3%) et des aliments de bétail (-18,2%), a ajouté l’ANP soulignant toutefois que les trafics des conteneurs et du sucre ont marqué des hausses respectives de +4,7% et +12,2%, avec des volumes respectifs de 1,1 MEVP et 1,5 MT. Avec 35,1 millions de tonnes enregistrées au titre de l’année 2021, le port de Jorf Lasfar confirme une fois encore sa première place avec une quote-part d’environ 39% du trafic global. Soulignant toutefois qu’il a enregistré une baisse de 5,4% des volumes manipulés en comparaison avec l’année précédente, en raison essentiellement de la baisse du trafic des engrais (-8,8%), du charbon (-3,3%), du soufre (-9,1%), des céréales (-16,5%) et de l’ammoniac (-12,9%). En revanche, les exportations de l’acide phosphorique et le trafic du gasoil ont progressé respectivement de 19,4% (d’environ 1,9 million de tonnes) et 10,5% (2,1 millions de tonnes). Il est à noter que les ports de Safi ont enregistré un volume de 9,9 MT, en hausse de 12,7% par rapport à 2020 et que l’activité du port de Nador a marqué une forte hausse de 19,8% qu’avec un volume d’environ 3,9 MT. L’activité du port de Mohammedia a de son côté enregistré un rebond de 4,9%, marquant ainsi un renversement de la tendance baissière ayant caractérisé les volumes transitant par ce port. Ce, pour la première fois depuis 2017. Avec un volume de 5,6 millions de tonnes, l’activité du port d’Agadir a accusé une baisse de 6,6%, alors que les flux se sont inscrits en hausse. « Le port a enregistré une hausse de 14,6% du trafic des hydrocarbures et une progression de 122,1% des exportations de feldspath », selon l’ANP. « Avec 2,2 millions de tonnes ayant transité par le port de Laâyoune au titre de l’année 2021, le trafic de ce port a enregistré une forte progression de 16,5% par rapport à l’année 2020 », a indiqué l’agence. Soulignons enfin que l’activité des conteneurs s’est chiffrée à 1.287.129 EVP durant l’année 2021, en hausse de 3,8%. Alain Bouithy
La Capitainerie du Port de Casablanca obtient la Certification ISO 14001

Le port de commerce de Casablanca a obtenu la certification à la norme de management environnemental ISO 14001 (version 2015) pour les activités relatives au développement des infrastructures portuaires ; à l’accueil des navires et gestion de la sureté, sécurité et environnement et au développement et régulation. Constituant un cadre définissant les règles d’intégration des préoccupations environnementales dans les activités portuaires, la norme ISO 14001 permet de maîtriser les impacts sur l’environnement maritime et portuaire et ainsi concilier les impératifs de fonctionnement du port et de respect de l’environnement. Avec cette certification, L’Agence Nationale des Ports s’assure de l’obtention des résultats escomptés de son système de management environnemental, lesquels constituent une valeur ajoutée pour l’environnement, pour le port lui-même et pour la ville sur trois volets. A savoir la maîtrise de l’impact des projets d’infrastructures et des activités du port ; l’implication de l’ensemble de la communauté portuaire et des différentes parties prenantes (riverains, associations environnementales, collectivités …) dans l’atteinte des objectifs escomptés ainsi que la protection de la biodiversité et la qualité du milieu naturel. Cette distinction du port de Casablanca rentre dans le cadre de la politique RSE de l’Agence nationale des ports et porte à cinq le nombre de ports gérés par l’ANP, certifiés ISO 14001 à savoir (Les ports de Nador, Al Hoceima, Jorf Lasfar, Safi et Casablanca).
Maroc. L’ANP affiche un chiffre d’affaires consolidé en légère baisse à fin juin

Le chiffre d’affaires consolidé de l’Agence nationale des ports (ANP) continue sur sa tendance baissière pour le deuxième trimestre consécutif. Selon les chiffres publiés par l’agence, mardi 31 août, il s’est établi à 1,116 milliard de dirhams (MMDH) au terme du premier semestre 2021, accusant ainsi un léger recul de 0,4% par rapport à la même période de l’année 2020. Les données recueillies par l’ANP font état, en revanche, d’une légère amélioration du chiffre d’affaires cumulé. Celui-ci s’est en effet élevé à 1,064 milliard de dirhams au sixième mois de l’année en cours, correspondant à une progression de 0,4% par rapport à la même période de l’année 2020. Pour rappel, au premier trimestre 2021, le chiffre d’affaires cumulé de l’ANP s’était élevé à 539 millions de dirhams, accusant une légère baisse de 0,9% par rapport à la même période de l’année 2020. Quant au chiffre d’affaires consolidé cumulé, il avait atteint 567 millions de dirhams à fin mars 2021, «en baisse de 2,2% par rapport à la même période de l’année 2020 et ce, malgré le contexte de pandémie de Covid-19 ayant impacté notablement l’activité de la SGPTV». Selon la même source, au seul titre du deuxième trimestre 2021, «les investissements effectués par l’ANP ont atteint un niveau de 249 millions de Dirhams, contre 306 millions de DH pour la même période de l’année 2020». A titre de comparaison, au premier trimestre 2021, les investissements effectués par l’Agence avaient atteint un niveau de 121 millions de dirhams, en diminution par rapport aux investissements relatifs à la même période de l’année 2020 (211 millions de DH). A noter que les investissements réalisés consolidés se sont chiffrés pour leur part à 384 millions de dirhams (MDH) à fin juin 2021, contre 584 MDH une année auparavant. Ils étaient de 123 millions de DH au premier trimestre dernier contre 214 millions de dirhams à la même période de l’année écoulée. Autres données relevées dans son communiqué : l’endettement du Groupe s’est élevé à 6,79 MMDH au deuxième trimestre 2021 contre 5879 MMDH à la même période de l’année écoulée. Il avait atteint 6044 MMDH au premier trimestre 2021. A propos de l’évolution de l’activité des ports gérés par l’ANP, au premier semestre 2021, il ressort que celle-ci a reculé de 2,1% par rapport à la même période de 2020 pour atteindre un niveau de 46,32 millions de tonnes. Au titre du deuxième trimestre, «l’activité des ports gérés par l’ANP a atteint un niveau de 23,5 millions de tonnes, soit une diminution de 2% par rapport à la même période de l’année 2020, l’équivalent de près de 0,5 million de tonnes, permettant ainsi de générer un chiffre d’affaires trimestriel de 525 millions de dirhams en hausse de 1,9% par rapport au 2ème trimestre 2020», a souligné l’agence. Rappelons qu’au premier trimestre 2021, elle avait atteint un niveau de 22,8 millions de tonnes, soit une diminution de 2,3% par rapport à la même période de l’année 2020, l’équivalent de près de 0,5 millions de tonnes. Enfin, au titre des faits marquants, on retiendra notamment l’obtention par la Capitainerie du port de Casablanca du renouvellement de sa certification ISO 9001 : V2015; la présentation en juin dernier des outputs 2020 de l’Observatoire de la compétitivité des ports marocains (OCPM); l’organisation en mai dernier de la première édition de la journée des pétroliers au port de Mohammedia sur le thème «Le port pétrolier, quelle Résilience?»; la signature au cours du même mois de la convention-cadre de coopération et de partenariat entre l’ANP, la SGPTV et la société PORTNET en vue d’initier une collaboration et un échange d’expériences autour de leurs systèmes d’information respectifs. Alain Bouithy
Maroc. Les principaux indicateurs financiers de l’ANP affichent des niveaux satisfaisants en 2020

L’Agence nationale des ports (ANP), conformément aux obligations réglementaires appliquées aux entreprises faisant appel public à l’épargne, a rendu public le 30 avril dernier son rapport financier relatif aux réalisations au titre de l’année 2020. Il en ressort que « l’année 2020 s’est inscrite dans la continuité de la progression enregistrée en 2019 expliquée essentiellement par l’évolution favorable du niveau d’activité des ports gérés par l’ANP », analyse le régulateur portuaire. En effet, au titre de l’année écoulée, l’activité des ports gérés par l’agence a atteint un volume de 92,5 millions de tonnes, correspondant à une augmentation de 5,1%, a-t-elle fait savoir. Résultant de la hausse à la fois du trafic à l’import de 4,4% et à l’export de 7,6%, la progression de l’activité des ports sous l’égide de l’ANP «a impacté favorablement les indicateurs financiers de l’agence», souligne-t-on dans un communiqué. D’après la même source, le chiffre d’affaires a poursuivi sa progression au terme de l’année écoulée, enregistrant un montant de 1.940 MDHS, contre 1.853 MDHS en 2019, soit une augmentation de 4,7%, soit l’équivalent de 87MDHS. L’analyse des réalisations financières de l’organe de régulation du système portuaire fait ressortir aussi une augmentation de 5,9% des charges d’exploitation qui se sont établies à 1.850,6 MDHS en 2020 contre 1.748 MDHS en 2019. Elle fait apparaître également une baisse de près de 17,6% du résultat d’exploitation passant de 188,8 MDHS en 2019 à 155,6 MDHS en 2020. Comme l’a fait remarquer l’ANP dans son rapport annuel, «sans les dotations aux amortissements et aux provisions, le résultat d’exploitation ne baissera que de 1,6% par rapport à l’année 2019 ». En évolution par rapport aux réalisations de 2019, la valeur ajoutée a crû de 2,4%, correspondant à un montant de 1.195 MDHS. Ce qui a permis de dégager un taux d’intégration de 62%, selon les précisions de l’agence. Il est à noter que le résultat net a atteint 66,3 MDHS en 2020 contre 76,7 MDHS en 2019, soit une baisse de 13,6%. Mais à en croire l’ANP, hors provisions financières, il augmenterait de près de 32% par rapport à l’année 2019. L’analyse fait en outre état du renforcement de la capacité d’autofinancement qui a atteint un montant de 556,9 DHS, soit +16,8% par rapport à 2019. Alors que le taux d’engagement du programme d’investissement 2020 dont l’enveloppe globale s’élève à 1225,6 MDHS, a pour sa part atteint 57,7%, soit l’équivalent de 707,6 MDHS. Soulignons qu’à l’échelon du Groupe, «le chiffre d’affaires consolidé a connu une légère augmentation de 0,2% en passant de 2 050 MDHS à 2.054 MDHS en 2020». Malgré la baisse notable de l’activité de certaines participations de l’ANP, particulièrement celle de sa filiale SGPTV, l’agence évoque «une stagnation par rapport à la tendance haussière enregistrée durant les années passées». En ce qui concerne les charges d’exploitation consolidées au titre de l’année 2020, il ressort qu’elles se sont élevées à 2.072 MDHS, soit +7,4% par rapport aux réalisations de 2019. Ainsi qu’il est souligné dans le communiqué, « sans tenir compte des dotations aux amortissements du nouveau port de Safi pour 100 MDHS, l’augmentation de ces charges ne sera que de 2,6% par rapport à l’année 2019». S’agissant du résultat net consolidé, il a atteint un montant de 32 MDHS, soit une baisse de 69%. «Sans tenir compte des dotations aux amortissements et aux provisions traduisant essentiellement l’effort d’investissement des différentes structures du Groupe, le résultat net consolidé baissera de 9,3% par rapport à l’année 2019», selon l’ANP. Quant au total actif consolidé, il est ressorti à 21.763 MDHS en 2020 contre 20.424 MDHS, soit une augmentation notable de 6,6% en raison essentiellement de l’augmentation du niveau d’investissement de l’Agence nationale des ports. Alain Bouithy
Maroc. L’activité portuaire poursuit sa tendance baissière à fin mars

L’activité portuaire reste sur une tendance baissière. Selon les récentes statistiques publiées par l’Agence nationale des ports (ANP), le trafic transitant par les ports gérés par celle-ci est ressorti en baisse à fin mars 2021. Dans une note de synthèse sur l’activité portuaire du mois de mars dernier, l’Agence annonce que le trafic a atteint un volume global de 22,9 millions de tonnes, marquant ainsi une baisse de 2,3% en glissement annuel. Soulignons qu’il s’agit de la troisième baisse consécutive du trafic commercial depuis le début de l’année en cours, après celles enregistrées en janvier (7,7%) et févier (8,6%) derniers. Pour rappel, le trafic transitant par les ports gérés par l’Agence avait atteint au cours de ces deux premiers mois de l’année respectivement un volume global de 7,5 et 13,6 millions de tonnes. D’après l’organe de régulation des ports marocains, par nature de flux, les évolutions enregistrées à fin mars font ressortir une baisse des importations de 3,6% avec un volume de 14,1 MT en raison du recul des importations des aliments de bétails (-18,3%), des céréales (-2,9%), du charbon & coke (-13,9%) et des produits sidérurgiques (-38,1%). Les données recueillies par l’ANP font aussi état d’une hausse de 1,5% des exportations, avec un volume de 8 MT, due particulièrement à la progression des exportations du gypse (+64,1%) et de l’acide phosphorique (+42,8%). Elles laissent apparaître également « une baisse des volumes du cabotage de 13,9%, avec un trafic de 717.116 tonnes, induite essentiellement par la baisse du trafic des hydrocarbures (-45,6%) », souligne l’agence. Dans sa note de synthèse, l’Agence indique que la répartition du trafic par port fait ressortir que les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 17,5 millions de tonnes correspondant à environ 76,4% du trafic de l’ensemble des ports qu’elle gère. Dans le détail, et après analyse des principales évolutions enregistrées par port, il apparaît que l’activité du port de Mohammedia a enregistré un volume de 1,2 million de tonnes. Elle marque ainsi une régression de 8,6% par rapport aux trois premiers mois de l’année 2020 due principalement à la baisse du trafic du fuel oil (- 90,2%) et du gasoil (- 5,5%). Le port de Casablanca, qui représente environ 33,2% du trafic global, a, de son côté, assuré le transit de 7,6 MT à fin mars 2021, soit une baisse de 1% par rapport à la même période de l’année précédente. A en croire l’ANP, « ce recul est dû à la baisse des produits sidérurgiques (-51,5%), des importations du charbon (-25,3%) et des exportations du phosphate (- 1,9%) », explique-t-elle. Et de préciser, qu’en revanche, les importations des céréales ont enregistré une hausse de 7,1% en glissement annuel. Concernant l’activité du port de Jorf Lasfar, les chiffres recueillis par l’ANP révèlent qu’elle s’est élevée à 8,7 millions de tonnes au troisième mois de 2021 avec une quote-part de 38% du trafic global.Si elles confirment sa première place, ces données montrent, cependant, que l’activité du port a enregistré une baisse de 9,3% par rapport à la même période de l’année précédente.Ce recul s’explique principalement par « la forte baisse des importations du charbon & coke de pétrole (-34,9%), des céréales (- 22,8%), du trafic des hydrocarbures (-12,4%) et des exportations des engrais (-6,8%) », souligne l’agence. S’agissant des activités des autres ports, il ressort que celle du port de Nador a connu une forte baisse de 20,7% à fin mars 2021, avec un volume d’environ 765.570 tonnes, suite à la forte régression du trafic du charbon et coke de pétrole de 56,2% et des importations des céréales de 26,3%. Avec un volume de 1,5 million de tonnes, l’activité du port d’Agadir a accusé « une baisse de 12,8%, due essentiellement au recul des importations des céréales (- 24,1%), des aliments de bétail (- 35,2%), du trafic des conteneurs en tonnage (-9%) et des hydrocarbures (-6,1%) », comme l’explique l’ANP. Quant aux ports de Safi et de Laâyoune, ils sont les seuls à avoir enregistré des hausses au cours de cette même période. En effet, avec un volume d’environ 2,5 MT, l’activité du port de Safi s’est inscrite en hausse de 58,4% par rapport à la même période de l’année précédente, en raison notamment du fort rebond des importations du charbon & coke de pétrole (+ 240,4%), des céréales (+186%) et des exportations du gypse (+66,5%). De son côté, le trafic commercial au port de Laâyoune a connu une progression de 11,1% par rapport à la même période de l’année 2020. Il a, en effet, assuré le transit de 419.402 tonnes à fin mars 2021, « faisant suite particulièrement à la hausse des exportations du phosphate (+20,8%) et des importations du clinker (+130,8%) », relève-t-on. Alain Bouithy