Maroc: L’activité portuaire reste sur une tendance baissière à fin février

L’activité portuaire s’est inscrite sur une tendance baissière à fin février, selon les données statistiques rendues publiques récemment par l’Agence nationale des ports (ANP). En effet, au terme du deuxième mois de l’année 2021,«le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint un volume global de 13,6 millions de tonnes, marquant ainsi une baisse de 8,6%, en glissement annuel », a indiqué l’ANP. Le volume du trafic s’est dès lors inscrit en baisse pour le deuxième mois consécutif depuis le début de l’année en cours. Puisqu’en janvier dernier, le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP avait atteint un volume global de 7,5 millions de tonnes, correspondant à une baisse de 7,7% par rapport à la même période de l’année écoulée. Par nature de flux, les chiffres publiés par le régulateur portuaire laissent apparaître une baisse des importations de 8,5% avec un volume de 8,5 MT due au recul des importations des aliments de bétail (-27%), des céréales (-12,7%), du charbon (-9,8%) et du trafic des hydrocarbures (-13,9%). Ces données font également ressortir « une baisse des exportations de 7,6% avec un volume de 4,7 MT, due particulièrement au recul du trafic des engrais (-16,6%), des phosphates(-18,9%) et du trafic des conteneurs en tonnage (- 10,7%) », a souligné l’agence dans une note de synthèse relative à l’activité portuaire du mois de février dernier. Dans sa note, il ressort en outre une baisse des volumes du cabotage de 19,7%, avec un trafic de 430.438 tonnes, induite essentiellement par la baisse du trafic des hydrocarbures (-47,5%). Il est à souligner que la répartition du trafic par port montre de son côté que les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 10,4 millions de tonnes, représentant environ 76% du trafic des ports gérés par l’ANP. En détail, l’activité du port de Mohammedia a enregistré un volume de 686.350 tonnes à fin février, marquant une régression de 19,6% par rapport aux deux premiers mois de l’année 2020. A en croire l’ANP, cette variation est due principalement à la baisse du trafic du gasoil qui a accusé un recul de 37,5%, alors que les importations du butane se sont inscrites en hausse de 40,5%. Au cours de la même période, le port de Casablanca a assuré pour sa part le transit de 4,5 MT, soit une baisse de 5,3% par rapport à la même période de l’année précédente. Précisions que le recul des activités de ce port, qui représente environ 33,2% du trafic global, est attribué « à la baisse des importations du charbon (-43,6%), des exportations du phosphate (-22 ,5%) et des produits sidérurgiques (-40,6%) », selon les explications de l’agence qui a fait état, en revanche, de la hausse de 18,3% des importations des céréales en glissement annuel. Quant au port de Jorf Lasfar, son activité s’est chiffrée à 5,2 millions de tonnes au deuxième mois de l’année. S’il confirme sa première place, avec une quote-part de 37,8% du trafic global, ce port a enregistré une baisse de 16,8% par rapport à la même période de l’année précédente. Cette variation est attribuée « principalement à la forte baisse des importations du charbon & coke de pétrole (-40,5%), des céréales (- 35,5%), du trafic des hydrocarbures (-22,3%) et des exportations des engrais(-17,8%)», a fait savoir l’organe de régulation des ports marocains. Signalons aussi la baisse des activités au niveau des ports de Nador et d’Agadir. Avec un volume d’environ 364.155 tonnes enregistrées à fin février 2021, l’activité du port de Nador a connu une forte baisse de 40,8% en raison de la forte régression du trafic du charbon et coke de pétrole et des importations des céréales qui ont respectivement reculé de 65,8% et 38,9%. De son côté, l’activité du port d’Agadir a parallèlement enregistré un volume de 911.295 millions de tonnes, en baisse de 20,4%, « due essentiellement au recul des importations des céréales (-74%), des aliments de bétail (-89,8%), du trafic des conteneurs en tonnage (-8,1%) et des hydrocarbures (-12,2%) », selon l’ANP notant en revanche une hausse de 20% des exportations du clinke. Soulignons que les ports de Safi et de Laâyoune ont été les seuls à avoir connu des hausses au titre du mois dernier. En effet, « les ports de Safi ont atteint un volume d’environ 1,6 MT, soit une hausse de 68,3% par rapport à la même période de l’année précédente, imputable notamment au fort rebond des importations du charbon &coke de pétrole (+ 368%) et du soufre (+14,1%) et des exportations du gypse (+113%), a fait savoir l’ANP. Celui de Laâyoune a parallèlement enregistré une hausse de 1,8% par rapport à la même période de l’année 2020, avec 239.008 tonnes. Cette évolution est induite particulièrement par la hausse des exportations du phosphate (+10,1%) et du sable (+50,8%),selon l’agence. Dans sa note de synthèse de l’ANP, il est par ailleurs indiqué que l’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP s’est chiffrée à 229.567 EVP durant les deux premiers mois de l’année 2021, soit une baisse de 1,3% et les importations des céréales se sont chiffrées à 1,2 million de tonnes au terme des deux premiers mois de l’année 2021, marquant ainsi une baisse de 12,7% par rapport à la même période de l’année précédente. Tandis que le trafic des phosphates et dérivés a atteint un volume d’environ 4,9 millions de tonnes, correspondant à une baisse de 7%, le trafic global des hydrocarbures s’est chiffré à 1,5 million de tonnes accusant ainsi une baisse de 18,5% par rapport à la même période de 2020. Alain Bouithy
Maroc. Baisse de l’activité portuaire en janvier dernier

L’année 2021 a mal commencé pour les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP), après avoir affiché sa résilience au terme de l’année 2020. Afin janvier 2021, le trafic commercial a atteint un volume global de 7,5 millions de tonnes, accusant ainsi une baisse de 7,7% par rapport à la même période de l’année écoulée. Pour rappel, au terme de l’année précédente, le trafic commercial dans les ports gérés par l’organe de régulation des ports marocains, avait atteint un volume global de 92,5 millions de tonnes, correspondant à une hausse de 5,1%. Selon l’ANP, les données statistiques du mois dernier laissent apparaître, par nature de flux, un recul de 5,1% des importations, avec un volume de 4,8 MT, suite notamment à la régression des importations des céréales (-13,1%), du charbon (-3,9%), du coke de pétrole (-43%) et des hydrocarbures (- 15%). Dans une note de synthèse sur l’activité portuaire du mois de janvier 2020, l’Agence nationale des ports a aussi noté « une régression de 12% des exportations, soit un trafic global de 2,4 MT, due particulièrement à la forte baisse du trafic des phosphates(-29,9%), du clinker (-25%) et des engrais (-9,7%) ». La même source fait également état d’un décroissement de 13,3% des volumes du cabotage, avec un trafic de 257.000 de tonnes, induit essentiellement par la baisse du trafic des hydrocarbures (-27,8%) notamment le gasoil au port de Mohammedia (-72,2%). Selon la répartition du trafic par port, les ports de Mohammedia, Casablanca etJorf Lasfar ont assuré le transit d’environ 5,7 millions de tonnes, captant ainsi environ 76,1% du trafic des ports gérés par l’ANP. Avec un trafic chiffré à 3 millions de tonnes à fin janvier 2021, le port de Jorf Lasfar a enregistré une baisse de 16,1%, par rapport à la même période de l’année précédente. Malgré cette régression, due principalement à la baisse des exportations des engrais(-11,6%), des importations des céréales (-42%), du soufre (-4,5%) et du charbon (- 43,5%), ce port garde sa première place avec une quote-part de 40,1% du trafic global. Le port de Casablanca, a de son côté, assuré le transit de 2,3 MT à fin janvier 2021, marquant ainsi une baisse de 5% par rapport à la même période de l’année précédente. « Cette variation est due, d’une part, à l’augmentation des importations des céréales (+17,4%), du sucre (+22,1%) et d’autre part, à la baisse des exportations des conteneurs (-5,5%) et des phosphates (- 30,6%) », a expliqué l’ANP dans sa note précisant que le port casablancais a capté près de 30,9% du trafic global. L’activité du port de Mohammedia a, pour sa part, atteint un volume de 384.348 tonnes, accusant un recul de 26,1% par rapport au premier mois de l’année 2020 qui s’explique principalement par « la baisse des importations du gasoil (- 49,7%), des huiles de base (-66,6%) et du bitume (-17,4%), d’une part, et du cabotage du gasoil (-72,2%), du fuel oïl (-100%) et de l’essence (- 100%), d’autre part », a relevé l’agence. Soulignons que les activités de trois autres ports ont également affiché des baisses à fin janvier dernier. C’est le cas du port d’Agadir dont l’activité a connu une baisse de 25,5%, en raison essentiellement de la régression des importations des céréales (-59,8%) et des exportations du clinker (-31,7%), bien que le trafic des agrumes et primeurs a progressé de 6,3%. Idem pour le port de Nador qui a connu une baisse de 18,9%, pour un volume d’environ 204.898 tonnes à fin janvier 2021, suite d’une part, au recul du trafic TIR (- 29,6%) et d’autre part, à la forte baisse des importations du charbon (-64,8%). En forte baisse de 35,4% par rapport à la même période de l’année 2020, suite particulièrement à la baisse des exportations du phosphate (-47,2%), du sable (-3,9%) et des importations du gasoil (-16,2%), le trafic du port de Laâyoune a de son côté, attient 123.295 tonnes au terme du mois dernier. Il est important de souligner que, contrairement à tous les autres ports gérés par l’agence nationale des ports, celui de Safi a enregistré une croissance de +132% à fin janvier, avec un volume de 905.864 de tonnes. Cette évolution est « imputable notamment au fort rebond des importations du charbon avec un volume de 384.361 tonnes, contre 31.500 tonnes en janvier 2020 », a expliqué l’ANP dans sa note de synthèse. A noter que l’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP s’est chiffrée à 114.166 EVP durant le premier mois de l’année 2021, soit une légère hausse de 0,8% ; les importations des céréales se sont chiffrées à 609.000 tonnes, reculant de 13,1% par rapport à fin janvier de l’année précédente, tandis que le trafic des phosphates et dérivés a atteint un volume d’environ 2,7 millions de tonnes, soit une baisse de 8,3%. Précisons que la baisse des phosphates « est due principalement au fort recul des exportations du phosphate de 29,9% et des engrais de 8,9%, même si les autres produits ont enregistré des hausses, notamment l’ammoniac (+8,6%), l’acide phosphorique (+17,9%) et l’acide sulfirique (+22%) », selon l’ANP. Autres chiffres relevés de même source, le trafic global des hydrocarbures s’est chiffré à 0,9 million de tonnes à fin janvier 2021, marquant ainsi une forte baisse de 16,6% par rapport au même mois de l’année écoulée. Tandis que le trafic TIR a atteint un volume de 1.516 unités, soit une baisse de 12,4% par rapport à fin janvier de l’année 2020. Alain Bouithy
Maroc. L’activité portuaire affiche sa résilience au terme de l’année 2020

L’activité portuaire continue de faire preuve de résilience face à la crise provoquée par la pandémie de coronavirus (Covid-19), selon les derniers chiffres du secteur publiés par l’Agence nationale des ports (ANP). En effet, au terme de l’année 2020, le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint un volume global de 92,5 millions de tonnes, correspondant à une hausse de 5,1% par rapport à l’année 2019. Ces chiffres témoignent du dynamisme du secteur portuaire au Maroc et rejoignent les propos de la directrice générale de l’ANP, Nadia Laraki, qui confiait récemment à la MAP : «Les ports nationaux ont fait preuve, face à cette crise, d’une grande agilité et d’une forte capacité d’adaptation. Les places portuaires nationales ont réussi ce défi, en assumant pleinement leur rôle de plateformes au service de l’économie nationale». Dans un entretien accordé en janvier dernier à l’agence de presse, la DG rappelait également que «les ports étaient le seul point frontalier qui est resté en activité après la fermeture des aéroports et des frontières terrestres pendant la période de confinement». En détail, et par nature de flux, les évolutions enregistrées au terme de l’année écoulée font ressortir une hausse de 4,4% des importations avec un volume de 56,1 MT due notamment à la hausse des importations des céréales (+34,4%), du sucre (+8,9%), des aliments de bétails (+3,4%), du charbon (+3,1%), de l’ammoniac (17,5%), de l’acide sulfurique (+29,6%) et du soufre (+8,8%). Dans une note de synthèse publiée récemment, le régulateur portuaire fait en outre état d’«une progression de 7,6% des exportations, soit un trafic global de 33,5 MT, due particulièrement au fort rebond du trafic des engrais (+34,4%)». Avec un trafic de 2,9 MT, les volumes du cabotage ont accusé un recul de 7,2% induit essentiellement par la baisse du trafic des hydrocarbures (-12,6%) notamment le gasoil au port de Mohammedia (-41,5%). Soulignons que la répartition du trafic par port montre que les ports de Mohammedia, Casablanca et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 71,9 millions de tonnes. Ce qui représente environ 77,7% du trafic des ports gérés par l’Agence portuaire, a-t-on relevé dans cette même note. D’après les données recueillies, au terme de l’année 2020, le trafic transitant par le port de Jorf Lasfar a atteint 37,1 millions de tonnes, correspondant à une hausse de 4,5%, suite principalement au fort rebond des exportations des engrais (+36,1%), des importations des céréales (+28,2%), du soufre (+12,1%), de l’acide sulfurique (+31,4%) et de l’ammoniac (+17,5%). Avec une quote-part de 40,1% du trafic global, ce port confirme sa première place. Le port de Casablanca a, de son côté, capté environ 32,8% du trafic global, enregistrant un transit en hausse modérée de 0,6% à 30,3 MT en 2020, en raison d’une part à l’augmentation des importations des céréales (+25,9%), du sucre (+8,9%) et d’autre part à la baisse des importations des conteneurs (- 6,8%) et des exportations du sel (- 78%). Quant au port de Mohammedia, il a atteint un volume de 4,5 MT, ce qui s’est traduit par une régression de 13,4% par rapport à l’année 2019 due principalement à la baisse du trafic du gasoil de 20,6%. A noter qu’avec un volume d’environ 3,2 millions de tonnes à fin 2020, l’activité du port de Nador a connu une baisse de 1,9%, qui «s’explique d’une part par le recul des exportations de la barytine (-62,2%) et d’autre part par la hausse des importations des céréales (+156,1%)», a souligné l’ANP. Quant à ceux de Safi et d’Agadir, autres ports gérés par l’ANP, ils ont enregistré respectivement 8,8 MT (+38%) et 6 MT (+ 18,2%). Tandis que le trafic transitant par le port de Laâyoune a atteint 1,9 million de tonnes, soit environ le même volume enregistré en 2019. Fortement impactée par les effets de la crise sanitaire mondiale, l’activité des conteneurs transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint environ 1.239.489 EVP durant l’année 2020, correspondant à une baisse de 2,9%. Dans sa note de synthèse de l’ANP, il ressort qu’en tonnage, le trafic des conteneurs a marqué aussi une baisse de 2,5%, après avoir enregistré un volume de 12,1 millions de tonnes. Parallèlement, «les importations des céréales se sont chiffrées à 9,4 millions de tonnes, soit un record jamais atteint. Par rapport à l’année 2019, ce trafic a marqué une forte progression de 34,4%», a fait savoir le régulateur. Pour sa part, le trafic des phosphates et dérivés a enregistré une hausse de 13,8% pour un volume d’environ 36,6 millions de tonnes, alors que celui des hydrocarbures a accusé une baisse de 11,7% à 9,3 millions de tonnes. Si le trafic TIR s’est amélioré de 14,1% par rapport à l’année précédente atteignant un volume de 19.087 unités, le trafic des passagers transitant par les ports relevant de l’Agence et l’activité des croisières ont enregistré de fortes baisses. Le premier a atteint 302.332 passagers, affichant une forte baisse de 87,1% par rapport à l’année 2019, tandis que le deuxième a reculé de 86% avec un total de 27.339 croisiéristes, contre 194.605 croisiéristes en 2019. Alain Bouithy
L’ activité portuaire reste sur une tendance haussière à fin août (Maroc)

En dépit de la crise liée à la pandémie de Covid-19 et son impact sur plusieurs pans de l’économie marocaine, l’activité des ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) a maintenu son trend haussier au cours du mois d’août 2020, selon les chiffres publiés par le régulateur portuaire. «Le trafic transitant par les ports gérés par l’ANP a atteint à fin août 2020 un volume global de 62,6 millions de tonnes, marquant ainsi une hausse de 6,8% en glissement annuel», a indiqué l’ANP dans une note publiée récemment. Il avait atteint un volume global de 54,7 millions de tonnes à fin juillet 2020, correspondant à une hausse de 6,3% par rapport à la même période de l’année passée. A noter qu’au terme des neuf premiers mois de l’année, les données recueillies par l’organe de régulation des ports marocains montrent qu’«au titre du seul mois d’août 2020, l’activité portuaire a enregistré une progression de 9,8% par rapport au même mois de l’année écoulée, en se chiffrant à 7,8 millions de tonnes», a fait savoir l’ANP dans une note de synthèse sur l’activité portuaire du mois d’août. A titre de rappel, au seul mois de juillet dernier, l’activité portuaire s’était chiffrée à 7,3 millions de tonnes après avoir enregistré une légère baisse de 0,8% par rapport au même mois de l’année écoulée. Soulignons que les données décortiquées laissent apparaître, par nature de flux, un accroissement de 8,8% des importations avec un volume de 38,9 MT à fin août. Selon les explications de l’agence, les évolutions enregistrées au titre de ce mois résultent notamment de la hausse des importations des céréales (+51,1%), des aliments de bétails (+22,4%), du charbon (+10,1%), de l’ammoniac (23,3%) et du soufre (+16,2%). Elles s’expliquent aussi par une progression de 4,5% des exportations, soit un trafic global de 21,7 MT, due particulièrement au fort rebond du trafic des engrais (+30,8%), a relevé l’ANP dans sa note. La même source ajoute que ces variations sont également dues à «un repli de 4,6% des volumes du cabotage, avec un trafic de 2 MT, induit essentiellement par la baisse du trafic des conteneurs au port de Casablanca (- 5,3%) et du gasoil au port de Mohammedia (-32,8%)». Concernant la répartition du trafic par port, les données montrent que les ports de Mohammedia avec un volume de 3,1 millions de tonnes avec une activité en baisse de -13,1%, Casablanca (20,2 MT et +2,9%) et Jorf Lasfar (25,7 MT et +7,6% +) ont assuré le transit de 49 millions de tonnes, ce qui représente environ 78,3% du trafic des ports gérés par l’ANP. Ajoutons que les ports de Safi, Agadir et Nador ont de leur côté atteint respectivement 5,7 MT (+31,6%), 4,1 MT (+18,3%) et 2,3 MT (+10,3%). En revanche, avec 1,1 million de tonnes, le port de Laâyoune a enregistré une baisse de 10,8% à fin août. Avec une baisse de 6,3%, l’activité des conteneurs dans les ports relevant de l’ANP s’est chiffrée à 805.735 EVP, durant les huit premiers mois de l’année, a noté l’ANP soulignant qu’«au titre du seul mois d’août 2020, cette activité a, par contre, connu une reprise de 2,5% en glissement annuel». En termes de tonnage, le trafic des conteneurs a été marqué par une baisse de 5,4% au cours de la même période, enregistrant ainsi un volume de 7,9 millions de tonnes. Par nature de flux, il ressort que les exportations, importations et le cabotage ont accusé des baisses respectives de 5,7% avec un volume de 339.926 EVP, 8% (334.116 EVP) et 3,2% (131.694 EVP). L’Agence ajoute que les conteneurs vides à l’export ont, de leur côté, affiché un volume de 214.507 EVP (- 10,3%), représentant ainsi 63,1% du trafic global des conteneurs à l’export. Au terme des huit premiers mois de l’année 2020, il ressort que les importations des céréales se sont chiffrées à 6,7 millions de tonnes, marquant ainsi une forte progression de 51,1% par rapport à la même période de l’année précédente. Selon l’agence, l’analyse de la répartition de ce trafic par port fait ressortir «une forte concentration de cette activité au port de Casablanca avec 3,8 millions de tonnes, représentant environ 56,4% du trafic global des céréales et une hausse globale des importations en cette denrée dans l’ensemble des ports : Jorf Lasfar (+48%), Casablanca (+38,1%), Agadir (+64,1%) et Nador (+286%)». S’agissant du trafic des phosphates et dérivés, il a atteint un volume d’environ 24,2 millions de tonnes, enregistrant une hausse de 12,3%, a fait savoir l’ANP expliquant que « cette variation à la hausse est due principalement au fort rebond des exportations des engrais (+30,9%) et des trafics du soufre (+21,1%) et de l’ammoniac (+23,3%)». En raison du recul du trafic global des hydrocarbures aux ports de Mohammedia (-12,5%), Jorf Lasfar(-9,6%), Nador(- 15,1%), Agadir (-2,8%) et Laâyoune (-10,7%), le régulateur portuaire a indiqué que celui-ci s’est chiffré à 6,3 millions de tonnes à fin août 2020, marquant ainsi une baisse de 10,5% par rapport à la même période de l’année écoulée. Quant au trafic TIR, il a atteint un volume de 12.261 unités à fin août 2020, «enregistrant ainsi une hausse de 22,1% par rapport à fin août de l’année 2019. Le port de Nador a assuré, à lui seul, 12.199 unités, représentant 99,5% du trafic global TIR». Alain Bouithy
Maroc. Forte hausse des importations des céréales à fin avril

Les importations des céréales ont atteint 3,5 millions de tonnes MT à fin avril 2020, a annoncé l’Agence nationale des ports (ANP) relevant un accroissement de 38% par rapport à la même période un an auparavant. En effet, « les ports spécialisés dans le traitement de ce trafic (Nador, Casablanca, Jorf Lasfar, Safi et Agadir) ont assuré le transit de 3,5 millions de tonnes marquant ainsi un fort rebond de 38% en comparaison avec la même période de l’année écoulée », a indiqué l’ANP. Selon l’autorité de régulation du système portuaire marocain, cette activité a été marquée par une forte concentration aux ports de Casablanca et Jorf Lasfar qui ont traité respectivement 54% et 22% du trafic global des céréales, a-t-elle indiqué dans un communiqué rendu public la semaine dernière. Soulignons en outre que les cadences de manutention au port de Casablanca ont marqué un fort rebond de 23%, avec un rendement moyen de 10.000 tonnes/navire/jour, contre environ 8.100 tonnes/navire/jour durant la même période de l’année écoulée, a noté l’agence ajoutant que ces cadences pouvaient atteindre jusqu’à 13.000 tonnes/navire/jour au niveau des terminaux spécialisés. En dépit des performances observées au niveau de ses services et des résultats jugés plus que satisfaisants, l’ANP a cependant estimé que « le processus de transit portuaire des céréales aurait pu atteindre des performances plus importantes avec une mobilisation et une réactivité positives de l’ensemble des acteurs de la filière ». Quoi qu’il en soit, elle a affirmé que, grâce aux mesures opérationnelles mises en place pour fluidifier le transit portuaire et à la mobilisation de l’ensemble des partenaires concernés, les ports nationaux ont tout de même permis d’assurer la continuité d’approvisionnement du Royaume en cette denrée stratégique dans les meilleures conditions. Ainsi, malgré des circonstances difficiles, « le trafic portuaire des céréales a connu un niveau exceptionnel en termes de volumes traités et de nombre de navires céréaliers reçus par les ports », a-t-elle affirmé. Au niveau mondial, rappelons que l’Indice Fao des prix des céréales a légèrement baissé au cours du mois d’avril dernier. « Il avoisinait les 164,0 points en moyenne en avril, soit un niveau légèrement inférieur à celui du mois de mars », avait annoncé tout dernièrement l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (Fao), indiquant toutefois qu’il reste supérieur de près de 4,0 points (2,4%) à sa valeur d’avril 2019. Dans le même temps, les prix mondiaux du blé et du riz ont fortement augmenté alors que ceux du maïs ont enregistré de leur côté une forte chute, selon les chiffres publiés par l’organisation. En effet, suite aux restrictions temporaires à l’exportation appliquées au Vietnam puis aussitôt annulées, les prix mondiaux du riz ont connu un accroissement de 7,2% depuis mars, avait constaté la Fao notant que ceux du blé se sont accrus de 2,5%, face à des prévisions indiquant que le quota des exportations en Russie serait rapidement atteint. Pour leur part, les prix des céréales secondaires (y compris le maïs) ont parallèlement connu une baisse de 10%, avait noté l’agence. Soulignons également que, selon les premières prévisions de la FAO concernant l’offre et la demande mondiales de blé pour la saison commerciale 2020/21, « la production mondiale devrait s’élever à 762,6 millions de tonnes, non loin du niveau enregistré en 2019, avec des prévisions faisant état de récoltes moins importantes dans l’Union européenne, en Afrique du Nord, en Ukraine et aux Etats-Unis, qui permettront presque de compenser des récoltes plus importantes en Australie, au Kazakhstan, en Russie et en Inde ». Dans son Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, publié le même jour, la FAO a indiqué que « l’utilisation mondiale de blé en 2020/21 devrait demeurer stable avec des augmentations attendues au niveau de la consommation alimentaire qui compenseront les réductions à des fins alimentaires et industrielles ». La même source relève que « d’ici la fin des saisons de culture en 2021, les stocks de blé devraient augmenter de 274,5 millions de tonnes suite à une hausse attendue des stocks en Chine tandis que dans le reste du monde, les stocks mondiaux devraient baisser de près de 5 pour cent pour atteindre leurs plus bas niveaux depuis 2013 ». Soulignons que la FAO a également anticipé une production abondante de maïs cette année en Argentine, au Brésil et en Afrique du Sud où les récoltes devraient bientôt commencer. Alain Bouithy
L’activité portuaire maintient son trend haussier (Maroc)

Au terme des quatre premiers mois de l’année 2020, le trafic transitant par les ports gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) a progressé de 6,9% par rapport à la même période de l’année 2019. Il a atteint un volume global de 31,3 millions de tonnes contre 29,2 millions de tonnes pour la même période de l’année précédente. Selon l’ANP, « au titre du seul mois d’avril 2020, l’activité portuaire a maintenu son trend haussier avec une progression de 4,9% par rapport au même mois de l’année écoulée, en se chiffrant à 7,8 millions de tonnes ». Concernant le trafic par nature de flux, il apparaît que les quatre premiers mois de l’année ont été marqués par un accroissement de 6,3% des importations avec un volume de 19,4 MT. « Cette variation s’explique notamment par la hausse des importations des céréales (+38%), du charbon (+7,1%) et des aliments de bétails (+46,1%) », a indiqué l’autorité de régulation du système portuaire marocain dans une note de synthèse sur l’activité portuaire du mois d’avril dernier. Dans sa note, l’ANP fait aussi état de la progression de 8,4% des exportations (correspondant à un trafic global d’environ 10,8 MT) attribuée particulièrement au fort rebond du trafic des engrais (+63%) et du phosphate brut (+6,8%) ; ainsi que de la hausse de « 1,6% du volume du cabotage, avec un trafic de 1 MT, induite essentiellement par l’augmentation du trafic des hydrocarbures (+14,6%) ». S’agissant de la répartition du trafic par port, il ressort des mêmes chiffres que « les ports de Casablanca, Mohammedia et Jorf Lasfar ont assuré le transit de 24,8 millions de tonnes. Ce qui représente environ 80,1% du trafic des ports gérés par l’ANP », a souligné l’Agence. Analysant l’évolution du trafic au niveau du port de Casablanca, l’ANP a noté une progression de l’ordre de 6% à fin avril, soit près de 10,4 MT, induite essentiellement par le fort rebond des importations des céréales (+23,5%), des aliments de bétails (+32,3%) et du trafic conteneurisé (+3,9%). Ce qui représente environ 33,7% du trafic global. Avec une croissance de 13%, due principalement aux exportations des engrais (+60,2%), des importations des céréales (+52,5%) et de l’ammoniac (+30,1%), le port de Jorf Lasfar a enregistré 12,7 millions de tonnes à fin avril, confirmant ainsi sa première place avec une quote-part de 41% du trafic global. Autre évolution positive relevée durant la même période, celle du port d’Agadir qui, « avec un volume de 2,2 millions de tonnes, a connu une hausse de 9%, induite essentiellement par l’augmentation des importations des céréales (+37,5%), des aliments de bétails (+66,1%) et du trafic du clinker (+22%) ». Quant aux activités des ports de Safi, Nador et de Laâyoune, elles ont enregistré une régression au terme de ces quatre mois affichant respectivement un recul de 13,6% correspondant à un volume de 2 millions de tonnes, 3,3% (environ 1,2 million de tonnes) et 15,2% (545.569 tonnes). En ce qui concerne le port de Safi, l’ANP a attribué cette variation notamment « au recul des importations du soufre (-10,7%), du charbon (-49%) et des exportations de l’acide phosphorique (-11%) et du gypse (-19,3%) ». Du côté du port de Nador, l’agence explique la régression du trafic par le repli des exportations de la barytine (-59,1%), des importations du charbon et coke (-12,3%) et du trafic des hydrocarbures (-14,6%). Quant au port de Laâyoune, la variation de son trafic proviendrait « de la baisse du trafic des phosphates (-13%), des hydrocarbures (-12%), du sable (-15,6%) et du clinker (-63,2%) », a expliqué l’ANP. Dans sa note, l’Agence a également noté une légère amélioration de 1,5% de l’activité des conteneurs dans les ports relevant de sa juridiction durant les quatre premiers mois de l’année 2020 et qui s’est chiffrée à 450.973 EVP. Il est à souligner qu’en tonnage, cette activité a été marquée par une augmentation de 1,6% à fin avril 2020, avec un volume d’environ 4,4 millions de tonnes. Par nature de flux, il apparaît que « les exportations ont enregistré une hausse de 6,6%, avec un volume d’environ 197.020 EVP ; les conteneurs vides à l’export ont affiché un volume de 126.610 EVP, représentant ainsi 64 % du trafic global des conteneurs à l’export ; les importations ont atteint 187.855 EVP, en baisse de 1,1% par rapport aux quatre premiers mois de l’année 2019 ; l’activité cabotage a connu une baisse de 4,7%, en se chiffrant à 66.098 EVP », a-t-elle fait savoir. Pour mieux apprécier l’évolution globale des activités des ports gérés par l’ANP, soulignons également qu’au terme des quatre premiers mois de l’année, les importations des céréales se sont chiffrées à 3,5 millions de tonnes (+38%) ; le trafic des phosphates et dérivés a atteint un volume d’environ 11,4 millions de tonnes (+ 14,2%) ; alors que le trafic global des hydrocarbures a atteint 3,3 millions de tonnes (-5,3%). Quant au trafic TIR, autre élément de cette évolution, il ressort qu’« il a atteint un volume de 5.887 unités, enregistrant ainsi une hausse de 17% par rapport à fin avril 2019 », a conclu l’Agence précisant que le port de Nador a assuré, à lui seul, 5.848 unités. Ce qui représente 99,3% du trafic global TIR. Alain Bouithy