Maroc : Une dynamique de reprise économique exposée à un environnement sanitaire controversé

ECONOMIE. Les derniers indicateurs conjoncturels disponibles attestent de la poursuite de la reprise de l’activité économique en 2021.

Cette dynamique s’est nourrie du redressement de la valeur ajoutée agricole, grâce à la réalisation d’une très bonne production céréalière, soit la deuxième meilleure production après celle de 2014-2015, et de la poursuite de la reprise des activités non agricoles pour regagner leur niveau d’avant la crise (industries manufacturières, BTP, énergie électrique, télécoms…).

Du côté de la demande intérieure, la consommation des ménages aurait regagné sa vigueur, dans un contexte de maitrise de l’inflation. Cette évolution tire profit de l’orientation favorable des revenus, en ligne avec la réalisation d’une très bonne campagne agricole, la reprise des créations d’emplois au T2-2021, le redressement des crédits à la consommation et la bonne tenue des transferts des MRE. Quant à l’investissement, il aurait manifesté des signes de rétablissement, en phase avec la poursuite du redressement des importations des biens d’équipement, la hausse des recettes des IDE et la reprise de l’investissement budgétaire.

Au niveau des échanges extérieurs, ils poursuivent leur consolidation à fin juin 2021, sous l’effet combiné du raffermissement des exportations (+24%), ainsi que des importations (+19,5%), se traduisant par une amélioration du taux de couverture de 2,2 points.

Sur le plan des finances publiques, l’exécution de la Loi de Finances 2021 à fin juillet fait ressortir un léger creusement du déficit budgétaire de 1% pour se situer à 42,6 milliards de dirhams. Ce résultat est lié à l’effet conjoint de la hausse des recettes ordinaires (+8%) et des dépenses ordinaires (+6,9%), parallèlement à la hausse de l’excédent des comptes spéciaux du Trésor (+28,8%).

En matière du financement de l’économie, la croissance des crédits bancaires a ralenti à +3,7% à fin juin 2021 après +5,6% l’année précédente, incorporant toutefois une accélération de ceux accordés aux ménages (+5,8% après +2,3%). Les indices boursiers MASI et MADEX, quant-à-eux, ont enregistré au cours du mois de juillet un léger repli par rapport au mois précédent (-0,8% et -0,9% respectivement), maintenant toutefois leur performance positive par rapport à fin décembre

2020 (+9% et +8,8% respectivement).

Globalement, après une année 2020 difficile, marquée par une forte récession, la croissance de l’économie nationale devrait retrouver sa vigueur en 2021 pour se situer dans une fourchette comprise entre 5,5% et 5,8%.

Cette performance, outre la bonne campagne agricole, est surtout liée aux efforts consentis par l’Etat en matière de vaccination et aux mesures de relance et d’assouplissement initiées par les pouvoirs publics, ainsi qu’aux effets du redressement prévu de l’activité chez nos principaux partenaires commerciaux.

Avec DEPF

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