Economie : Des sociétés pétrolières intègrent le « local content »

0
1722

Les premières sociétés locales congolaises, Africa Oil & Gas corporation (AOGC), Kontinent Congo et Petro Congo sont les premières sociétés à intervenir sur le périmètre des permis pétroliers autrefois détenus par les « majors ».

Ces sociétés qui font partie d’un groupe contractuel avec la Société Nationale des Pétroles du Congo (SNPC), Eni Congo et Total E&P Congo, ont signé, le 14 juillet 2015 à Brazzaville, un contrat avec le ministère congolais des Hydrocarbures. Il s’agit d’un protocole d’accord relatif au régime applicable aux permis d’exploitation issus du permis de recherche « Secteur Sud » ; de trois contrats d’association et de trois autres de partage de production concernant Tchendo II, Tchibouela II et Tchibeli-Litanzi II.

Des avenants ont également figuré à l’ordre du jour, l’un lié à la convention d’établissement de la société Total E&P Congo et les autres liés au contrat de partage production entre Total E&P Congo et Eni Congo. Le directeur général du groupe AOGC, Pierre Narcisse Loufoua a dit en substance que ces accords sont particuliers car ils consacrent une démarche déjà entreprise par le gouvernement, celle de donner une place au privé local…L’industrie pétrolière est très capitalistique en ce qu’elle dévore beaucoup de ressources. Les 25 % sont répartis entre nous trois.
En ce qui concerne le protocole d’accord relatif au permis de recherche « Secteur Sud », la répartition est de 39% pour Total E&P Congo, 20% pour Eni, 15% pour la SNPC, 10 % pour AOGC et 10% pour Kontinent Congo et 5% pour Petro Congo. Le directeur général de Total E&P Congo, M. Pierre Jessua, a rassuré sur une coopération avec toutes les sociétés dans le cadre du renouvellement de cette nouvelle licence.
Secteur sud a déjà produit, depuis la mise en production de ses champs en 1987, près de 400 millions de barils. Il reste encore une centaine de million de barils à produire. Ce travail s’exécutera avec Eni, SNPC et des privés congolais.
Pour M. Jessua, il y a encore une centaine de million de barils à produire. Outre cette production, il y a des enjeux d’exploration même non conventionnelle. Il y a eu de nouvelles conditions fiscales qui nous permettent d’équilibrer entre le groupe contractuel et les autorités congolaises.

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici