Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Maroc. Phosphates et automobile caracolent en tête des ventes à l’export en 2022

Les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire plafonnent en tête des ventes nationales à l’export en 2022, selon les chiffres publiés récemment par l’Office des changes. D’après l’organisme public, les exportations de biens ont connu une augmentation de 29,4%, équivalant à +96,7 MMDH en 2022. Des données de cet organisme public, dont nous avons fait écho dans notre édition de la veille, il ressort que les ventes à l’export ont atteint 426,1 MMDH au terme de l’année écoulée contre 329,4 MMDH un an auparavant. Cet accroissement a été porté par les exportations de la totalité des secteurs, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire, qui se sont d’emblée imposées en tête des ventes, a fait savoir l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022. En effet, sur l’ensemble de l’année écoulée, les ventes des phosphates et dérivés ont affiché une hausse de 43,9% à 115,5 MMDH contre 80,3 MMDH à fin 2021, positionnant ainsi ce secteur en tête des secteurs exportateurs au titre de l’année 2022. Comme l’explique l’Office des changes, « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27,8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) ». Il est à noter, en revanche, que les quantités exportées ont accusé une baisse de 11,8% au terme de cette même période. Arrivées deuxième meilleur secteur exportateur du Maroc au terme de l’année 2022, dernière les phosphates et dérivés, les ventes du secteur automobile ont atteint 111,3 MMDH cette même année-là. Elles ont en effet affiché un accroissement de 33% au titre de l’année écoulée, soit +27,6 MMDH, d’après les indicateurs des échanges extérieurs de l’année dernière. Précisons que cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a indiqué l’Office. L’Office souligne que les exportations du secteur  agricole et agroalimentaire se sont établies en parallèle à 81,2 MMDH à fin 2022 au lieu de 69,9 MMDH au titre de l’année 2021. Elles ont ainsi connu une augmentation de 16,2% correspondant à +11,3 MMDH, en raison de la hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7,3 MMDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3,6 MMDH). Quant aux exportations du textile et cuir, il ressort des données recueillies que les ventes de ce secteur se sont  accrues de 20,7% (+7.536MDH) au terme de l’année dernière. Selon les explications de l’Office des changes, « cette évolution est attribuable, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4,9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy

Maroc. Le déficit commercial a grimpé de 56,5% en 2022

Maroc. Le déficit commercial a grimpé de 56,5% en 2022

Le déficit commercial s’est détérioré sur l’ensemble de l’année 2022, selon l’Office des changes. Après s’être établi à plus de 199,2 MMDH en 2021, il a atteint plus de 311,6 milliards de dirhams (MMDH) au terme de l’année écoulée. Ce qui traduit une hausse de 56,5% par rapport à l’année précédente. Comme le relève l’Office des changes dans ses indicateurs mensuels des échanges extérieurs de l’année 2022, les importations se sont accrues de 39,6% (+209.157MDH) sur les douze mois de l’année pour se situer à 737,7 MMDH au lieu de 528.6 MMDH une année auparavant. En parallèle, les exportations se sont établies à 426,1 MMDH au titre de la même année 2022 contre 329,4 MMDH en 2021, correspondant à une hausse de 29,4% équivalant à plus de 96,7 MMDH, a affirmé l’Office des changes. Des indicateurs des échanges extérieurs, il ressort que la hausse des importations de biens s’explique par l’augmentation des achats de l’ensemble des groupes de produits. Selon les analystes de l’Office des changes, au cours de l’année écoulée, la facture énergétique a plus que doublé pour atteindre 153,5 MMDH, suite essentiellement à « l’accroissement des achats du gasoil et du fuel-oil (+40,3 MMDH) portés par la hausse des prix qui ont presque doublé (10.283DH/T contre 5.195DH/T), et dans une moindre mesure par celle des quantités (+7,2%) ». Les importations des demi-produits ont de leur côté bondi de 46,4%, en raison de la croissance des achats de l’ammoniac qui se sont élevés à 21,4 MMDH contre 6,9 MMDH, un an auparavant. Quant aux importations des produits alimentaires, les chiffres montrent qu’elles ont connu un accroissement de 44,9%, équivalant à plus de 26,9 MMDH, après la hausse des approvisionnements en blé qui ont presque doublé sous l’effet prix en hausse de 40,8%. Au même moment, les quantités importées ont grimpé de 28,7% ; tandis que les achats de l’orge ont affiché également une hausse de +2,5 MMDH (3,2 MMDH au terme de l’année 2022 contre 743MDH une année auparavant). Il est à noter que les importations des produits bruts ont augmenté de 49,9%, suite à la hausse des achats des soufres bruts et non raffinés qui ont atteint plus de 8 MMDH. En ce qui concerne les exportations de biens, l’Office des changes souligant que celles-ci ont bondi de 29,4% (+96.696MDH) atteignant 426,1 MMDH contre 329,4 MMDH un an auparavant. Et de préciser que « cet accroissement concerne les exportations de la totalité des secteurs, à leur tête, les phosphates et dérivés, le secteur de l’automobile et celui de l’agriculture et agroalimentaire ». A propos de phosphates et dérivés, les indicateurs suggèrent que les ventes de ceux-ci se sont accrues de 43,9% pour s’établir à 115,5 MMDH à fin 2022 contre 80,3 MMDH à fin 2021. Il est à préciser que « cette hausse est attribuable à l’augmentation des exportations des engrais naturels et chimiques (+27.8 MMDH) due à l’effet prix en hausse de 74,4% (8.326DH/T à fin 2022 contre 4.775DH/T à fin 2021) », selon les explications de l’organisme public qui fait état, en revanche, d’une baisse des quantités exportées de 11,8%. Au titre de l’année 2022, il ressort en outre que les ventes du secteur automobile ont affiché un accroissement de 33% (+27,6 MMDH) s’élevant à 111.289MDH. D’après l’Office des changes, cette hausse a concerné les ventes du segment de la construction (+40%), celles du segment du câblage (+28,9%) et dans une moindre mesure celles du segment de l’intérieur véhicules et sièges (+3,7%), a-t-elle relevé ajoutant que le secteur automobile s’est positionné en tant que deuxième meilleur secteur exportateur derrière les phosphates et dérivés au terme de l’année écoulée. Analysant l’évolution des exportations du secteur agricole et agroalimentaire, l’Office constate qu’elles se sont chiffrées à 81,2 MMDH en 2022 contre 69,9 MMDH au cours de l’année précédente, ce qui représente une hausse de 16,2% (+11,3 MMDH). La hausse simultanée des ventes de l’industrie alimentaire (+19,9% ou +7.266MDH) et celles de l’agriculture, sylviculture et chasse (+11,4% ou +3.579MDH), expliquent cette évolution. Selon les indicateurs des échanges extérieurs au titre de 2022, sur l’ensemble de l’année 2022, les exportations du textile et cuir ont affiché une croissance de 20,7% (+7,5 MMDH) due, principalement, à la hausse des ventes des vêtements confectionnés (+21,9% ou +4.9 MMDH), des articles de bonneterie (+12,5% ou +944MDH) et des chaussures (+32% ou +857MDH). Alain Bouithy

Togo. Ecobank remporte le prix du Meilleur Employeur d’Afrique en 2022

Le Groupe Ecobank, la première banque panafricaine, a remporté le prix très convoité de Meilleur Employeur d’Afrique 2022 décerné par l’organisation Best Place to Work. Ce prix récompense les entreprises qui affichent les normes d’excellence les plus élevées en matière de pratiques de ressources humaines (RH) et d’expérience des employés. Ade Ayeyemi, directeur général du Groupe Ecobank, a précisé : « À Ecobank, nous savons que notre personnel est notre plus grand atout. En tant que banque panafricaine, nous consacrons intentionnellement des ressources pour attirer, former et retenir les meilleurs talents. Nous mettons activement en place les outils et les processus nécessaires pour instaurer une culture axée sur la performance et un environnement stimulant. C’est un grand honneur d’être reconnu au niveau international comme l’un des Meilleurs Employeurs d’Afrique. Je tiens à souligner que nous n’aurions pas pu recevoir ce prix sans le soutien de mes collègues Ecobanquiers« . Le programme de certification implique une évaluation rigoureuse et un classement basé sur les résultats objectifs d’évaluations solides réalisées à différents niveaux hiérarchiques et sur l’ensemble des activités et procédures liées aux Ressources Humaines. Il comprend une évaluation RH et une enquête auprès des employés. Les domaines couverts sont les pratiques RH, la rémunération, les avantages sociaux, la direction, le travail en équipe, l’engagement des employés et la responsabilité sociale des entreprises (RSE). Yves Mayilamene, directeur exécutif des ressources humaines du Groupe Ecobank, a indiqué : « Nous accompagnons et donnons les moyens à nos talents d’exceller dans un environnement de travail stimulant, tout en investissant dans leur formation et leur épanouissement. A Ecobank, nous cherchons toujours à offrir à notre personnel des opportunités pour progresser et réaliser leur plein potentiel grâce à nos initiatives de formation et de développement. Ce prix du Meilleur Employeur est un hommage à la volonté des Ecobanquiers d’incarner nos valeurs, ainsi qu’à la création d’une culture d’entreprise adéquate”. Lors du processus d’évaluation, le Groupe Ecobank a obtenu un score total de 79 % – tout pourcentage supérieur à 75 % est considéré comme élevé. L’accréditation de Meilleur Employeur est valable un an, de novembre 2022 à novembre 2023. Les organisations ayant reçu le label Meilleur Employeur ont tendance à surpasser la moyenne du marché en termes de performances à long terme grâce à un engagement élevé des employés, un leadership stimulant et une bonne gestion des talents. Être une entreprise certifiée indique que les employés sont enthousiastes, engagés et motivés pour faire de leur mieux, chaque jour et où qu’ils soient. Lors de la cérémonie de remise de Prix, Peter Burke, président du Groupe Best Companies, a adressé ses sincères félicitations à Ecobank en soulignant le caractère unique de ce prix qui renforce la marque Employeur Ecobank. Il a ajouté que Ecobank est « reconnue pour avoir créé des lieux de travail où les employés aiment venir travailler. Vous faites l’envie de tous les autres employeurs. Continuez ainsi« . La certification de Meilleur Employeur est un programme de référence en la matière, reconnu dans le monde entier. Elle est accordée en partenariat avec le Best Company Group, une société américaine bien établie qui a pour mission de recenser et de distinguer les meilleurs employeurs dans plus de 60 pays.   En Afrique, 29 entreprises ont reçu le titre de Meilleur Employeur en 2022, parmi lesquelles Alsa, eHalth Africa, Hilary, IHS, Ooredoo et Pharma 5. Des multinationales ayant des activités en Afrique, telles qu’AstraZeneca, Dell, Nestlé et Roche, ont également été récompensées. Le prix du Meilleur Employeur en Afrique fait suite à une autre distinction importante pour Ecobank, celle du Best Employer Brand in Africa, décernée par les Africa Best Employer Brand Awards 2022. Ce prix récompense les entreprises d’Afrique qui sont exemplaires en matière de RH. Le jury a pris en compte les progrès de l’entreprise sur la base des informations publiques disponibles et de nombreux aspects des stratégies de ressources humaines, notamment la gestion et la formation des talents, la diversité et l’inclusion, la valorisation des femmes, la promotion et la gestion de la santé sur le lieu de travail ainsi que les initiatives de RSE.

Nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022

Nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022

Dans son dernier Bulletin sur l’offre et la demande de céréales, l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a annoncé une nouvelle baisse des estimations de la production céréalière mondiale pour 2022. Selon l’agence onusienne, les estimations s’établissent à présent à 2.768 millions de tonnes, ce qui correspond à 1,7% en dessous du chiffre réalisé en 2021. En raison principalement des conditions météorologiques défavorables pour les cultures aux États-Unis d’Amérique, les nouvelles estimations relèvent que la production mondiale de céréales secondaires devrait atteindre 1.468 millions de tonnes, soit un recul de 2,8% en glissement annuel. D’après les projections de la FAO, rendues publiques récemment, «la production mondiale de riz devrait s’établir à 512,8 millions de tonnes, soit un chiffre en recul de 2,4% par rapport au niveau record atteint en 2021, mais qui reste encore au-dessus de la moyenne». Les experts de l’organisation internationale sont persuadés que la révision à la baisse de la production rizicole depuis septembre est le résultat de la sécheresse de l’été et des fortes températures en Chine, auxquelles se sont ajoutées des inondations au Pakistan. Il est à rappeler que la FAO a relevé ses prévisions concernant la production mondiale de blé pour les porter à 787,2 millions de tonnes au titre du mois de septembre dernier. Cette évolution correspond à « une progression de 1% par rapport à l’année précédente, avec un nouveau record en perspective, à la faveur de rendements supérieurs aux attentes dans l’Union européenne et en Fédération de Russie », a souligné l’agence onusienne. En ce qui concerne l’utilisation mondiale de céréales en 2022-2023, tout porte à croire qu’elle devrait s’établir à 2.784 millions de tonnes, soit un niveau inférieur de 0,5% à celui de 2021-2022, imputable principalement à une moindre utilisation dans l’alimentation animale. S’agissant des stocks mondiaux de céréales à la clôture des campagnes de 2023, et selon les projections de l’organisation, elles devraient se contracter de 1,6% par rapport à leurs niveaux d’ouverture, pour s’établir à 848 millions de tonnes. La FAO annonce concrètement s’attendre «à un léger recul du rapport stocks/utilisation de céréales au niveau mondial qui, après avoir été de 31% l’année précédente, tomberait à 29,7% en 2022-2023, soit un niveau encore relativement élevé au regard des antécédents». Il est à noter que les projections font état d’une baisse des échanges mondiaux de céréales de 2,4% en 2022-2023 (juillet-juin) par rapport à la campagne de commercialisation précédente, a annoncé l’agence ajoutant qu’elles laissent entrevoir des contractions des échanges pour toutes les céréales principales. Pour ses experts, les conséquences de la guerre en Ukraine et la vigueur du dollar américain figurent parmi les facteurs contribuant à ce recul. A titre de rappel, en septembre, l’Indice FAO des prix des céréales a progressé de 1,5% par rapport au mois d’août. Selon les données recueillies par la FAO au titre du mois dernier, les prix internationaux du blé ont enregistré un rebond de 2,2%, sous l’effet de préoccupations concernant l’état des cultures en Argentine et aux Etats-Unis  où prédomine un temps sec. Mais à en croire l’organisation, « cette progression a aussi pour causes le rythme rapide des exportations de l’Union européenne, qui se double d’une forte demande interne, et l’incertitude accrue qui pèse sur le prolongement de l’initiative céréalière de la mer Noire au-delà du mois de novembre ». A rappeler que les prix mondiaux du maïs n’ont de leur côté quasiment pas bougé, la vigueur du dollar ayant permis de contrebalancer la pression exercée par la contraction des perspectives d’approvisionnement, alors que les prévisions de production ont encore été revues à la baisse aux Etats-Unis  et dans l’Union européenne. Quant à l’Indice FAO des prix de tous les types de riz, il « a progressé de 2,2%, en grande partie en raison des changements apportés par l’Inde à sa politique d’exportation », a constaté l’agence onusienne. Alain Bouithy

Maroc. Les choix budgétaires pour 2022 devront s’articuler autour des objectifs prioritaires, selon le CMC

Maroc. Les choix budgétaires pour 2022 devront s’articuler autour des objectifs prioritaires, selon le CMC

«Les choix budgétaires pour l’année 2022 devront s’articuler autour des objectifs prioritaires de redynamisation des secteurs productifs», selon le Centre marocain de conjoncture (CMC). Ils devront également se focaliser sur ceux « du développement des mécanismes de protection sociale, de la réforme du secteur public et du renforcement du capital humain», estime le CMC dans sa dernière publication mensuelle, «Maroc Conjoncture» n° 339. «La réalisation de ces objectifs nécessitera la mobilisation d’importantes ressources dans le cadre de la nouvelle approche du modèle de développement», souligne l’Observatoire privé dans ce spécial consacré aux perspectives de croissance pour 2022. Pour le CMC, tout porte à croire que  «le cadrage budgétaire envisagé pour l’exercice à venir semble opter pour un programme de relance», lequel bénéficie du redressement progressif de l’activité après la forte contraction liée à la crise sanitaire, précise-t-il dans sa publication mensuelle («Quelles perspectives de croissance pour 2022 ?»). Notons que «ce programme vise le renforcement de la dynamique de croissance à la lumière des orientations consignées dans le nouveau modèle de développement », comme le rappelle cette institution spécialisée dans l’analyse et le suivi de la conjoncture au Maroc, la prévision et l’évaluation d’impact. Dans ce spécial, paru récemment, le CMC aborde également plusieurs autres sujets d’actualité. Parmi ceux-ci figure la hausse des cours de l’énergie qui a fait exploser le prix du gaz naturel à l’échelle mondiale et entraîne dans son sillage les prix de l’électricité. « Les cours du pétrole ont nettement progressé. Des coupures d’électricité massives frappent la Chine. Le Royaume-Uni renoue avec les ruptures d’approvisionnement énergétique, mettant en avant l’importance des politiques publiques énergétiques. Et, à l’approche de l’hiver, les stocks de gaz naturel et de charbon sont au plus bas dans plusieurs pays  », constate le CMC. La hausse des cours serait due aux «déséquilibres entre une demande boostée par la reprise économique et une offre sous contraintes», explique-t-il estimant que cette tendance devrait se poursuivre au cours des mois à venir selon les prévisions. Dans ce numéro, le Centre braque aussi ses projecteurs sur le record attendu des transferts des MRE qui culmineraient à 87 milliards de dirhams au terme de cette année selon la Banque Centrale. Soit une hausse de presque 28% comparativement à 2020. Mais pour le CMC, ce dynamisme est quelque peu éclipsé par une réalité : le chômage. En effet, «même s’il intervient dans un contexte de hausse généralisée de l’ensemble des rubriques des échanges extérieurs, ce record des transferts est paradoxal en raison de la hausse du chômage pour cause de pandémie qui affecterait en premier lieu la diaspora immigrée dans les pays de l’Union Européenne ». Deux autres sujets sont au cœur de ce spécial : les attentes post-pandémiques des opérateurs économiques et les Relations Maroc-Union Européenne. Concernant le premier point, le CMC estime que «l’entreprise, dans sa vocation investissement, représente la clé de voûte de toute aspiration de mise en place des conditionnalités du développement économique et social», assurant que le climat des affaires amélioré favoriserait, de façon concomitante, le recours aux nouvelles technologies et la valorisation du capital tant humain que matériel. S’agissant du second, celui des Relations Maroc-Union Européenne, le CMC rappelle que le Maroc est progressivement devenu un partenaire privilégié de l’UE en matière de coopération politique, économique, commerciale et technique. Selon l’Observateur privé, « ce partenariat a permis au Maroc de s’engager dans une dynamique de réformes qui lui ont ouvert la voie d’accès au statut avancé ». Le Centre estime cependant que « cette alliance n’a pas tenu toutes ses promesses en dépit des avancées réalisées par le Maroc à différents niveaux ». Selon le CMC, les contraintes internes et externes ont été très fortes au cours de cette dernière décennie ; ce qui a freiné l’élan des réformes entamées par le pays pour s’aligner sur l’acquis communautaire. Ce ne sont pas les seuls griefs. Pour l’Observateur privé, il ne fait aucun doute que « la crise financière 2008-2009 et la récente crise sanitaire ont pesé négativement sur la dynamique positive qui a caractérisé l’économie marocaine ». Quoi qu’il en soit, le CMC estime « l’impulsion d’un nouveau souffle aux relations liant le Maroc à l’union européenne est impératif compte tenu des changements qui s’opèrent un peu partout dans le monde ». Alain Bouithy