Première réunion de l’année du Conseil de Bank Al-Maghrib : BAM optera-t-elle pour le statu quo ou un ajustement du taux directeur ?

Première réunion de l’année du Conseil de Bank Al-Maghrib : BAM optera-t-elle pour le statu quo ou un ajustement du taux directeur ?

Investisseurs et institutions financières scrutent la décision de la Banque centrale MAROC. Le premier Conseil de l’année de Bank Al Maghrib (BAM), qui se tient aujourd’hui, maintien dra-t-il son taux directeur in changé ou la Banque centrale décidera-t-elle de l’ajuster ? Dans un contexte marqué par l’escalade du conflit au Moyen-Orient, la question d’un éventuel im pact sur la décision de l’ins titution monétaire alimente également les analyses. Si ces questions préoccu pent de nombreux experts et investisseurs, le consensus semble toutefois pencher en faveur d’une stabilité du taux directeur, selon Attijari Global Research (AGR) et BMCE Capital Global Re search (BCGR).En effet, pour les inves tisseurs financiers interrogés par AGR, cette session de vrait se traduire par une sta bilité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Un avis partagé par BCGR, qui pré voit également son maintien à son niveau actuel. Selon AGR, les résultats de son enquête du mois de mars auprès de 35 investis seurs considérés parmi les plus influents du marché fi nancier marocain, font res sortir un consensus quasi-unanime de ces der niers en faveur d’une stabi lité du taux directeur de Bank Al-Maghrib. Dans sa récente publica tion « Research Report-Stra tegy », la filiale du groupe Attijariwafa bank dédiée à l’analyse et à la recherche sur les marchés financiers afri cains note que la probabilité d’un statu quo du TD est de 99% contre seulement 1% pour une hausse de 25 points de base (pbs), rap porte la MAP ajoutant que la probabilité d’un abaisse ment du taux directeur est nulle.Par catégorie d’investis seurs, les institutionnels lo caux et les acteurs de référence sont unanimes en faveur d’un maintien du TD inchangé. De son côté, BKGR s’at tend à ce que le Conseil de BAM maintienne inchangé le taux directeur. Dans son récent « Flash Strategy », le bureau de recherche panafri cain spécialisé en analyse fi nancière (sell-side) de BMCE Capital estime que « la pru dence apparaît comme la voie la plus raisonnable », dans un cadre macroécono mique mêlant apaisement sur le plan interne et volati lité à l’extérieur. Cité par la MAP, BKGR explique que la Banque cen trale « devrait donc opter pour un statu quo sur le taux directeur, le temps de laisser les signaux économiques se stabiliser et d’éviter tout mouvement prématuré dans un environnement mondial aussi instable ». Pour rappel, à l’issue de sa dernière réunion trimes trielle de l’année 2025, tenue le 16 décembre dernier, le Conseil de Bank Al-Maghrib avait jugé approprié le ni veau d’alors du taux direc teur et avait ainsi décidé de le maintenir inchangé à 2,25%.Cette décision avait été prise après examen de l’évo lution de la conjoncture éco nomique et des projections macroéconomiques à moyen terme de Bank Al-Maghrib d’alors. Lors de cette session, le Conseil avait relevé la per formance remarquable des activités non agricoles ainsi que les signes de reprise sur le marché du travail. Pour ce qui est de l’infla tion, BAM prévoyait qu’elle « continue d’évoluer à des niveaux bas, ressortant à 0,8% en moyenne sur les dix premiers mois de 2025, sous l’effet notamment de l’amé lioration de l’offre de cer tains produits alimentaires, en particulier l’huile d’olive, et de la baisse des prix des carburants et lubrifiants ». Selon les projections de l’institution, elle devrait s’accélérer graduellement pour converger vers des ni veaux en ligne avec l’objectif de stabilité des prix. Ainsi, elle s’établirait à 1,3% en 2026, puis à 1,9% en 2027, tandis que sa composante sous-jacente ressortirait à 0,7% cette année avant de s’accélérer à 1,9% en 2027. ​Il est à rappeler égale ment qu’au regard du ni veau d’incertitude encore élevé, observé au terme de l’année écoulée, en lien no tamment avec la persistance des tensions géoécono miques sur le plan interna tional et les conditions climatiques au niveau in terne, le Conseil s’était en gagé à « continuer de suivre de près l’évolution de la conjoncture et de fonder ses décisions, réunion par réu nion, sur la base des don nées les plus actualisées ». Alain Bouithy 

Maroc : la production industrielle tirée par l’agroalimentaire et la pharmacie au quatrième trimestre 2025

Maroc : la production industrielle tirée par l’agroalimentaire et la pharmacie au quatrième trimestre 2025

La production manufacturière en hausse de 4 % Selon les chiffres publiés par le Haut-commissariat au plan (HCP), l’indice de la production des industries manufacturières hors raffinage de pétrole a enregistré une hausse de 4,0% au cours du quatrième trimestre 2025 par rapport à la même période de 2024. Cette progression est attribuée principalement à la hausse des indices de production dans plusieurs branches, a expliqué l’organisme public dans une récente note d’information citant en particulier les « industries alimentaires » (+9,9%), l’ « industrie pharmaceutique » (+28,9%) et la « fabrication de produits métalliques, à l’exception des machines et des équipements » (+14,5%). D’après la note, relative à l’indice de la production industrielle, énergétique et minière (base 100 : 2015) du quatrième trimestre 2025, cette évolution s’explique également par la progression des indices de production des branches « fabrication d’autres produits minéraux non métalliques » (+4,8%), « fabrication d’autres matériels de transport » (+37,1%) et « fabrication de produits à base de tabac» (+4,7%). Toujours selon l’institution, l’indice de l’ « industrie automobile » a en revanche enregistré une baisse de 6,2%, tandis que ceux de l’ « industrie de l’habillement », la « fabrication de produits informatiques, électroniques et optiques », la « fabrication d’équipements électriques » et les « autres industries manufacturières » ont reculé respectivement de 4,7%, 12,6%, 2,3% et 15,4%. S’agissant de l’indice de la production des industries extractives, il a enregistré une baisse de 4,4%, résultant de la baisse de l’indice de la production des « produits divers des industries extractives » de 4,6% et de la hausse de celui des « minerais métalliques » de 0,7%, a fait savoir le HCP, ajoutant par ailleurs que l’indice de la production de l’énergie électrique a pour sa part progressé de 2,8%. En conséquence, les indices de la production ont enregistré, en 2025 par rapport à 2024, des hausses de 7,0%, de 4,1% et de 6,3% pour les industries extractives, l’industrie manufacturière hors raffinage de pétrole et pour l’énergie électrique respectivement. Martin Kam

inDrive célèbre ses conductrices au Maroc lors d’un événement dédié à la Journée internationale des droits des femmes

inDrive célèbre ses conductrices au Maroc lors d’un événement dédié à la Journée internationale des droits des femmes

inDrive rend hommage aux conductrices partenaires le 8 mars à travers une célébration conviviale et familiale inDrive, plateforme mondiale de mobilité et de services urbains, a organisé le 8 mars une rencontre spéciale afin de reconnaître et célébrer ses conductrices partenaires au Maroc, marquant la Journée internationale des droits des femmes à travers un événement dédié et ouvert aux familles. Réunissant près de 40 participantes, des conductrices et leurs enfants, cette initiative a été pensée comme un moment de reconnaissance et de partage. L’événement a mis en lumière le rôle essentiel des conductrices au sein de la communauté inDrive, tout en créant un espace permettant aux familles de vivre ensemble une expérience conviviale et mémorable. Organisé dans une atmosphère chaleureuse et intime, le rassemblement a proposé différentes animations et activités, renforçant l’esprit de célébration et le sentiment d’appartenance à la communauté. En signe de reconnaissance, inDrive a également offert des cadeaux aux conductrices afin de saluer leur engagement quotidien et leur contribution. « Cette journée est l’occasion de mettre en lumière l’engagement et la résilience des femmes conductrices », a déclaré Fatine Bennani, Directrice Générale Maroc et Responsable Régionale MENA chez inDrive. « Nous souhaitions leur offrir une célébration sincère, qui leur ressemble, avec leurs familles au cœur de cette expérience, d’autant plus que les conductrices marocaines jouent aujourd’hui un rôle clé dans la croissance du secteur de la mobilité et dans la création d’un impact réel. » À travers cette initiative, inDrive poursuit son engagement pour renforcer les liens au sein de sa communauté et soutenir ses partenaires conducteurs au-delà de l’expérience quotidienne de mobilité, en créant des moments qui valorisent l’inclusion, la reconnaissance et les valeurs partagées. À propos d’inDriveinDrive est une plateforme mondiale de mobilité et de services urbains. L’application inDrive a été téléchargée plus de 400 millions de fois et a été classée deuxième application de mobilité la plus téléchargée au monde pour la troisième année consécutive. Au-delà du service de transport à la demande, inDrive propose également plusieurs services, notamment le transport interurbain, la livraison, les services financiers et la livraison de courses. inDrive est aujourd’hui présent dans 1 065 villes réparties dans 48 pays. Fidèle à sa mission de lutter contre les injustices, l’entreprise ambitionne d’avoir un impact positif sur la vie d’un milliard de personnes d’ici 2030.

Amina Bensouda, une voix marocaine entre confidences et traversées musicales

Amina Bensouda, une voix marocaine entre confidences et traversées musicales

ZOOM. Amina Bensouda est une chanteuse, autrice-compositrice-interprète marocaine. Elle chante en français, en anglais et en arabe, trois langues qui traversent son écriture et reflètent la pluralité de son identité et de ses influences. Née à Rabat, elle grandit au Maroc avant de s’installer en France à l’âge de 17 ans, où elle poursuit des études de management tout en développant en parallèle son univers musical. Toujours accompagnée de sa guitare, elle affine son écriture sur les scènes parisiennes dans une forme dépouillée et intime, où la voix et le texte occupent une place centrale. En 2019, elle se produit pour la première fois à Dubaï dans le cadre du Quoz Arts Fest, où elle est invitée à nouveau en 2020, 2022 et 2023. Ces expériences marquent un tournant et ouvrent son travail à une dimension plus internationale. La même année, elle renoue avec son premier amour, le théâtre, en suivant une année de formation aux Cours Florent à Paris. Cette étape marque un moment décisif dans son parcours créatif : elle y redécouvre le rapport au texte, à la parole et à la présence, et décide à la suite de cette expérience de se lancer dans l’écriture et l’auto-production de son premier projet musical. En 2020, elle sort son premier EP Confidences, un projet autobiographique, sensible et épuré. Ce premier opus pose les fondations de son écriture : une parole directe et vulnérable, où se mêlent introspection, mémoire, amour, deuil et émancipation. En parallèle, Amina développe son expérience scénique en assurant notamment les premières parties de Hoba Hoba Spirit, de Jalil Tijani et de Karim Duval, croisant ainsi les univers de la musique et de la scène parlée. Depuis, elle poursuit un travail artistique nourri par la scène et la recherche musicale, notamment à travers une résidence au Berklee College of Music dans le cadre du Berklee Gnawa Festival 2025. Elle fait de la scène un espace essentiel de son parcours : un lieu de présence et de rencontre, où tout se joue dans l’instant, dans le lien direct avec le public. Aujourd’hui, avec Traversées, Amina Bensouda propose un concert pensé comme un chemin intérieur : un récit musical en deux actes, chanté en trois langues, où l’intime devient progressivement collectif. Un projet à la frontière de la musique et du récit, porté par une voix qui cherche moins à séduire qu’à dire ce qui nous traverse.

JIDAR – Rabat Street Art Festival 2026 : L’appel à candidature pour le « Mur Collectif » est ouvert

JIDAR – Rabat Street Art Festival 2026 : L’appel à candidature pour le « Mur Collectif » est ouvert

À l’approche de sa 11e édition, qui se déroulera du 16 au 27 avril 2026, le festival JIDAR lance l’appel à participation pour son projet phare : Le Mur Collectif. Véritable incubateur de talents, le Mur Collectif est bien plus qu’une simple fresque. C’est un espace de transmission et d’expérimentation dédié aux artistes en herbe, étudiant·e·s en écoles d’art et passionné·e·s de culture urbaine. Du 20 au 26 avril 2026, douze candidat·e·s sélectionné·e·s auront l’opportunité de concevoir une œuvre monumentale au sein d’un cadre bienveillant, axé sur le partage et l’exploration technique. Une édition 2026 sous l’œil expert de BAKR Comme chaque année, la transmission est au cœur du dispositif, cette fois-ci avec l’artiste BAKR comme mentor. Né en 1995 et héritier d’un savoir-faire classique acquis à Fès auprès du maître El Ghiati, BAKR a su opérer une fusion remarquable entre l’art académique des Beaux-Arts de Casablanca et l’énergie brute du Street Art. Son parcours, mêlant héritage familial et culture urbaine, offre un modèle inspirant pour la relève. Rejoindre l’aventure du Mur Collectif constitue une opportunité rare pour les talents émergents de bénéficier d’un encadrement artistique professionnel de haut niveau. Au-delà de l’apprentissage technique, cette expérience favorise une collaboration inédite entre de jeunes artistes venus des quatre coins du Royaume, leur permettant de confronter leurs visions et de tester leurs idées sur de grands formats, sans la contrainte du résultat final. C’est une immersion totale dans l’écosystème de JIDAR qui ouvre, pour les plus audacieux, la perspective d’intégrer un jour la programmation officielle du festival. Modalités de participation et sélection Les aspirants muralistes, qu’ils soient étudiants en écoles d’art, artistes en herbe ou passionnés de culture urbaine, sont invités à soumettre leur candidature en ligne dès à présent, en remplissant ce formulaire. Pour cette édition, seuls douze talents seront retenus afin de garantir une qualité d’échange optimale durant cette immersion créative. Les candidats doivent impérativement être disponibles à Rabat du 20 au 26 avril 2026. Le dossier, comprenant le formulaire d’inscription dûment rempli et un portfolio (sous format PDF ou lien en ligne), doit être déposé avant le 5 avril 2026 à minuit.

Maroc/Tendance du marché immobilier par ville: Hausse modérée des prix et forte progression des transactions dans les grandes villes

Maroc/Tendance du marché immobilier par ville: Hausse modérée des prix et forte progression des transactions dans les grandes villes

Selon Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC), les prix ont reculé de 0,9% à Rabat au quatrième trimestre 2025, recouvrant des baisses de 0,6% des prix des biens résidentiels et de 7% de ceux des terrains et une hausse de 0,7% de ceux des actifs à usage professionnel. Pour leur part, les transactions ont augmenté de 9,6%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 3,5% et les transactions ont progressé de 15%, soulignent conjointement BAM et l’ANCFCC dans le récent bulletin sur la tendance globale du marché immobilier au titre de l’année 2025.. A Casablanca, les prix ont progressé de 0,3%, reflétant des accroissements de 0,3% pour les biens résidentiels et de 4,8% pour les terrains et une baisse de 1,6% pour les biens à usage professionnel. Parallèlement, les ventes ont progressé de 11,5%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 0,9% et les transactions ont progressé de 7,8%. A Marrakech, les prix ont connu une progression de 0,6%, recouvrant un accroissement de 1,1% des prix des biens résidentiels et des baisses de 0,6% de ceux des terrains et de 0,3% de ceux des actifs à usage professionnel. Pour ce qui des ventes, elles se sont accrues de 28,8%. Sur l’ensemble de l’année 2025, les prix se sont appréciés de 1% et les transactions ont progressé de 24,1%. A Tanger, l’indice des prix a affiché une progression de 0,9%, en lien avec la hausse de 0,3% des prix du résidentiel, de 2,2% de ceux des terrains et de 7,8% de ceux des biens à usage professionnel. Pour leur part, les ventes ont enregistré une progression de 15,2%. Pour l’ensemble de l’année 2025, les prix ont augmenté de 0,6% et les transactions ont progressé de 3,3%.

Maroc/Marché immobilier en 2025 : Hausse modérée des prix et regain des ventes

Maroc/Marché immobilier en 2025 : Hausse modérée des prix et regain des ventes

Une reprise des ventes portée par les terrains et les biens professionnels Le marché immobilier a montré des signes de reprise modérée en 2025, selon les chiffres publiés conjointement par Bank Al-Maghrib (BAM) et l’Agence nationale de la conservation foncière, du cadastre et de la cartographie (ANCFCC). L’analyse des données recueillies au titre de l’année écoulée montre une légère hausse de l’indice des prix des actifs immobiliers (IPAI) de 0,6% d’une année à l’autre, soulignent les deux institutions publiques dans une récente note conjointe sur la tendance globale du marché immobilier au titre de l’année 2025. « Cette progression est attribuable aux augmentations de 0,8% des prix des biens résidentiels, de 0,4% de ceux des terrains et de 0,3% de ceux des biens à usage professionnel », expliquent BAM et l’ANCFCC. Dans le même temps, les ventes se sont accrues de 3,1% en 2025, portées par les hausses de 1,3% des ventes des biens résidentiels, de 7,5% de celles des terrains et de 7,4% de celles des biens à usage professionnel. Il est à noter qu’au seul quatrième trimestre de 2025, l’indice des prix a enregistré une hausse de 0,2% sur un an, reflétant des progressions de 0,2% pour le résidentiel et pour les biens à usage professionnel. A l’inverse, les prix des terrains ont stagné au moment où « les transactions ont affiché une progression de 3,6%, portée par des augmentations de 0,6% pour le résidentiel, de 12% pour les terrains et de 7,5% pour les biens à usage professionnel », apprend-on. Comparé au trimestre précédent, l’indice des prix des actifs immobiliers a enregistré une hausse trimestrielle de 0,2%, reflétant l’accroissement des prix de l’ensemble de ses catégories, avec des augmentations de 0,1% pour le résidentiel, de 0,4% pour les terrains et de 0,3% pour les biens à usage professionnel. Parallèlement, le nombre de transactions a progressé de 18,4%. Par catégorie, les ventes se sont accrues de 15% pour les biens résidentiels, de 25,4% pour les terrains et de 29,6% pour les biens à usage professionnel. La tendance par catégorie d’actifs montre que les prix du résidentiel ont progressé de 0,2%, en glissement annuel, suite aux hausses des prix des appartements (0,3%), des maisons (0,1%) et  des villas (2,4%). Les chiffres suggèrent en outre que les transactions ont parallèlement « affiché une hausse de 0,6%, avec des accroissements de 0,4% pour les appartements et de 23% pour les villas », souligne la note qui fait état, en revanche, du recul des ventes des maisons de 0,9%. Comparés au trimestre précédent, la même source indique que les prix du résidentiel ont affiché une hausse de 0,1%, en raison d’un accroissement des prix des appartements (0,1%), de ceux des maisons (0,5%) et de ceux des villas (2,3%). Quant aux transactions, elles ont augmenté de 15%, recouvrant des hausses de 15,4% pour les appartements, de 8,5% pour les maisons et de 13,8% pour les villas. S’agissant des prix du foncier, les données font état d’une stagnation et d’une progression de 12% du nombre de transactions, sur un an. Par rapport au trimestre précédent, les prix des terrains et le nombre de transactions se sont inscrits en hausse respectivement de 0,4% et de 25,4%. Enfin, comparés à la même période de l’année écoulée, les prix ont augmenté de 0,2%, suite au bond de 0,2% des locaux commerciaux et de 0,1% des bureaux. En parallèle, les transactions se sont accrues de 7,5%, reflétant des progressions de 8,2% des ventes des locaux commerciaux et de 4,7% de celles des bureaux. « En glissement trimestriel, l’indice des prix des biens à usage professionnel s’est accru de 0,3%, reflétant des hausses de 0,4% pour les locaux commerciaux et de 0,9% pour les bureaux », ont noté BAM et l’ANCFCC, ajoutant que le nombre de transactions a progressé de 29,6%, avec des accroissements de 25,2% pour les locaux commerciaux et de 49,2% pour les bureaux. Alain Bouithy

Maroc : Le ministère de la Transition numérique et Capgemini déploient le programme national de marrainage

Maroc : Le ministère de la Transition numérique et Capgemini déploient le programme national de marrainage

Inclusion numérique des jeunes femmes Une nouvelle étape est franchie dans la mise en œuvre du programme national de marrainage au service de l’inclusion numérique des jeunes femmes. Le Ministère de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration (MTNRA), en partenariat avec Capgemini, annonce le passage à la phase opérationnelle de cette initiative, déployée dans le cadre de la mise en œuvre de ‘’Maroc Digital 2030’’, et engagée à la suite de la visite ministérielle en décembre dernier. L’accompagnement des filleules est désormais effectif, avec le lancement de leurs premières immersions professionnelles. Pensé comme un levier concret d’inclusion numérique, le programme réunit plusieurs étudiantes issues de cinq pôles universitaires représentant différentes régions du Royaume. De jeunes talents provenant notamment de l’Université Abdelmalek Essaadi à Tanger, de la FST Settat relevant de l’Université Hassan 1er, de la FST Mohammedia de l’Université Hassan 2, de faculté des sciences Dhar El Mehraz de l’université Sidi Mohamed Ben Abdellah à Fès ainsi que de l’ENSA Khouribga, composent cette promotion inaugurale. Pour les accompagner, des marraines issues du leadership féminin de Capgemini se sont engagées volontairement dans cette démarche. Plus de 80% des filleules démarrent un stage dans l’entreprise à partir du mois de mars, traduisant une première concrétisation tangible des objectifs du dispositif. « La compétitivité se construit avec l’ensemble des talents. Si nous voulons réussir notre transition numérique, nous devons intégrer pleinement les jeunes femmes aux filières technologiques et créer les conditions concrètes de leur insertion. Et c’est exactement le sens de cette initiative. » déclare Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre déléguée chargée de la Transition Numérique et de la Réforme de l’Administration. Badra Hamdaoua, Directrice générale de Capgemini au Maroc, insiste sur l’essence même de l’initiative : « Le leadership féminin se construit par la transmission et l’ouverture des opportunités. L’intégration rapide des filleules démontre que lorsque l’engagement institutionnel et celui des entreprises convergent, l’impact est immédiat. » Au-delà du principe de jumelage, le programme repose sur un modèle d’accompagnement global. Mentorat individualisé, partage des réseaux professionnels, orientation des trajectoires de carrière et ateliers collectifs dédiés aux soft skills, à l’intelligence artificielle et au leadership et à l’employabilité composent l’architecture de cette initiative. Pour les participantes, l’expérience dépasse le cadre académique. Une marraine engagée témoigne : « Ce programme crée une relation professionnelle authentique. Il permet d’accompagner concrètement des trajectoires, de partager des repères et d’ouvrir des perspectives souvent perçues comme lointaines ».Une filleule participante ajoute : « Le marrainage change notre perception du monde professionnel. Nous bénéficions de conseils réels, d’une compréhension plus claire des métiers du numérique et d’un accès direct à l’entreprise ». Cette action s’inscrit dans un ensemble plus large de mesures portées par le MTNRA pour structurer un écosystème numérique inclusif. Des programmes de formation, des dispositifs d’accompagnement des talents et des initiatives de rapprochement entre recherche et marché sont déjà engagés et se poursuivent. En favorisant une présence accrue des jeunes femmes dans les métiers technologiques, elle élargit le socle des compétences et contribue à renforcer la cohérence de l’écosystème numérique national. À travers ce programme, Capgemini réaffirme son engagement à faire de l’inclusion un levier clé de l’innovation, du développement des talents féminins et du renforcement du capital humain numérique au Maroc. Il convient de noter que cette phase du programme a été mise en lumière lors d’un événement institutionnel organisé le 4 mars à Rabat, en amont de la Journée Internationale des Droits des Femmes, réunissant représentants du Ministère, dirigeants de Capgemini, présidents d’universités et binômes marraines–filleules. Cette rencontre a permis de valoriser les premiers retours d’expérience et de souligner la portée territoriale.