
Un mois après l’annonce par le Tchad et le Sénégal du départ des soldats français sur leur territoire, la Côte d’Ivoire leur emboîte le pas. Entamés en 2022 avec le Mali, les retraits de l’armée française de pays africains s’enchaînent. Ces décisions ont-elles été négociées avec la France ? Paris est-il encore à l’initiative dans la réorganisation du dispositif militaire français en Afrique ?
La présence militaire française permanente en Afrique se résumera bientôt à deux bases, au Gabon et à Djibouti. La Côte d’Ivoire a annoncé, mardi 31 décembre, le départ des soldats français de son sol.
Le président Alassane Ouattara a déclaré, lors de son discours prononcé à l’occasion de ses vœux pour la nouvelle année, que les Ivoiriens devaient être « fiers de la modernisation de leur armée« . « Dans ce contexte, nous avons décidé du retrait coordonné et organisé des forces françaises ». Et le chef de l’État ivoirien de préciser que « le camp du 43e BIMA, le bataillon d’infanterie de marine de Port-Bouët [une commune d’Abidjan] sera rétrocédé aux forces armées de Côte d’Ivoire dès ce mois de janvier 2025″.
La France prévoyait déjà de réduire sa présence en Côte d’Ivoire. « Nous n’avons aucune difficulté avec les déclarations du président Ouattara, assure Jean-Marie Bockel, « envoyé personnel » du président français Emmanuel Macron et chargé des discussions avec les pays africains sur la réorganisation militaire française sur le continent. « L’ivoirisation progressive de Port-Bouët est une idée qui faisait partie de nos échanges depuis longtemps », assure Bockel…
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