Burkina Faso: L’ONU a mobilisé 563 millions de dollars au profit du pays en 2022

Burkina Faso: L’ONU a mobilisé 563 millions de dollars au profit du pays en 2022

Selon le Coordonnateur résident par intérim du Système des Nations Unies au Burkina Faso, Alain Akpadji, l’ONU a mobilisé 348 milliards de francs CFA (plus de 563 millions de dollars) en 2022 au profit du Burkina Faso. Près de 355 millions de dollars ont été dépensés au cours de l’année écoulée par l’organisation au Burkina Faso, a-t-il déclaré à l’occasion de la célébration de la journée de l’ONU au Burkina Faso sous le thème « Des partenariats solides pour relever les défis de paix et de développement durable ». D’après ses explications, les fonds mobilisés en 2022 ont permis à l’ONU de mener des actions notamment dans les domaines de l’assistance humanitaire, de la consolidation de la paix, du développement durable et du respect des normes et des droits internationaux, comme le rapporte l’agences de presse chinoise, Xinhua. La même source rapporte également que les Nations Unies ont poursuivi leurs « interventions en matière d’appui à la relance socio-économique et la réponse humanitaire, avec un accent particulier sur la relance économique et la résilience des populations les plus vulnérables, à travers 148 projets et programmes mis en œuvre en 2023 », comme l’a affirmé Alain Akpadji. Martin Kam

Сe pays africain a généré le plus important trafic aérien du continent en 2022

L’Égypte, l’Afrique du Sud et le Maroc ont accueilli le plus grand nombre de passagers en Afrique en 2022, selon le Conseil International des Aéroports (ACI). Le continent africain présente un énorme potentiel: au cours des vingt prochaines années, son trafic aérien devrait plus que quadrupler, d’après les projections de Boeing. L’Égypte domine le classement des pays africains en termes de volume du trafic aérien en 2022: le pays a accueilli près de 38 millions de passagers dans ses aéroports, selon les données du Conseil International des Aéroports (ACI), relayées par ilBoursa.com. L’Afrique du Sud occupe la deuxième place, avec 30 millions de passagers aériens. Le Maroc est en troisième position avec 20,5 millions de passagers. Le Nigeria est en 4e position dans le classement africain (14,2 millions), suivi du Kenya (8,9 millions). Au total, le trafic aérien mondial de passagers a augmenté en 2022 de 56% par rapport à l’année 2021, selon le rapport. L’avenir du secteur aérien africain Le continent africain a un énorme potentiel dans le secteur aérien. Et pour cause, puisque le trafic aérien intérieur de passagers devrait plus que quadrupler au cours des vingt prochaines années, selon un rapport du constructeur aéronautique et aérospatial américain Boeing « Perspectives du marché commercial pour 2023 ». L’aéronautique africaine vivra un développement constant vu la hausse du nombre de vols tant à l’échelle internationale qu’à travers le continent, ont constaté en septembre les membres du 7e sommet de l’aviation africaine, qui a eu lieu au Nigeria. Retrouvez cet article sur Sputniknews

Maroc. Bonne progression des recettes fiscales brutes globales en 2022

Maroc. Bonne progression des recettes fiscales brutes globales en 2022

La moisson 2022 a été bonne. D’après les données publiées récemment par la Direction générale des impôts (DGI), l’année 2022 a été marquée par la consolidation des recettes fiscales. La performance enregistrée durant l’année écoulée « témoigne de la réussite des efforts de la Direction générale des impôts en matière de promotion de la conformité volontaire et de mise en conformité », s’est réjoui son directeur général, Younès Idrissi Kaitouni. Comme il l’a souligné dans le rapport d’activité de la DGI au titre de 2022, « les recettes fiscales brutes globales se sont élevées, au titre de 2022, à 195.806 MDH, avec une progression de 17% par rapport à 2021 ». Cette évolution a permis de réaliser l’objectif de la loi de Finances 2022 à hauteur de 112%, a fait savoir ce dernier estimant qu’elle traduit « une reprise économique qui se poursuit malgré les bouleversements induits par la crise pandémique en 2020 ». Dans le détail, les recettes fiscales brutes générées par l’impôt sur les sociétés arrivent en tête avec 66.221 MDH, soit 33.8% de la recette globale et en évolution de 39.3% par rapport à 2021. Selon le rapport, « l’impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée et les droits d’enregistrement et de timbre ont généré des recettes respectives de l’ordre de 51.148 MDH, 45.801 MDH et 22.067 MDH ». Ils ont ainsi affiché des évolutions annuelles de 7%, 2% et 12%, a précisé le document. Par type d’impôt, les données recueillies montrent que les remboursements de la taxe sur la valeur ajoutée ont représenté le plus grand poste de dépenses avec une part de l’ordre de 94%. Quant aux parts des restitutions de l’impôt sur les sociétés et de l’impôt sur le revenu, il ressort des mêmes chiffres qu’elles ont été respectivement de l’ordre de 3% et 2%. De plus, selon toujours ledit rapport, mis à part les majorations et autres impôts dont la dépense a reculé de 25% par rapport à 2021, celles relatives à la TVA, à l’IS et à l’IR ont progressé respectivement de 32%, 40% et 27% et les objectifs assignés par la loi de Finances 2022 ont été réalisés respectivement à hauteur de 167%, 82% et 199%. Il est important de noter qu’en matière de remboursements, dégrèvements et restitutions liquidés, le bilan au titre de l’année 2022 s’est élevé à 17.707 MDH, correspondant à 31% de plus qu’en 2021 et que le taux de réalisation de l’objectif arrêté par la Loi de Finances a ainsi été de l’ordre de 161%. En évolution annuelle, le rapport de la DGI indique que « les recettes nettes au titre de l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu et les droits d’enregistrement et de timbre se sont appréciées respectivement de l’ordre de 39%, 7% et 12% tandis que celles relatives à la taxe sur la valeur ajoutée ont régressé de 10% ». Après analyse de ces différentes évolutions, il ressort des données recueillies que les objectifs fixés par la loi de Finances 2022 au titre de l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée et les droits d’enregistrement et de timbre ont été réalisés respectivement à hauteur de 120%, 111%, 83% et 120%, a constaté la DGI dans son rapport. En ce qui concerne les recettes fiscales nettes au titre de l’année dernière, la même source annonce que celles-ci se sont établies à 178,100 MDH, soit 16% de plus qu’en 2021, estimant que la réalisation des objectifs de la loi de Finances 2022 ont ainsi été de l’ordre de 109%. Il est important de noter que « les recettes nettes en 2022 au titre de l’impôt sur les sociétés, l’impôt sur le revenu, la taxe sur la valeur ajoutée et les droits d’enregistrement et de timbre sont respectivement de l’ordre de 65.660 MDH, 50.849 MDH, 29.109 MDH et 22.067 MDH », selon la DGI. Ainsi qu’elle l’a précisé dans son rapport d’activité, leurs parts respectives se sont établies à 37%, 29%, 16% et 12% au terme de l’année écoulée. Alain Bouithy

Maroc. Le niveau de concentration de l’activité bancaire reste sur une pente descendante en  2022

Maroc. Le niveau de concentration de l’activité bancaire reste sur une pente descendante en  2022

Le niveau de concentration de l’activité bancaire a poursuivie son trend baissier en 2022, a indiqué Bank Al-Maghrib (BAM) soulignant une tendance observée au cours des dernières années. « La part des trois premières banques dans le total-actif du secteur s’est établie à 61,6%, contre 62,4% et celle des cinq plus grandes banques s’est située à 76,4% contre 76,8% en 2021 », ressort-il du 19ème Rapport annuel sur la supervision bancaire. La contribution des trois premières associations de micro-crédit dans la distribution des crédits s’est établie à 95% et celle des 5 premières associations à 99% D’après le document, présenté lundi 24 juillet par la directrice de la supervision bancaire à Bank Al-Maghrib, Hiba Zahoui, «les trois premières banques ont disposé de près de 63,3% des dépôts collectés contre 63,4% une année plus tôt et les cinq premières détenaient une part de 78,3% contre 78,5% en 2021». Toujours selon ledit rapport, «les trois premières banques ont concentré 60,1% des crédits distribués, contre 60,8% en 2021 et les cinq plus grandes ont représenté 78,1% des financements contre 78,3%». Dans ce rapport, qui dresse le bilan des activités de Bank Al-Maghrib dans le domaine de la supervision bancaire au titre de l’année 2022, la Banque centrale indique également que l’année 2022 a été marquée par l’acquisition d’une banque étrangère par un groupe marocain. Acquisition qui a modifié « la configuration du statut de l’actionnariat du secteur bancaire », a-t-elle souligné. Le rapport indique, en outre, que les banques à capital privé majoritairement marocain détiennent désormais 57,9% des guichets, contre 53,6% en 2021. Selon l’organisme public, « cette part atteint 66,5% en termes de total-actif, 68,4% pour les dépôts et 65,8% pour les crédits, contre respectivement 63,6%, 64,1% et 61,5% une année auparavant ». Il est important de noter que l’évolution de la part de marché des banques à capital privé majoritairement étranger en termes de guichets s’est en parallèle repliée de 5,1 points au cours de l’année écoulée ; leurs parts du total-actif, des dépôts et des crédits ayant reculé respectivement à 11,4%, 11,1% et 14,5%. D’après le document, les banques à capital majoritairement public ont  inversement «renforcé leur part de marché en termes de réseau à 30,7% (+0,8 point), de total-actif à 22,1% (+0,7 point), de dépôts à 20,5% (+0,4 point) et maintenu leur part de marché de crédits à 19,7%». Il est à souligner qu’à l’inverse des banques, BAM rapporte que le niveau de concentration de l’activité des sociétés de crédit à la consommation a continué de progresser. Dans le détail, «la part détenue par les trois plus grandes sociétés de crédit à la consommation dans le total-actif du secteur s’est établie à 64% en hausse de 2 points d’une année à l’autre et celle des cinq premières s’est accrue d’un point à 89%», a indiqué la Banque dans son rapport. S’agissant du secteur du crédit-bail, la même source indique que les parts des trois et cinq premières sociétés se sont situées respectivement à 72% et à 95% à fin 2022, sans changement par rapport à 2021. Commentant cette fois-ci la concentration de l’activité des établissements de paiement, Bank Al-Maghrib indique que «la contribution des trois premiers établissements de paiement dans le total des transferts de fonds, opérés par ceux offrant le service de transfert de fonds, est en hausse de 3 points à 91,6% et celle des 5 premiers établissements est en baisse de 2,4 points à 94%». Toujours selon BAM, trois établissements de paiement détiennent une part de 63% des comptes de paiement ouverts et réalisent plus de 88% du volume des transactions sur ces comptes, contre respectivement 83% des comptes ouverts et 97% du volume de transactions pour les cinq premiers établissements. Concernant l’activité des associations de micro-crédit, il  ressort du rapport de la Banque centrale que « la concentration des trois premières associations de micro-crédit dans la distribution des crédits s’est établie, à fin 2022, à 95% et celle des 5 premières associations à 99%». Notons que, sur base consolidée, le niveau de concentration de l’activité de crédit des trois premiers groupes bancaires a enregistré une baisse d’un point à 60% par rapport à 2021. De même, la part des cinq premiers groupes a reculé d’un point à 77%. Selon une analyse par objet, «les crédits de trésorerie et à l’équipement, la part des trois premiers groupes bancaires a baissé d’un point, à 56% et celle des 5 premiers groupes a baissé de deux points à 77%». Soulignons que la part des crédits immobiliers s’est contractée d’un point pour les trois premiers groupes à 61% et s’est stabilisée à 80% pour les cinq premiers groupes ; tandis que le quote-part des crédits à la consommation a augmenté de 4 points par rapport à l’année dernière, soit 64% pour les trois premiers groupes et 78% pour les cinq premiers groupes. Alain Bouithy

Les flux d’investissement vers l’Afrique ont chuté à 45 milliards de dollars en 2022

Les flux d’investissement vers l’Afrique ont chuté à 45 milliards de dollars en 2022

Selon le Rapport sur l’investissement dans le monde 2023 de la CNUCED, les opérations internationales de financement de projets ciblant l’Afrique ont enregistré une baisse de 47% en valeur. Le Rapport sur l’investissement dans le monde 2023 de la CNUCED publié le 5 juillet montre que les flux d’investissements directs étrangers (IDE) vers l’Afrique ont chuté à 45 milliards de dollars en 2022 par rapport au record de 80 milliards de dollars atteint en 2021. Ils ont représenté 3,5 % des IDE mondiaux. Le nombre d’annonces de projets nouveaux a augmenté de 39 % pour atteindre 766. Six des 15 principaux mégaprojets d’investissement greenfield (d’une valeur supérieure à 10 milliards de dollars) annoncés en 2022 se trouvaient en Afrique. En Afrique du Nord, l’Égypte a vu l’IDE plus que doubler pour atteindre 11 milliards de dollars, en raison de l’augmentation des ventes transfrontalières de fusions et d’acquisitions. Le nombre de nouveaux projets annoncés a plus que doublé, passant à 161. La valeur des opérations de financement de projets internationaux a augmenté de deux tiers, pour atteindre 24 milliards de dollars. Les flux vers le Maroc ont légèrement diminué, de 6 %, pour atteindre 2,1 milliards de dollars. En Afrique de l’Ouest, le Nigeria a entrainé des flux d’IDE négatifs, à -187 millions de dollars, à la suite de cessions d’actions. Les projets de création annoncés ont toutefois augmenté de 24 % pour atteindre 2 milliards de dollars. Les flux vers le Sénégal sont restés stables à 2,6 milliards de dollars. Les flux d’IDE vers le Ghana ont chuté de 39 % pour atteindre 1,5 milliard de dollars. En Afrique de l’Est, les flux vers l’Éthiopie ont diminué de 14 % pour atteindre 3,7 milliards de dollars ; le pays est resté le deuxième bénéficiaire d’IDE sur le continent. Les IDE vers l’Ouganda ont augmenté de 39 % pour atteindre 1,5 milliard de dollars, grâce à des investissements dans les industries extractives. L’IDE vers la Tanzanie a augmenté de 8 % pour atteindre 1,1 milliard de dollars. En Afrique centrale, l’IDE en République démocratique du Congo est resté stable à 1,8 milliard de dollars, l’investissement étant soutenu par des flux vers les champs pétroliers offshore et l’exploitation minière. En Afrique australe, les flux sont revenus à leurs niveaux antérieurs après le pic anormal de 2021 causé par une importante reconfiguration d’entreprises en Afrique du Sud. L’IDE en Afrique du Sud s’est élevé à 9 milliards de dollars – bien en dessous du niveau de 2021, mais deux fois plus que la moyenne de la dernière décennie. Les fusions et acquisitions transfrontalières dans le pays ont atteint 4,8 milliards de dollars, contre 280 millions de dollars en 2021. En Zambie, après deux années de valeurs négatives, l’IDE a augmenté pour atteindre 116 millions de dollars. Quatre groupements économiques régionaux en croissance Au cours des cinq dernières années, les flux d’IDE ont augmenté dans quatre des groupements économiques régionaux du continent. L’IDE dans le Marché commun de l’Afrique orientale et australe a augmenté de 14 % pour atteindre 22 milliards de dollars. Les flux ont également augmenté dans la Communauté de développement de l’Afrique australe (quadruplement, à 10 milliards de dollars), l’Union économique et monétaire ouest-africaine (doublement, à 5,2 milliards de dollars) et la Communauté de l’Afrique de l’Est (augmentation de 9 %, à 3,8 milliards de dollars). Les investissements intrarégionaux sont restés relativement faibles, malgré une augmentation au cours des cinq dernières années. En 2022, les annonces de nouveaux projets intrarégionaux représentaient 15 % de tous les projets en Afrique (2 % en termes de valeur), contre 13 % (2 % en valeur) en 2017. Cependant, en valeur, les trois quarts des projets annoncés dans lesquels investissent uniquement des entreprises multinationales africaines concernaient le continent. En 2022, la plus forte augmentation des annonces de projets entièrement nouveaux concerne l’approvisionnement en énergie et en gaz (à 120 milliards de dollars contre 24 milliards de dollars en 2021). La valeur des projets dans la construction et les industries extractives a également augmenté, pour atteindre respectivement 24 milliards de dollars et 21 milliards de dollars. Le secteur de l’information et de la communication a enregistré le plus grand nombre de projets.    Les opérations internationales de financement de projets ciblant l’Afrique ont enregistré une baisse de 47 % en valeur (74 milliards de dollars, contre 140 milliards de dollars en 2021), mais une augmentation de 15 % du nombre de projets, qui s’élève à 157. Les investisseurs européens restent, de loin, les plus grands détenteurs de stocks d’IDE en Afrique, menés par le Royaume-Uni (60 milliards de dollars), la France (54 milliards de dollars) et les Pays-Bas (54 milliards de dollars).

Niger : l’économie a fortement rebondi en 2022 à la faveur d’une bonne saison agricole

Niger : l’économie a fortement rebondi en 2022 à la faveur d’une bonne saison agricole

Après deux années marquées par une croissance terne, l’économie nigérienne s’est fortement redressée en 2022. Un rebond qui s’explique principalement par une bonne saison agricole, à la faveur de précipitations favorables et d’une expansion des terres irriguées. Cependant, un degré élevé d’incertitude et des risques pourraient à l’avenir affecter la croissance, comme la situation sécuritaire et les chocs climatiques. Telles sont les conclusions de la dernière note sur la situation économique du Niger publiée aujourd’hui (19 juin, dnr) par la Banque mondiale. Ce rapport présente une vue d’ensemble de la conjoncture économique et des niveaux de pauvreté au Niger en 2022, ainsi que les perspectives de croissance pour les trois prochaines années. Dans un dossier spécial intitulé Renforcer la résilience financière des éleveurs face à la sécheresse, les auteurs analysent également l’intérêt pour les éleveurs de recourir à des instruments de financement et d’assurance des risques de catastrophe afin d’atténuer les conséquences socio-économiques néfastes des chocs climatiques. « L’élevage occupe une place prédominante dans l’économie nigérienne, avec une contribution de près de 15 % au PIB. Or, ce secteur est fortement exposé aux chocs climatiques, explique Han Fraeters, responsable des opérations de la Banque mondiale pour le Niger. Les solutions de financement et d’assurance des risques de catastrophe peuvent contribuer de manière décisive à atténuer les effets néfastes des chocs climatiques sur les éleveurs, qui constituent l’une des populations les plus pauvres et les plus vulnérables du pays. Ces communautés sont très exposées à ces chocs et peinent à les gérer et à s’en remettre. » La campagne agricole favorable de 2022 a tiré la croissance économique, entraînant une augmentation de 7,5 % du revenu moyen par habitant. Cette hausse a fait diminuer le taux de pauvreté de 6,4 points de pourcentage entre 2021 et 2022, entraînant une réduction du nombre de pauvres. Ce taux devrait continuer à baisser pour s’établir à 45,2 % en 2025. La croissance économique nigérienne devrait suivre une tendance positive en 2023, pour atteindre un taux de 6,9 %, et pratiquement doubler à l’horizon 2024 (12,5 %) si les autorités réalisent leurs objectifs de production pétrolière. Le déficit budgétaire devrait se réduire en 2023 pour ressortir à 5,3 %. Cependant, pour ramener le déficit à 3 % du PIB, conformément au critère de convergence fixé par l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), le gouvernement devra assurer une gestion rigoureuse des revenus pétroliers attendus, mobiliser des recettes non pétrolières et gérer avec efficacité les pressions sur les dépenses dans un contexte de chocs fréquents. « Il faut améliorer de toute urgence la gestion du secteur pétrolier et des recettes futures en adoptant une stratégie assortie d’une feuille de route précise pour la mise en place et en œuvre d’un fonds de stabilisation. Ce fonds devra être basé, entre autres, sur un prix de référence. Son objectif sera de protéger le budget contre la volatilité des prix du pétrole et de garantir une utilisation des nouvelles ressources de manière efficace pour réduire la pauvreté et renforcer la croissance à long terme », affirme Blaise Ehowe Nguem, économiste à la Banque mondiale en charge du Niger et coauteur du rapport. Le Niger est fortement exposé aux chocs climatiques, ainsi qu’au risque de détérioration de la situation sécuritaire. Ces facteurs pourraient susciter un fort mécontentement social et entraîner des dépenses publiques supplémentaires, ce qui compromettrait la réalisation des objectifs budgétaires. « Le gouvernement du Niger déploie des efforts considérables pour mettre en œuvre des réformes pour soutenir une croissance durable, note Paolo Di Lorenzo, économiste senior à la Banque mondiale et coauteur du rapport. Toutefois, compte tenu des multiples incertitudes causées par diverses crises, dont le changement climatique, les priorités doivent être redéfinies et renforcées. Il faut notamment améliorer la mobilisation et la gestion des recettes publiques afin de tirer pleinement profit des possibilités de croissance et de progression du bien-être social, mais aussi renforcer la résilience aux chocs. »

L’économie marocaine a nettement marqué le pas en 2022

L’économie marocaine a nettement marqué le pas en 2022

Comme s’y attendaient bien de prévisionnistes et analystes économiques, l’économie nationale a nettement marqué le pas au terme de l’année 2022, se situant à 1,3% au lieu de 8% l’année précédente. Selon les chiffres de la comptabilité nationale publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), les activités non agricoles ont affiché une augmentation de 3% et celles du secteur agricole une baisse de 12,9%. «Tirée par la demande extérieure, cette croissance a été réalisée dans un contexte d’une hausse d’inflation et d’une aggravation du besoin de financement de l’économie nationale», a expliqué le HCP.    Dans le détail, la valeur ajoutée du secteur primaire en volume s’est montrée moins dynamique au titre de l’année 2022, se contractant de 12,7% après avoir enregistré un accroissement de 19% l’année précédente, fait ressortir l’arrêté des comptes nationaux de l’année 2022. Ce recul est attribué à «une baisse de la valeur ajoutée de l’agriculture de 12,9% au lieu d’une hausse de 19,5 % et de celle de la pêche de 9,7% au lieu d’une hausse de 9,9% en 2021», selon les explications du Haut-commissariat. Des chiffres de la comptabilité nationale, il ressort que la valeur ajoutée du secteur secondaire a également connu un ralentissement de son taux d’accroissement. Celle-ci est, en effet, passée de 7,1% l’année précédente à 1,7% en 2022, souligne l’organisme public dans une note d’information. Pour le HCP, ce secteur a souffert de la baisse des valeurs ajoutées de l’industrie d’extraction de 9,4% au lieu d’une hausse de 7,3% ; du bâtiment et travaux publics de 3,6% au lieu d’une hausse de 4,7% ; d’«Electricité, gaz, eau, assainissement et déchets» de 3,2% au lieu d’une hausse de 7,5% ainsi que de la hausse de celle des industries manufacturières de 0,3% au lieu d’une hausse de 7,8%. Même tableau du côté de la valeur ajoutée du secteur tertiaire qui  a pour sa part enregistré un  ralentissement de son taux d’accroissement passant de 5,8% l’année précédente à 5,4% en 2022. Dans sa note d’information, le HCP précise que cette régression est justifiée par le ralentissement des activités de « Recherche et développement et services rendus aux entreprises» à 5,4% au lieu de 9,6%; «Services rendus par l’Administration publique générale et la sécurité sociale», à 4,2% au lieu de 5,1%; «Transports et entreposage» à 3,8% au lieu de 10,5%; «Services immobiliers» à 1,4% au lieu de 2,9% ainsi que celles du «Commerce et réparation véhicules» à 0,4% au lieu de 8,2%. Selon les explications du HCP, la valeur ajoutée de ce secteur a également été marquée par la hausse de celles de l’hébergement et restauration, avec 53,7% au lieu de 15,4%; des services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale, avec 5,5% au lieu de 3,6%; des services financiers et assurances, avec 7% au lieu de 4,8% ainsi que de l’information et communication, avec 2,6% au lieu d’une baisse de 1,5%. Au final, les données recueillies par le HCP montrent que «la valeur ajoutée des activités non agricoles a connu une hausse de 3% durant l’année 2022 au lieu de 6,3% une année auparavant», a noté le HCP de même source. Il est à  rappeler qu’aux prix courants, le PIB national a connu une hausse de 4,3% en 2022 dégageant une hausse du niveau général des prix de 3,1% au lieu de 2,4% en 2021. Décélération de la demande intérieure L’arrêté des comptes nationaux de l’année 2022 fait ressortir par ailleurs  une baisse de la demande intérieure de 1,5% au lieu d’une hausse de 8,9% en 2021. « Ce recul a ainsi contribué, négativement à la croissance économique nationale de 1,7 point au lieu d’une contribution positive de 9,5 points une année auparavant », a fait savoir le Haut-commissariat dans sa note. «C’est ainsi que les dépenses de consommation finale des ménages ont connu une baisse de 0,7% au lieu d’une augmentation de 6,9%, avec une contribution négative à la croissance de 0,4 point au lieu d’une contribution positive de 4 points », a-t-il constaté de même source. En ce qui concerne l’investissement brut (formation brute de capital fixe ; variation des stocks et acquisition nette d’objets de valeurs), les données suggèrent qu’il a accusé un recul de son taux d’accroissement. En effet, avec une contribution négative à la croissance de 2 points au lieu d’une contribution positive de 4 points, il a enregistré une baisse de 6,5% en 2022 contre une hausse de 13,8% en 2021. Dans sa note d’information, le HCP fait état du ralentissement du taux d’accroissement de la consommation finale des administrations publiques, qui est passé « de 7,2% l’année passée à 3,3% avec une contribution positive à la croissance de 0,6 point au lieu de 1,4 point l’année précédente». Alain Bouithy

L’Angola réalise un excédent commercial de 28 millions de dollars en 2022

La balance commerciale de l’Angola a enregistré un excédent de 14,90 milliards de kwanzas (28 millions de dollars) en 2022, avec une croissance de 7,59% par rapport aux résultats de 2021, a révélé mercredi l’Institut national de la statistique.Les résultats définitifs du commerce extérieur effectué en 2022 indiquent un taux de variation annuel positif de 9,91% pour les exportations et de 14,42% pour les importations, par rapport à la même période de l’année précédente, précise l’Institut, notant qu’en 2021, le solde enregistré a été fixé à 13,8 milliards de kwanzas. Les exportations angolaises sont principalement destinées à la Chine (43,70%), l’Inde (10,24%), la France (7,25%), les Pays-Bas (6,83%) et l’Espagne (4,43%). Vers ces pays, l’Angola exporte divers produits, en mettant l’accent sur les combustibles minéraux (94,92%), les perles, les pierres et les métaux précieux (3,97%). En termes d’importations, l’Angola a acheté l’année dernière des biens et services à la Chine (16,02%), au Portugal (10,77%), à la Corée du Sud (9,24%), aux Pays-Bas (6,84%) et à l’Inde (6,10%). Au niveau du continent africain, les principaux partenaires à l’exportation sont l’Afrique du Sud (47,01%), le Malawi (13,58%), la République démocratique du Congo (12,75%), São Tomé et Príncipe (5,04%) et le Togo. (4,39%). Quant aux importations, elles proviennent de l’Afrique du Sud (54,65%), du Togo (12,82%), de la Namibie (7,17%), du Maroc (6,43%) et d’Egypte (3,07%), précise-t-on de même source. L’Institut national de la statistique relève que, selon la classification par grandes catégories économiques, les biens qui avaient la plus grande part dans les exportations totales étaient les carburants et lubrifiants (94,45%) et les fournitures industrielles (4,95%).