SIAF 2022 : Investir dans les startups en Afrique francophone, mode d’emploi (Sénégal)

La deuxième édition du Sommet des Investisseurs d’Afrique francophone s’est tenue du 03 au 04 mars à Dakar, la capitale Sénégalaise. Un rendez-vous qui a réuni plus de 400 participants en présentiel et en ligne, avec pour seul objectif d’établir des connections gagnantes pour les startups d’Afrique francophone. Initialement prévue en 2021 et reportée à plusieurs reprises en raison de la pandémie de Covid-19 et des incertitudes liées aux déplacements, le SIAF 2022 a regroupé plusieurs investisseurs actifs en Afrique francophone, et de nombreuses startups venues de la sous-région (Côte d’ivoire, Mali, Burkina Faso, Benin, Togo, Gabon, Cameroun, Sénégal, Tchad, Centre Afrique…). Autour des 25 intervenants qui ont animé des masterclass sur l’investissement, et partagé leurs expériences à travers 6 panels de haut niveaux, l’événement a été aussi marqué au 2e jour par la forte présence de nombreux jeunes porteurs de projets innovants avec un réel impact environnemental, éducatif entre autres. Des avancées considérables, mais encore insuffisantes Les startups sont actuellement le symbole de l’entreprenariat en Afrique. Leur financement connait cependant de nombreux problèmse. Malgré ce contexte, l’écosystème financier de la Tech en Afrique francophone s’est néanmoins structuré depuis 2016, et a permis l’émergence de certaines Startups, mais le marché manque encore de profondeur pour attirer davantage les investisseurs comme le font les pays d’Afrique anglophone. « Nous avons constaté qu’il existe un grand écart entre les pays d’Afrique francophone et nos voisins anglophones en ce qui concerne l’accès aux financements et la visibilité des startups. Sur ce point nous accusons un grand retard dans la partie francophone, et notre objectif en organisant cet événement est de contribuer à créer les conditions favorables pour l’investissement des startups en Afrique francophone, mais aussi de mettre en valeur les atouts de tous ces projets innovants », a estimé Nadine Zoro, Directrice de Suguba et organisatrice de la rencontre de Dakar. L’Afrique francophone commence elle aussi à susciter l’intérêt des investisseurs. Cinq pays francophones se détachent : le Sénégal, la Côte d’Ivoire, le Rwanda, la Tunisie et le Maroc. Ils sont parvenus à obtenir 37 millions de dollars en 2016 soit 10 % de l’ensemble des investissements réalisés en Afrique en faveur des startups. Ces pays se sont distingués grâce à des projets novateurs et pertinents développés par les jeunes entrepreneurs. A ce stade les investisseurs ne peuvent plus ignorer les opportunités offertes par les startups d’Afrique francophone, capables de rentabiliser leurs fonds investis. L’Afrique francophone est un marché promoteur Selon Matteo Rizzi, l’un de acteurs les plus respectés de la FinTech à l’échelle internationale, qui a animé la masterclass sur l’investissement des startups, « les écosystèmes des FinTechs et des startups sont s’organisent considérablement, et cela devrait d’avantage porter des fruits. Il faut néanmoins plus de rigueur et d’encadrement pour pouvoir attirer davantage les investisseurs. Les pays francophone représentent un marché considérable ». Afin d’orienter davantage les réseaux d’investisseurs vers les pays francophones, les écosystèmes « devraient travailler ensemble pour avoir une voix plus importante ». Cela implique de définir des stratégies et des plans d’action concrets avec des activités détaillées, d’assurer un ancrage institutionnel et politique suffisant. Autant que les startups anglophones, ceux des pays francophones représentent un potentiel énorme, avec des innovants et des offres répondants à des besoins spécifiques des populations. « Nous devons amplifier davantage nos efforts si nous voulons être un marché compétitif. A travers l’organisation du FAIS, nous souhaitons partager davantage les bonnes pratiques qui permettront aux jeunes entrepreneurs de maitriser les différentes approches de recherches de fond afin de développer leur business », a souligné Monsieur Aziz SY, co-organisateur de l’événement, et Directeur Général d’Impact Hub Dakar. Durant l’édition 2022 du Sommet des Investisseurs d’Afrique francophone, plus d’une dizaine de startups, souhaitant obtenir des investissements, ont présenté leur projet à des investisseurs potentiels venus des quatre coins. Le Sommet qui s’est achevée par un networking a également permis la mise en relation de nombreux jeunes entrepreneurs ambitieux avec de potentiels investisseurs. APO
4DX Ventures et Flutterwave co-investissent dans la solution de paiement en ligne d’Afrique Francophone CinetPay
CinetPay, la solution de paiement en ligne qui permet aux marchands d’Afrique Francophone d’accepter et d’effectuer des paiements en toute simplicité, annonce une levée de fonds de 2,4 millions de dollars auprès de 4DX Ventures et Flutterwave. Cette dernière servira à booster les efforts de vente et de marketing de CinetPay sur neuf marchés d’Afrique de l’ouest et centrale. Depuis son lancement en 2016 en Côte d’Ivoire, CinetPay a traité plus de 30 millions de transactions pour le compte de 350 marchands dans neuf pays, dont la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Cameroun, le Mali, le Togo, le Burkina Faso, le Bénin et la Guinée Conaky. CinetPay fournit une interface de paiement unique aux entreprises pour encaisser et transférer de l’argent par mobile money, Cartes Bancaire et portefeuilles électroniques, ce qui évite aux marchands de passer des mois à intégrer différents moyens de paiement et leur permet de se concentrer sur la gestion de leurs ventes et de leurs revenus. Utilisé par de nombreuses entreprises tels que les e-commerçants, les services publics, les compagnies d’assurance et les écoles, CinetPay simplifie le processus d’encaissement des paiements en ligne ou via TPE (PoS) de manière sécurisée. En intégrant Flutterwave au tour de table, CinetPay entérine un partenariat commercial fructueux qui a évolué depuis 2019. Cet investissement fait d’ailleurs suite à la récente acquisition de Disha par Flutterwave, et marque le premier investissement direct de la licorne dans la région. « Pour un premier investissement institutionnel, nous n’aurions pas pu trouver deux meilleurs partenaires que 4DX Ventures et Flutterwave », a déclaré Idriss Marcial Monthe, CEO et cofondateur de CinetPay. « En tant qu’anciens dirigeants d’entreprises digitales, nous avons nous mêmes, comme des milliers de commerçants, perdu un temps crucial, voire jusqu’à 6 mois, pour obtenir les solutions de paiement adaptées à nos clients. Aujourd’hui, nous disposons des ressources nécessaires pour commercialiser et vendre notre solution dans toute la région, et nous sommes impatients de faire en sorte que toutes les entreprises qui y opèrent ne ratent plus jamais une vente. Nous avons sélectionné des partenaires hautement stratégiques en tant qu’investisseurs et nous sommes enthousiastes quant aux prochaines étapes que nous franchirons ensemble, vers la simplification et amélioration des paiements digitaux en Afrique francophone. » La croissance rapide des moyens de paiement en ligne sur le continent au cours de la dernière décennie a conduit à l’éclatement du marché. Deux tiers des transactions Mobile Money mondiales sont effectuées en Afrique subsaharienne, avec 562 millions de comptes enregistrés d’ici à la fin de 2020, tandis que le nombre d’utilisateurs du e-commerce devrait doubler sur le continent, passant de 281 millions en 2020 à 520 millions en 2025. Cette tendance se poursuit également avec les institutions publiques, un plus grand nombre d’organismes offrant désormais des services publics numériques, tels que les paiements pour les cartes d’identité, les visas et les tests COVID, ainsi que les frais de scolarité, qui sont de plus en plus payés par mobile money et ou cartes bancaires. Avec une telle multiplicité de solutions de paiements requises dans différents secteurs d’activité, CinetPay développe rapidement sa présence dans la région. « Nous suivons le marché de l’Afrique francophone depuis un certain temps déjà, et avons été impressionnés par l’objectif ambitieux de Cinetpay de numériser les paiements dans toute la région », a déclaré Walter Baddoo, cofondateur et associé général de 4DX Ventures. « L’entreprise a fait preuve d’une connaissance approfondie de son produit, avec une offre différenciée et une marque forte auprès des clients. Nous sommes impatients de nous associer à l’équipe de Cinetpay aux côtés de notre partenaire de longue date, Flutterwave, pour aider à amorcer la prochaine phase des paiements digitaux dans la région francophone. » « Nous construisons une infrastructure de paiement pour l’Afrique, et facilitons la croissance des entreprises en leur permettant d’avoir de la clientèle sur le continent et dans le monde », a déclaré Olugbenga Agboola, fondateur et CEO de Flutterwave. « Ayant collaboré avec l’équipe de Cinetpay depuis plusieurs années maintenant, notre vision commune de la simplification des paiements sur le continent vient renforcer nos engagements à travailler à la création de possibilités et d’expériences infinies pour tous nos clients. Cinetpay est bien positionné pour le prochain chapitre de sa croissance et nous sommes ravis de travailler avec l’équipe pour aider à faire évoluer l’entreprise et d’ainsi maximiser la valeur pour ses clients. » Disponible sur ordinateur et sur mobile, CinetPay est rapide à mettre en place grâce à sa conception modulaire, s’intègre facilement au site web du marchand comme à son application mobile, lui permettant d’accepter Mastercard, Visa et tous les principaux moyens de paiement locaux sur 9 marchés africains, tel que MPESA, MTN Mobile Money et Orange Money.
Afrique francophone. Le Franc CFA plombe l’avenir de 14 Etats

TRIBUNE. Quel avenir pour le franc CFA? La question est au centre des préoccupations des économistes monétaristes africains, des panafricanistes. Qui veulent certainement solder le vieux compte colonial et néo colonial à la France, en se prévalant d’arguments politiques que techniques, mais aussi des centres des décisions à Paris, Washington, Bruxelles et Francfort. Certains présidents africains des 14 États concernés par cette importante question se font silencieux; d’autres préfèrent agir par procuration en commandant le débat sur la place publique, où ignorants et sachants s’affrontent dans un brouhaha inaudible. À notre humble avis, la zone franc apporte un élément de stabilité et d’attractivité à l’ensemble des 14 États. Toutefois, elle ne résout pas la lancinante question de dérapages budgétaires et les pressions exercées par les gouvernements sur les banques commerciales à capitaux privés pour qu’elles leur prêtent de l’argent. Tout comme elle plombe la compétitivité des économies de 14 États africains. Où devrait se situer le débat sur le franc cfa? le Trésor français pourrait permettre aux pays de la zone franc de faire des placements financiers auprès des marchés qui rémunèrent mieux que la Banque centrale européenne(BCE) leur disponible contenu dans le fameux compte d’opération domicilié auprès du Trésor (français ). En clair, si la Chine, les USA…, rémunèrent mieux le loyer de l’argent que la BCE, un pays africain de la zone franc CFA disposerait, avec le concours de Paris, de la possibilité de placer l’essentiel de son compte en devises domicilié auprès du Trésor français à Beijing ou à New-York. .. Last but no least, la Chine étant devenue le meilleur partenaire commercial des pays africains, n’est-il pas judicieux d’intégrer le Yuan chinois dans le cadre des paiements internationaux? Alphonse Ndongo
Nouveau rapport: Peu d’entreprises d’Afrique francophone connaissent l’existence de la zone de libre-échange continentale
Seul un quart des compagnies récemment interrogées en Afrique francophone ont entendu parler de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), selon le dernier rapport du Centre du commerce international (ITC). Cependant, parmi celles qui en ont connaissance, environ 75% estiment qu’elle va favoriser leur activité. Intitulé Promouvoir la compétitivité des PME en Afrique francophone : De la crise à la reprise grâce à l’intégration régionale, ce rapport préconise d’investir dans la sensibilisation des entreprises en parallèle à la mise en œuvre de la ZLECAf. Il se base sur les données recueillies auprès de 2557 entreprises d’Afrique francophone, interrogées par l’ITC et la Conférence permanente des chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) entre mai et juillet 2021. Sur l’ensemble des firmes interrogées, seuls 6% exportent vers d’autres pays africains, et seuls 12% importent d’autres pays du continent. Selon elles, les coûts élevés de la logistique et du transport, ainsi que les délais et l’incertitude sont les obstacles les plus courants aux exportations au sein du continent africain. La mise en œuvre de la ZLECAf, alimentée par des investissements dans la facilitation du commerce et les infrastructures, peut permettre de s’attaquer à ces difficultés et d’élargir les échanges intra régionaux. Cette nouvelle zone d’échange régionale apporte une lueur d’espoir dans un paysage assombri par une reprise post-pandémique plus lente que prévue. Plus d’un tiers des entreprises interrogées – et en particulier les petites, celles dirigées par des jeunes, celles du secteur informel et celles non impliquées dans les échanges internationaux – sont préoccupées par leur capacité de reprise post-pandémique. En moyenne, les petites et moyennes entreprises n’emploient plus que deux tiers de leur personnel d’avant-crise et constatent une chute de leurs revenus de moitié. En revanche, les grandes firmes ont pu conserver 94% de leurs salariés et maintenir 87% de leurs revenus pré-pandémiques. L’idée de stimuler la reprise grâce aux échanges commerciaux est d’autant plus pertinente que les programmes d’appui officiels sont considérés comme insuffisants. Seuls 12% des firmes interrogées ont bénéficié d’une assistance en lien avec la pandémie de la part de leur gouvernement ou d’une organisation d’appui aux entreprises ; et parmi celles ayant reçu un tel appui, les deux tiers se déclarent insatisfaites de l’aide obtenue. Or, selon l’étude réalisée, l’appui aux entreprises et les réglementations qui seront les mieux alignés sur la ZLECAf favoriseront la réduction du coût des échanges, permettant ainsi aux compagnies de rebondir. Comme le mentionne le rapport, ‘la pandémie est loin d’être terminée pour les petites entreprises qui sont pourtant les moteurs de la croissance de l’emploi et de la réduction de la pauvreté sur le continent. Dans ce contexte, les pouvoirs publics ont l’opportunité dans les mois qui viennent de s’attaquer aux contraintes et de débloquer de nouvelles opportunités exaltantes pour les petites entreprises africaines.’ Cette publication est la quatrième d’une série annuelle proposée par l’ITC et la CPCCAF. Les données collectées proviennent des pays suivants: Bénin, Burkina Faso, Burundi, Cameroun, Congo, Côte d’Ivoire, Gabon, Madagascar, Maroc, Niger, République démocratique du Congo, Sénégal, Tchad, Togo et Tunisie. À propos du Centre du commerce international Le Centre du commerce International (ITC) est l’agence conjointe de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) et de l’Organisation des Nations Unies (ONU). L’ITC assiste les petites et moyennes entreprises dans les pays en développement et en transition économique à devenir plus compétitives sur le marché mondial, contribuant ainsi au développement économique durable dans le cadre du programme d’Aide au commerce et des objectifs de développement durable de l’ONU.
Appel à propositions: Une opportunité de financement pour des équipes de recherche pour révolutionner les politiques publiques et stratégies sur l’Intelligence Artificielle en Afrique francophone
Bonne nouvelle pour les chercheurs et les institutions travaillant sur les questions de droits humains, les politiques publiques et les nouvelles technologies. Dans le cadre de son Initiative pour le Développement de l’Intelligence Artificielle (IDIA), NIYEL lance un appel à propositions visant à financer et accompagner les projets de recherche de cinq (5) équipes de recherche d’Afrique francophone, et les invite à soumettre leurs candidatures dès aujourd’hui ! Les pratiques dans le domaine de l’Intelligence Artificielle (IA) ont ouvert le champ des possibles et contribuent chaque jour au progrès de la société et à la réalisation des Objectifs de Développement Durable (ODD). Comme souligne le Dr Ibrahima Hathié, Chercheur émérite, Docteur en économie agricole et membre du Think Tank IPAR : « Ce projet présente une opportunité pour propulser l’Afrique dans son développement. ». Matthew Smith, Spécialiste de programme principal pour le Centre de Recherches pour le Développement International (CRDI), souligne pour sa part : « Il ne fait aucun doute que l’intelligence artificielle aura un impact important au cours de la prochaine décennie en Afrique subsaharienne. Mais ce qui reste moins clair, c’est comment cette intelligence artificielle sera exploitée pour servir les intérêts et priorités des communautés locales, et dans quelle mesure les risques connus et inconnus seront abordés. ». En effet, le continent africain enregistre des progrès exponentiels en matière d’innovation et de développement dans le domaine de l’intelligence artificielle. Or, les politiques actuelles ne prennent pas en considération les implications de l’IA et n’adressent pas les enjeux tels que la gouvernance, l’éthique ou l’équité. Valérie Traoré, Directrice Exécutive de NIYEL, d’indiquer : « Ce programme vise à combler un besoin criard de recherche et d’analyse des politiques publiques actuelles sur l’intelligence artificielle afin de proposer des solutions pour le développement de stratégies nationales et régionales inclusives sur l’IA.» C’est donc une nouvelle avenue qui s’ouvre pour la recherche politique. Cet appel à propositions constitue une occasion offerte aux 5 équipes de recherche qui seront sélectionnées de bénéficier d’un soutien direct afin de fournir des pistes concrètes pour le développement de politiques publiques et stratégies inclusives sur l’IA en Afrique francophone avec la contribution de décideurs politiques. Matthew Smith, de préciser : « Il y a une communauté croissante de chercheurs et d’innovateurs impliqués dans l’IA dans la région. Ce projet s’associe aux communautés scientifiques et politiques d’Afrique afin de s’engager, à leurs côtés, dans des projets de recherche contextualisés pour éclairer l’élaboration de stratégies et de politiques en matière d’IA qui contribuent à créer un écosystème de développement et de déploiement responsable de l’IA en Afrique pour le bien-être des populations. ». Informations de soumission La période de soumission est ouverte jusqu’au Dimanche 11 Juillet 2021 à 23h59 (GMT) Le document d’appel à propositions ainsi que toutes les directives de soumission sont accessibles : bit.ly/3v2mYZT L’appel à propositions est ouvert aux institutions établies dans les pays admissibles de l’ensemble de l’Afrique francophone (cf. liste sur l’appel à propositions). Les équipes de recherche devront soumettre leurs propositions, comprenant une lettre de soumission, une proposition technique et une proposition financière, par voie électronique. Un jury convoqué par Niyel, comprenant des experts et partenaires, sera chargé d’évaluer les propositions complètes. Les équipes de recherche sélectionnées seront contactées à partir du Lundi 2 Août 2021. L’appel permettra d’allouer 5 subventions d’un montant global de 615 000 $ Canadiens pour mettre en œuvre cinq projets de recherche d’une durée de 24 mois.
Établir des connexions gagnantes pour les start-ups d’Afrique francophone

Suguba en partenariat avec Mercy Corps et l’Agence française de développement (AFD) et Mercy Corps – organise son deuxième programme de préparation à l’investissement de 6 mois en Afrique de l’Ouest pour soutenir les 8 start-ups les plus prometteuses dans le secteur numérique en Afrique de l’Ouest francophone. L’Afrique Excelle, l’adaptation francophone de l’accélérateur technologique XL Africa de la Banque mondiale, a été le premier programme d’accélération de Suguba. Ce programme, qui a pris fin en 2018/2919, visait à mettre en relation les startups francophones du continent avec des mentors et des investisseurs. Afrique Excelle avait permis à 18 des 20 premières startups d’Afrique subsaharienne francophone de lever des fonds pour un montant total d’environ 10 millions de dollars, ce qui en a fait un succès total. Afrikhaliss s’adresse aux startups numériques qui proposent des solutions percutantes pour les chaînes de valeur locales et régionales. Le programme cible les entreprises qui ont déjà un produit ou un service sur le marché et qui génèrent des revenus. Toutefois, les demandes d’entreprises qui ne génèrent pas encore de revenus seront également prises en considération. Les entreprises éligibles sont basées ou génèrent au moins 75 % de leur chiffre d’affaires dans un ou plusieurs des marchés suivants en Afrique de l’Ouest francophone : Bénin, Togo, Burkina Faso, Guinée Conakry, Côte d’Ivoire, Mali, Niger et Sénégal. Nous sommes agnostiques au secteur et recherchons des solutions numériques à un stade ultérieur avec des services ou des produits disponibles sur le marché maintenant. Les entrepreneurs seront encadrés par des experts internationaux et locaux, seront formés dans le cadre d’un programme sur mesure, augmenteront la visibilité de leur marque et auront accès à des partenaires et investisseurs potentiels. Grâce à sa collaboration avec des investisseurs de premier plan, notamment en Afrique francophone, Afrikhaliss aidera les jeunes entreprises sélectionnées à attirer des capitaux. Le programme de cette année se déroulera dans deux résidences virtuelles ou physiques, au Sénégal, en fonction de l’évolution de la situation sanitaire, et en Côte d’Ivoire. Les activités phares comprennent deux sessions de formation résidentielles d’une semaine à Dakar (Sénégal) et une autre à Abidjan (Côte d’Ivoire), offrant aux entrepreneurs la possibilité de développer leur réseau professionnel et d’apprendre auprès de mentors, de pairs et de partenaires locaux et internationaux. La formation résidentielle à Dakar se terminera par un Pitch qui aura lieu lors de la deuxième édition du Sommet de l’investissement en Afrique francophone où les entrepreneurs présenteront leurs start-ups à un large public d’experts en nouvelles technologies, d’investisseurs, de grandes entreprises, d’experts et de médias. Le programme a pour partenaires les principaux fonds d’investissement et business angels actifs en Afrique francophone. Les entreprises intéressées peuvent poser leur candidature en ligne à l’adresse www.Suguba.org , au plus tard le 19 juin 2020. Le programme Afrikhaliss a été initié par Suguba et Mercy Corps, avec le soutien financier de l’Agence française de développement et est mis en œuvre par Suguba en partenariat avec Village Capital, Impact Hub Dakar et Impact Hub Abidjan. APO
Etude: Accroître les exportations d’Afrique francophone par l’appui à la certification

Une étude publiée par le Centre du commerce international (ITC) et les Chambres consulaires africaines et francophones (CPCCAF) montre que les entreprises des pays africains francophones ont plus de chance d’exporter lorsqu’elles se conforment aux normes internationales. Dans le cadre de cette étude, plus de 9000 entreprises ont été sondées au Bénin, au Burkina Faso, au Cameroun, en République centrafricaine, au Congo, en République démocratique du Congo, en Côte d’Ivoire, au Gabon, à Madagascar, au Maroc, au Niger, au Sénégal, au Togo et en Tunisie. 25 % d’entre elles disposent d’une certification internationale qui généralement concernent les normes de qualité ou de sécurité. La certification est souvent une condition préalable à l’entrée dans les marchés étrangers. Ainsi, plus une entreprise est petite, moins elle a de chance de disposer d’un certificat reconnu au niveau international. Parmi les 16 pays étudiés, seuls 7 % des entreprises du secteur agricole exportent, dont 70 % d’entre elles sont titulaires d’un certificat international. Autrement dit, certifier davantage d’entreprises agricoles pourrait augmenter le nombre d’exportateurs. “Le commerce vertueux dépend entre autres de normes efficaces et protectrices des consommateurs et de l’environnement – et garantit que l’ensemble des pays et leurs micros, petites et moyennes entreprises disposent des outils nécessaires à la mise en œuvre de ces normes », précise Arancha González, Directrice exécutive de l’ITC. L’étude révèle que les PME doivent souvent lutter pour supporter les coûts financiers, administratifs et autres liés à l’obtention et au maintien de la certification. Les institutions d’appui au commerce et à l’investissement peuvent intervenir dans la réduction des coûts de l’accès à l’information sur les normes et la certification. Par exemple, l’établissement de portails à guichet unique pour le partage d’informations de qualité sur les normes peut aider les PME à réduire ce type de coûts. D’après l’étude « Promouvoir la compétitivité des PME en Afrique francophone », il ressort que dans les pays où l’accès à l’information est optimal, le nombre d’entreprises certifiées est plus élevé. Les coûts de certification sont souvent considérés onéreux quelle que soit la taille de l’entreprise. En Afrique centrale, où les entreprises font face à des coûts importants, le taux de certification est le plus bas. En revanche, l’Afrique de l’Ouest semble offrir le meilleur rapport qualité-prix lorsqu’il est question de certification. Cette étude contribue aux efforts de collecte de données plus riches sur les entreprises africaines. Ces dernières permettent aux décideurs politiques d’identifier les faiblesses de l’écosystème des affaires et d’appliquer les mesures correctrices nécessaires.