Congo Brazzaville/Réformes des finances publiques. Le casse-tête congolais

L'Ordre National des Experts- Comptables du Congo (Onec-C) a mis en débat la question des réformes des finances publiques.

0
500

En marge de leur deuxième assemblée générale, du 26 au 27 novembre 2022, à Oyo, au bord de l’Alima, l’Onec-C a innové en initiant un atelier sur les réformes des finances publiques.

Quel est le rôle que peuvent jouer les professionnels en comptabilité( experts-comptables, commissaires aux comptes, et experts judiciaires en comptabilité) pour accompagner le gouvernement dans ce vaste chantier des réformes appelées à être effectives dès janvier 2024? Le Congo sera t-il prêt dans un an…?

En rapport avec les deux principaux thèmes:  » État des lieux sur l’organisation de la comptabilité publique », et la  » Présentation de la réforme et le retour d’expérience « , les organisateurs, Michel Patrick Gamassa, le président de l’Onec-C, et le comité d’organisation présidé par Colbert Okinga Eboungou, ont mis de petits plats dans les grands pour offrir un débat de qualité aux professionnels de la comptabilité et autres invités de marque qui se sont donné rendez-vous à l’hôtel Alima palace, à Oyo.

Le commissaire du gouvernement auprès de l’Onec-C, Henri Loundou, a centré sa présentation sur les 6 nouveaux textes sur la gestion des finances publiques, avec, en prime, le contenu succinct de chaque texte, ainsi que la procédure ayant conduit à leur élaboration, en conformité avec les directives de la Cemac. Le conseiller aux comptes publics, à la normalisation et aux réformes des finances publiques, au ministère du Budget, des comptes publics et du portefeuille public, Saturnin Ipodo-Nzingou, s’est, quant à lui, étendu, sur la

présentation de l’architecture comptable projetée après la reforme, en comparaison avec la comptabilité actuelle. Une étude comparée qui donne un aperçu des résultats attendus en rapport avec la logique de gestion axée sur les performances…

S’il est vrai que le Congo a connu un retard dans la mise en œuvre de ses réformes des finances publiques, qui vont de la réforme fiscale et de la douane, au trésor et à la comptabilité, en passant par la réforme budgétaire, force est de reconnaître que le gouvernement reste engagé sur ce chantier titanesque. Au regard du timing, la mobilisation des ressources humaines de qualité dans les domaines de la comptabilité publique, des finances et autres, le changement de logiciel mental, pourraient-ils donner un coup d’accélérateur à ces réformes attendues en 2024?

De l’avis des experts interrogés, le temps paraît court. « Il va falloir solliciter un délai supplémentaire, comme nous l’avons fait au Bénin « , suggère l’expert-comptable beninois Arnaud Mensah. Les expériences, en mode visio conférence, tunisienne et togolaise, présentées respectivement par Anis Wahabi et Nicodème Adzra, auxquelles s’est joint l’exposé, en mode presentiel, sur l’expérience du Bénin développée par un fin limier des finances publiques, Dodey Arnaud Crépin Mensah, inspecteur général des finances de son pays, ont constitué une valeur ajoutée en termes d’informations de qualité que devraient exploiter de manière concomitante les officiels congolais et professionnels de la comptabilité.

L’exemple du Bénin, arrivé à sa 12 ème revue, en matière de réformes de finances publiques, premier pays dans la zone Franc, pourrait-il servir d’école aux autorités congolaises?

Par A. Ndongo (à Oyo)

Journaliste économique et financier Brazzaville

LAISSER UN COMMENTAIRE

S'il vous plaît entrez votre commentaire!
S'il vous plaît entrez votre nom ici