
RETRO. En effet, on ne le dira jamais assez, le fleuve Congo – pour citer Joseph Kabasele – n’est pas une barrière mais un chemin pour se déplacer entre les deux territoires : « Ebale ya congo ezali lopango te ezali se nzela ».
Franklin Boukaka, quant à lui est allé plus loin en exigeant la construction d’un pont entre les deux capitales, pour permettre aux régionaux des deux Congo de se rapprocher, pour que le front de la culture succède au front de la résistance.
Pour revenir au « Congo mibale » de Luambo-Makiadi, il fustige les Congolais de Brazzaville et ceux de Kinshasa de faire un bloc pour semer l’entente, l’amour et l’union. Car le Congolais de Brazza et celui de Kin ne font qu’un.
Enfin, la plus grande leçon qui réconforte le point de vue de Luambo Makiadi est sans conteste, l’inscription de la rumba au patrimoine culturel immatériel de l’humanité de l’Unesco dont la paternité a été reconnue comme étant KONGO sans la moindre différence entre Brazzaville et Kinshasa.
Voilà donc un acte absolument révélateur de notre fraternité dans tout ce qui intéresse la République Démocratique du Congo (RDC) et la République du Congo (Brazzaville).
Le deuxième morceau de ce disque de Luambo Franco est « Thomas ». Comme dans « Mario » et dans tant d’autres compositions, est une œuvre qui rend justice à l’immense talent du « Grand Maître »
Clément Ossinondé
Responsable (France)du site et auteur de plusieurs brochures sur la musique congolaise, Clément Ossinondé a animé plusieurs émissions sur « Radio Congo » et « Radio Liberté ». Il a présidé l’UMC (Union des musiciens congolais) et l’UNEAC (Union nationale des écrivains et artistes du Congo) pendant de longues années.



