
ECONOMIE. « L’évolution des principaux indicateurs du secteur de l’énergie électrique traduit une dynamique particulière de ce secteur pour l’année 2021. Ces indicateurs ont également dépassé leur niveau d’avant crise », selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) relevant du ministère de l’Economie et des Finances.
Après une baisse de 3,9% un an plus tôt, la production de l’énergie électrique au niveau national s’est ainsi renforcée de 6,5% au terme de l’année 2021. Dans sa note de conjoncture du mois de février 2022, la DEPF précise que « cette progression tient compte de l’amélioration de la production privée de 5,3%, de celle de l’ONEE de 11,9% et de celle des énergies renouvelables relatives à la loi 13-09 de 5,2%.Par rapport à fin 2019, la production de l’énergie électrique s’est accrue de 2,3% ».
Comme le relève la DEPF dans sa note, à fin 2021, « les échanges du secteur avec l’extérieur ont été marqués par une hausse du volume de l’énergie exporté de 36,5% (après -57,1% un an auparavant) et une baisse du volume importé de 19,6% (après +62,8%), dans un contexte de croissance de l’énergie nette appelée de 5,6% (après -1,2%) ».
Notons que le solde des échanges extérieurs d’énergie électrique est excédentaire, pour la seconde année. En effet, à fin 2021, le volume de l’énergie exportée a dépassé celui de l’énergie importée de près de 24%.
Rappelons qu’en 2019, le volume exporté a représenté près de 3 fois le volume importé alors qu’il ne représentait que 4% des importations en moyenne durant la période de 2013 à 2018.
Ainsi, poursuit la DEPF, « la part de l’énergie importée dans le volume de l’énergie nette appelée a été réduite à 1,7% à fin 2021 et à 1,4% à fin 2019, après avoir représenté en moyenne 15,7% du volume de l’énergie nette appelée entre 2009 et 2018 ».
Dans sa note, la DEPF ajoute que la consommation de l’énergie électrique a augmenté de 5,5% au terme de l’année 2021, après un recul de 1,8% à fin 2020. Selon ses explications, « cette évolution a été soutenue par la performance de l’ensemble des segments du secteur, notamment, les ventes de l’énergie de « Très haute, Haute et Moyenne Tension, hors distributeurs » (+9,7%), celles destinées aux distributeurs (+4,8%) et celles de basse tension (+2%) ».
Soulignons enfin que la consommation de l’énergie électrique s’est accrue de 3,6% par rapport à fin 2019. Cette évolution reflète « une hausse des ventes de l’énergie de « Très haute, Haute et Moyenne Tension, hors distributeurs » de 6,8%, des ventes destinées aux distributeurs de 0,6% et des ventes adressées aux ménages de 4,9% ».
Martin Kam
Journaliste au sein de notre rédaction depuis 2012.



