
TRIBUNE. Cette histoire des relations tumultueuses, entre la France et les pays africains, c’est le pendant de ce que nous, les Africains, de manière délibérée, à tort ou à raison, n’avons cessé de rendre la France responsable de nos retards, dans divers domaines du développement, depuis les ères de nos indépendances, aux années 60.
Dès lors qu’un pays africain ne trouve pas son compte dans une relation avec la France, il est face à deux attitudes.
Soit, de son droit, il rompt la relation, au nom de sa liberté d’action et de sa souveraineté.
Soit, il en négocie des modifications avec la France, dans le cadre des commissions mixtes, pour parfaire l’accord et le rendre plus avantageux qu’auparavant.
On ne peut se sentir lésé dans une coopération bilatérale franco africaine et s’en contenter tout en fustigeant, parallèlement, les travers de cette coopération.
Comme si on redoutait d’affronter la France qui, du reste, n’est qu’un partenaire avec lequel on devrait traiter d’égal à égal, dans le cadre de cette coopération bilatérale avec elle, au nom des conventions internationales qui établissent les rapports entre Etats libres.
Les indépendances des pays africains ont institué des souverainetés irréversibles applicables. Et les constitutions de ces pays les ont clairement inscrites.
Il faut les exercer.
Sinon ne plus pleurnicher. Et se complaire dans le vécu des relations franco africaines en vigueur.
Paris le 8 décembre 2019
Ouabari Mariotti
N’importe quoi, il parle comme s’il ne connaissait pas la vérité. Il sait très bien que le problème c’est les dirigeants africains…ils ont été mis en place et sont protégé par la France. Donc ces dirigeants ont intérêt à se taire, si non…
Ceux qui ne trouvent pas leur compte c’est la population africaine, plus jeune, plus nombreuse, plus éduquée aujourd’hui qu’il y a 60 ans, et de plus en plus connectée à internet où elle arrive à suivre minute par minute ce qui se passe sur le continent, et à comparer les informations (ce n’est plus comme au temps où ils n’avaient pas le choix que de gober ce que RFI, TV5, les radios et télévisions sous contrôle des dictateurs leur disaient de croire) .
La jeunesse africaine voudrait bien rompre ou modifier la coopération entre l’Afrique et la France…seulement sa n’arrangerait pas la France et les dirigeants africains (au service de la France que de leur peuple), n’osent pas froisser la France qui pourrait les…zigouiller ou les lâcher.