Afrique subsaharienne : l’or, les métaux précieux et le café dopent la croissance en 2025

Afrique subsaharienne : l’or, les métaux précieux et le café dopent la croissance en 2025

Selon les récentes perspectives économiques mondiales, la croissance économique en Afrique subsaharienne s’est accélérée pour atteindre un taux estimé à 4 % en 2025, contre 3,7 % en 2024. La Banque mondiale explique ce dynamisme par « la modération de l’inflation, tandis que des prix plus élevés qu’attendu pour des produits de base comme l’or, d’autres métaux précieux et le café, notamment, ont dopé les recettes budgétaires dans plusieurs pays ». Elle juge cependant mitigée les performances des économies d’Afrique subsaharienne relevant que la croissance a ralenti dans les pays exportateurs de produits de base industriels, mais s’est renforcée ailleurs. D’après l’organisme international, les trois plus grandes économies de la région ont notamment enregistré des tendances divergentes, avec un raffermissement de la croissance au Nigéria et en Afrique du Sud et un ralentissement de l’expansion de l’activité en Éthiopie. Dans un communiqué, l’institution précise que la croissance de l’Afrique du Sud a progressé pour atteindre 1,3 %, grâce à un approvisionnement en électricité plus fiable, des récoltes exceptionnelles et un regain de confiance des entreprises. Elle s’est légèrement accélérée à 4,2 % au Nigéria, suite à l’expansion des services (en particulier dans les secteurs de la finance et des technologies de l’information et de la communication) et à une reprise modeste de l’agriculture. En revanche, en Éthiopie, où la croissance s’était élevée à 8,1 % en 2024, la progression de l’activité a ralenti à 7,2 %, tout en restant soutenue. La même source annonce que l’inflation globale régionale a poursuivi son reflux en 2025, dans un contexte de baisse des prix mondiaux de l’énergie et de l’alimentation et de récoltes abondantes, constatant toutefois que l’inflation de base a progressé pour la première fois depuis deux ans. Selon la Banque mondiale, cette évolution « a incité plusieurs banques centrales à suspendre leur politique d’assouplissement monétaire, tandis que d’autres ont relevé leurs taux directeurs à la suite de la réapparition de pressions inflationnistes sous-jacentes ». Enfin, les conditions financières se sont globalement améliorées. Bm fait notamment état de la baisse des rendements des obligations d’État, du rétrécissement des écarts de taux souverains, de l’appréciation des monnaies par rapport au dollar et de la réouverture de l’accès aux marchés financiers internationaux pour plusieurs économies : Angola, République du Congo, Kenya et Nigéria. Martin Kam

CAN 2025: Sadio Mané permet au Sénégal de décrocher son ticket pour la finale

CAN 2025: Sadio Mané permet au Sénégal de décrocher son ticket pour la finale

L’équipe nationale de football du Sénégal s’est qualifiée pour la finale. Ce mercredi 14 janvier, au Grand Stade de Tangier, Sadio Mané a permis à ses coéquipiers de décrocher leur ticket pour la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des nations, Maroc 2025. Les Lions de la Teranga ont assuré leur qualification grâce à l’unique but inscrit par l’attaquant sénégalais à un peu plus de dix minutes de la fin du match de la demi-finale qui les opposaient aux Pharaons d’Egypte. Avec ce court mais précieux succès, l’équi sénégalaise décrochent ainsi son billet pour le bouquet final de la TotalEnergies CAF CAN 2025. Comme le rappelle CAFonline, il s’agit de sa troisième finale sur les quatre dernières éditions depuis 2019. Quant à l’Egypte, elle tentera de se consoler avec la finale du match de classement samedi. Martin Kam

Maroc : le transport aérien maintient sa dynamique avec plus de 30,2 millions de passagers à fin octobre 2025

Maroc : le transport aérien maintient sa dynamique avec plus de 30,2 millions de passagers à fin octobre 2025

Selon la Direction des études et des prévisions financières (DEPF), le transport aérien a clôturé les dix premiers mois de l’année 2025 sur une bonne dynamique au Maroc, avec plus de 30,2 millions de voyageurs accueillis dans les aéroports nationaux. Ce qui correspond à une hausse de 11%, après une consolidation de 20,3% un an auparavant. Cette progression est portée par le raffermissement du trafic international de passagers de 10,6%, ainsi que la bonne tenue du trafic national (+13,9%), a indiqué ce département relevant du ministère marocain de l’Economie et d es Finances. Elle s’explique, d’autre part, par la croissance soutenue du trafic de passagers enregistrée avec l’Europe (+9,9%), le Moyen et l’Extrême Orient (+16%), l’Amérique du Nord et du Sud cumulées (+22,1%), l’Afrique (+9,8%) et les Pays du Maghreb (+10,2%), a-t-elle ajouté dans sa note de conjoncture du mois de décembre 2025 (N°3476). S’agissant du trafic aérien de fret, la même source indique qu’elle s’est accru de 6,2% à fin octobre 2025. Du côté de l’activité portuaire, le volume global des trafics de commerce manutentionnés au sein des ports nationaux a augmenté de 11,2% à fin septembre 2025, après un renforcement de 14% un an auparavant, pour atteindre les 196,8 millions de tonnes. Près de 60% de ce volume a été traité au niveau du hub portuaire Tanger Med, soit 118 millions de tonnes, en consolidation de 14,9%. Par type de flux, au niveau national, ce dynamisme revient au renforcement du trafic de transbordement de 15,7%, des importations de 4,8%, des exportations de 7,6% et du cabotage de 30%. S’agissant du trafic de passagers, plus de 4,7 millions de passagers ont transité par les ports nationaux à fin septembre 2025, soit une augmentation de 3,7%. Concernant l’activité de croisière, son flux s’est renforcé de 68,2%, avec un nombre de 213.101 croisiéristes. Au terme des dix premiers mois de 2025, un trafic de près de 87 millions de tonnes a été manutentionné au sein des ports gérés par l’ANP, en accroissement de 6%, résultat de l’augmentation du trafic des importations de 4,6%, de celui des exportations de 4,2% et de celui de cabotage de 55,7%. Quant à l’activité ferroviaire, le trafic voyageurs a atteint 42 millions à fin septembre 2025, en amélioration de 2%. Pour ce qui est du trafic de fret, son volume s’est élevé à 17 millions de tonnes au troisième trimestre 2025, en raffermissement de 14%. Martin Kam Avec CP

Bagamboula-Mbemba, dit « Tostao » : « L’équipe nationale congolaise est devenue l’une des plus mauvaises d’Afrique »

Bagamboula-Mbemba, dit « Tostao » : « L’équipe nationale congolaise est devenue l’une des plus mauvaises d’Afrique »

Tostao brise le silence sur le déclin des Diables Rouges Malgré le recours massif à des joueurs évoluant à l’étranger, les Diables Rouges du Congo ne progressent pas et peinent à se qualifier depuis plus de dix ans, déplore Bagamboula-Mbemba, dit « Tostao », constatant que la sélection nationale est devenue l’une des plus mauvaises d’Afrique. Comment le football congolais a-t-il pu en arriver là ? Icône incontestée et légende vivante du football congolais, il a sa propre analyse. Il pointe d’abord un réel problème d’organisation au sein du football national. Dans un entretien accordé à La Semaine Africaine, l’ancienne gloire du football rappelle que « actuellement, les grands pays de football sont ceux qui sont les mieux organisés. Ils mettent d’énormes moyens à la disposition du football. Sans moyens, on n’arrive à rien ». Il relève par la suite le « manque de stabilité au niveau des sélectionneurs et de l’ossature des Diables Rouges », affirmant que « changer trop souvent d’entraîneur n’est jamais bon ». Autre grief, et pas des moindres : les grands dirigeants sont devenus denrée rare, constate Bagamboula-Mbemba. Aussi, poursuit-il, « beaucoup n’ont pas de projet de développement pour leur équipe. Certains ont même pris leur club en otage, décident de tout et s’entourent de courtisans ». Tostao rappelle qu’à son époque, « le club n’était pas l’affaire du président seul, mais une famille où chacun faisait son travail dans un climat de confiance mutuelle ». Quoi qu’il en soit, le fait que certains dirigeants soient confrontés à des problèmes financiers accentue davantage la crise. Bien que la situation soit préoccupante, l’ancien Diable Rouge croit encore à un renouveau, qui passe par une meilleure organisation, une bonne préparation et la régularité des championnats dans toutes les catégories. Il préconise, en outre, « la création de centres de formation à travers le pays afin de préparer la relève. Il faut donc investir dans la formation ; chaque club doit se fixer cet objectif ». Il estime par ailleurs que l’État doit définir une « véritable politique sportive ». Et de conclure : « Je suis convaincu que tous — fédération, clubs, ministère des Sports, anciens joueurs, entraîneurs, arbitres, etc. — nous pouvons réhabiliter la pratique sportive et redorer le blason de notre football ». Martin Kam

REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

30 Novembre. Le Point Afrique : Lundi dernier, dans le quartier de Kawempe, Kampala a ressemblé à un champ de bataille urbain. Les forces de sécurité ont dispersé les partisans de Bobi Wine à coups de gaz poivre et de canon à eau. Mais un cap a été franchi : la police a lâché des chiens sur les manifestants. RFI : En RDC, Denis Mukwege affirme que les protocoles d’accords, notamment celui de Doha, « sont illégitimes, précaires et incapables de garantir une paix durable » (…) sur le terrain, les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs offensives. Le Point Afrique : En Guinée-Bissau, les coups d’État ont un air de déjà-vu. Celui du 27 novembre n’a duré qu’une heure : le temps pour des rafales de crépiter autour de la commission électorale et pour les militaires d’occuper les points stratégiques de Bissau. Mais ses conséquences s’annoncent durables. Rfi : Depuis plusieurs semaines, des vidéos similaires circulent. Des militants se filment en train de se désabonner de la page Facebook du chef de l’État, ou décrochent son portrait du mur pour le remplacer par celui du Premier ministre Ousmane Sonko. 29 Novembre. RT : L’ancien capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, a obtenu un nouveau mandat à la tête de la Fecafoot par acclamation lors de l’Assemblée générale élective tenue, ce 29 novembre. L’élection s’est déroulée en présence des émissaires de la FIFA et de la CAF, venus superviser le processus et garantir le respect des règles statutaires. France24 : Emmanuel Macron s’est entretenu pour la première fois, samedi 29 novembre, au téléphone, avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de l’île de l’océan Indien. Il lui a « proposé l’appui de la France », dans le processus de transition. 28 Novembre. Libération : La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus. RT : L’adoption, le 27 novembre, par le Parlement européen d’une résolution critique à l’égard de la situation des libertés en Tunisie, et appelant à la libération de plusieurs détenus politiques, a provoqué une réaction immédiate et virulente du chef de l’État tunisien (…) Kaïs Saïed a rejeté avec force toute forme d’intervention extérieure. France 24 : Une cour d’appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu’à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l’État d’une quarantaine de personnes, dont des figures de l’opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle. 27 Novembre. La Tribune : 17,9 milliards FCFA, soit environ 27,3 millions d’euros. C’est l’investissement que l’État du Burkina Faso a consenti pour redonner vie à la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette société publique qui sort de près de deux décennies de difficultés, vient challenger le groupe français Castel, leader historique du marché brassicole local. RT : Ce 27 novembre 2025 marque un tournant décisif pour la Guinée-Bissau avec l’investiture du général Horta N’Tam à la tête d’une transition d’un an. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, il prend les rênes du pays et du haut commandement militaire, à la suite de la prise de pouvoir par les forces armées la veille. 27 Novembre. Le Monde Afrique : L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi, à l’Agence France-Presse (AFP). France 24 : Une nouvelle arrestation dans les rangs de l’opposition en Côte d’Ivoire. Le porte-parole du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), principal parti d’opposition a été écroué jeudi 27 novembre pour 18 chefs d’inculpation dont « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État », a appris l’AFP auprès de ses avocats. 26 Novembre. La Tribune : C’est en marge de la visite du président français Emmanuel Macron, que l’État gabonais et l’Agence française de développement ont signé la convention du « Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais » (PMS). Une signature assortie d’un financement total de 203 millions d’euros. RT : Barrick Mining Corporation a annoncé, dans un communiqué publié le 24 novembre, avoir conclu un accord avec le gouvernement malien mettant fin au contentieux de deux ans autour des mines de Loulo et de Gounkoto, parmi les plus importants complexes aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le Monde Afrique : Les enfants du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’Etat en 2023, ont demandé mercredi 26 novembre à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique. 25 Novembre. Sputnik : Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Buhimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des négociations de paix sont toujours en cours entre les rebelles et les autorités congolaises. Martin Kam

Faustin-Archange Touadéra sur le coût du carburant : la Centrafrique n’est pas « un pays producteur de pétrole »

Faustin-Archange Touadéra sur le coût du carburant : la Centrafrique n’est pas « un pays producteur de pétrole »

ACTUALITE. « En Centrafrique, ce n’est pas la volonté du gouvernement de faire surenchérir », a déclaré Faustin-Archange Touadéra, à propos de la cherté des coûts des carburants et dont la structure des prix a fait l’objet de critiques de la part de la société civile, d’ONG internationales et du Fonds monétaire international (FMI). « Ce sont les réalités des prix, parce que le gouvernement n’a rien à gagner en augmentant les prix, bien au contraire », a précisé le président centrafricain qui briguera un troisième mandat à la tête du pays, le 28 décembre prochain, dans un entretien accordé à RFI. Au cours de cette interview, Faustin-Archange Touadéra a rappelé que la république centrafricaine n’est pas « un pays producteur de pétrole, nous sommes un pays continental et il nous faut de l’énergie pour faire tourner l’économie ». Le problème, c’est que « quand le carburant arrive dans un port, ce n’est pas le même prix que lorsqu’il arrive ici, il faut le transporter. Soit par bateau, par barge. Il y a un coût et même si c’est par la route, il y a un coût », a expliqué le chef de l’Etat centrafricain assurant que « notre objectif, ce n’est pas d’avoir du carburant cher ». Martin Kam

Gabon. Noureddin Bongo Valentin : « à aucun moment, je n’ai pris une décision à la place de mon père »

Gabon. Noureddin Bongo Valentin : « à aucun moment, je n’ai pris une décision à la place de mon père »

Fils de l’ancien chef de l’Etat gabonais Ali Bongo, Noureddin Bongo Valentin a affirmé n’avoir « à aucun moment pris une décision à la place de son père » pendant le règne de ce dernier. Bien qu’« il y a eu l’AVC et, physiquement, mon père a été affaibli, mais il a toute sa tête. On peut le voir dans les vidéos aujourd’hui, il est même encore très combatif. Tout était décidé par lui », a-t-il déclaré dans un entretien accordé au magazine d’actualité hebdomadaire français Le Point. « C’était lui le chef de l’État, lui qui a été élu, lui qui un mandat électif. À aucun moment, je n’ai pris une décision à la place de mon père ou donné des instructions en faisant croire que ça venait de lui », a-t-il insisté. Le fils de l’ancien président gabonais reconnait toutefois avoir « été son assistant durant un an et demi, dans une situation très précise qui était celle du Covid », affirmant que la politique n’a jamais été son ambition. Evoquant sa part de responsabilité dans le fonctionnement du régime dirigé par son père et la nature de ses missions, Noureddin Bongo Valentin a précisé que son « rôle était administratif, très technique. Je n’étais pas un politique. À la base, je suis chef de projet, et mon père souhaitait simplement que je le soutienne pendant une courte période ». Revenant sur la fin de cette expérience, il confie avoir a démissionné un an et demi après sa nomination, « parce que ce n’était pas un domaine dans lequel je me sentais à l’aise. Mon travail se limitait à un appui technique aux décisions du président. À aucun moment, ni ma mère ni moi n’avons constitué un centre de décision parallèle. Martin Kam

Biens mal acquis : Ali Bongo perd les trois luxueuses propriétés saisies sur la Côte d’Azur

Biens mal acquis : Ali Bongo perd les trois luxueuses propriétés saisies sur la Côte d’Azur

L’ancien président gabonais Ali Bongo ne récupérera pas ses trois luxueuses propriétés saisies sur la Côte d’Azur dans l’affaire des « biens mal acquis ». Et pour cause: la justice française a rejeté les pourvois en Cassation de l’ex-chef d’État dans trois arrêts rendus le 24 septembre dernier, rapporte Nice-Matin. Comme le rappelle le quotidien et régional français dans une récente édition, « l’ex-chef d’État gabonais avait intenté une procédure pour reprendre possession de trois très belles adresses à Paris et sur la Côte d’Azur ». Selon le journal diffusé dans le département des Alpes-Maritimes, il espérait obtenir l’annulation des saisies d’une partie des biens immobiliers français que sa famille s’est vue confisquer dans le cadre de l’enquête sur les « biens mal acquis gabonais ». Malheureusement pour le prédécesseur de Brice Oligui Nguema, renversé lors d’un coup d’État en août 2023, « il ne va pouvoir profiter pleinement de ces propriétés d’exception ». Martin Kam