RD Congo: à Beni, des voix féminines appellent l’ONU à sévir contre l’AFC/M23

A Beni, une province du Nord-Kivu (République démocratique du Congo (RDC), des voix féminines ont appelé l’Organisation des Nations Unies (ONU) à sanctionner les rebelles de l’AFC/M23, rapporte Radio Okapi. S’exprimant à l’occasion de la Journée de la femme africaine, célébrée le jeudi 31 juillet à Beni (Nord-Kivu), elles « se sont élevées pour réclamer une réponse plus ferme de l’ONU face aux violences perpétrées par les rebelles de l’AFC/M23 ». Lors d’une conférence-débat organisée en partenariat avec la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), les participantes ont dénoncé le manque de mesures contraignantes dans la résolution 2773, qui, bien qu’ayant condamné les exactions du M23 et exigé le retrait des forces rwandaises, n’a pas imposé de sanctions directes, selon la radio onusienne. En l’absence de sanctions, « le M23 continue à se vanter de ne pas quitter les zones occupées », a déploré la présidente de l’organisation Initiative pour le changement, paix et développement, Victorine Muhima Kamala. A souligner que ce plaidoyer est porté par l’Association des femmes pour la nutrition à assise communautaire (AFNAC) et du Collectif des associations féminines pour le développement (CAFED), comme l’a précisé la radio d’information indépendante. Patricia Engali
La défaite congolaise à Doha

TRIBUNE. Les négociations de Doha ont été un rude terrain de bataille diplomatique au même titre que les guerres qui se déroulent à l’Est du pays, à la seule différence qu’à Goma et à Bunagana, les chars et canons ont été mis à contribution ( hard power) tandis qu’à Doha, c’est le pouvoir des négociations et des stratégies intellectuelles ( soft power) qui a été mis en place pour tenter de se neutraliser mutuellement. Et ce combat des gladiateurs qui s’est déroulé en plusieurs rounds, chacun a cru en tirer des dividendes mais à degrés bien différents. En lisant attentivement la déclaration de principes de Doha, le premier couac est avant tout la nature de cette déclaration. Elle n’est qu’une déclaration de principes c’est-à-dire qu’elle met en avant juste les convictions et les principes fondamentaux qui sous-tendent une approche ou une position. Elle consiste juste à annoncer des INTENTIONS pouvant précéder des actions plus structurées ou des engagements. Elle ne lie pas encore les parties signataires comme le ferait un accord. D’où sa fragilité et sa réversibilité éventuelle. Que gagne la partie congolaise à cette étape? Pas grand-chose. Tout bien pesé, le pouvoir congolais s’est renié à Doha par rapport à ses premières exigences de ne JAMAIS mais alors JAMAIS rencontrer dans un tête-à-tête les rebelles M23/AFC. Ce fameux « JAMAIS » martelé à longueur des journées dans des médias publics confronté tout récemment à son opposé de Doha décrédibilise le pouvoir qui est forcé de se dédire, faute d’une armée structurée et équipée pour imposer de l’ordre et de la sécurité sur son territoire. Par contre, tout connaisseur des arcanes de la guerre de l’Est voit, derrière la déclaration de Doha, les victoires arrachées par l’AFC/M23, notamment : 1. L’AFC/M23 qui est reconnue comme « Partie prenante à la crise » face au régime de Kinshasa ; 2. L’AFC/M23 qui cesse d’être considérée comme supplétive du Rwanda et du coup il n’ a plus de raison d’accuser encore le Rwanda comme pays agresseur du Congo. On conforte la thèse d’après laquelle le conflit congolais qui se solde par la mort des millions des victimes congolaises est une affaire CONGOLO-CONGOLAISE 3. Ceci dit, contrairement aux dispositions du protocole 1173 et au processus de Nairobi, L’AFC/M23 ne sent plus nullement contrainte à un quelconque retrait du territoire conquis ; 4. Et c’est ici où les bâts blessent car la RDC et le Rwanda se font deux lectures très différentes de cet accord des principes. Contrairement aux déclarations du porte-parole du gouvernement congolais, Kigali dénonce une “désinformation flagrante” de Kinshasa. Le Rwanda dénonce une manipulation des faits par le gouvernement congolais au sujet du processus de retrait du M23. Dans un tweet ferme ce dimanche , le ministre rwandais des Affaires étrangères, Olivier Nduhungirehe, a accusé le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, de « désinformation flagrante du public ». En cause : des propos tenus par Muyaya lors d’une émission sur Top Congo FM, affirmant que le retrait des M23 s’inscrirait dans le même esprit que le Mécanisme conjoint de coordination de la sécurité (JSCM), prévu par l’Accord de Washington signé le 27 juin 2025. « Le JSCM est un mécanisme exclusivement bilatéral entre la RDC et le Rwanda. Il ne concerne que la neutralisation des FDLR et la levée des mesures défensives du Rwanda. L’AFC/M23 n’y est nullement impliquée », a réagi le chef de la diplomatie rwandaise. Il rappelle que la question du M23 est traitée séparément, dans le cadre du dialogue prévu par la Déclaration de Principes de Doha. Cette feuille de route mise en place grâce à la médiation qatarie prévoit de « s’attaquer aux causes profondes du conflit » pour permettre un « règlement efficace » du dossier M23, une fois l’autorité de l’État rétablie. Kigali accuse ainsi Kinshasa de brouiller volontairement les lignes entre deux cadres distincts : le mécanisme de sécurité bilatéral d’une part, et le processus politique avec le M23 d’autre part. QUE CONCLURE ??? Deux observations à faire : 1) La véritable brouille post-Doha vient de la stratégie de Kigali très acculé il y a un mois et qui est en train de se redresser en se servant de ces négociations de Doha comme une bouée de sauvetage pour faire avancer ses pions, pour tenter de se dédouaner de ses responsabilités dans les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis en RDC. Subtilement et avec un grand tact politique, Kigali est en train de se libérer des contraintes du protocole de Nairobi et de Luanda qui étaient en faveur de la partie congolaise. 2) Je suis avec une grande attention les arrestations successives des proches du président et j’espère vraiment que ce n’est pas le fruit d’une manipulation orchestrée par les ennemis de la République pour mieux isoler le président congolais avant de lui assigner le coup fatal. Depuis le début de cette saga diplomatique, je n’ai aucune confiance à la bonne foi de Washington qui semble jouer le jeu du Rwanda. Cet acharnement de la Maison Blanche sur les proches du président congolais, tout en épargnant ceux qui orchestrent réellement ces scénarios sombres, constitue en soi tout un message diplomatique à déchiffrer avant la signature de l’Accord RDC-RWANDA, avant que la partie congolaise n’y aille la corde au cou. Par Germain Nzinga
RD Congo. Les coulisses des négociations de Doha

1. Monsieur Vincent Biruta, ministre de l’Intérieur du Rwanda, et monsieur Jacquemain Shabani, ministre de l’intérieur de la RDC, viennent d’arriver à Doha. Ils ont été conviés par le médiateur qatari lors des négociations entre la délégation du gouvernement congolais et celle de Corneille Nangaa (opposition armée AFC/M23). Tout va se dérouler en présence de la Commission de l’Union Africaine, le Togo ainsi que certains américains ont également reçu une invitation. 2. D’après les fuites provenant d’un congolais faisant partie de la délégation de Doha, la principale revendication de M23/AFC c’est d’obtenir de gérer le Kivu pendant 8 ans. 3. Puis voilà Museveni qui entre dans la danse. Après avoir permis au M23 d’utiliser l’Ouganda comme base arrière pour attaquer la RDC en juin 2022, le président Yoweri Museveni continue d’intriguer. Non seulement il a doublé le nombre de soldats ougandais déployés en territoire congolais — passant de 3.000 à 6.000 hommes — mais il vient désormais de franchir un nouveau cap. Kampala a décidé de rouvrir sa frontière avec la RDC dans la cité de Bunagana. Une zone actuellement contrôlée par les rebelles du M23. 4. Cette décision a été immédiatement saluée par Bertrand Bisimwa, le chef politique du mouvement, qui commence même à parler de cette région comme du « Congo-Oriental ». Une nouvelle dénomination qui fait craindre QUE CONCLURE??? 1. Le premier constat est que la délégation de M23/AFC à Doha ( Qatar) est conduite non par un rebelle congolais mais plutôt par le Ministre rwandais de l’Intérieur Vincent Biruta qui traitera face à face avec son collègue de la République démocratique du Congo par Jacquemain Shabani. C’est désormais clair : Nanga, Bisimwa et Kabila sont au service du pays représenté par le ministre de l’intérieur. Aucun d’eux n’apparaît au dernier round des négociations et les choses deviennent plus claires. 2. Vu l’identité rwandaise de l’officiel qui conduit la délégation rwandaise et son statut du membre de gouvernement rwandais, on peut logiquement cogiter que les revendications du M23/AFC sont celles du gouvernement rwandais. En clair, à Doha, Kigali réclame un contrôle exclusif sur le Nord-Kivu et le Sud-Kivu via le M23-AFC – Congo Inter. 3. HUIT ANS n’est qu’une durée factice. En 2033, ils inventeront de nouveaux motifs en vue de perpétuer le contrôle de cette partie orientale de la RDC. Eux travaillent dans la durée et à travers une guerre d’usure, ils veulent pousser les congolais, de guerre lasse, à accepter l’inacceptable, à savoir la partition effective du pays. 4. Talking and fighting! Négocier et combattre, c’est la stratégie de guerre des agresseurs de la RDC tel que décrit par Pierre Péan dans son célèbre essai “Carnages. Guerres secrètes des grandes puissances en Afrique ». Ils vous entraînent dans des négociations stériles à Doha et à Washington, ils vous font miroiter des promesses mirobolantes de sécurité tout en déployant au même moment, des dizaines de milliers rwandais et ougandais aux frontières congolaises ou carrément sur le territoire congolais. La vérité est qu’eux obéissent à un agenda caché , qui étape par étape, met en œuvre le plan Rwando-américain. 5. Les congolais parlent des rwandais et des ougandais mais peu très peu ont réfléchi sur le rôle clef d’un quatrième acteur nommé le Qatar qui est un allié stratégique et partenaire économique privilégié du Rwanda et un protectorat des États-Unis. En réfléchissant bien, l’on comprend de mieux en mieux la stratégie de négociation de Trump consistant à traiter à Washington un accord bilatéral entre deux états RDC -Rwanda et à utiliser Doha comme un POUVOIR CACHE-SEXE visant justement à intégrer les M23/AFC dans l’accord en voie de signature et obtenir en leur faveur soit l’intégration dans l’armée congolaise pour mieux l’infiltrer et l’affaiblir soit la sous-traitance dans la balkanisation totale, durant 8 ans, du Nord et Sud-Kivu. 6. Outre la plainte judiciaire portée à Bruxelles contre la famille présidentielle accusée de piller les ressources congolaises ( N.B.même accusation congolaise contre l’agresseur Rwandais), retenez que 80 sénateurs américains se sont mobilisés avant-hier pour exiger de nouvelles conditionnalités côté congolais en termes de lutte contre la corruption et de respect du délai de mandat présidentiel et ce, avant la signature proprement dite de l’Accord. Tout ceci doit se comprendre comme un étau de plus en plus resserré autour du Congo de Lumumba contraint de négocier sous pression et en position de faiblesse. Par Germain Nzinga
RD Congo. Un pays, deux vérités : vers un proto-État au nord-est ?

TRIBUNE. Dans l’Est, un proto-État semble prendre forme dans un silence et un flou organisé, tandis qu’ailleurs, surtout dans la capitale Kinshasa et dans une partie de la diaspora, l’illusion d’un Congo uni persiste. Entre ces deux réalités qui ne se parlent plus, entre ces deux perceptions qui s’éloignent, le risque grandit de voir le mythe de l’unité congolaise s’installer sans débat. Sur le terrain occupé, le M23/AFC administre déjà de facto certaines zones. Une bureaucratie parallèle est en place, des infrastructures légères sont mises en service (routes, marchés), une discipline sociale s’installe. Cela prend la forme de ce qu’on pourrait qualifier de proto-État. Les signaux sont clairs, il s’agit d’un projet de long terme. Gardez à l’esprit que ce type de structuration n’est pas sans précédent : – Les LRA (Lord’s Resistance Army) en Ouganda ont contrôlé pendant des années des zones rurales où ils imposaient leur loi, sous couvert mystico-religieux. – Le SPLA (Sudan People’s Liberation Army) au Sud-Soudan a progressivement transformé ses territoires en entités politiques avant l’indépendance. – Le RCD/Goma, a exercé un pouvoir réel sur une partie de l’Est de la RDC, établissant ses propres structures administratives et militaires. À Kinshasa, y-a-t-il refus de regarder la réalité? On a comme l’impression qu’il existe un décalage cognitif sans cesse croissant. Une frange importante de la classe politique et de leurs adhérents semble encore croire à une réunification possible par effet d’annonce ou par une diplomatie déconnectée des réalités profondes, sans transformation mentale ni réparation historique. Les leaders de partis, figures médiatiques ou intellectuels n’assument pas leur rôle de pédagogues ou de questionneurs. Aucun effort collectif sérieux n’est entrepris pour expliquer au peuple ce qui se passe réellement. Pire, l’absence de vulgarisateurs capables de traduire la complexité des événements en un langage clair pour le citoyen moyen amplifie l’ignorance et la perméabilité à toutes les propagandes et fake news. En conséquence, une grande partie de la population congolaise reste prisonnière d’une perception infantilisée des enjeux, traitée comme un enfant par ses propres compatriotes plus instruits. Plus la situation d’occupation se prolonge, plus les divisions s’enracinent, hélas ces fractures ne sont plus seulement géographiques. Sur les réseaux sociaux, les débats deviennent de plus en plus polarisés entre Congolais de partout, créant une guerre narrative silencieuse. Même à Kinshasa, capitale symbolique, un malaise muet entre l’indifférence, la résignation et l’aveuglement volontaire s’installe. Il est fort probable qu’un phénomène similaire se développe dans les territoires occupés et certaines diasporas « visibles », avec une séparation mentale croissante. L’accord de Washington semble, pour l’instant, produire plus d’effets d’annonce que d’impact réel. Sans réforme militaire profonde et sans intégration négociée des réalités locales (y compris des griefs communautaires), toute paix restera de façade. Nous le disons parce que le pays en a l’expérience, le soupçon et l’esprit critique sont quasi vitaux à ce stade. Il en va de même pour Doha, dont la médiation, déconnectée du terrain congolais, ne peut aboutir à une solution enracinée. Du coup, ce qui se joue en silence sous nos yeux n’est pas seulement une guerre de position ou de contrôle militaire. C’est une guerre de formatage territorial, une bataille pour imposer un nouveau mode de fonctionnement collectif sur une portion du pays, sans passer par une déclaration formelle de séparation. L’absence de réaction stratégique équivalente du côté de Kinshasa laisse le champ libre à un phénomène fâcheux qu’est la normalisation du chaos. Dans ce contexte, si la réunification ne vient pas dans les meilleurs délais, des Congolais s’habitueraient alors, avec le temps, à vivre dans un pays fragmenté, sans même s’en rendre compte pleinement. Il ne s’agit donc pas uniquement d’un enjeu militaire ou géopolitique, mais d’une urgence mentale et narrative. Si nous ne reprenons pas l’initiative du récit collectif, si la société civile ne s’érige pas en interface de vérité, d’objectivité et de pédagogie, alors la République démocratique du Congo unitaire deviendra un mythe résiduel, préservé uniquement dans les discours officiels… pendant que le réel aura basculé ailleurs et risque de rester incontrôlable. Continuons à réfléchir… Par Benjamin Babunga Watuna Penseur libre
RD Congo. Les non-dits d’un communiqué…

PARLONS-EN. Ce communiqué officiel de l’Alliance du Fleuve Congo (AFC) publié ce dimanche 25 août après-midi accuse le gouvernement de Kinshasa d’avoir violé ce dimanche son espace aérien. Plusieurs questionnements taraudent ma tête, dont quatre principaux : 1. Dans l’aviation, la souveraineté fait référence à la propriété de l’espace aérien . Autrement dit, à la compétence exclusive d’un État pour exercer ses pouvoirs législatifs, administratifs et judiciaires au sein de son espace aérien national. Quand l’AFC qui prétend libérer le Congo parle de son espace aérien, ne sous-entend-il pas qu’il a déjà érigé en pays indépendant et souverain le territoire qu’il a déjà conquis? 2. Ceci dit, quelles sont les réelles intentions politiques de Nangaa et sa bande? Changer le régime en RDC ou dépecer la RDC pour participer au vieux plan de balkanisation de la RDC en érigeant alors la partie Est en un pays autonome ? Rutshuru et Masisi sont-ils encore des territoires congolais ou sont-ils déjà érigés en un nouveau pays ? 3. « La deuxième réunion ministérielle entre la République démocratique du Congo et la République rwandaise, tenue ici à Luanda sous la médiation de la République d’Angola, a abouti à l’établissement d’un cessez-le-feu qui prendra effet à minuit le 4 août 2024 », avait annoncé la présidence angolaise. Notons tout de même que dans la soirée du même 4 août 2024 marquant ledit cessez-le-feu, un autre communiqué était signé par Corneille Nangaa pour annoncer que l’AFC ne se sentait pas concerné de près ou de loin par ce cessez-le-feu de M23. Comment alors expliquer que vingt jours plus tard l’AFC se serve du même cessez-le-feu de M23 pour invoquer son éventuelle violation ? On se perd en conjectures. 4. Le cessez-le-feu signé à Luanda le dimanche 4 août 2024 courait sur une durée de deux semaines. En termes clairs, son délai a d’ores et déjà expiré depuis le 18 août dernier. En cette date du 25 août, il est à considérer comme caduc. Cette amnésie volontaire et cette philosophie de “la fin qui justifie les moyens” me paraissent très périlleuses de la part d’un quidam qui prétend libérer le pays en se rangeant justement du côté de l’ennemi. Libre à Corneille Nangaa de prendre à témoin la communauté internationale qui semble bien être son parrain commanditaire ( nota bene : un communiqué officiel du Département d’Etat américain venait de lever avant-hier la condamnation à mort lui infligée par la justice congolaise) mais la communauté nationale reste circonspecte quant à sa démarche politique qui nous ramène au scénario politique de 1996-1997 avec quasi les mêmes acteurs internationaux et sous-régionaux et par voie de conséquence en prévision : les mêmes résultats d’enlisement et le même chaos politico-social dans lequel baigne déjà , depuis un quart de siècle, le Congo de Lumumba et de Kasavubu. Par Germain Nzinga
RD Congo. La CNC demande la condamnation du Président Félix Tshilombo Tshisekedi et de Mr Gilbert Kankonde dans le dossier du M23 et de l’AFC

LIBRES PROPOS. La Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) demande la condamnation à la peine capitale de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi et de Mr Gilbert Kankonde dans le procès contre le M23 et l’Alliance Fleuve Congo (AFC) en République Démocratique du Congo. « La Constitution congolaise exige une justice équitable pour tous. La République Démocratique du Congo (RDC) en crise n’a pas besoin de théâtre d’une justice de l’iniquité. Le procès expéditif qui vient de se faire en trois jours pour condamner à la peine capitale des membres du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) devient un véritable piège pour le pouvoir de Kinshasa. Une cacophonie s’installe entre le Magistrat suprême et le Ministre de la Justice. Les autorités qui ont invité, nourri et blanchi à Kinshasa les membres du M23, notamment le Président Félix Tshilombo Tshisekedi et son ancien Ministre de l’Intérieur Gilbert Kankonde, ont une lourde responsabilité dans la tragédie actuelle à l’Est de la RDC. Ils doivent aussi être condamnés à la peine capitale pour trahison et intelligence avec les ennemis du Peuple Congolais et de l’Etat congolais. Les autorités congolaises n’ont jamais démenti formellement les déclarations intempestives de responsables du M23 sur leur collaboration. Il y a donc une véritable crise cachée de culpabilité. » La déclaration récente sur Top Congo de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi sur les responsabilités de l’ancien Président Joseph Kabila comme concepteur et responsable de l’AFC oblige la réouverture du procès contre l’AFC et le M23. Dans sa récente interview à Bruxelles, le Président Félix Tshilombo Tshisekedi a dit clairement que c’est Joseph Kabila qui est le promoteur et responsable de la rébellion de l’Alliance Fleuve Congo (AFC) de Corneille Nangaa. Pourquoi il n’a pas prévenu son Ministre de la Justice avant l’ouverture du procès expéditif avec la méthode TGV à la vitesse folklorique ? Mr Félix Tshilombo Tshisekedi doit être entendu et apporter ses preuves, car cela change les données du procès. La condamnation à la peine capitale de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi et de Mr Gilbert Kankonde est une exigence de la guérison d’une justice déclarée moribonde Il n’y a pas d’autres alternatives possibles. Il faut reprendre le procès et condamner tous les coupables ou annuler immédiatement le verdict de ce processus inique qui semble illustrer que la peine de mort a été rétablie en RDC pour permettre au pouvoir satanique de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée de mettre hors d’état de nuire tous les opposants, résistants et esprits libres. Qui peut croire à un procès contre les membres du M23 et de l’Alliance Fleuve Congo (AFC), si l’on ne condamne pas ceux qui ont invité, nourri et blanchi à Kinshasa, au frais de l’Etat congolais, les rebelles et mercenaires du M23. Le pouvoir de l’UDPS et de l’Union Sacrée souillée est pris au piège de sa collaboration avec le M23. C’est pourquoi la Coalition pour un Nouveau Congo (CNC) continuera de demander la condamnation à la peine capitale de Mr Félix Tshilombo Tshisekedi et de Mr Gilbert Kankonde pour haute trahison et intelligence avec les ennemis de la RDC. La vraie justice est non négociable pour Coalition pour un Nouveau Congo (CNC). Ainsi fait à Kinshasa, le 10 août 2024 Pour la Coalition pour un Nouveau Congo Isidore EKOFO LOKENYO Le Porte-parole
RDC : Le paradoxe des sanctions américaines…

TRIBUNE. « L’AFC perpétue l’instabilité politique et un conflit meurtrier en exacerbant une crise humanitaire dans l’est de la RDC. Les États-Unis s’engagent à tenir pour responsables ceux qui menacent la paix, la sécurité ou la stabilité de la RDC » annonce un communiqué du Département du Trésor américain. Ça parait si beau et si encourageant pour le pouvoir de Kinshasa et pour de nombreux internautes qui jubilent en prenant ces sanctions comme une victoire diplomatique mais moi personnellement je n’en suis pas convaincu. Pourquoi ? Toutes les analyses menées par de meilleurs spécialistes du conflit de la région des grands lacs tombent d’accord sur deux vérités de base. La première est que toutes ces rebellions de M23, AFC et Twiraneho etc. sont des simples prête-noms de l’armée patriotique rwandaise aux différents mouvements rebelles. Ces derniers sont armés, financés et téléguidés directement à partir de Kigali. La preuve? À chaque pourparler de paix de Luanda, Nairobi et tout dernièrement à Zanzibar ou à Kampala, ce n’est point Bertrand Bisimwa ni Corneille Nangaa qui se présentent autour de la table de négociation avec la RDC mais bel et bien les officiels du gouvernement rwandais. Bref, condamner M23 ou AFC qui sont des simples marionnettes ou des minables laquais aux ordres de Kigali, ça ressemble à s’attaquer aux lieutenants et aux exécutants sans vouloir toucher à leurs commanditaires qui sont connus de tous, notamment Paul Kagame et ses comparses qui tuent et opèrent des massacres de masse en RDC sans que le Département d’Etat américain ne lève le petit doigt. La deuxième vérité est plus douloureuse à accepter. Lorsque le département américain du Trésor a annoncé jeudi 25 juillet une série de sanctions visant une coalition de groupes rebelles congolais, il n’a pas été difficile de comprendre leur volonté de manipuler la vérité historique et de faire croire à l’opinion internationale que la guerre qui se déroule en RDC est un conflit congolo-congolais. Nous sommes en face d’une guerre de mots et d’une manipulation des faits qui vise à masquer la vérité profonde de cette guerre devenue pourtant une guerre INTERNATIONALE dans laquelle sont impliqués plusieurs pays et puissances occidentales. Le détail important qui a échappé aux yeux du citoyen lambda, c’est le fait que ces sanctions ne sont prononcées ni par le département d’état américain ni par la Maison Blanche mais bien par le Département du TRÉSOR américain dont la principale mission dans ses relations extérieures, est de diriger la politique économique et l’évolution de la situation économique nationale et internationale en élaborant des mesures nécessaires pour faire face aux événements touchant les marchés financiers. Ces sanctions sont à percevoir comme une proclamation de STATU QUO de la politique de prédation instaurée en RDC depuis 1996 via des pays sous-traitants dans la région des grands lacs. Déjà des chercheurs de renom notamment Honoré Ngbanda, Charles Onana, Pierre Péan et Patrick Mbeko nous ont éclairé la lanterne sur la guerre du Congo qui se veut un arbre qui cache la forêt. Quelle forêt? Il s’agit de la nébuleuse militaro-politique derrière le Rwanda dont les leviers de commande sont actionnés à partir de Washington. Le pyromane peut-il espérer éteindre le feu? Le coupable peut-il s’arroger le privilège d’être juge et partie? Je me le demande sincèrement… Mon avis est que ces sanctions sont un enfumage, un scénario par lequel Pilate se lave les mains pourtant ses ablutions politiques ne suffiront pas pour dissuader la condamnation à mort d’un peuple innocent. Ni la récente trêve humanitaire décidée unilatéralement par qui l’on sait, ni les soi-disant sanctions contre les petits fretins ne pourront améliorer le climat sécuritaire au Congo-Kinshasa. Rien de bon et d’efficace n’en sortira. Laissons cela aux rêveurs impénitents. Prenons-nous en charge nous congolaises et congolais pour pouvoir inventer résolument d’autres voies de pacification et de sécurisation de notre territoire national… Qu’on se le tienne pour dit! Par Germain Nzinga
TOD dévoile des offres exclusives de streaming de l’AFC et de l’AFCON pour le public de la région MENA

TOD, la plateforme de streaming sportif et de divertissement dans la région MENA, a annoncé des packages exclusifs pour les tournois très attendus de la Coupe d’Asie AFC Qatar 2024™ et de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies Côte d’Ivoire 2023™. Les passionnés de football de toute la région pourront plonger dans l’action, AFC débutant du 12 Janvier au 10 Février, et AFCON se déroulant du 13 Janvier au 11 Février. Le Football Asiatique de haut niveau : Lors de la très attendue AFC, 24 équipes, dont le Qatar, pays hôte et champion en titre, et les grandes puissances du football que sont le Japon, la Corée du Sud, l’Iran et l’Arabie saoudite, sont prêtes à s’affronter pour la gloire. TOD présentera les matchs de l’AFC en arabe et en anglais, avec des studios dédiés à chaque langue, garantissant ainsi une expérience personnalisée et immersive pour tous les passionnés de football. La passion de l’AFCON : TOD est prête à diffuser la compétition féroce et le football captivant de AFCON 2023, organisée par la Côte d’Ivoire, avec 24 équipes, y compris les favoris notables comme l’Égypte, la Tunisie, le Maroc, le Sénégal et le Nigéria. AFCON 2023 s’enorgueillit également d’une liste de stars du football, les yeux rivés sur les joueurs favoris comme Vincent Aboubakar, l’attaquant camerounais, l’attaquant nigérian Victor Osimhen, le meilleur buteur sénégalais Sadio Mane, la star algérienne Riyad Mehrez, et le favori de la région, Mohamad Salah, qui représente l’Égypte. En diffusant les matches sur TOD, les téléspectateurs bénéficient des avantages suivants: Le vice-président marketing et ventes de TOD, John Paul Mckerlie, a souligné: « TOD continue d’établir la norme en matière de streaming sportif dans la région MENA, en veillant à ce que ses abonnés bénéficient d’une expérience de visionnage du football à la pointe de la technologie, immersive et interactive. Notre offre spécifique axée sur les tournois offre aux fans de football la possibilité de regarder leurs équipes préférées, dans une expérience de visionnage HD de qualité supérieure, sur l’appareil de leur choix – sans avoir à dépendre de canaux non sécurisés, qui peuvent compromettre les données et la sécurité des téléspectateurs ». Pour découvrir ces offres de streaming passionnantes, les amateurs de football peuvent visiter le site web de TOD.