Afrique: L’AFD et le Fonds mondial renforcent leur partenariat en faveur de systèmes de santé résilients

Afrique: L’AFD et le Fonds mondial renforcent leur partenariat en faveur de systèmes de santé résilients

A l’occasion du déplacement du Président Emmanuel Macron en Côte d’Ivoire, Rémy Rioux, Directeur général de l’Agence française de développement (AFD) et Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme ont signé un accord de partenariat visant à éliminer les pandémies et construire des systèmes de santé pérennes en Afrique de l’ouest et centrale, régions où ces défis sont particulièrement prégnants. A travers cet accord, l’AFD et le Fonds mondial souhaitent intensifier l’impact de leurs investissements dans la santé par des interventions complémentaires mieux coordonnées et une utilisation optimale des ressources. Cette approche permettra d’accélérer la mise en place de systèmes de santé solides, de garantir leur pérennité, et soutiendra l’action des gouvernements en Afrique de l’Ouest et en Afrique centrale. La signature de ce partenariat se traduira dans les prochaines années par la mise en œuvre de programmes ayant pour but de mieux former les personnels de santé, accroître leur nombre, renforcer les capacités de diagnostic des laboratoires, optimiser la chaîne d’approvisionnement en médicaments ou encore appuyer les autorités nationales dans leur stratégie de financement de la santé. La Côte d’Ivoire est un pays précurseur dans la coopération entre l’AFD et le Fonds mondial grâce à un projet commun de construction, avec les autorités ivoiriennes, de la première agence régionale de centrale d’achat publique de médicaments à Bouaké. Cette initiative permettra d’accroître la disponibilité des produits de santé et d’offrir aux populations un accès durable et équitable à des soins de qualité sur l’ensemble du territoire.  « La France, à travers l’AFD, perpétue son engagement sans faille au service de la santé mondiale », a déclaré Peter Sands, Directeur exécutif du Fonds mondial. Il poursuit : « En mettant nos expertises respectives au service des pays les plus touchés, nous avons l’opportunité de concrétiser notre objectif commun de mettre fin au sida, à la tuberculose et au paludisme d’ici 2030. » Rémy Rioux, Directeur général de l’AFD, rappelle quant à lui qu’« en combinant les forces de nos organisations, au niveau multilatéral ou bilatéral, nous réaffirmons notre croyance en l’action coopérative et coordonnée et notre détermination à construire des systèmes de santés solides et résilients autour du monde, tout particulièrement dans les pays les plus vulnérables.»

Signature de deux Conventions de financement entre le gouvernement congolais et l’AFD

Signature de deux Conventions de financement entre le gouvernement congolais et l’AFD

Octroyé par l’Union européenne (UE) à travers l’AFD, le montant total qui s’élève à 29,3 millions d’euros (soit 19 milliards de F CFA), s’inscrit dans un programme d’extension et de modernisation des infrastructures du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN) et d’appui à la gestion des ressources halieutiques pour une durée de 4 ans. Ils complètent les financements déjà mis en place par l’AFD en faveur du PAPN à hauteur de 70 millions d’euros. La première convention relative au financement de la modernisation des infrastructures du PAPN a été signée par le Directeur général du Port autonome de Pointe-Noire (PAPN), Séraphin Balhat et le Directeur de l’Agence française de développement (AFD), Lionel Cafferini. La seconde convention relative à la gestion des ressources halieutiques a été paraphée par le Ministre des Finances et du Budget, Calixte Nganongo, représentant le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Henri Djombo, et le Directeur de l’Agence française de développement (AFD), Lionel Cafferini. La cérémonie s’est déroulée le   mercredi 15 mai 2019 à Brazzaville, en présence du Ministre des Transports et de l’aviation civile, Fidel Dimou et de l’ambassadeur de France au Congo, Bertrand Cochery. Le Programme vise à répondre aux quatre objectifs suivants : étendre et moderniser les infrastructures portuaires destinées au transport de marchandises vrac et conventionnel avec la construction de trois nouveaux quais d’environ 1000 mètres linéaires ; améliorer les conditions de pêches avec la construction d’un nouveau port de pêche industriel ; la protection de la zone de débarquement de la pêche artisanale, ainsi que des appuis aux équipes du Ministère de l’Agriculture de l’élevage et de la pêche pour mieux assurer leurs fonctions de suivi, de contrôle et de surveillance indispensable à une gestion durable des ressources halieutiques ; accélérer les procédures portuaires et le temps de traitement des marchandises, et enfin ; renforcer la gestion environnementale du PAPN, afin de la rendre conforme aux meilleurs standards internationaux, notamment en matière de gestion des déchets, des matières dangereuses et des pollutions aux hydrocarbures. A travers ce programme, le PAPN retrouvera une capacité d’accueil du trafic vrac et conventionnel en ligne avec ses perspectives de trafic, et gagnera en compétitivité grâce à des temps de séjour des bateaux moins longs en rade et à quai et à l’accroissement de la productivité de la manutention. Aussi, la gestion environnementale du port sera renforcée, afin de se rapprocher des standards internationaux. Enfin, la création du nouveau port de pêche industrielle et la mise en place concomitante de mesures rigoureuses de suivi et de contrôle des pêches contribueront à une gestion plus durable des ressources halieutiques.

L’AFD totalise plus de 400 millions d’euros d’investissements au Maroc

L’AFD totalise plus de 400 millions d’euros d’investissements au Maroc

Mihoub Mezouaghi, directeur de l’Agence française de développement (AFD) au Maroc, a présenté récemment le bilan des activités de l’Agence française de développement (AFD) au titre de l’année 2018. La présentation du bilan des activités de l’agence au Maroc intervient deux semaines après celle du directeur général de cette institution financière publique française, Rémy Rioux, faisant état d’une hausse d’un milliard d’euros des engagements du groupe au niveau mondial par rapport à l’année précédente (11,4 milliards d’euros, soit une hausse de 40 % en 3 ans). Comme l’a indiqué Mihoub Mezouaghi lors d’une rencontre consacrée à la présentation des activités de l’AFD au Royaume, les investissements financés par l’Agence française de développement au Maroc en 2018 ont totalisé 405,8 millions d’euros. Sans compter les 20,2 millions d’euros dont a bénéficié le pays à travers Proparco, filiale de l’AFD dédiée au secteur privé. Le soutien de l’Agence française aux projets et aux politiques de développement mis en œuvres au Maroc a connu une amélioration de près de 60% en l’espace de trois ans, a-t-il indiqué soulignant que sur la période 2017-2021, elle s’est fixée comme objectif de réaliser 2 milliards d’euros d’investissement au Maroc. Pour rappel, Mihoub Mezouaghi a indiqué que les engagements de l’AFD au Maroc se traduisent non seulement par des prêts à l’Etat et aux entreprises publiques, mais également par des subventions qui ont représenté, en 2018, près de 5,8 millions d’euros, rapporte la MAP. Au cours de cette rencontre, le directeur de l’AFD a fait savoir que ces subventions permettent le financement d’actions de renforcement de capacité, d’assistance technique ou encore d’études, selon la même source, précisant que l’institution financière publique a ainsi utilisé au Maroc l’ensemble de sa palette d’outils financiers, mais également sa capacité à mobiliser des financements extérieurs. Il est à noter qu’en 2018, l’Agence française a mobilisé le Fonds Vert pour le climat pour le financement d’un projet d’irrigation et d’adaptation de l’agriculture oasienne aux changements climatiques. Une première au Maroc qui a profité à la province d’Errachidia. En ce qui concerne les perspectives de l’AFD pour l’année 2019, Mihoub Mezouaghi a déclaré que l’Agence entend maintenir un niveau d’investissement supérieur à 400 millions d’euros et que le portefeuille de projets de l’agence au Maroc sera orienté vers le renforcement de la cohésion sociale. Et ce en vue d’être en phase avec les priorités du gouvernement en termes de soutien à l’emploi, notamment via l’entrepreneuriat et l’insertion économique des jeunes et de réduction des déséquilibres territoriaux, en privilégiant un accompagnement financier et technique aux collectivités locales, selon la MAP. Au cours de cette année, Mihoub Mezouaghi a indiqué que différentes opérations pilotes seront aussi conduites dans les nouveaux secteurs d’intervention de l’AFD, notamment ceux du sport, du numérique et des industries créatives et culturelles, relève la même source. Des actions devraient aussi être menées dans la promotion de l’intégration africaine, a-t-il assuré. Rappelons qu’un protocole d’accord portant sur une ligne de crédit de 50 millions d’euros a été signé le 17 avril courant, en marge du SIAM à Meknès, entre le Crédit Agricole du Maroc (CAM) et l’Agence française de développement, relatif au financement de projets agricoles et agroalimentaires ayant un impact en matière de développement durable (DD) et de protection des ressources naturelles. Quelques jours plus tôt, le 12 avril, l’AFD avait signé un accord de partenariat avec le Fonds d’équipement communal (FEC) du Maroc en vue de soutenir les investissements durables des collectivités territoriales. Alain Bouithy

L’AFD dévoile son nouveau dispositif d’accompagnement des start-up africaines

L’AFD dévoile son nouveau dispositif d’accompagnement des start-up africaines

Un coup de boost pour l’Afrique qui innove. L’Agence française de développement (AFD) a annoncé le renforcement de son soutien aux start-up africaines via le déploiement du label « Digital Africa ». Il s’agit d’une plateforme numérique dont l’objectif est de permettre aux entrepreneurs innovants en Afrique de trouver les ressources et les contacts nécessaires à leur développement et à celui de leurs projets (associatif ou startup). Le renforcement du soutien de l’AFD à l’émergence des licornes de demain sur le continent se fera également à travers le lancement d’un partenariat avec l’observatoire du numérique « Digital Observer », une plateforme d’accélération des projets de transformation numérique en Afrique, a indiqué l’institution financière publique française, à l’occasion du Salon de l’innovation «VivaTech » organisé à Paris du 24 au 26 mai. A noter que le dévoilement de ce nouveau dispositif d’accompagnement des start-up africaines s’inscrit dans le cadre de l’annonce du président Emmanuel Macron d’un financement à hauteur de 65 millions d’euros de la plateforme « Digital Africa ». En effet, dans un discours prononcé à l’ouverture du Salon de l’innovation « VivaTech», qui mettait cette année l’Afrique à l’honneur, le chef de l’Etat français a annoncé que son pays débloquera dans les prochaines semaines ce montant afin de soutenir le financement de start-up africaines. Le lancement de « Digital Africa », qui connectera les écosystèmes innovants africains, français et européens avec le financement confié à l’AFD pour soutenir les start-up africaines, constitue « un formidable saut technologique, mais aussi économique et social, à condition de favoriser le développement durable et l’inclusion, notamment des femmes », a souligné le directeur général de l’Agence française de développement, Rémy Rioux. Il s’agit là d’«une dynamique puissante et positive que le groupe AFD veut accélérer, au service du climat et du lien social », a-t-il soutenu rappelant que l’Afrique innove, inspire et qu’il est impératif de prendre « toute la mesure de ce que le continent apporte à ses citoyens et au monde ». Signalons que le concours « Digital Africa » dont la troisième édition se déroulera en septembre prochain, sous le thème « Digital Africa for Women », vise à identifier et accompagner les meilleurs talents de l’innovation numérique en Afrique. Dédiée à la promotion de l’égalité femmes-hommes sur le continent africain, cette troisième édition « s’adressera aux start-up dirigées par des femmes et à celles qui proposent des solutions innovantes en faveur de l’égalité entre les hommes et les femmes », souligne l’AFD. « Le concours fera bénéficier les start-up sélectionnées d’un accompagnement financier mais aussi d’un appui pour accélérer leur projet et favoriser leur insertion dans l’écosystème numérique africain », écrit l’agence sur son site Internet, précisant qu’il sera ouvert aux candidatures à compter du 10 septembre jusqu’au 19 octobre 2018. S’agissant de l’observatoire du numérique Digital Observer (digitalobserver.africa), en plus de proposer une plateforme collaborative en open data, il rédige une synthèse annuelle qui « permet d’agréger de précieuses données sur le développement de l’économie digitale en Afrique, mais aussi d’évaluer la disparité de l’information digitale dans les pays et la difficulté de mise en relation des investisseurs et des porteurs de projets », précise-t-on. Alain Bouithy