Africa Investment Forum : Casablanca accueille des investisseurs africains de premier plan en amont des Market Days 2024

Un groupe d’investisseurs africains de premier plan a fait étape mardi 12 novembre à Casablanca, au Maroc, pour une journée consacrée à l’Africa Investment Forum (AIF) afin de mobiliser les investisseurs et chefs d’entreprise marocains, à quelques semaines des Market Days 2024 de l’AIF à Rabat. Conjointement organisé par la Banque africaine de développement et Africa50, gestionnaire d’actifs panafricain et un des partenaires fondateurs de l’Africa Investment Forum, ce roadshow visait à sensibiliser les investisseurs marocains aux opportunités que représente l’AIF pour accélérer la transformation économique du continent. Ce rendez-vous stratégique constituait une étape importante avant les journées transactionnelles des Market Days 2024, prévues du 4 au 6 décembre prochains à Rabat. Depuis son lancement en 2018, l’Africa Investment Forum s’est imposé comme la principale plateforme africaine pour les investissements transformateurs, mobilisant jusqu’à présent des dizaines de milliards de dollars d’engagements financiers. Le Maroc : un hub régional pour l’investissement en Afrique « L’organisation de l’AIF au Maroc, pour la deuxième année consécutive, constitue une reconnaissance des efforts importants consentis en matière de promotion de l’investissement sous l’impulsion de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste, et une consécration du positionnement du Royaume comme hub régional d’investissement et de croissance », a déclaré M. Abdelkrim Achir, directeur adjoint du Trésor et des Finances extérieures au sein du ministère de l’Économie et des Finances du Maroc. Organisée sur le thème « Tirer parti des partenariats innovants pour l’échelle », l’édition 2024 de l’AIF rassemblera plus de 2 000 participants de plus de 50 pays, incluant des porteurs de projets, des investisseurs institutionnels et des représentants des gouvernements. L’AIF vise à faire avancer des projets africains à fort potentiel vers une clôture financière grâce à des partenariats stratégiques. Des innovations pour des investissements à l’échelle supérieure Parmi les temps forts de cette édition 2024, l’AIF a récemment automatisé son mécanisme de suivi des projets et des investissements. Cet outil vise à optimiser le processus d’investissement, à améliorer la supervision des projets et à renforcer l’efficacité des connexions entre capitaux et projets sur le continent. Pour Mme Yacine Fal, représentante spéciale du président du Groupe de la Banque africaine de développement pour l’Africa Investment Forum, « cet événement à Casablanca renforce notre engagement à connecter les projets africains avec le capital. En impliquant les investisseurs locaux dès le départ, nous posons les bases de partenariats transformateurs qui alimenteront les objectifs de développement à long terme de l’Afrique ». « L’AIF continue de pousser des projets essentiels vers des étapes bancables, canalisant le capital vers des secteurs alignés sur les Objectifs de développement durable, les « High 5 » de la Banque africaine de développement et l’Agenda 2063 de l’Union Africaine », a-t-elle souligné. Mme Zurina Saban, directrice juridique et secrétaire générale chez Africa50 a déclaré : « Le fossé de financement des infrastructures de plus de 100 milliards de dollars sur le continent ne peut être comblé que par un effort concerté des investisseurs nationaux et internationaux, et la plateforme Market Days est stratégique pour rassembler les bonnes personnes et les connecter à des projets à fort impact afin d’accélérer la croissance du continent. Alors qu’Africa50 travaille aux côtés de nos partenaires de l’AIF, nous sommes déterminés à étendre notre expertise en développement et en financement de projets pour façonner l’avenir de l’Afrique, et créer ainsi un impact durable pour les générations à venir. » Des partenaires engagés pour l’Afrique Parmi les partenaires fondateurs de l’African Investment Forum figurent la Banque africaine de développement, Africa50, Africa Finance Corporation, la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), la Banque de développement d’Afrique australe, la Banque de commerce et de développement de l’Afrique orientale et australe (TDB), la Banque européenne d’investissement (BEI), la Banque islamique de développement (BID), qui ont été rejoints récemment par la Banque arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA).
Maroc. Lancement officiel des préparatifs pour l’organisation de la 5ème édition du « Africa Investment Forum »

Mme Nadia FETTAH, Ministre de l’Economie et des Finances, et Mme Yacine FAL, Représentante spéciale du Président de la Banque africaine de développement (BAD) pour « Africa Investment Forum » (AIF), ont coprésidé, au siège du Ministère de l’Economie et des Finances, une réunion de lancement officiel des préparatifs pour l’organisation de la 5ème édition de l’AIF, qui se tiendra du 4 au 6 décembre 2024, à Rabat. A cette occasion, la Ministre a salué le choix du Maroc pour accueillir la 5ème édition de l’AIF, ce qui constitue une reconnaissance du succès remarquable qu’a connu la 4ème édition, organisée l’année précédente à Marrakech, sous le Haut patronage de Sa Majesté le Roi, que Dieu L’assiste. Mme FETTAH a souligné que l’AIF 2024 sera organisé dans un contexte national particulier marqué, notamment, par une dynamique d’investissement importante en prévision de l’accueil de la Coupe du Monde 2030, en parallèle avec l’accélération de la mise en œuvre des chantiers d’envergure dans divers secteurs prometteurs, tels que les énergies renouvelables, le dessalement d’eau de mer, le développement agricole et les services financiers. A cet égard, la Ministre a indiqué que l’AIF 2024 constituera une occasion idoine pour partager avec les partenaires africains l’expertise et le savoir-faire du Royaume en matière de développement des secteurs susvisés et de faire valoir les « Success Stories » de la coopération exemplaire entre la BAD et le Maroc. De son côté, Mme FAL a remercié les autorités marocaines pour leur engagement en faveur de l’organisation de la 5ème édition de l’AIF qui constitue une plateforme privilégiée pour la canalisation des capitaux privés vers des projets de développement dans les domaines prioritaires pour le continent africain. Dans ce cadre, la responsable de la BAD a fait part de l’engagement personnel du Président de la BAD de mettre en place toutes les conditions requises à même de faire de l’édition 2024 de l’AIF un succès à la hauteur des ambitions du Royaume. A cet égard, Mme FAL a fait savoir que des actions ont été déployées, dès le début de cette année, en vue d’assurer une large participation des CEO des grandes sociétés multinationales et d’identifier des propositions de projets transformateurs qui seraient susceptibles de susciter l’intérêt des investisseurs lors des sessions transactionnelles prévues dans le cadre du Forum. L’AIF est une plateforme multipartite axée sur la facilitation de projets entre promoteurs de projets, décideurs politiques et investisseurs. Le Forum vise à faire avancer des projets d’investissement à des stades bancables, à travers la réduction des coûts d’intermédiation, l’amélioration de la qualité des informations et de la documentation sur les projets et le renforcement des engagements entre les investisseurs et les promoteurs de projets. Depuis son lancement par la BAD en 2018, l’AIF a suscité près de 180 milliards de dollars d’intérêts d’investissement dans divers secteurs porteurs.
Africa Investment Forum 2023: Signature d’un Protocole d’accord entre le Maroc et la Banque africaine de développement

Mme Nadia FETTAH, Ministre de l’Economie et des Finances, a procédé, conjointement avec M. Vincent O. NMEHIELLE, Secrétaire Général de la Banque africaine de développement (BAD), à la signature du Protocole d’accord relatif à l’organisation au Maroc de la 4ème édition du Forum pour l’Investissement en Afrique (« Africa Investment Forum » – AIF), prévue du 8 au 10 novembre 2023, à Marrakech. La cérémonie de signature s’est tenue récemment en présence de Mme Chinelo ANOHU, Directeur principal de l’AIF à la BAD, et de Mme Faouzia Zaaboul, Directeur du Trésor et des finances extérieures au Ministère de l’Economie et des Finances, indique un communiqué du ministère marocain. A cette occasion, Mme FETTAH a souligné que le choix du Maroc pour accueillir la 4ème édition de l’AIF reflète l’excellence des relations de coopération entre le Royaume et la BAD et confirme la position de notre pays comme destination privilégiée pour abriter les grandes manifestations internationales, souligne la même source. La ministre de l’Economie et des Finances a rappelé, à cet égard, que l’AIF constitue une plateforme idoine pour encourager les investissements en Afrique et mobiliser les financements pour les projets de développement dans les domaines prioritaires pour le continent africain, en soulignant que cet événement sera, pour le Maroc, l’occasion de présenter un ensemble de projets d’investissement prometteurs qui s’inscrivent dans le cadre de la dynamique de développement de notre pays, sous l’impulsion des Hautes Orientations de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. De son côté, M. NMEHIELLE a remercié les autorités marocaines pour l’engagement dont elles ont fait preuve en faveur de l’organisation de l’AIF, tout en saluant l’esprit de coopération qui a prévalu entre les représentants du Gouvernement marocain et les délégués de la BAD lors des séances de préparation du Protocole d’accord susvisé. Le Secrétaire Général de la BAD a souligné, par ailleurs, la pertinence du choix du Maroc pour abriter cette rencontre continentale au vu des atouts économiques et des opportunités d’investissement qu’offre le Royaume dont le modèle de développement s’est imposé comme source d’inspiration pour plusieurs pays du continent. Créé par la BAD en 2018, le Forum pour l’Investissement en Afrique est une plateforme d’échange entre investisseurs, experts et décideurs des secteurs public et privé sur les initiatives à mettre en place pour faire avancer des projets d’investissement à des stades bancables, lever des capitaux et accélérer la clôture financière des transactions. Ces objectifs sont poursuivis à travers la réduction des coûts d’intermédiation, l’amélioration de la qualité des informations et de la documentation sur les projets et le renforcement des engagements entre les investisseurs et les promoteurs de projets. Martin Kam avec CM
La directrice de l’Africa Investment Forum, Chinelo Anohu, et le secrétaire général de la ZLECAf, Wamkele Mene, échangent sur la coopération et le commerce entre l’Union européenne et l’Afrique
En prélude au sommet Union européenne-Union africaine prévu les 17 et 18 février prochains, des leaders d’opinion africains ont souligné l’importance des accords commerciaux et de l’intégration régionale pour stimuler les investissements sur le continent, à l’occasion d’un débat organisé par le Parlement européen sur le thème du partenariat et de la coopération entre l’Afrique et l’Union européenne. La directrice de l’Africa Investment Forum, Chinelo Anohu, s’est jointe au secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), Wamkele Mene, ainsi qu’à d’autres intervenants, pour réfléchir au renforcement des relations du continent lors de l’audition publique sur le commerce et la finance en Afrique tenue le 24 janvier. Dans son discours d’ouverture, Wankele Mene a cité l’Union européenne comme modèle d’intégration pour l’Afrique et a estimé qu’un partenariat Afrique-Europe solide était « gagnant-gagnant ». Il a déclaré que la jeunesse et la classe moyenne en Afrique offraient de réelles opportunités aux entreprises européennes, soulignant que les secteurs pharmaceutique, automobile et agroalimentaire étaient particulièrement propices aux investissements. Lors d’un débat et à d’une séance de questions-réponses à l’issue du discours d’ouverture, Chinelo Anohu a appelé à un partenariat fort : « beaucoup de discussions et de recherches ont été menées, mais le moment est venu d’agir. Et comment traduire concrètement cette action sur le continent ? En examinant les transactions elles-mêmes, de manière rapide, claire et concise. » Le panel comprenait également Junior Davis, chef de l’analyse des politiques et de la recherche à la Division Afrique, des pays les moins avancés et des programmes spéciaux de la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED), Kolyang Palabele, président de l’Organisation panafricaine des agriculteurs, et Jane Nalunga, directrice exécutive de l’Institut d’information commerciale et de négociations d’Afrique australe et orientale (organisation de la société civile). Chinelo Anohu a évoqué l’abondance de capitaux et de projets en Afrique, tout en soulignant l’importance de la préparation des projets et de la diligence raisonnable. Elle a également indiqué que l’Africa Investment Forum a soutenu la Zone de libre-échange continentale africaine par l’intermédiaire de son institution mère, la Banque africaine de développement. « Nous avons été très heureux d’apprendre le lancement de la passerelle mondiale et des 300 milliards de dollars initialement prévus pour celle-ci », a-t-elle déclaré à propos de la stratégie de l’Union européenne relative à la passerelle mondiale, dévoilée fin 2021. « C’est un début, nous aurons besoin de beaucoup plus, mais l’Africa Investment Forum est très enthousiaste à ce sujet, car cette initiative trace clairement la voie d’une collaboration qui permettra de concrétiser les transactions sur le continent », a-t-elle ajouté. Jane Nalunga (Institut d’information commerciale et de négociations d’Afrique australe et orientale) a exhorté l’Union européenne à renoncer aux accords de partenariat économique bilatéraux au profit d’une approche à l’échelle du continent. Junior Davis (CNUCED) a noté que la part plus importante des produits transformés dans le commerce intra-africain témoignait de la pertinence de l’accord de libre-échange et de l’intégration régionale. Cette réunion est arrivée à point nommé, compte tenu des opportunités que l’Africa Investment Forum et la ZLECAf peuvent exploiter pour accélérer une alliance stratégique entre l’Europe et l’Afrique grâce à des perspectives ciblées en matière de commerce et d’investissement.
L’AIF veut porter l’investissement en Afrique à un palier supérieur

Après les villes de Tunis (23 juillet) et du Caire (25 juillet), c’était au tour de Casablanca d’accueillir l’atelier de présentation de l’Africa Investment Forum (AIF), le premier marché de l’investissement en Afrique prévu en novembre prochain à Johannesburg (Afrique du Sud). Organisée par la Banque africaine de développement (BAD), la troisième étape de ce roadshow régional avait pour objectif de mobiliser les acteurs de l’investissement public et privé, a indiqué l’institution financière multinationale de développement. Dans un communiqué, la BAD a, en effet, précisé que « l’objectif de cette rencontre était de mettre en place une réserve de projets bancables en amont de l’Africa Investment Forum, qui se tiendra du 7 au 9 novembre à Johannesburg, en Afrique du Sud ». Environ 100 personnes représentant les principales parties prenantes dans l’écosystème de l’investissement ont pris part à cet atelier dans un échange interactif ayant permis de déceler de fortes attentes parmi les participants à l’égard de cette initiative de la Banque. Cités par la BAD, les participants ont salué cette initiative relevant que « ce nouveau forum constitue pour nous une opportunité d’améliorer la préparation des projets, de faciliter leur structuration et de financer des transactions. Nous avons besoin de connaître le mécanisme et le fonctionnement de cette nouvelle plateforme pour en tirer profit ». Soulignons que cet atelier a été marqué par des rencontres B2B entre différents opérateurs du secteur privé qui ont permis des mises en relations fructueuses qu’ « entend favoriser l’Africa Investment Forum entre porteurs de projets et investisseurs », a souligné la note de la BAD. Soulignant la finalité de cette initiative pour la BAD dont il est directeur général pour l’Afrique du Nord, Mohamed El Azizi a déclaré dans son allocution d’ouverture que « l’AIF constitue une réponse concrète aux défis du financement de l’investissement et du développement auxquels l’Afrique est confrontée », a indiqué la même source. Responsable pays pour le Maroc, Leila Farah Mokaddem a, pour sa part, réitéré « le rôle moteur du Maroc dans la dynamique d’investissement, d’intégration et de coopération Sud-Sud ». De son côté, Faouzia Zaaboul, directrice du trésor et des finances extérieures au ministère de l’Économie et des Finances, a exposé l’agenda de développement du Maroc et mis en exergue l’importance de cette nouvelle approche pour combler les besoins en financement de l’investissement en Afrique. La responsable, qui s’exprimait au nom des autorités du Royaume, a affirmé que « le Maroc adhère à cette nouvelle initiative de grand intérêt », faisant observer que « faire rencontrer les besoins en financement et les capitaux n’est pas chose évidente » et qu’ainsi, « l’Africa Investment Forum est une plateforme qui va pouvoir y répondre en apportant des solutions ». Pour mieux comprendre les enjeux de l’Africa Investment Forum, le directeur des syndications, cofinancement et solutions client à la Banque, Olivier Eweck, a procédé à un exposé détaillé du fonctionnement de l’AIF. Au cours de son exposé, il a notamment souligné le rôle de l’AIF en tant que nouvelle plateforme d’investissement à travers laquelle, la Banque, soutenue par ses partenaires, aidera à sélectionner les projets, attirer les investisseurs, et structurer les transactions pour impulser une nouvelle dynamique d’investissement sur le continent, souligne le communiqué. Olivier Eweck a affirmé qu’« à travers l’AIF, nous voulons renouveler nos manières de réfléchir et d’agir pour porter l’investissement en Afrique à un palier supérieur » . Le partenariat entre le Royaume du Maroc et le Groupe de la Banque africaine de développement, qui dure depuis près d’un demi-siècle, compte plus de 160 projets et programmes totalisant un engagement financier d’environ 10 milliards de dollars. Ces financements, dont plus de 80% sont dédiés aux infrastructures de base, couvrent différents secteurs, notamment l’énergie, l’eau, les transports, l’agriculture, ainsi que le développement social. Alain Bouithy
Africa Investment Forum : chacun a un rôle à jouer pour accélérer les investissements en Afrique

Ce mercredi, 25 juillet, la Banque africaine de développement organise un débat sur le thème « Attirer les investissements privés en Afrique », en marge du Forum commercial des BRICS et en collaboration avec la Chambre sud-africaine de commerce et d’industrie (SACCI). Prévu au Capital Empire Hotel de Johannesburg, en Afrique du Sud, ce débat a pour objectif de mieux faire comprendre le rôle clé que les gouvernements, les institutions multilatérales et le secteur privé peuvent jouer pour accélérer les opportunités d’investissement en Afrique. Il prélude à l’Africa Investment Forum (AIF), le marché de l’investissement sur le continent qui entend en accélérer la transformation économique et dont la province de Gauteng accueille la première édition, du 7 au 9 novembre 2018, au Palais des congrès de Sandton, à Johannesburg. En collaboration avec les institutions multilatérales, le secteur privé et les gouvernements, la Banque aide l’Afrique du Sud et d’autres pays africains à développer des projets d’investissement clés en main à l’intention des investisseurs, des gestionnaires de fonds et des différents organismes de gestion d’actifs importants. À l’allocution d’ouverture de Josephine Ngure, la directrice générale adjointe de la Banque pour l’Afrique australe, succèderont une table ronde et des échanges avec des acteurs majeurs du secteur de l’industrie. Au cœur des débats, les opportunités et les enjeux liés à l’attraction de capitaux privés en Afrique ainsi que les moyens d’assurer une croissance économique inclusive et de créer des emplois. Les besoins en infrastructures du continent se chiffreraient entre 130 et 170 milliards de dollars américains par an, selon l’édition 2018 de Perspectives économiques en Afrique, le rapport phare de la Banque africaine de développement. En 2016, le total des engagements a atteint 63 milliards de dollars seulement, soit un déficit de financement oscillant entre 67 et 107 milliards de dollars par an. Pour pallier ces difficultés, la Banque et ses partenaires s’emploieront, à travers l’Africa Investment Forum, à identifier et améliorer des projets bancables, à attirer des co-investisseurs et à faciliter les transactions. Lors du lancement officiel de l’AIF, le 8 mai 2018, le Premier ministre de Gauteng estimait les besoins de l’Afrique du Sud pour le développement de ses infrastructures à 100 milliards de dollars dans les dix prochaines années. « L’Africa Investment Forum sera le lieu qui nous permettra de réunir des capitaux pour les projets, expliquait-il. L’Afrique a du potentiel. Les priorités en matière de développement des High 5 de la Banque font écho à nos plans économiques nationaux. Il n’y a pas de meilleur moment pour harmoniser ces priorités. » Le ministre sud-africain des Finances, Nhlanhla Nene, a également apporté son soutien : « L’Africa Investment Forum est, de fait, le marché de l’investissement en Afrique, a-t-il déclaré. Nous ne doutons pas qu’il aura l’effet escompté sur le développement. L’Afrique du Sud est non seulement un point d’entrée pour les investissements sur le continent, mais aussi un investisseur africain de premier plan. Nous vous remercions de permettre à l’Afrique du Sud d’accueillir cette première édition. »