Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Le Pavillon Italie au SIAM 2026 met en lumière l’excellence technologique italienne au service de la filière agricole

Dans le cadre de la 18ème édition du Salon International de l’Agriculture au Maroc, organisée à Meknès au Maroc du 20 au 28 avril 2026, ICE, Agence italienne pour le commerce extérieur, et l’Ambassade d’Italie au Royaume du Maroc, en collaboration avec FederUnacoma, la Fédération italienne des constructeurs de machines agricoles, ont organisé un Pavillon Italie au sein du Pôle international de l’exposition. Déployé sur une superficie de 150 m², le Pavillon Italie a réuni cinq entreprises italiennes de référence, venues présenter leur savoir-faire dans des domaines stratégiques pour le développement agricole et agro-industriel. Cette participation a permis de mettre en avant des expertises complémentaires couvrant la certification alimentaire, les machines de remplissage et d’emballage automatique pour l’industrie agroalimentaire, les pompes à eau de haute performance, les systèmes d’abattage et de transformation de la viande, ainsi que la production, la sélection et la distribution de plantes et d’arbres fruitiers de haute qualité, notamment les variétés de pommiers, poiriers, kiwis et fraisiers, en plus des machines agricoles. Cette présence italienne au SIAM 2026 a également illustré la volonté de renforcer les relations commerciales, industrielles et technologiques entre les entreprises italiennes et marocaines. À ce titre, ICE, organisme gouvernemental italien chargé du développement des échanges et des partenariats internationaux, a porté cette initiative aux côtés de FederUnacoma, qui regroupe sept associations sectorielles représentant l’industrie des machines agricoles, forestières et de jardinage, ainsi que les systèmes et technologies numériques appliqués aux machines et à la production agricoles. Le Pavillon Italie a accueilli plusieurs acteurs spécialisés. CCPB, organisme d’inspection et de certification pour l’agroalimentaire et les produits non alimentaires, a présenté son expertise en matière de conformité et de qualité. COGEMAT a mis en avant ses solutions de planification et de construction de systèmes d’abattage complets et de lignes de transformation de viande clé en main, notamment avec certification halal. GALDI, groupe international spécialisé dans les solutions d’emballage alimentaire de haute technologie, a exposé ses innovations destinées aux industries agroalimentaires. Dolomit Fruits Plants / Thaler Gerhard a présenté son offre dédiée aux plantes et arbres fruitiers, aux accessoires et aux machines agricoles. UDOR, fabricant de pompes à moyenne et haute pression, a également valorisé ses solutions destinées aux usages agricoles et hydrauliques. Tout au long de l’événement, les entreprises participantes ont animé des présentations et des approfondissements techniques sur le Pavillon Italie, permettant aux professionnels, partenaires et visiteurs d’échanger directement avec les exposants autour de solutions concrètes, d’innovations sectorielles et d’applications adaptées aux besoins du marché. Dans le prolongement de cette dynamique, ICE et FederUnacoma ont organisé, le 23 avril, une conférence dédiée à la presse et aux opérateurs du secteur autour de la technologie italienne pour la filière agricole. Cette rencontre a également été l’occasion de présenter la 26ème édition d’EIMA, le Salon international des machines pour l’agriculture et le jardinage, qui se tiendra à Bologne du 10 au 14 novembre 2026. À travers cette participation, le Pavillon Italie a confirmé le rôle de l’innovation, de la mécanisation et des technologies spécialisées dans l’accompagnement des mutations de l’agriculture. Il a aussi constitué un espace d’échanges privilégié entre opérateurs italiens et marocains, en ouvrant de nouvelles perspectives de coopération dans des secteurs à forte valeur ajoutée.

Elections générales 2026 en Guinée : La diaspora à la conquête du Sénat

Elections générales 2026 en Guinée : La diaspora à la conquête du Sénat

ACTUALITE. Les préparatifs des élections législatives et communales en Guinée vont bon train. Prévues du 31 mai 2026, ces consultations sont cruciales pour la refondation du pays, initiée par le Général Mamadi Doumbouya, Président de la République. Elles visent à renouveler l’Assemblée nationale de 147 membres et les 342 mairies. Concernant le futur Sénat, institué par la nouvelle Constitution, il est composé de 87 membres dont: 58 sénateurs sont élus par un collège électoral au niveau préfectoral et régional. Ils représentent les collectivités décentralisées. Quant aux 29 autres membres, ils sont directement nommés par décret du Président de la République. Ces nominations visent notamment à assurer la représentation des diverses composantes socioprofessionnelles de la nation. Dans cette optique, la chambre haute du Parlement (système bicaméral) sert d’assemblée représentative des collectivités et des forces vives du pays.Le décor étant planté, rentrons dans le vif du sujet. Ainsi pour les observateurs, ces élections générales sont perçues comme un jalon clé pour la mise en place des institutions étatiques. Dans cette perspective, parmi les Guinéens de l’intérieur et ceux de l’extérieur (la Diaspora donc), chaque candidat affûte ses armes pour faire adhérer à son programme les électeurs. Qu’il s’agisse de l’Afrique (Nord et Sud, Ouest et Est), de l’Amérique, de l’Asie ou d’autres régions de la terre, l’engouement est de taille. Justement parlant de l’Amérique, c’est un pur produit du terroir, en la personne de Bangaly Condé, affectueusement appelé « Malbanga », qui part à la conquête du Sénat. Cette nouvelle institution a été créée par la nouvelle Constitution, adoptée par référendum le 21 septembre 2025 et promulguée le 26 du même mois de la même année, instituant un régime présidentiel avec un mandat de 7 ans. L’homme en question n’est pas méconnu du public pour avoir fondé et dirigé l’Association des Stagiaires, Élèves et Étudiants Guinéens au Maroc (ASEGUIM) avant d’être Secrétaire général de la Confédération des Étudiants et Stagiaires Africains au Maroc (CESAM). À la tête de cette instance, véritable « Union africaine en miniature », regroupant 10.000 adhérents, issus de plus de trente pays, il a eu l’honneur d’être l’interlocuteur direct auprès des autorités du Royaume Chérifien. Et ce n’est pas tout. Journaliste chevronné, économiste et politologue, titulaire d’un doctorat de 3ème cycle, il a acquis, aux États-Unis et ailleurs, une solide expérience du terrain et de la gestion humaine. De son passage à la Radiotélévision Marocaine (RTM) à ses fonctions de Directeur des programmes et Consultant politique à la Radio Mandingue de New York, il a cultivé une expertise qu’il souhaite désormais mettre au service de sa patrie, la Guinée, et ses compatriotes. Un parcours de combattant Le double scrutin de mai vient clôturer le processus électoral, après l’élection du Général Mamadi Doumbouya à la présidence, le 28 décembre 2025, avec plus de 86 % des voix exprimées. D’ailleurs, 28 partis politiques sont en lice pour la liste nationale. Pour le candidat Bangaly Condé, « Malbanga », l’occasion est belle pour montrer son engagement politique, son dévouement et son amour du pays. Fondateur et Rédacteur en Chef du site « guineevision.info », Vice-président de la grande mosquée africaine Abubakr and Community Center de Queens à New York, « Malbanga » a toujours été au cœur des activités civiles, culturelles, économiques et politiques.Ce n’est pas pour rien si cet ancien Attaché de presse de l’ex-Haut Représentant de l’Union Africaine (UA) pour l’opérationnalisation de la force africaine en attente (FAA) et chargé de la planification et de la gestion stratégiques des opérations de soutien à la paix, le Général Sékouba Konaté, à Addis Abeba en Ethiopie, a beaucoup de cordes à son arc. Un atout majeur qui fait de lui un candidat sérieux sur qui il faut compter. Patricia Engali

Hommage au Général Sadio Camara et solidarité au peuple malien

Hommage au Général Sadio Camara et solidarité au peuple malien

𝐃𝐞́𝐜𝐥𝐚𝐫𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧 𝐝𝐞 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝐬𝐮𝐢𝐭𝐞 𝐚𝐮𝐱 𝐚𝐭𝐭𝐚𝐪𝐮𝐞𝐬 𝐭𝐞𝐫𝐫𝐨𝐫𝐢𝐬𝐭𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐥𝐞 𝐌𝐚𝐥𝐢 TERRORISME. Dans la nuit du 24 au 25 avril 2026, le Mali a de nouveau été frappé par la barbarie terroriste. De Bamako à Kati, de Gao à Kidal, jusqu’à Sévaré, des hommes armés ont semé la mort et la terreur, s’en prenant aux casernes, aux institutions, aux fondements mêmes de l’État malien. Parmi les victimes de cette nuit d’horreur figure une perte d’une dimension exceptionnelle. Le général de corps d’armée Sadio Camara, ministre d’État, ministre de la Défense et pilier du gouvernement de transition, a été assassiné avec une partie de sa famille lors d’un attentat suicide visant son domicile de Kati. Homme de confiance et architecte de la stratégie sécuritaire malienne, le général Sadio Camara incarnait aux côtés du président Assimi Goîta, la volonté d’un État à tenir debout face à la menace. Sa mort, tragique et brutale, est une blessure profonde infligée à toute la nation malienne. J’adresse à sa famille, à ses proches et à ses compagnons d’armes, mes condoléances les plus sincères et ma compassion fraternelle. En ces heures sombres, je veux également m’incliner, avec respect et émotion, devant la mémoire des soldats maliens tombés les armes à la main pour défendre dans l’honneur et dans le devoir, leur patrie, leur drapeau et leur peuple. Ces hommes ont choisi le sacrifice suprême plutôt que la capitulation. À leurs familles durement éprouvées, j’adresse, au nom de Générations et Peuples Solidaires (GPS), ainsi qu’en mon nom personnel, mes condoléances les plus émues, ma compassion sincère et ma solidarité fraternelle. Je salue également avec force la bravoure, le professionnalisme et le sang-froid des Forces armées maliennes. Attaquées sur plusieurs fronts, dans une stratégie de déstabilisation coordonnée, elles ont résisté et riposté avec une remarquable efficacité. Face à un ennemi déterminé à semer le chaos, à installer la peur et à fragiliser l’autorité de l’État, les FAMa ont opposé la discipline, l’honneur militaire et l’amour de la patrie. Ce que nous avons vu le 25 avril 2026 n’est pas seulement une attaque contre le Mali. C’est une attaque contre la souveraineté de nos États, une tentative de fracture de nos nations et la mise à l’épreuve de la résilience des peuples africains. En tant qu’Ivoirien, en tant qu’Africain, en ces moments d’épreuve, je dis ma solidarité et ma fraternité au gouvernement et au peuple maliens. Le terrorisme ne gagnera pas. 𝐆𝐮𝐢𝐥𝐥𝐚𝐮𝐦𝐞 𝐊𝐢𝐠𝐛𝐚𝐟𝐨𝐫𝐢 𝐒𝐨𝐫𝐨 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦𝘮𝘪𝘦𝘳 𝘮𝘪𝘯𝘪𝘴𝘵𝘳𝘦 𝘈𝘯𝘤𝘪𝘦𝘯 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘭’𝘈𝘴𝘴𝘦𝘮𝘣𝘭𝘦́𝘦 𝘯𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘢𝘭𝘦 𝘗𝘳𝘦́𝘴𝘪𝘥𝘦𝘯𝘵 𝘥𝘦 𝘎𝘦́𝘯𝘦́𝘳𝘢𝘵𝘪𝘰𝘯𝘴 𝘦𝘵 𝘗𝘦𝘶𝘱𝘭𝘦𝘴 𝘚𝘰𝘭𝘪𝘥𝘢𝘪𝘳𝘦𝘴 (𝘎𝘗𝘚)

CEEAC/PNUD : Une visite de courtoisie aux allures de relance de la coopération

CEEAC/PNUD : Une visite de courtoisie aux allures de relance de la coopération

Le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Dr Ambassadeur Ezéchiel NIBIGIRA a reçu en audience le Directeur du Bureau régional du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD) pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, son Excellence NJOYA Tikum, qu’accompagnait la Représentante Résidente du PNUD en République Gabonaise SE. Madame Rokya Ye-DIENG. Les deux diplomates onusiens sont venus féliciter le Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission et saisir l’opportunité pour semer les graines de la relance de la coopération entre les deux institutions. Il ya cinq ans les deux organisations avaient tenté de trouver quelques pistes de coopération, malheureusement le manque de suivi a étouffé l’initiative dans l’œuf. Heureusement l’avènement d’une nouvelle gouvernance à la tête de la Commission de la CEEAC incarnée par l’Ambassadeur Dr Ezéchiel NIBIGIRA fait renaître l’espoir d’une relance de la coopération entre la CEEAC et le PNUD. « Nous sommes venus exprimer la disponibilité du PNUD à accompagner la vision du Président de la Commission ainsi que les efforts qu’il entend déployer avec son équipe pour faire face à toutes les situations que la sous-région d’Afrique Centrale traverse » a promis M. NJOYA. Les échanges qualifiés de fructueux par les dirigeants du PNUD ont tourné autour de trois volets principaux, à savoir : o Les questions de changements climatiques ; o Les questions de la jeunesse ; o Et les questions de la démocratie et de la gouvernance. Ces pistes constituent aux yeux du PNUD, une base solide pour relancer la coopération avec la Commission de la CEEAC. D’ailleurs a rappelé le responsable du PNUD, son institution mène actuellement une réflexion profonde sur l’état de la gouvernance en Afrique centrale, toute chose qui pourrait servir de terreau au travail collégial avec la CEEAC. Pour la Représentante Résidente du PNUD en République Gabonaise, travailler avec la Commission de la CEEAC est une grande opportunité pour booster l’agenda de développement dans les Etats membres et dans la sous-région. Au regard de l’immensité des défis sécuritaires qui ont des répercussions sur le développement de la Région d’Afrique centrale, le rapprochement de la CEEAC et le PNUD est à n’en point douter salutaire, afin d’améliorer les conditions de vie des populations, ce qui participe de la consolidation de la démocratie et de la gouvernance. Le Président de la Commission de la CEEAC a pour sa part, exprimé toute la disponibilité de la CEEAC à relancer et à consolider la coopération avec le PNUD.

ALTEN Maroc et le ministère de la Transition numérique renforcent leur convergence stratégique autour de l’intelligence artificielle au Maroc

ALTEN Maroc et le ministère de la Transition numérique renforcent leur convergence stratégique autour de l’intelligence artificielle au Maroc

À l’occasion de sa visite au Maroc, Monsieur Gualtiero Bazzana, Directeur IA du Groupe ALTEN, accompagné du comité de direction d’ALTEN Maroc, a été reçu par Madame Amal El Fallah Seghrouchni, Ministre de la Transition numérique et de la Réforme de l’Administration. Les échanges ont porté sur la contribution d’ALTEN dans la mise en œuvre des initiatives nationales en intelligence artificielle, notamment à travers son modèle de gouvernance, son expertise en ingénierie et sa capacité à accompagner des projets à forte valeur ajoutée dans les secteurs public et privé. Le Groupe met l’accent sur une IA responsable, sécurisée et conforme aux cadres réglementaires, et se positionne comme un relais opérationnel de la vision « AI Made in Morocco ». La rencontre a également permis de mettre en avant le développement de partenariats stratégiques du Groupe dans le domaine de l’intelligence artificielle, avec le déploiement progressif de solutions innovantes au sein de ses activités. Dans ce cadre, ALTEN Maroc se positionne comme un acteur clé, notamment grâce à la mise en place d’un Centre d’Excellence dédié et au développement de cas d’usage concrets. À cette occasion, Gualtiero Bazzana a souligné le rôle important d’ALTEN Maroc dans la stratégie globale du Groupe en matière d’intelligence artificielle, à travers la création de solutions IA pour les clients internationaux, ainsi que la conception d’outils internes favorisant l’adoption et l’industrialisation de l’IA. À travers cet échange, ALTEN confirme sa volonté de renforcer son ancrage au Maroc et de contribuer activement au développement d’un écosystème IA performant, responsable et compétitif à l’échelle nationale et internationale.

SENEGAL. PASTEF, ou la République des fidèles : quand la révolution se dote d’un annuaire de loyauté

SENEGAL. PASTEF, ou la République des fidèles : quand la révolution se dote d’un annuaire de loyauté

TRIBUNE. Dans la nouvelle République estampillée “rupture”, on n’entend plus le bruit des bottes… mais celui des stylos qui nomment. À la chaîne. À la pelle. À la confiance surtout. Le parti PASTEF Les Patriotes, en pleine mue stratégique, vient d’accoucher d’un bureau politique qui ressemble moins à une architecture institutionnelle qu’à une constellation de fidélités orbitant autour d’un seul soleil : Ousmane Sonko. Le Conseil national du 19 avril 2026 aura donc servi de salle d’accouchement pour cette nouvelle élite politico-partisane, où les vice-présidents poussent comme des champignons après la pluie électorale. Quatre vice-présidents, rien que ça. À ce rythme, bientôt chaque courant d’air aura son vice-président pour le représenter. Mais qu’on se rassure : ici, on ne parle pas de diversité d’opinions. Non. On parle de diversité… dans la loyauté. Car le message est clair, limpide, presque cristallin : le temps des camarades turbulents est révolu. Place aux hommes de confiance. Ceux qui ne posent pas trop de questions, mais qui savent hocher la tête avec discipline. La révolution, oui, mais sous contrôle. Le “gardien de la révolution” semble désormais préférer des clés bien rangées à des serrures capricieuses. Au Secrétariat général, la symphonie continue. Une armée mexicaine de secrétaires généraux adjoints, comme si chaque décision devait passer par une haie d’approbation silencieuse. On empile les titres comme on empile des briques, espérant construire une forteresse politique… ou peut-être un bunker contre les tempêtes à venir. Et puis viennent les secrétaires nationaux, ces nouveaux chevaliers de la communication, de l’organisation et de la formation. Des postes stratégiques, certes, mais qui ressemblent de plus en plus à des postes de vigie : surveiller, cadrer, canaliser. La parole devient discipline. L’organisation devient contrôle. La formation devient formatage. Il faut toutefois préciser que cette vague de nominations s’inscrit davantage dans une logique de renforcement que de bouleversement : de nouveaux visages font leur entrée dans le Bureau politique pour consolider le dispositif, tandis que les secrétariats nationaux non concernés demeurent solidement en place, comme pour garantir une continuité dans la mécanique déjà huilée du parti. Le Mouvement national des cadres patriotes (MONCAP), lui, parachève le tableau : une élite dans l’élite, un club dans le club, une République dans la République. Comme si le parti, déjà au pouvoir, avait besoin d’un pouvoir parallèle pour sécuriser… son propre pouvoir. Mais au fond, il faut le dire sans détour : Ousmane Sonko joue ici une partition que l’histoire politique rend presque incontournable. Une révolution ne se pilote pas avec des doutes ambulants ni avec des ambitions centrifuges. Elle exige des hommes et des femmes alignés, soudés, presque immunisés contre les tentations de la trahison. Dans un champ politique où les fidélités se négocient parfois au gré des vents, s’entourer de fidèles devient moins un caprice qu’un mécanisme de survie. Ce choix n’est pas une fermeture, mais une consolidation. Ce n’est pas un repli, mais une mise en ordre. Car avant d’ouvrir les fenêtres, encore faut-il s’assurer que la maison tient debout. Et dans cette architecture en construction, la loyauté devient le ciment, la confiance le mortier, et la discipline la charpente. Ici, la fidélité n’est pas un défaut démocratique, mais une stratégie de stabilisation. Elle permet d’éviter les fractures précoces, les coups de poignard dans le dos, les alliances nocturnes qui défont au petit matin ce qui a été construit à la lumière du jour. En somme, c’est le prix à payer pour transformer une ferveur populaire en machine politique durable. La vraie interrogation n’est donc plus de savoir s’il s’entoure de fidèles, mais ce qu’il fera de cette fidélité : en fera-t-il un levier d’efficacité ou un confort d’entre-soi ? Car bien utilisée, la loyauté peut être une force redoutable, mal gérée, elle devient une douce illusion. Par Malick BA Journaliste

Coopération sud-sud : la DG de l’OFPPT et le Ministre ivoirien délégué chargé de l’enseignement technique explorent les perspectives de collaboration en matière de formation professionnelle

Coopération sud-sud : la DG de l’OFPPT et le Ministre ivoirien délégué chargé de l’enseignement technique explorent les perspectives de collaboration en matière de formation professionnelle

Dans le cadre du renforcement de la coopération Sud-Sud et de la promotion du partage d’expertises en matière de formation professionnelle, Madame Loubna Tricha, Directrice Générale de l’OFPPT, a accueilli le 17 avril 2026, à la Cité des Métiers et des Compétences de Casablanca-Settat (à Nouaceur), une délégation ivoirienne conduite par Monsieur Jean-Louis Moulot, ministre délégué auprès du ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation et de l’Enseignement technique de la République de Côte d’Ivoire, chargé de l’Enseignement technique, afin d’examiner les perspectives de collaboration bilatérale. Dans son mot d’ouverture, Madame Loubna Tricha s’est réjouie de la pérennité du partenariat entre les deux parties, fort de 25 années de coopération, fondé sur la confiance mutuelle, le partage d’expertise et la mise en œuvre de projets structurants. Madame Loubna Tricha a également réaffirmé l’engagement constant de l’OFPPT à accompagner la Côte d’Ivoire dans le développement de son système de formation professionnelle en soutenant les efforts entrepris pour renforcer la qualité et la pertinence du dispositif de formation ivoirien. Pour sa part, Monsieur Jean-Louis Moulot a salué les avancées réalisées dans le domaine de la formation professionnelle au Maroc ainsi que le rôle de l’OFPPT dans le rehaussement de la qualité des compétences. À cet égard, il a exprimé l’intérêt de la partie ivoirienne pour le renforcement du partenariat avec l’OFPPT, notamment à travers l’échange de bonnes pratiques, l’appui en matière de formation et le renforcement des capacités des formateurs, ainsi que l’accompagnement de la Côte d’Ivoire dans des secteurs prioritaires tels que l’agro-industrie, les mines et énergies, le développement durable, le tourisme, l’hôtellerie et la restauration. L’échange entre les deux parties a porté, entre autres, sur la feuille de route du ministère ivoirien pour la période 2026-2035 et la volonté de perpétuer le transfert d’expertise et l’échange de connaissances pour les prochaines décennies.  La rencontre a été l’occasion de revenir sur les projets communs reliant l’OFPPT et la Côte d’Ivoire en matière de formation professionnelle. En effet, la coopération entre le Maroc et la République de Côte d’Ivoire s’inscrit dans une dynamique ancienne et structurée, initiée le 13 avril 2001 avec la signature du Protocole d’Accord de Coopération entre les deux gouvernements. Cette relation bilatérale a été consolidée lors des visites officielles de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’Assiste, en Côte d’Ivoire, notamment à travers la signature, le 19 mars 2013, d’une convention-cadre portant sur l’appui au ministère ivoirien du Tourisme dans le domaine de la formation professionnelle. Elle s’est également renforcée en juin 2015 avec la signature d’une nouvelle Convention-cadre de coopération entre les deux gouvernements, consacrant ainsi la volonté commune de développer et de structurer davantage ce partenariat stratégique. L’inauguration, par Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu L’Assiste, le 27 novembre 2017 du Centre multisectoriel de formation professionnelle « Mohammed VI » de Yopougon à Abidjan a couronné cette dynamique de coopération. Ce rapprochement s’est également traduit par la signature de conventions cadres portant sur des projets structurants, à l’instar du protocole d’accord conclu le 6 juin 2018 relatif à la construction et à l’équipement d’un complexe de formation dans les métiers de l’Hôtellerie-Tourisme-Restauration et du Bâtiment et des Travaux Publics à Abidjan. Ce partenariat s’est poursuivi et renforcé jusqu’en 2025, notamment avec la signature, le 17 janvier 2025 à Laâyoune, d’une convention cadre de coopération entre les Ministres des Affaires étrangères des deux pays, consacrant la formation professionnelle comme axe stratégique de partenariat.  La coopération entre l’OFPPT et le ministère ivoirien porte également sur l’accueil de stagiaires ivoiriens au sein de ses établissements de formation professionnelle. L’OFPPT a accueilli, depuis 2011, près de 1500 jeunes ivoiriens et a contribué, depuis 2014, à la formation et au perfectionnement de 82 formateurs et personnels technico-pédagogiques ivoiriens dans des secteurs clés. En matière d’accompagnement, des missions de diagnostic du dispositif de formation ont été également conduites par des experts de l’OFPPT dans l’objectif d’appuyer le développement du système de formation professionnelle ivoirien. Il est à noter que dans le cadre de son portefeuille d’actions, l’OFPPT œuvre pour le développement de 5 cursus de formation pour la partie ivoirienne en plus de l’appui à la création du Centre de formation des formateurs à Abidjan, spécialisé dans l’agriculture et l’agro-industrie.  A l’issue de la rencontre, une visite des espaces pédagogiques de la CMC de Casablanca-Settat a été effectuée, permettant aux membres de la délégation ivoirienne d’explorer, de visu, les atouts et les infrastructures de cet établissement nouvelle génération réalisé dans le cadre du programme des Cités des Métiers et des Compétences, épine dorsale de la nouvelle Feuille de route pour le développement de la formation professionnelle.  CMC Casablanca-Settat, une plateforme d’application multisectorielle Implantée à Nouaceur sur une superficie de 20 hectares, avec une capacité d’accueil globale de 4670 places pédagogiques, la CMC de Nouaceur garantit une offre de formations qualifiantes et diplômantes, alignée avec les besoins de l’écosystème économique de la région et les priorités du marché du travail.  Conçue au travers d’une démarche d’intelligence collective, l’offre de formation de ce nouvel établissement est conçue autour de 9 pôles métiers, regroupant 111 filières dont 61% nouvellement créées.  Ouverte aux jeunes apprenants le 11 novembre 2024, cette plateforme multisectorielle et multifonctionnelle adopte une approche pédagogique immersive qui favorise l’acquisition de compétences pratiques par l’expérimentation active. Les plateformes d’application intégrées de la CMC favorisent l’immersion des stagiaires dans un environnement qui reproduit fidèlement la réalité de l’entreprise : La CMC est également dotée de structures communes assurant une intégration harmonieuse entre l’apprentissage des compétences métiers, le développement du savoir-être et des soft skills, ainsi que le bien-être des stagiaires. Elles comprennent un espace de coworking, un fablab, une digital factory, un incubateur, un centre de langues et de soft skills, une médiathèque ainsi qu’un centre de conférences. Et en vue de promouvoir les valeurs de cohésion et de vivre ensemble, la CMC de Casablanca-Settat dispose de nombreux espaces de vie, dont une maison de stagiaires d’une capacité de 700 lits et couverts, une cafétéria, plusieurs espaces de rencontres, ainsi que des

Code de la nationalité gabonaise : une ordonnance fantôme dans l’architecture normative de l’état

Code de la nationalité gabonaise : une ordonnance fantôme dans l’architecture normative de l’état

OPINION. Depuis le début de cette séquence d’analyse consacrée au Code de la nationalité gabonaise issu de l’Ordonnance n°0004/PR/2026, l’argumentation développée a porté sur les contradictions internes du texte, les inepties conceptuelles de la notion d’« ascendance autochtone », l’architecture discriminatoire à deux vitesses de la citoyenneté, et la dangerosité constitutionnelle des mécanismes de déchéance organisés par les articles 64 et 68. Ces analyses n’ont jamais été réfutées sur le terrain du droit. Des éléments nouveaux, d’une gravité proprement stupéfiante, viennent aujourd’hui s’y ajouter. Non plus d’ordre rédactionnel, conceptuel ou constitutionnel, mais d’ordre procédural : ils concernent les conditions mêmes dans lesquelles cette ordonnance est supposée avoir été adoptée. Car lorsqu’une ordonnance est signée sans que l’on puisse établir qu’elle a été régulièrement délibérée au titre de la loi d’habilitation invoquée, la question ne porte plus sur son opportunité ni sur sa légalité, mais sur sa réalité juridique elle-même. À la lumière des éléments désormais établis, l’Ordonnance n°0004/PR/2026 du 26 février 2026 apparaît comme un objet normatif incertain, dont la présence dans l’ordre juridique interroge les fondements mêmes de la régularité de l’action de l’État. I. DEUX LOIS D’HABILITATION, DEUX INTERSESSIONS, UNE SEULE ORDONNANCE : LA GENÈSE DOCUMENTÉE D’UN VICE ORIGINEL La reconstitution de la chronologie de sa prétendue élaboration, qui repose exclusivement sur des documents officiels du Secrétariat du Conseil des Ministres, révèle une irrégularité d’une gravité sans précédent. La loi n°027/2025 du 30 juin 2025 autorise le Président de la République à légiférer par ordonnance pendant l’intersession parlementaire du deuxième semestre 2025. C’est sous l’empire de cette première loi d’habilitation que le Conseil des Ministres du 12 août 2025 examine, délibère et adopte le projet d’ordonnance portant Code de la nationalité. La preuve en est apportée par le communiqué final officiel de ce Conseil des Ministres, qui mentionne explicitement, au titre des projets de textes législatifs et réglementaires présentés par le Ministère de la Réforme et des Relations avec les Institutions, un « Projet d’ordonnance portant Code de la Nationalité » avec une description substantielle de son contenu. Mais cette ordonnance n’est pas signée. Elle n’est pas publiée. Elle n’est pas soumise au Parlement lors de la session ordinaire qui suit. La première loi d’habilitation n°027/2025 arrive à son terme sans avoir produit d’ordonnance portant Code de la nationalité. Le projet délibéré le 12 août 2025 est demeuré sans suite, donc juridiquement, sans existence. La loi n°042/2025 du 18 décembre 2025 ouvre une nouvelle période d’habilitation, couvrant l’intersession parlementaire 2025-2026. C’est sous cette seconde loi d’habilitation, distincte et indépendante de la première, que l’ordonnance portant Code de la nationalité est présentée comme ayant été signée le 26 février 2026. Mais ici surgit le fait irréfutable qui fonde le vice : le communiqué final du Conseil des Ministres du 26 février 2026 ne mentionne pas une seule fois un projet d’ordonnance portant Code de la nationalité. Ce communiqué constitue l’acte officiel par lequel le Gouvernement rend compte des délibérations arrêtées en séance, avec force probante pleine et entière. Or il répertorie, ministère par ministère, l’intégralité des projets d’ordonnances examinés ce jour-là, notamment les trois ordonnances numéros 0011, 0012 et 0013 du 26 février 2026 sur l’environnement numérique récemment publiées au Journal Officiel du 8 au 15 avril 2026. Mais nulle part n’apparaît l’ordonnance portant Code de la nationalité gabonaise. Elle ne figure ni sous l’intitulé du Ministère de la Justice, ni sous celui d’aucun autre département ministériel. Cette absence est un fait juridique d’une portée considérable, établi par les pièces officielles du Gouvernement lui-même. Les deux constats ci-dessus invoqués suffisent, à eux seuls, à constituer le vice originel qui vicie l’ordonnance n°0004/PR/2026 dans son existence même. II. L’IMPOSSIBILITÉ JURIDIQUE DE LA GREFFE ENTRE DEUX HABILITATIONS PARLEMENTAIRES DISTINCTES La question se pose alors de savoir si on peut valablement, sous une loi d’habilitation, signer une ordonnance dont la délibération a été accomplie sous une loi d’habilitation antérieure et désormais expirée, sans procéder à une nouvelle délibération ? La réponse est non, et elle est commandée par la nature même du mécanisme constitutionnel des ordonnances. Une loi d’habilitation est un acte de délégation parlementaire temporellement et matériellement délimité. Elle transfère au Président de la République, pour une durée définie et dans un périmètre donné, la compétence législative que la Constitution réserve normalement au Parlement. Cette délégation est coextensive à l’intersession qu’elle couvre, elle naît avec elle et s’éteint avec elle. Les ordonnances qu’elle autorise doivent être des actes entièrement accomplis dans le cadre de cette délégation. Cela signifie que la délibération en Conseil des Ministres, l’avis du Conseil d’État exigé par l’article 99 alinéa 2 de la Constitution, et la signature présidentielle doivent toutes intervenir sous l’empire de la même loi d’habilitation. Il n’est pas possible de découper le processus constitutif de l’ordonnance entre deux habilitations successives pour accomplir la délibération sous la première et la signature sous la seconde. La loi n°027/2025 du 30 juin 2025 a autorisé le Président à prendre des ordonnances pendant l’intersession du deuxième semestre 2025. Cette autorisation s’est éteinte à la clôture de cette intersession, sans avoir porté de fruit pour le Code de la nationalité. La loi n°042/2025 du 18 décembre 2025 a ouvert une nouvelle autorisation pour l’intersession 2025-2026. Ces deux délégations sont juridiquement étanches. Elles ne communiquent pas. La seconde n’absorbe pas, ne ratifie pas et ne prolonge pas les actes préparatoires accomplis sous la première. Utiliser la loi d’habilitation de décembre 2025 pour couvrir la signature d’un acte délibéré sous celle de juin 2025 constitue un détournement de la procédure d’habilitation parlementaire. III. CE QUE PRESCRIT LA PROCÉDURE OBLIGATOIRE D’ADOPTION DES ORDONNANCES EN DROIT GABONAIS Le Décret n°0238/PR du 15 mai 2025 réglementant les procédures d’adoption, de promulgation et de publication des textes législatifs et réglementaires constitue le cadre normatif contraignant qui régit la vie des textes en République gabonaise. Ses dispositions sont précises, exhaustives et obligatoires. Le cheminement d’un projet d’ordonnance obéit à une séquence rigoureuse. L’article 9 prescrit l’élaboration par le ministère initiateur et la validation par son