Maroc. La baisse de la production nationale fait exploser les importations de céréales en 2022

Maroc. La baisse de la production nationale fait exploser les importations de céréales en 2022

L’activité des ports de commerce gérés par l’Agence nationale des ports (ANP) a été marquée par une forte augmentation des importations des céréales, au titre de l’année 2022. Selon les données publiées par l’ANP, les importations des céréales se sont en effet chiffrées à 8,8 millions de tonnes (MT) au cours de l’année écoulée, marquant ainsi une hausse de 23,2% en glissement annuel. « Cette évolution est due notamment aux conditions climatiques défavorables ayant entraîné une baisse de 67% de la production nationale des principales céréales (blé tendre, blé dur et orge) au titre de la campagne 2021/2022, dont le volume n’a pas dépassé les 34 millions de quintaux », explique un rapport sur l’activité des ports de commerce gérés par l’ANP. Selon ce document rendu public récemment, une forte concentration de cette activité a été observée au niveau du port de Casablanca avec un volume de 4,7 millions de tonnes, représentant environ 53,6% du trafic global des céréales (soit une hausse de 10,3%). La même source précise que « les importations en cette denrée dans les autres ports, ont aussi enregistré des variations plus ou moins importantes, à savoir: Jorf lasfar (+48,2%), Agadir (+32,9%), Nador (+32,9%) et Safi (+44,3%) ». Globalement, au terme de l’année 2022, l’activité des ports de commerce gérés par l’Agence a accusé une baisse de 4,2 %, par rapport à l’année écoulée atteignant un volume global de 87,2 millions de tonnes. A titre de rappel, la production définitive des céréales principales au titre de la campagne agricole 2021/2022 a été de 34 Millions de quintaux. Ce qui traduit  « une baisse de 67% par rapport à la campagne précédente qui a enregistrée une performance exceptionnelle de 103,2 MQX », selon le ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du développement rural et des Eaux et Forêts. Ainsi que l’a indiqué le Département de l’Agriculture, la superficie céréalière semée au titre de la campagne n’a été que de 3,6 millions d’hectares contre 4,35 millions d’hectares lors de la campagne précédente. En cause, les conditions climatiques défavorables observées durant la compagne agricole écoulée (très faible pluviométrie et une mauvaise répartition temporelle de celle-ci) Au final, selon ce département, la production céréalière s’est présentée comme suit : 18,9 millions Qx de blé tendre ; 8,1 millions Qx de blé dur  et 7,0 millions Qx d’orge. Les quantités récoltées ne pouvant satisfaire la demande nationale, les importations ont naturellement augmenté au cours de cette période. A noter qu’au niveau mondial, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a légèrement relevé à 2 777 millions de tonnes ses prévisions concernant la production mondiale de céréales au titre de l’année 2022, traduisant un fléchissement de 1,2% en glissement annuel. « Dans la mesure où la quasi-totalité de la production de 2022 a été récoltée, ces dernières prévisions reflètent des révisions à la hausse mineures de la production estimée de céréales secondaires en Australie et en Ukraine », a indiqué l’agence onusienne. Selon le Bulletin de la FAO sur l’offre et la demande de céréales, les prévisions concernant la production mondiale de riz ont pour leur part été revues légèrement à la baisse (0,6 million de tonnes) depuis mars, principalement parce que les estimations officielles de la récolte indonésienne achevée en décembre dernier sont plus basses que prévu. Comme le précise la FAO, de même source, « cette baisse vient compenser l’amélioration des perspectives relatives à la production du Cambodge, liée au rythme soutenu des semis de l’actuel cycle de saison sèche ». Ainsi, la production mondiale de riz de 2022-2023 est anticipée à 516,0 millions de tonnes (pour le riz usiné), ce qui représente une diminution de 1,6% par rapport au niveau record de 2021-2022, mais reste une récolte supérieure à la moyenne, fait-elle savoir. Il est à noter que les statistiques de l’ANP suggèrent que l’activité globale a été marquée par une hausse de 2,4% des importations, avec un volume de 56,2 MT. Cette évolution est attribuée d’une part à l’augmentation des trafics des céréales (+23,2%) et des hydrocarbures (+10%) et d’autre part à la baisse des importations du soufre     (-8,4%), de l’acide sulfurique (-39,8%) et des produits sidérurgiques (-18,1%). Toujours selon la même source, l’année 2022 a également été marquée par une forte régression de 18,5% des exportations, avec un volume d’environ 27 MT. Cette progression s’explique notamment par la baisse des ventes à l’étranger des phosphates (-42,7%), des engrais (-16,6%) et de l’acide phosphoriques (-29,3%). L’ANP indique, en outre, que « les exportations, hors produits phosphatiers, ont marqué une hausse de 10,1%, avec un volume additionnel de 885.902 de tonnes », suite à l’augmentation du trafic du sel (+418,3%), du clinker (+30,2%) et du feldspath (+144,3%). Alain Bouithy

Maroc. Baisse de l’indice de production du secteur extractif en 2022

Maroc. Baisse de l’indice de production du secteur extractif en 2022

Après une hausse de 2,1% en 2021, l’indice de production du secteur extractif a enregistré une baisse de 18,6% au terme de l’année 2022, selon les données publiées par la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). Précisons que cette évolution recouvre une baisse de 10,1% au premier trimestre, de 15,6% au deuxième trimestre, de 19% au troisième trimestre et de 28,9% au quatrième trimestre 2022, comme le souligne ce Département relevant du ministère de l’Economie et des Finances dans sa note de conjoncture de mars 2023 (N° 313). Selon les explications fournies par la DEPF, ce retrait résulte de la baisse de l’indice de la production des « Produits divers des industries extractives» de 30,2% et de la hausse de celui des «Minerais métalliques» de 8,2%. Principale composante du secteur extractif, la production de phosphate brut a parallèlement baissé de 20,1% au terme de l’année écoulée, après une hausse de 1,8% à fin 2021, a fait savoir la DEPF indiquant en outre un recul de 6,7% de la production des dérivés de phosphates à fin 2022. Toujours selon la DEPF, «en dépit de ce repli en termes de production, le chiffre d’affaires à l’export du groupe OCP s’est apprécié de 36% au terme de l’année 2022, bénéficiant de la hausse des cours mondiaux des produits phosphatés enregistrée cette année». Il est à noter qu’au titre du mois de janvier 2023, la hausse du prix moyen à l’export de phosphate brut, en glissement annuel, s’est maintenu, favorisant un accroissement de la valeur de ses exportations de 3,8%, souligne la DEPF. Concernant les ventes à l’étranger des dérivés de phosphates, il ressort de la dernière note de conjoncture qu’elles «se sont repliées, en valeur, de 42,8% à fin janvier 2023, sous un effet conjoint prix et volume, après une hausse exceptionnelle de 159,8% un an auparavant». La Direction des études et des prévisions financières en déduit que «le chiffre d’affaires à l’export du groupe OCP a reculé de 38,6% à fin janvier 2023, après +151,9% l’année précédente». Par ailleurs, la valeur des expéditions de la rubrique «Autres extractions minières» s’est raffermie de 29,2%. Pour rappel, la valeur ajoutée du secteur extractif, en volume, s’était soldée par une baisse de 7,7%, en moyenne, au terme des neuf premiers mois de 2022, faisant suite à un retrait de 4,8% au premier trimestre, de 7,8% au deuxième trimestre et de 10,4% au troisième trimestre 2022. Dans sa note de conjoncture du mois précédent (février, N°312), la DEPF avait estimé que cette évolution est en ligne avec celle de la production de phosphate brut qui s’était repliée, en volume, de 11% au premier trimestre, de 16,5% au deuxième trimestre et de 20,3% au troisième trimestre 2022. Dans une précédente analyse, cette tendance baissière s’était accentuée au quatrième trimestre 2022 avec « un recul de 31,6%, portant sa baisse à fin 2022 à 20,1%, après un recul de 16,1% à fin septembre 2022 et une hausse de 1,8% à fin 2021 ». Ainsi, et dans une moindre mesure, la production des dérivés de phosphates était ressortie en baisse de 6,7%, après un repli de 1,7% un an auparavant. La DEPF avait en revanche estimé que « la valeur des exportations de phosphates et dérivés s’est appréciée de 43,9% au terme de l’année 2022, pour atteindre 115,5 milliards de dirhams et ce, après une hausse de 57,8% un an auparavant». Alain Bouithy

Orange Maroc reçoit le prix nPerf du réseau internet mobile le plus performant en 2022

Orange Maroc reçoit le prix nPerf du réseau internet mobile le plus performant en 2022

Après avoir été reconnu par l’application Speedtest d’Ookla comme fournisseur du réseau fixe le plus rapide au Maroc durant trois semestres consécutifs, Orange Maroc est aujourd’hui consacré réseau internet mobile le plus performant en 2022 par nPerf, organisme international indépendant spécialisé dans la mesure de la qualité de la connexion internet dans le monde. Ainsi, des centaines de milliers de mesures ont été réalisées par les utilisateurs des réseaux mobiles marocains, sur tout le territoire national, permettant à Orange Maroc de décrocher les meilleurs résultats pour le classement nPerf. Ces tests ont porté sur des paramètres tels que le débit, la performance de la vidéo, la navigation, la fluidité et la qualité de l’accès aux services internet. « Il s’agit d’une performance remarquable, qui met en évidence l’agilité de l’opérateur Orange pour répondre aux besoins toujours plus importants des Marocains en termes d’usages Internet en mobilité » a déclaré Renaud Keradec, CEO & Fondateur nPerf. Concrètement, l’opérateur a obtenu un score de 69855 points avec une évolution remarquable par rapport à 2021(+52%) grâce à ses efforts continus pour améliorer et faire évoluer ses infrastructures réseau. « Aujourd’hui, nous sommes fiers de voir l’impact de nos investissements relatifs au renforcement et à la modernisation du réseau mobile se traduire de manière concrète et visible pour notre clientèle. On a été l’opérateur qui a démocratisé l’usage mobile, et également le 1er à offrir la 4G accessible à tous, nous sommes donc déterminés à poursuivre cet engagement quotidien qui nous a permis cette année d’être élu Service Client de l’Année pour la 6ème fois consécutive » souligne Hendrik Kasteel, DG Orange Maroc. Depuis la création de Medi Telecom en 1999, près de 105 milliards de DH (y compris en coûts de licences) ont été engagés afin de développer les activités de l’opérateur dans les différentes régions du Royaume et participer activement au Maroc Digital en marche. Acteur engagé à renforcer les réseaux de télécommunications dans le Royaume ainsi qu’à poursuivre le déploiement du Haut et du Très Haut Débit Internet Fixe et Mobile, Orange Maroc a signé une convention avec le Gouvernement en 2022 où il s’engage à réaliser sur les trois prochaines années un programme d’investissement de 5,7 milliards de dirhams afin de répondre à l’augmentation croissante de la demande en data et en haut débit. Sa stratégie d’investissement s’inscrit également dans l’accompagnement de la transformation digitale de l’ensemble des acteurs de l’écosystème national qu’ils soient privés ou publics en leur proposant deux Datacenters à la conception innovante, certifiés aux standards internationaux Tier III «Design» et «Constructed Facility» par l’Uptime Institute. L’opérateur contribue aussi à renforcer l’attractivité du Royaume comme porte d’entrée des échanges numériques en Afrique avec de nouvelles infrastructures d’accueil de câbles sous-marins. Hendrik Kasteel, DG Orange Maroc, a d’ailleurs déclaré : « Nous sommes plus que jamais au service du développement du Royaume. Nous déployons toutes nos énergies afin de proposer la meilleure expérience possible aux marocains. Cette consécration remise par nPerf vient donc récompenser cet engagement quotidien tout en nous encourageant à poursuivre nos efforts ».

La valeur des échanges entre l’UE et la Russie a frôlé un record en 2022

En 2022, les échanges entre la Russie et l’UE ont atteint une valeur maximale depuis 8 ans, la somme des importations russes a battu un record historique, selon les données d’Eurostat. Les calculs de Sputnik sur la base des données d’Eurostat témoignent qu’en 2022 la valeur des échanges entre la Russie et l’Union européenne est au plus haut depuis 8 ans. Les importations de biens en provenance de Russie ont atteint un maximum historique et, par conséquent, l’UE encaisse un déficit record dans les échanges avec Moscou, selon les calculs de Sputnik basés sur les données d’Eurostat. L’année dernière les exportations russes vers l’UE ont augmenté d’un quart pour atteindre 203,4 milliards d’euros, soit moins de 230 millions seulement du maximum historique de 2012 (203,6 milliards d’euros). D’autre part, les exportations européennes vers la Russie ont chuté de 38,1% jusqu’au minimum de 2005 (55,2 milliards d’euros). Une valeur maximale et un déficit record Cependant ce recul des importations depuis l’UE n’a pas empêché d’enregistrer une valeur maximale des échanges depuis 2014: 258,6 milliards d’euros, soit une hausse de 2,3%. Comme résultat, un déficit record de 148,2 milliards d’euros dans les échanges de l’Union européenne avec la Russie, ce qui est deux fois plus qu’il y a un an. Depuis le début de l’opération militaire spéciale en Ukraine, les 27 ont adopté 10 trains de sanctions contre la Russie. Au total, l’UE a frappé près de la moitié (49%) des exportations vers la Russie par rapport à 2021. Vladimir Poutine avait indiqué que la politique de dissuasion et d’affaiblissement de la Russie était une stratégie à long terme de l’Occident dont l’objectif majeur était de détériorer la vie de millions de personnes. Il avait fait remarquer que l’Occident n’était pas parvenu à torpiller la stabilité financière de son pays.

Maroc: Tendance du marché immobilier par ville

Maroc: Tendance du marché immobilier par ville

Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière du cadastre et de la cartographie (ANCFCC) ont récemment publié une nouvelle note sur l’Indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) et la tendance globale du marché immobilier. Ci-dessous des chiffres relatifs à l’évolution de ce secteur par ville. A Casablanca, les prix ont augmenté de 0,2% d’un trimestre à l’autre, reflétant une hausse de 2,6% pour les terrains et des baisses de 0,1% pour le résidentiel et de 0,5% pour les biens à usage professionnel. En parallèle, les ventes ont marqué un repli de 0,7% résultat de la diminution de 2,9% des transactions des biens résidentiels. Les ventes des terrains et celles des actifs à usage professionnel ayant, en revanche, augmenté respectivement de 17,9% et de 5,4%. Sur l’ensemble de l’année 2022, les prix se sont dépréciés de 1,6% et les transactions se sont repliées de 18,4%. A Rabat, les prix ont augmenté de 0,7%, en lien avec la hausse des prix des biens résidentiels (1,2%) et de ceux des actifs à usage professionnel (6,9%) et une baisse des prix des terrains (8,7%). Pour leur part, les transactions ont enregistré une hausse trimestrielle de 10%, recouvrant une augmentation pour les biens résidentiels (13,8%), une stagnation pour les actifs à usage professionnel et une baisse pour les terrains (15,1%). Pour l’ensemble de l’année 2022, les prix se sont repliés de 0,3% et les transactions de 24,8%. A Marrakech, les prix ont stagné par rapport au trimestre précédent, recouvrant le recul de 0,4% des prix des biens résidentiels et l’augmentation de 0,5% de ceux des terrains et de 1,5% de ceux des actifs à usage professionnel. En parallèle, les transactions ont enregistré une baisse de 3,3%, reflétant un repli de 4,6% des ventes des biens résidentiels et de 1,3% de celles des biens à usage professionnel. Les ventes de terrains ayant, en revanche, augmenté 1,9%. Sur l’ensemble de l’année, l’indice des prix a progressé de 0,5% et les ventes ont baissé de 17,3%. A Tanger, l’indice des prix s’est replié de 1,6%, en relation avec les baisses de 2,7% des prix du résidentiel et de 1% de ceux des actifs à usage professionnel. Les prix des terrains ayant progressé de 0,4%. Pour leur part, les ventes ont enregistré un accroissement de 2,2%, recouvrant des hausses de 0,5% pour le résidentiel et de 18,3% pour les terrains et une diminution de 15,4% pour les biens à usage professionnel. Pour l’ensemble de l’année 2022, les prix ressortent en baisse de 1,4% et les transactions ont reculé de 2,3%.

Maroc. La production de l’énergie électrique en légère hausse en 2022

Maroc. La production de l’énergie électrique en légère hausse en 2022

La consommation de l’énergie électrique a connu une dynamique favorable au titre de l’année 2022, a constaté la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances. En augmentation de 4,7%, après +5,2% un an plus tôt, la consommation de l’énergie électrique a maintenu sa dynamique globalement favorable au terme de l’année 2022, a fait remarquer la DEPF. D’après les explications fournies par ce département, ce dynamisme a concerné l’ensemble de ses segments, notamment les ventes de l’énergie de «très haute, haute et moyenne tension, hors distributeurs» (+7,1%), recouvrant une hausse des ventes de l’énergie de «moyenne tension» de 5,7% et de celles de «très haute et haute tension», utilisées principalement par le secteur manufacturier, de 11,2%. A titre de rappel, au terme des onze premiers mois de l’année 2022, la consommation de l’énergie électrique s’était accrue de 5,1% après avoir bénéficié d’une bonne dynamique. Cette performance avait été observée au cours des quatre trimestres de l’année 2022, soit +2,2% au premier trimestre, +7,6% au deuxième trimestre, +4,3% au troisième trimestre et +7,1% lors des deux premiers mois du quatrième trimestre 2022, selon la note de conjoncture du mois de janvier 2023 (N° 311). Après un accroissement de 6,5% à fin 2021, la production de l’énergie électrique au niveau national a de son côté enregistré une légère hausse de 0,4% au terme de l’année 2022, comme le suggèrent les chiffres publiés par la DEPF dans sa récente note de conjoncture (février 2023-N° 312). D’après cette même source, « ce résultat découle de l’augmentation de la production de l’ONEE de 15% (après +20,6% et +11,9%), de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 2,9% (après +8,5% et +5,2%) et de l’apport des tiers nationaux de 3,5%, atténuée par le retrait de la production privée de 4,2% (après -3,6% et +5,3%) », explique-t-on dans la note de conjoncture. Rappelons également que la production de l’énergie électrique au niveau national s’était améliorée de 1,3% au terme des onze premiers mois de l’année écoulée. Selon la note de conjoncture d’alors, cette évolution recouvrait une hausse de 4,2% au premier trimestre, de 2,2% au deuxième trimestre et de 0,4% au troisième trimestre, atténuée par un recul de 2,7% lors des deux premiers mois du quatrième trimestre 2022. Dans sa note, la DEPF avait également indiqué que « la progression à fin novembre 2022 a été tirée par l’accroissement de la production de l’ONEE de 5,2% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 4,9%, atténué par le recul de la production privée de 4,2% ». En glissement annuel, les données publiées montrent en outre que l’énergie appelée nette s’est raffermie de 4,5% au terme de l’année dernière, après +5,6% il y a une année. «Dans ce contexte, le volume de l’énergie importé s’est accru de 171,4% à fin 2022, au lieu d’une baisse de 19,6% un an auparavant », a indiqué la Direction des études et des prévisions financières. Il ressort en revanche que le volume exporté s’est replié de 44,7% durant la même période, après une hausse de 36,5% un an plus tôt, comme le montrent les données figurant dans sa note de conjoncture. Toujours selon la DEPF, les ventes de l’énergie électrique destinées aux distributeurs et aux ménages se sont pour leur part accrues respectivement de 3,5% et 3,6% au terme de l’année écoulée. Comparée à la même période d’avant la crise (fin 2019), la production de l’énergie électrique s’est renforcée de 2,7% à fin 2022, après +2,3% à fin 2021. Quant à la consommation de l’énergie électrique, elle s’est appréciée de 8,4%, au lieu de +3,6%. Alain Bouithy

Maroc Telecom affiche un chiffre d’affaires de près de 35,7 MMDH en 2022

Maroc Telecom affiche un chiffre d’affaires de près de 35,7 MMDH en 2022

Maroc Telecom a terminé l’année 2022 en ligne avec ses objectifs opérationnels et financiers, annonce le Groupe dans un communiqué sur ses résultats financiers. Malgré un contexte réglementaire, une intensité concurrentielle et des effets de la crise économique internationale sur l’inflation, le Groupe n’accuse qu’une légère baisse de 0,2% (-0,5% à change constant) de son chiffre d’affaires atteignant ainsi 35,7 milliards de dirhams au titre de l’année 2022. Rien de bien grave puisque « la croissance des revenus des filiales Moov Africa ainsi que celle des activités de l’Internet Fixe au Maroc compensent en partie la baisse du Mobile au Maroc qui pâtit du contexte conjoncturel, concurrentiel et réglementaire », affirme l’opérateur téléphonique dans son communiqué. Il faut dire que « grâce aux activités des filiales africaines qui affichent des indicateurs en croissance et aux efforts continus d’optimisation des coûts, le Groupe maintient un haut niveau de profitabilité qui lui permet d’assurer son niveau de développement », a annoncé le Groupe dont la base clients atteint 75,4 millions de clients en 2022. Tiré principalement par la croissance de la base clients des filiales, le nombre de clients de la société ressort en hausse de 1,6% au terme de l’année écoulée, selon les résultats financiers à fin 2022. En baisse de 0,5% (-0,8% à change constant), le résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) ajusté du Groupe Maroc Telecom s’établit à 18,49 MMDH, à fin décembre 2022, tandis que le taux de marge d’EBITDA ajusté se maintient au niveau élevé de 51,8% quasiment stable sur l’année. A 11,46 MMDH, le résultat opérationnel (EBITA) ajusté du Groupe Maroc Telecom recule de 1% (-1,4% à change constant) sur la même période, tandis que le taux de marge d’EBITA ajusté est de 32,1%. A noter que le résultat net ajusté part du Groupe atteint 5,82 MMDH à fin décembre 2022, soit une baisse de 3,3% à change constant. Quant aux flux nets de trésorerie opérationnels (CFFO) ajustés, ils reculent de 7,1% à change constant pour atteindre 11,29 MMDH en raison essentiellement de la hausse des investissements, selon la même source relevant qu’au 31 décembre 2022, la dette nette consolidée du Groupe Maroc Telecom représente 0,8 fois l’EBITDA annuel du Groupe. A fin décembre 2022, « les activités du Groupe au Maroc génèrent un chiffre d’affaires de 19,54 MMDH en baisse de 1,8% par rapport à 2021 », souligne l’opérateur. Précisons que la bonne tenue de la Data Fixe (+6,7%) compense en partie la baisse des revenus du Mobile (-3,9%) qui continuent de pâtir du contexte conjoncturel, concurrentiel et réglementaire. « L’EBITDA ajusté s’élève à 10,97 MMDH, en recul de 2,3% par rapport à 2021. Le taux de marge d’EBITDA ajusté se maintient au niveau élevé de 56,1% », poursuit la société assurant que l’EBITA ajusté atteint pour sa part 7,44 MMDH, en retrait de 2% (il représente un taux de marge ajusté de 38,1%) ; tandis que les CFFO ajustés augmentent de 8,6% pour s’établir à 7,79 MMDH. Au niveau international, les activités du Groupe réalise un chiffre d’affaires de 17,24 MMDH, en hausse de 2% (+1,3% à change constant), grâce à la forte croissance de la Data Mobile (+28% à change constant(1)). Hors baisse des terminaisons d’appel, les revenus des filiales progressent de 2,3% à change constant. En ce qui concerne les perspectives du Groupe pour l’année 2023, Maroc Telecom prévoit, à périmètre et change constants, un chiffre d’affaires stable,  un résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) stable  ainsi que des acquisitions d’immobilisations (CAPEX) équivalant à environ 20% du chiffre d’affaires, hors fréquences et licences. Selon les explications de l’opérateur, ces prévisions se basent sur les « évolutions récentes du marché et dans la mesure où aucun nouvel événement exceptionnel majeur ne viendrait perturber l’activité du Groupe ». Notons que pour anticiper les attentes de ses clients et mettre en œuvre sa stratégie alliant innovation et qualité de service, le Groupe entend poursuivre sa politique volontariste d’investissement. Axée sur les réseaux Data Mobile et Fixe, elle « lui permettra de soutenir les activités en croissance tout en renforçant son rôle de moteur de la transformation digitale, tant sur le marché domestique qu’au niveau de ses pays de présence ». Autre annonce contenue rendue publique, le Conseil de surveillance de Maroc Telecom proposera à sa prochaine Assemblée générale des actionnaires, la distribution d’un dividende de 2,19 dirhams par action, correspondant à un montant global de 1,9 milliard de dirhams. Ce qui représente un rendement de 2,25%. Alain Bouithy

Maroc/Tanger Med préserve son leadership méditerranéen et africain

Maroc/Tanger Med préserve son leadership méditerranéen et africain

Le complexe portuaire Tanger Med a réalisé une bonne performance au titre de l’année 2022, a annoncé la Direction du Trésor et des finances extérieures (DTFE). Cette bonne performance permet ainsi au complexe qui s’étend sur 1000 ha de préserver son leadership à l’échelle méditerranéenne et africaine, a indiqué la DTFE dans sa note de conjoncture du mois de janvier 2023 rendue publique récemment. L’évolution de Tanger Med, qui a pour objectif de développer une plateforme portuaire performante et réellement intégrée autour des activités complémentaires de transbordement, d’import/export, de logistique à valeur ajoutée, et de services maritimes et portuaires, comme cela est rappelé sur son site Internet, est due principalement à « la montée en productivité des terminaux à conteneurs pour l’accueil et le traitement des navires méga-ships », selon les explications de la Direction  du Trésor. Cette évolution s’explique aussi par « la reprise des traversées pour le trafic des passagers Maroc-Espagne spécialement durant la campagne Marhaba 2022 », a  ajouté la DTFE relevant du ministère de l’Economie et des Finances. Le complexe, qui englobe le Port Tanger Med 1, port Tanger Med 2, port Tanger Med Passagers, Medhub et Tanger Med Port Center, a traité un volume global de 107.822.662 tonnes au cours de l’année écoulée, traduisant une progression de 6% par rapport à 2021. Dans sa note de conjoncture, la Direction du Trésor et des finances extérieures précise que ce trafic représente environ 54% de l’ensemble du tonnage portuaire réalisé au Royaume du Maroc. Selon la même source, « pour ce qui est du trafic conteneurs, 7.596.845 conteneurs EVP (équivalent vingt pieds) ont été manutentionnés au sein du complexe portuaire Tanger Med en 2022, soit une progression de 6% par rapport à 2021 ». Quant au trafic rouliers, l’analyse des données recueillies indique que le complexe portuaire a traité 459.091 camions TIR sur l’ensemble de l’année 2022, réalisant ainsi une croissance de 13% par rapport à l’année précédente. Dans ses explications, la Direction du Trésor attribue cette bonne dynamique des exportations nationales principalement aux secteurs de l’industrie et de l’agroalimentaire qui ont réalisé au cours de l’année dernière des croissances respectives de 22% et 11%. Il est à noter que sur l’ensemble de la même année, « 478.589 véhicules neufs ont été manutentionnés sur les deux terminaux à véhicules du complexe portuaire, en croissance de 11% par rapport à l’année 2021 ». Comme le relève la DTFE dans sa note, précisons que le trafic inclut principalement 295.393 véhicules produits par les usines Renault de Melloussa et de SOMACA et 124.112 véhicules produits par l’usine Stellantis de Kénitra. La même source indique en outre que « le trafic du vrac liquide a connu une croissance de 6% par rapport à l’année 2021, soit un volume global de 9.260.711 tonnes d’hydrocarbures manutentionnés ». On y apprend aussi que le trafic du vrac solide a enregistré un total de 404.007 tonnes traitées. Les données suggèrent ainsi qu’il a connu une croissance de 18% par rapport à l’année dernière, principalement grâce au trafic des bobines de tôles et des céréales. Analysant l’évolution du trafic des passagers, la DTFE souligne que celui-ci  « a repris pleinement en 2022 après les restrictions sanitaires liées au Covid-19 en 2020 et 2021 avec un cumul de 2.071.504 passagers ayant transité par le complexe portuaire Tanger Med ». Quant au trafic maritime, il ressort des chiffres que 14.404 navires ont accosté au Complexe portuaire Tanger Med durant l’année 2022, réalisant ainsi une croissance de 32% par rapport à 2021, dont 961 méga-ships (taille supérieure à 290 mètres), a conclu la DTFE. Situé sur le Détroit de Gibraltar, le complexe portuaire Tanger Med constitue une plateforme industrielle pour plus de 1100 entreprises qui représentent un volume d’affaires annuel de 5300 MEUR dans différents secteurs tel que l’automobile, l’aéronautique, la logistique, le textile et le commerce. Connecté à plus de 180 Ports mondiaux, il offre des capacités de traitement pour 9 millions de conteneurs, 7 millions de passagers, 700 000 camions et 1 million de véhicules. Alain Bouithy