Collection « Nid d’artistes » : Une archive vivante pour une souveraineté culturelle africaine

Une consécration internationale pour l’édition marocaine et continentale : le 4ème opus sur Cotonou sacré « Plus beau livre africain » à Paris. C’est une reconnaissance internationale qui vient couronner une démarche éditoriale inédite sur le continent. À l’occasion du Salon du livre africain de Paris, qui s’est tenu du 21 au 22 mars 2026, Malika Éditions s’est vue décerner le prestigieux Prix du plus beau livre africain pour le quatrième opus de sa collection « Nid d’artistes », dédié à Cotonou et au Sud Bénin. Décerné par la Maison de l’Afrique, ce prix réaffirme une ambition claire : valoriser l’excellence éditoriale et artistique du continent tout en faisant rayonner la richesse de ses patrimoines. Réalisé avec le soutien de BANK OF AFRICA, cet ouvrage vient récompenser un projet de longue haleine. Après avoir exploré l’âme de Casablanca, le souffle de Dakar et l’énergie d’Abidjan, la collection « Nid d’artistes » confirme, avec cette distinction, son statut d’œuvre majeure à l’échelle du continent. Initiée en 2019 par Malika Éditions, cette collection s’impose aujourd’hui comme une archive précieuse et nécessaire : une mémoire vivante de l’Afrique racontée par ceux qui la créent. Une série de beaux-livres qui dépasse la simple chronique artistique pour s’affirmer comme un acte de résistance culturelle. Réappropriation du récit : Une mémoire construite de l’intérieur À une époque où l’image de l’Afrique a trop souvent été construite par un regard extérieur, « Nid d’artistes » opère un renversement fondamental. La collection est née d’une conviction profonde : la souveraineté culturelle commence par la maitrise de son propre récit et l’archivage de sa mémoire. Il ne s’agit pas seulement de montrer l’art, mais de documenter l’histoire en train de s’écrire. En donnant la plume et la voix aux artistes, écrivains et penseurs locaux, la collection répond à un véritable impératif d’archivage. Elle constitue une mémoire sensible, émotionnelle et visuelle de l’effervescence africaine pour les générations futures, offrant un espace d’expression à ceux et celles qui façonnent l’imaginaire de leurs villes. C’est une réappropriation du narratif, une manière de dire au monde : « Voici qui nous sommes, vus par nous-mêmes ». « Il est crucial que l’Afrique se raconte elle-même au lieu de laisser les autres la raconter à leur façon. Les artistes, les écrivains et les penseurs savent mieux que quiconque percevoir ce que nous ne voyons pas et exprimer ce que nous n’arrivons pas à dire », affirme Malika Slaoui, éditrice et fondatrice de la collection. « Ces ouvrages sont une source d’information pour les prochaines générations. C’est un travail de mémoire engagé : archiver la parole des créateurs aujourd’hui, c’est préserver l’identité de demain et protéger des voix, des visions et des gestes qui, sans cela, risqueraient de se perdre ». Une promenade émotionnelle et une archive esthétique À travers une mise en page exigeante et une iconographie généreuse, ces beaux-livres invitent à une promenade émotionnelle guidée par les gardiens du temple artistique africain. Véritable conservatoire vivant, chaque volume fédère une centaine d’acteurs culturels : plasticiens, photographes, designers, slammeurs, écrivains et musiciens. Qu’ils soient jeunes talents émergents ou ténors reconnus à l’international, ils tissent ensemble le récit intime et mémoriel de leur cité. Ils y déposent leurs visions singulières dans une histoire commune et une mémoire partagée, transformant chaque page en une archive précieuse du présent. C’est une ode à la diversité, une palette inépuisable de couleurs et de mots qui capture l’effervescence des capitales créatives. L’immersion et l’humilité comme méthode de travail La force de la collection « Nid d’artistes » réside aussi dans la méthodologie unique de son éditrice. Rejetant l’approche superficielle et loin de la compilation à distance, chaque livre est le fruit d’une immersion longue et patiente sur le terrain. C’est cette présence qui permet de constituer une équipe au niveau local (auteurs, contributeurs…) et favorise la rencontre, le dialogue et la collaboration dans une dynamique collective où la création se construit à plusieurs voix. « Pour chaque ville, je mène un travail immersif de terrain de plusieurs mois. Je vais personnellement à la rencontre des artistes, des écrivains et des acteurs culturels. Cette proximité constitue le socle de ma démarche. Elle me permet de tisser des liens forts et de restituer une vision juste, sensible et profondément humaine de la scène artistique. Le partage et l’échange sont au cœur de ce projet, qui s’inscrit pleinement dans notre ligne éditoriale axée sur la préservation de la mémoire, la transmission et le dialogue entre les cultures », explique l’éditrice.« J’ai profondément ressenti que, de Casablanca à Cotonou, ces scènes ont en commun une volonté farouche de raconter le monde depuis leur propre réalité. » Cette méthode, fondée sur l’humilité et l’écoute, permet de capter l’énergie brute des métropoles africaines. De Cotonou à Casablanca, ces villes partagent une vitalité incroyable et une volonté commune : interroger l’identité, le territoire et le présent. À propos de Malika Éditions. Fondée en 1998, Malika Éditions est une maison indépendante spécialisée dans les beaux-livres sur le patrimoine historique et artistique. Reconnue pour ses co-éditions prestigieuses avec des maisons européennes (Actes Sud, Gallimard, Somogy), elle a su enrichir sa ligne éditoriale en s’ouvrant à la scène contemporaine africaine. Sa signature : un dialogue constant entre l’image et le texte, au service de la transmission et du dialogue entre les cultures.
Afrique. La CEEAC et l’ONUDI renforcent et redynamisent leur coopération

VIENNE. Son Excellence l’Ambassadeur Dr Ezéchiel NIBIGIRA, Président de la Commission de la Communauté économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), et Madame Fatou HAIDARA, Adjointe du Directeur Général de l’Organisation des Nations Unies pour le Développement Industriel (ONUDI), Directrice principale en charge des partenariats globaux et des relations extérieures, ainsi que Représentante spéciale du Directeur Général pour l’Afrique, se sont entretenus ce mercredi 8 avril 2026 sur l’état et les perspectives de la coopération entre leurs deux institutions A cette occasion, ils ont salué la qualité des relations existantes et exploré les voies et moyens de renforcer davantage cette collaboration déjà fructueuse, en particulier dans les secteurs des énergies renouvelables et de l’industrialisation. Les deux personnalités ont exprimé leur volonté de renforcer cette collaboration à travers l’accompagnement de l’ONUDI dans plusieurs domaines prioritaires, notamment : – l’opérationnalisation du Centre régional pour les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique de l’Afrique centrale (CEREEAC), dont le siège est à Luanda (Angola) ; – la mise en œuvre du Plan directeur d’industrialisation de l’Afrique centrale, adopté en octobre 2024 par la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC ; et – le développement de projets de corridors énergétiques nécessaires à la transformation structurelle de l’Afrique centrale. Les deux hauts Responsables ont reitéré leur volonté de finaliser le Mémorandum d’entente sur la cooperation entre la CEEAC et l’ONUDI et d’actualiser la feuille de route du partenariat CEEAC – ONUDI, élaborée en janvier 2023. A cet effet, ils ont convenu de mettre en place un cadre opérationnel pour assurer le suivi efficace des initiatives conjointes et à maximiser leur impact au bénéfice des populations de l’Afrique centrale. Par ailleurs, dans le cadre de préparation du Premier Forum de l’Afrique centrale sur les énergies renouvelables prévu au courant du premier trimestre 2027 à Luanda (Angola), le Président de la Commission de la CEEAC a sollicité l’appui multiforme de l’ONUDI à la CEEAC. L’ONUDI a promis y apporter son soutien, entre autres, dans la maturation des projets qui pourront y être présentés. Avant de lever la séance, la Représentante de l’ONUDI a réaffirmé l’intention de son Organisation d’effectuer, au cours de cette année, une visite de travail à la Commission de la CEEAC à Libreville (Gabon). Cette séance de travail s’est tenue en prélude au Forum international de Vienne sur l’energie et le climat, prévu du 9 au 10 avril 2026. Le Président de la Commission était accompagné du Commissaire en charge du Département Aménagement du Territoire et Infrastructures, Dr Maurice NIATY-MOUAMBA, du Directeur de l’énergie, Monsieur Désiré Armand NDEMAZAGOA BACKOTTA, de la Directrice par intérim en charge de la Communication, Relations publiques et Protocole, Madame Isabelle BOUKINDA NZAOU, de l’Experte Technique détachée auprès de la CEREEAC, Dr-Ing. Georgette FUMTCHUM et de l’Expert Chargé de l’Administration du Site Web, Réseaux Sociaux, Marketing et lnfographie, Monsieur Gildas Parfait DIAMONEKA. Mme Fatou HAIDARA, quant à elle, était accompagnée du Chef du Bureau Régional Afrique, Monsieur Victor C. DIWANDJA DJEMBA. CP
Claver Gatete : L’Afrique pourrait subir de lourdes conséquences du conflit au Moyen-Orient

Hausse des prix de l’énergie, resserrement des conditions financières et perturbation des voies commerciales La hausse des prix de l’énergie, le resserrement des conditions financières et la perturbation des voies commerciales affecteront rapidement nos économies, a prévenu le secrétaire général adjoint de l’ONU et secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique (CEA), Claver Gatete. «Le conflit qui s’intensifie au Moyen-Orient a déjà des répercussions sur les marchés de l’énergie et les flux commerciaux, avec des conséquences qui pourraient s’avérer encore plus lourdes», a-t-il déclaré à l’ouverture des travaux de la 58ème session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique (COM 2026) tenue récemment à Tanger. Le secrétaire exécutif de la Commission économique pour l’Afrique appelle à accélérer la transformation économique du continent «Pour l’Afrique, il ne s’agit pas d’un phénomène lointain. C’est une question de survie économique», a-t-il insisté dans une allocution prononcée à cette occasion. Bien que la réunion se tienne à un moment où l’incertitude mondiale est à son comble, Claver Gatete a toutefois indiqué que «de nouvelles possibilités commencent à se dessiner au milieu de ces bouleversements». En effet, «alors que les routes commerciales traditionnelles traversant la mer Rouge et le détroit d’Ormuz sont de plus en plus encombrées, l’Afrique se positionne rapidement comme un corridor logistique mondial, le port de Lamu au Kenya ainsi que ceux de Durban et de Maputo enregistrant des pics de trafic sans précédent», a-t-il fait remarquer. De plus, la compagnie Ethiopian Airlines est en train de devenir un pont aérien essentiel entre l’Asie et l’Europe, et le Nigeria a engrangé des recettes pétrolières exceptionnelles. Au cours de son intervention, le secrétaire exécutif de la CEA a par ailleurs relevé les perspectives de croissance encourageantes de l’Afrique dont les prévisions avoisineraient les 4% en 2026. Cependant, «une croissance sans transformation est une croissance sans élan», a-t-il estimé rappelant à ce propos que «trop souvent, cela n’a pas permis d’apporter les changements structurels, les gains de productivité ou les créations d’emplois à grande échelle dont notre population a besoin. Trop souvent, nos économies se sont développées sans modifier en profondeur ce qu’elles produisent, la manière dont elles se font concurrence ou l’endroit où la valeur est créée ». Sur la transformation, qui n’est pas simplement technologique mais aussi une question macroéconomique, Claver Gatete s’est interrogé: «Nos choix budgétaires, nos stratégies en matière d’endettement et nos priorités d’investissement sont-ils en phase avec la transformation à long terme?» De son point de vue, « dans bon nombre de nos pays, l’étroitesse de la marge de manœuvre budgétaire, l’augmentation des charges liées au service de la dette et le coût élevé de l’emprunt freinent les investissements. Il est donc essentiel non seulement d’accroître les investissements, mais aussi d’en améliorer la qualité en ciblant les secteurs qui favorisent la productivité, la diversification et la résilience, a-t-il exhorté. En conséquence, la politique macroéconomique doit aller au-delà de la stabilisation à court terme pour soutenir activement la transformation et faire en sorte que les investissements publics, les stratégies de financement et la gestion de la dette soient alignés sur les résultats en matière de développement, a poursuivi Claver Gatete insistant sur la nécessité d’aborder l’innovation «dans le cadre d’une politique globale et intégrée qui relie le financement, la technologie et les changements structurels». De son point de vue, «la question essentielle n’est pas l’accès à la technologie en soi; c’est plutôt sa diffusion effective dans les secteurs productifs. Placée sous le thème «La croissance par l’innovation: exploiter les données et les technologies de pointe au service de la transformation économique de l’Afrique», la 58e session de la Conférence des ministres africains des Finances, de la Planification et du Développement économique s’est déroulée du 28 mars au 3 avril dans la capitale du Détroit. Alain Bouithy
La Banque africaine de développement s’engage à investir jusqu’à 15 millions de dollars dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund », afin de soutenir les entreprises à forte croissance en Afrique

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a approuvé un investissement en capital pouvant atteindre 15 millions de dollars américains dans le Fonds « Alterra Africa Accelerator Fund L.P ». (« Alterra » ou le « Fonds AAA »), un fonds de capital-investissement multisectoriel dédié au développement d’entreprises à forte croissance à travers l’Afrique. La participation du Groupe de la Banque permettra de mobiliser des capitaux institutionnels supplémentaires et de renforcer la capacité de ce fonds à fournir des capitaux de croissance à long terme aux entreprises africaines présentant un fort potentiel d’expansion. Grâce à cet investissement, la Banque contribuera à accélérer le développement d’entreprises à fort potentiel de croissance, notamment celles qui stimulent l’innovation, l’expansion régionale et la création d’emplois. Le Fonds AAA cible les entreprises de taille moyenne à forte croissance opérant dans de multiples secteurs en Afrique. Il a également pris des engagements en matière d’égalité de genre et d’inclusion sociale, notamment des mesures visant à améliorer la représentation aux postes de direction et à développer la passation de marchés auprès d’entreprises dirigées par des femmes, afin de garantir l’impact économique étendu et inclusif de ses investissements. Cet investissement s’inscrit pleinement dans les priorités stratégiques des Quatre points cardinaux de la Banque africaine de développement, contribuant à un meilleur accès au capital, soutenant la transformation démographique de l’Afrique, ainsi que la création d’infrastructures résilientes face au changement climatique et d’une forte valeur ajoutée dans les principaux secteurs économiques. Afdb
ONU : la candidature fantôme de Macky Sall, propulsée en catimini par Évariste Ndayishimiye, fracasse l’Union africaine

Dans les couloirs feutrés de la diplomatie internationale, où l’on murmure plus qu’on ne parle, une farce aux relents de tragédie se joue à ciel ouvert : celle d’un ancien monarque républicain, Macky Sall, bien décidé à s’offrir un ultime trône, celui de Secrétaire général de l’ONU, quitte à transformer l’Union africaine en théâtre d’ombres et de manœuvres de coulisses. Car enfin, quelle épopée grotesque que cette candidature surgie des limbes, parachutée sans concertation, comme un décret nocturne griffonné à la hâte ! Une ambition emballée dans les habits trop larges d’un consensus africain… qui n’existe que dans l’imaginaire de ses promoteurs. À défaut de soutien continental, voilà que le lobby s’active, fébrile, bricolant une légitimité de fortune, avec pour seul pilier visible l’ombre portée de Évariste Ndayishimiye, devenu pour l’occasion chef d’orchestre d’une symphonie dissonante. Mais la partition a vite viré à la cacophonie. Depuis Kigali, la voix tranchante du ministre des Affaires étrangères du Rwanda, Olivier Nduhungirehe, a claqué comme un coup de fouet diplomatique, dénonçant une dérive inquiétante : un président de l’UA, en poste depuis à peine deux mois, qui se permet de court-circuiter les règles, d’ignorer ses pairs, et de travestir les procédures en instruments de passage en force. Une Union africaine transformée, le temps d’un caprice politique, en machine à valider des ambitions personnelles. Et que dire de cette “procédure de silence”, ce bijou d’ingénierie bureaucratique détourné en outil de pression ? Vingt-quatre heures pour avaliser une décision aussi lourde, ou se taire à jamais : voilà donc la nouvelle définition du consensus africain selon Gitega. Une diplomatie du chantage feutré, où le silence vaut consentement et où la précipitation tient lieu de légitimité. Mais cette fois, le silence s’est brisé. Une vingtaine d’États africains ont refusé de jouer les figurants dans cette pièce mal écrite. Ils ont rompu le mutisme imposé, opposé un veto cinglant à cette mascarade procédurale, et rappelé, fait rare, que même dans les arènes diplomatiques africaines, l’État de droit n’est pas une option décorative. Une gifle institutionnelle qui résonne encore dans les couloirs d’Addis-Abeba. Pendant ce temps, à Dakar, le soutien se fait aussi discret qu’un secret honteux. Le pays même de Macky Sall observe, distant, presque gêné. Pas d’embrasement patriotique, pas de levée de boucliers, juste un silence lourd de sens, celui d’une nation qui refuse d’endosser une ambition qu’elle n’a ni portée, ni validée. Et comme un clou supplémentaire dans le cercueil de cette candidature chancelante, Seydi Gassama est venu rappeler, avec la sobriété des convictions solides, que les postes internationaux ne sont pas des refuges pour héritages politiques en quête de recyclage. Que la paix, la démocratie et les droits humains ne sauraient être les accessoires d’une carrière prolongée. Au final, cette tentative ressemble moins à une candidature qu’à une fuite en avant. Une course solitaire, menée tambour battant par un lobby essoufflé, qui confond vitesse et précipitation, influence et isolement. Dans cette tragédie burlesque, une vérité s’impose : on ne devient pas Secrétaire général des Nations Unies à coups de lettres surprises et de silences forcés. Et surtout, on ne parle pas au nom de l’Afrique quand l’Afrique, elle, vous tourne ostensiblement le dos. Par Malick BA
AVEVA nomme Khaled Salah au poste de Vice-Président Afrique

Khaled Salah soutiendra désormais les plans de croissance d’AVEVA auprès des leaders industriels en Afrique. AVEVA, leader mondial des logiciels industriels, moteur de la transformation numérique et de la durabilité, annonce la nomination de Khaled Salah, 37 ans, au poste de Vice-Présidentde la région Afrique. Dans ce nouveau rôle, il sera responsable d’environ 30 employés pour assurer la réussite de la mise en œuvre de la stratégie de croissance d’AVEVA. Khaled Salah rapportera directement a Jesus Hernandez, SVP de la région EMEA. Une carrière de plus de 15 ans dans différents domaines et industries Titulaire d’un MBA en management de la Warwick Business School au Royaume-Uni et d’un Master en ingénierie de l’université Ain Shams en Egypte, Khaled Salah s’engage activement en faveur du progrès durable dans l’industrie. Il est déterminé à avoir un impact commercial positif, tout en gardant à l’esprit la durabilitépour mettre le progrèsau service des populations et de la planète. Il a débuté sa carrièreà Schneider Electric en 2013 dans le département « chaine d’approvisionnement mondiale »avant d’évoluer vers divers rôles tels que Responsable de la stratégiepour la chaine d’approvisionnement en Europe, et Directeur de la stratégie commerciale mondiale pour l’activité d’automatisation industrielle. Khaled Salah a développé une compréhensionstratégique de tous ces domaines. Après 12 ans chez Schneider Electric, Khaled a rejoint AVEVA en 2022 pour diriger le partenariat stratégique mondial entre AVEVA et Schneider Electric étendu sur tous les secteurs industriels. A la tête d’une équipe de 30 personnes,il a piloté l’introduction de nouvelles solutions logicielles AVEVA pour créer et développer des opportunités de croissance significative dans tous les secteurs verticaux de Schneider Electric. Des plans ambitieux pour AVEVA en Afrique En plus de son rôle actuel de Vice-Président du partenariat AVEVA et Schneider Electric, Khaled prend désormais la direction des activités d’AVEVA en Afrique. Jesus Hernandez, SVP de la région EMEA, déclare : L’Afrique est une régionstratégique pour AVEVA. Dans ce marché industriel majeur, les clients, leaders mondiaux dans les domaines de l’Energie, des Métaux et des Mines, de la Chimie et de l’Eau, recherchent l’expertise d’AVEVA pour accélérer et piloter leurs stratégies de transformation numérique et de durabilité, ainsi que leurs projets de transition énergétique. Les qualités de leadership de Khaled Salah dans un environnement mondial bénéficierontà son équipe repartie dans 12 pays, dont l’Algerie, le Maroc, l’Egypte, le Kenya, le Nigeria et l’Afrique du Sud. Motivé par la perspective de capitaliser sur le talent de son équipe pour renforcer la présence d’AVEVA en Afrique dans les annéesà venir, Khaled Salah déclare : Aider mon équipeàréaliser son potentiel professionnel me tient àcœur. Nous travaillerons ensemble pour soutenir et accélérer la transformation numérique des industries en Afrique, en particulier grâceà CONNECT, notre plateforme d’intelligence industrielle, et avec le soutien de notre écosystème de partenaires. A propos d’AVEVA AVEVA, leader mondial des logiciels industriels, favorise une utilisation responsable des ressources mondiales en stimulant l’ingéniosité. Plus de 90 % des grandes entreprises industrielles s’appuient sur les solutions AVEVA pour produire et fournir de manière fiable et sécurisée des produits aussi essentiels que l’énergie, l’alimentation, les médicaments, les infrastructures, et plus encore. Reconnue comme l’une des entreprises les plus innovantes au monde, AVEVA, dont les solutions ouvertes s’appuient sur l’expertise de plus de 6 400 employés, 5 000 partenaires et 5 700 développeurs certifiés, a son siège social basé à Cambridge au Royaume-Uni, et exerce dans le monde entier.
Hamid Nassour : l’Afrique reste dans le viseur des puissances occidentales (tribune)

TCHAD. Dans une tribune adressée aux Transformateurs et Transformatrices, militants du parti d’opposition fondé par l’ancien Premier ministre Succès Masra, Hamid Nassour estime que « tout laisse penser que l’Afrique est plus que jamais dans le viseur des puissances occidentales ». Doctorant en administration publique, titulaire d’un master en économie, option finances, il affirme que « c’est leur prochain terrain stratégique ». Lire ci-dessous l’intégralité de cette adresse. « Chers transformateurs et transformatrices, Ne devons-nous pas, pour une fois, nous poser la vraie question : et si ce n’était pas l’Occident qui était derrière l’emprisonnement de Masra ? Parce que chaque fois qu’un Africain intelligent se lève pour réveiller son peuple, les Occidentaux se sentent immédiatement menacés : pétrole, diamants, or. Dès qu’un leader devient conscient et indépendant, il devient une cible. L’histoire est là pour nous rappeler. Nous avons vu Sékou Touré subir pressions et isolement. Nous avons vu Patrice Lumumba être éliminé dans une barbarie extrême : son corps a été découpé, dissous dans l’acide, effacé pour qu’il ne reste aucune trace de lui. Nous avons vu des dirigeants africains refuser de se soumettre et être écrasés. Nous avons vu Ngarta Tombalbaye être tué pour avoir dit non à l’Occident. Ce ne sont pas des coïncidences. C’est une logique. Aujourd’hui, avec la présence active de services de renseignement comme la CIA et d’autres en Afrique, notamment chez nous, il devient légitime de s’inquiéter. Nos compatriotes les plus conscients sont observés, influencés , et parfois ciblées. Pour les puissances occidentales, l’Afrique reste une réserve stratégique de ressources pour leurs générations futures. Ils ne disent rien ouvertement, mais au fond, ils savent qu’ils feront tout pour freiner ou neutraliser tout Africain qui veut réellement la prospérité de son pays. Récemment encore, pour des intérêts liés au pétrole, ils ont avancé en Amérique du Sud en mettant la main sur les ressources du Venezuela. Ils ont étouffé des pays comme Cuba parce qu’ils ont refusé de se soumettre. Et aujourd’hui, ils sont présents au Moyen-Orient, alimentant tensions et guerres, notamment autour de l’Iran, grande puissance pétrolière. Chers compatriotes, tout indique que l’Afrique est plus que jamais dans leur viseur. C’est leur prochain terrain stratégique. Dans ce contexte, peut-on vraiment exclure que Masra soit victime des intérêts occidentaux qui agissent dans l’ombre chez nous ? Plus le temps passe, plus cette hypothèse devient sérieuse. Nous devons ouvrir les yeux.Nous devons poser les bonnes questions puisque sans la bénédiction de l’occident , il ne fera même pas 1 heure en prison . Libérez notre président……partagez au max , sauvons notre président ». Par Hamid Nassour
Sous les dictatures, le silence n’est jamais univoque. Il se décline en visages multiples, portés par des causes diverses

HAUT ET FORT. Le premier, et sans doute le plus répandu, est le silence de la peur. C’est celui qui naît de la crainte des sévices, des représailles, de la prison, de la torture, de l’humiliation, parfois même de la disparition. Ce silence est enfanté par la violence directe. Il s’installe dans les corps avant même de se loger dans les mots. Il apprend aux gens à se taire pour survivre. Vient ensuite le silence de l’insouciance. La dictature, pour durer, ne gouverne pas seulement par la terreur. Elle gouverne aussi par la diversion. Elle fabrique une forme d’indifférence sociale en persuadant les masses qu’elles ne sont pas liées à leur propre malheur, que leurs souffrances sont naturelles, inévitables, ou étrangères à l’ordre politique. Elle détourne les regards vers le divertissement, vers le superficiel, vers les plaisirs éphémères, afin que chacun cherche dans l’oubli provisoire un refuge contre une souffrance pourtant produite et entretenue par le régime lui-même. Puis vient le silence du désespoir. Celui des âmes fatiguées par l’attente. Celui de celles et ceux qui, après des années de lutte, de prières, d’espérance, de patience et de déceptions, finissent par se dire : à quoi bon ? Si le changement devait venir, il serait déjà venu. Ce silence-là est particulièrement cruel, parce qu’il ne repose pas sur l’absence de conscience, mais sur l’épuisement de l’espérance. C’est le silence des cœurs usés par trop de promesses trahies. Il existe aussi le silence de la douleur paralysante, celle qui rend muet. Face à tant de sauvagerie, de cruauté, d’injustice, le corps lui-même finit par ne plus savoir traduire la souffrance en paroles. Le système nerveux est saturé. À chaque tentative de parler, quelque chose se bloque. Un poids écrase la poitrine, serre la gorge, noue la respiration. La douleur devient si vaste qu’elle déborde le langage. Loin d’etre un oubli, ce silence est une blessure si profonde qu’elle paralyse le corps et l’esprit. Enfin, il y a le silence de la mort. Le plus brutal et le plus définitif. C’est le silence imposé à ceux qui ont osé dire non. C’est aussi, parfois, celui qui frappe ceux qui ont cru pouvoir détourner les yeux, vivre à côté du drame, ou s’en protéger par l’indifférence. Car sous une dictature, nul n’est véritablement à l’abri. Tôt ou tard, le silence qu’elle distribue finit par atteindre tout le monde. Une dictature commence par faire taire quelques-uns. Elle s’achève en ensevelissant tout un peuple dans le silence. Le silence est une prison construite pierre par pierre, peur après peur, renoncement après renoncement. Mais toute prison, aussi solide soit-elle, porte en elle la possibilité de sa rupture. Car le silence protège le tyran, jamais le peuple. Il étouffe la vérité, prolonge l’injustice et normalise l’inacceptable. Se taire, dans ces moments-là, c’est accepter de mourir lentement. Alors il faut parler. Parler même avec une voix brisée et même quand le cœur tremble. Les peuples ne se libèrent pas quand ils n’ont plus peur. Ils se libèrent lorsqu’ils décident que leur dignité vaut plus que leur silence, leur insouciance et leur indifférence. Quoi qu’il en coûte, le silence doit être vaincu. Parce qu’au bout de chaque voix retrouvée, il y a déjà le commencement de la liberté. Par Farida Bemba Nabourema Citoyenne Africaine Désabusée!