Congo Brazzaville/Fiscalité. Imposition très élevée pour les motos à trois roues

Les motos à trois roues communément appelées « Kavaki », du nom d’une marque chinoise de motos de ce type, payeront 65.920 FCFA, au titre de la patente 22. C’est le même montant que payeront les voitures taxis « 100-100 », de marque Toyota Picnic.

« Trop cher ! » S’écrie Joseph, un conducteur de moto « kavaki » qui fait le transport des légumes et autres vivres frais des quartiers sud au marché du Plateau des 15 ans, à Brazzaville. « Je n’arrive même pas encore à rembourser le prêt de 650.000 que m’a fait une micro finance pour m’acheter cette moto. Les impôts m’attendent déjà « , commente t-il les yeux levés vers le ciel. « Finallement, faut-il que des jeunes deviennent des « kukunas »(bandits armés d’armes blanches) pour survivre »? S’interroge Emmanuel, un autre conducteur de moto kavaki.

Il convient de noter que ce sont surtout des sans emplois (diplômés sans emploi et autres débrouillards) qui s’offrent ces motos kavaki- à un prix compris entre 600 mille et 1.100.000 FCFA- pour se débrouiller dans le secteur informel comme petits transporteurs de colis et produits agricoles dans les campagnes et villes congolaises.

L’Etat congolais voudrait-il tuer dans l’œuf un sous secteur du transport terrestre qui est entrain de décoller? Quelles pourraient être les conséquences de cette fiscalisation élevée des motos « kavaki » sur l’inflation des denrées alimentaires dans les grandes agglomérations comme Brazzaville et Pointe-Noire, surtout au moment où l’on parle déjà vie chère depuis le déclenchement de la crise en Ukraine?

Il n’y a pas d’emploi au Congo pour tout le monde. Il faut encourager l’auto emploi par l’auto investissement.La souplesse de la fiscalité devrait les y accompagner.

Par Alphonse Ndongo

Journaliste économique et financier.

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