Ouabari Mariotti, ancien ministre : les clignotants sont au rouge dans la plupart des secteurs socio-économiques du Congo

Ouabari Mariotti, ancien ministre : les clignotants sont au rouge dans la plupart des secteurs socio-économiques du Congo

HAUT-ET-FORT. « Dans la plupart des secteurs socio économiques congolais, depuis l’aménagement du territoire, la santé, l’éducation, les transports, jusqu’à l’économie et les finances, ainsi que ces autres branches qui y sont liées, en passant par la culture, l’art et le sport, les clignotants sont au rouge », constate l’ancien Ministre de la Justice, Ouabari Mariotti, dans la tribune ci-dessous. 15 août 1960-15 août 2025- 65 ans. En République du Congo, 65 ans d’indépendance. Et, ici, je redis mes vérités sur ce pays, mon pays que j’aime passionnement. La République du Congo commémore, le 15 août 2025, la 65 eme année de son accession à l’indépendance. Une célébration qui intervient dans un contexte de morosité générale, les Congolais étant particulièrement préoccupés par les obstacles et les soucis qui compliquent, au jour le jour, le cours de leur existence, ou, selon les cas, le déroulement de leurs activités et toutes autres ambitions constructrices. En effet, dans la plupart des secteurs socio économiques congolais, depuis l’aménagement du territoire, la santé, l’éducation, les transports, jusqu’à l’économie et les finances, ainsi que ces autres branches qui y sont liées, en passant par la culture, l’art et le sport, les clignotants sont au rouge. Les sphères concernées ayant besoin d’une autre forme d’attention. Le redressement traine à venir. Et la grogne, diffuse, sur le territoire national, gagne du terrain, dans le pays. Ce qui apparait comme l’indifférence du pouvoir face à ce malaise éloigne la population des autorités, détruisant les rapports de confiance entre celle-ci et les dirigeants. A l’exception du Parti Congolais du Travail, Parti au pouvoir, et de ses alliés politiques, le reste des forces vives de la nation, toutes tendances des formations d’opposition confondues, la société civile et autres personnalités libres de tout engagement, aussi bien de la diaspora que de l’intérieur du pays, en appellent au sens républicain et patriotique du Président Denis Sassou Nguesso. Un appel aux fins de créer les conditions optima d’un sursaut national puissant et d’une véritable réconciliation des Congolais avec eux mêmes, pour un objectif majeur. Répondre plus efficacement aux aspirations légitimes des Congolais et leur assurer une meilleure protection sociale. Ce qui permettrait au Président de la République, capitalisant l’état d’esprit, au sein de la nation, né du sursaut national, de procéder à la convocation d’un dialogue ouvert, sans exclusive, pour des solutions consensuelles aux nombreux défis qu’affronte le pays. Au demeurant, enrayer la crise financière, visible, et se mettre au service de l’indispensable redressement du pays. Les assises du dialogue seraient une opportunité pour le Président Denis Sassou Nguesso de se dépasser pour le Congo. Se déterminer à un retour d’une trajectoire financière crédible dans le pays, notamment par la valorisation du trésor public, un meilleur contrôle des recettes des hydrocarbures et des regies financières. En finir avec le malaise permanent résultant du versement irrégulier des pensions que vivent des corps sociaux dépendant exclusivement des caisses de l’Etat, comme ceux des retraités. Revenir, définitivement, au paiement par virement bancaire des salaires et indemnités imposables de tous les agents des pouvoirs publics et des institutions de la République, avec le traditionnel bulletin de paie, rayant la procédure archaique et sujette à des malversations du versement des traitements en espèces. Le dialogue permettrait, par ailleurs, au Président Denis Sassou Nguesso de donner la preuve de sa volonté de traduire en acte le symbole du Père de la Nation qu’un Président de la République revêt par une mesure spéciale exercée à titre humanitaire. Celle ci consisterait à accorder, aux termes de l’exception, la grâce présidentielle à trois compatriotes, aux dossiers judiciaires particuliers, purgeant de lourdes peines d’emprisonnement. De ces compatriotes, deux d’entre eux, MM. Jean Marie Michel Mokoko et André Okombi Salissa ont été, entre autres, les concurrents défaits du Président Denis Sassou Nguesso, aux élections présidentielles de mars 2016. Sans compter qu’ils ont été, à une époque, ses proches et loyaux collaborateurs, dans les instances militaires, pour le premier, au Gouvernement, s’agissant du second. Le troisième compatriote, un ancien Ministre des Hydrocarbures, sous le Président Pascal Lissouba, M. Benoit Koukebene, purge, depuis 27 ans, une condamnation qui a fini par la force des choses de se muer en exil forcé en France. Un malheur ne venant jamais seul, aux souffrances que subissent les Congolais, en raison de l’âpre conjoncture socio économique que traverse leur pays, demeurent vains, parallèlement, les appels répétés au Président Denis Sassou Nguesso pour demander la convocation de la tenue du dialogue. Et pourtant, les exhortations au dialogue traduisent une détermination responsable de co-entreprise et de partage pour résoudre les problèmes nationaux. Elles seraient, à l’avantage du Président Denis Sassou Nguesso, une chance pour promouvoir la compréhension, renforcer son engagement en faveur de l’apaisement, de l’unité, de la cohésion et de la réconciliation nationales. En effet, par leurs statuts de figures politiques, toujours utiles à leur nation, les Ministres Benoit Koukebene et André Okombi Salissa ainsi que le Général Jean Marie Michel Mokoko prendraient part au dialogue. Au bout du compte, dans l’opinion congolaise, le dialogue amplifierait, au bénéfice du Président Denis Sassou Nguesso, l’image d’un dirigeant rassembleur, au nom de l’intérêt supérieur de la nation. Dans les années 90-91, les peuples africains ne juraient que par les conférences nationales pour sortir leurs pays des blocages de tous ordres qui les tiraient vers le bas. De nombreux Etats, dont la République du Congo, en sont arrivés à ces conférences qui ont valu, par la suite, ce qu’elles pouvaient valoir. Le temps passant, du bien et du mal ont été dits d’elles. Aujourd’hui, en Afrique, la tendance est à l’exploration des vertus du dialogue, comme ligne capitale pour une gouvernance plus juste, plus transparente, plus raisonnable, plus proche des populations, faisant des richeses naturelles du pays des ressources qui profitent véritablement aux nationaux. Le dialogue est également perçue en Afrique comme un outil fraternel, crucial dans la confrontation des idées et l’esprit de conciliation mutuelle, avec une place prépondérante dans la quête de la vérité. Oui, la vérité. Parce qu’à bon nombre de dirigeants, à

Voix de Femmes 2025 au cœur de Tétouan : à l’affiche, Diana Haddad, Zina Daoudia, Jaylan, Douaa Lahyaoui et Kawtar Sadik

Voix de Femmes 2025 au cœur de Tétouan : à l’affiche, Diana Haddad, Zina Daoudia, Jaylan, Douaa Lahyaoui et Kawtar Sadik

Le Festival Voix de Femmes revient à Tétouan pour sa 13ᵉ édition, avec une programmation qui met à l’honneur des voix féminines, des animations urbaines et des actions de proximité, annoncent les organisateurs. Valoriser les talents féminins tout en contribuant à faire vivre le patrimoine séculaire de la ville de la colombe blanche : telle est la mission de ce festival, organisé sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Mohammed VI. Placée sous le thème « La femme, pilier majeur d’un développement durable », l’édition 2025 investira plusieurs espaces pour célébrer les voix, les talents et les expressions portées par les femmes, indiquent les prometteurs de ce grand rendez-vous dont le coup d’envoi sera donné, le jeudi 14 août, par une animation mobile, un format participatif accessible à toutes et tous, qui traversera plusieurs quartiers de Tétouan. Décliné en deux temps, le programme musical prévoit d’abord une animation à travers les rues de la ville, en fin d’après-midi, puis avec deux grandes soirées sur la Grande Scène Al Matar. Une programmation musicale plurielle et ancrée dans son époque Le vendredi 15 août, la Place Al Matar accueillera deux voix féminines issues de la nouvelle scène marocaine : Douaa Lahyaoui, star montante originaire de Fès, dont la voix navigue entre ballades soul et pop orientale et Kawtar Sadik, DJette et chanteuse tangéroise qui mêle sons électro et rythmes gnaoua. La soirée se clôturera avec Zina Daoudia, figure nationale du chaâbi et de la aïta. Le lendemain, samedi 16 août, la programmation s’ouvrira avec Jaylan, chanteuse de talent à la croisée de la pop et du rap marocain, récemment propulsée sur le devant de la scène grâce à son single “Ha Wlidi”, devenu viral, et une performance remarquée à la cérémonie d’ouverture de la CAN U23. Le public aura ensuite rendez-vous avec Diana Haddad, grande star de la scène arabe avec des titres devenus emblématiques du répertoire arabe populaire. Sa présence sur scène à Tétouan s’annonce comme l’un des temps forts de cette édition. Comme cela est indiqué dans un communiqué, dans un deuxième temps et dans la continuité de sa vocation sociale, le Festival se consacrera, du 18 au 20 septembre 2025, aux actions sociales et solidaires. Ainsi, plusieurs initiatives seront menées au profit des catégories vulnérables de la population en partenariat avec des acteurs médicaux et associatifs, locaux et nationaux. Le programme concocté comprend : la distribution de dons, l’organisation d’une caravane « Santé pour tous » au Centre de Sidi Frej et au Complexe Social Kouilma, ainsi que des activités sociales et solidaires diverses, précise-t-on. Présidente de l’Association Voix de Femmes, Mme Karima Benyaich affirme que « cette édition poursuit la vocation du festival : porter la voix des femmes dans l’espace public, en valorisant leur expression artistique et leur rôle dans la société. Qu’il s’agisse de création ou d’action solidaire, Voix de Femmes reste fidèle à son engagement culturel et humain ». Patricia Engali Avec CP

FAO : Léger repli des prix mondiaux des produits laitiers en juillet 2025

FAO : Léger repli des prix mondiaux des produits laitiers en juillet 2025

Selon les données récentes de l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), l’indice FAO des prix des produits laitiers a affiché une moyenne de 155,3 points en juillet 2025, soit 0,2 point (0,1%) de moins qu’en juin, mais 21,5% de plus qu’en juillet 2024. Le léger repli enregistré le mois dernier est le premier depuis avril 2024, a indiqué l’agence onusienne dans un récent rapport attribuant cette baisse à celle « des prix internationaux du beurre et du lait en poudre, qui a été en grande partie compensée par la hausse continue des cours du fromage ». Principalement sous l’effet du fléchissement des cours en Océanie, où l’accroissement de la production et des stocks a pesé sur les prix, l’indice des prix du beurre a accusé une baisse de 1,1% au cours de la même période. Les prix du beurre enregistrent ainsi leur première baisse en six mois, a noté l’organisation assurant toutefois que « la solidité des prix du beurre dans l’Union européenne a contenu la baisse globale ». De leur côté, les indices du lait entier et écrémé en poudre ont continué de s’affaisser, en raison de l’abondance des disponibilités exportables en Océanie et de la faible demande à l’importation, en particulier en Chine et sur d’autres grands marchés d’Asie, selon les explications de la FAO. Quant aux prix internationaux du fromage, les chiffres montrent qu’ils ont progressé suite à la demande soutenue des marchés d’Asie et du Proche-Orient et de la diminution des disponibilités à l’exportation dans l’Union européenne. Il faut toutefois noter que les « hausses ont été en partie limitées par le recul des cours en Océanie et aux États-Unis d’Amérique », comme le précise l’organisation. Martin Kam 

Présidentielle et législatives en RCA: Le premier tour se tiendra simultanément le 28 décembre 2025

Présidentielle et législatives en RCA: Le premier tour se tiendra simultanément le 28 décembre 2025

Le premier tour de la présidentielle et des législatives en République centrafricaine tiendra simultanément et en même temps que les élections régionales et municipales, rapporte Radio Ndeke Luka. D’après le chronogramme électoral publié par l’Autorité nationale des élections (ANE), il aura lieu le 28 décembre 2025. Les dépôts des candidatures pour l’ensemble des scrutins auront lieu entre le 2 et le 11 octobre, tandis que la campagne électorale officielle se déroulera du 13 au 26 décembre. D’après la stations de radio, « les résultats provisoires du premier tour de la présidentielle et des législatives sont attendus pour le 5 janvier 2026. Quant à la proclamation des résultats définitifs de la présidentielle, elle est fixée au 20 janvier ». La même source indique qu’en cas de second tour, celui-ci se tiendra le 15 février, suivi de la prestation de serment du président élu, prévue le 30 mars, tandis que celui des législatives se déroulera le 5 avril. A noter que l’opposition -notamment celle regroupée au sein du Bloc Républicain pour la défense de la Constitution – réclame des réformes profondes au sein de l’Autorité nationale des élections. Elle estime que cela permettrait d’assurer un scrutin crédible et transparent. Patricia Engali

Congo. Paroisse Saint-Christophe : arcanes démoniaques, conséquences et dénonciation du contre-rituel ( lecture en 3 minutes)

Congo. Paroisse Saint-Christophe : arcanes démoniaques, conséquences et dénonciation du contre-rituel ( lecture en 3 minutes)

Depuis sa consécration, la paroisse Saint-Christophe à Pointe-Noire reste sujet de dénonciations. Dans toute opération rosicrucienne de grande ampleur, le « choc d’ombre » est nécessaire pour équilibrer l’opération de lumière inversée : c’est le principe de l’offrande de contrepoids. Ici, plusieurs personnes, dont l’abbé Alphonse Taty Mboumba, en dénonçant ces pratiques dans sa correspondance du 30 juillet, seraient dès lors le prêtre sacrificiel négatif, excommunié rituellement sans procès canonique ni audience pour garantir la cohésion énergétique du noyau central. Ce schéma est typique des loges afrosyncrétiques : lorsqu’un temple se construit sur un transfert de dépouille, un « marginal » du sacré doit être expulsé pour neutraliser les interférences vibratoires. L’exclusion du vivant permet d’ouvrir un canal plus pur vers le mort. Cela ressemble à une mise à l’écart d’une dissonance rituelle. La nouvelle paroisse Saint-Christophe ne serait plus un simple lieu de culte, mais un réacteur symbolique, un vortex rituello-politique, et un dispositif de légitimation par le sacré. Si rien n’est clarifié, ce lieu risque de devenir un talisman de la République entre Équerre et Compas : c’est l’infusion vibratoire d’un projet politique, à travers la mémoire d’un prélat mort, la résonance d’une cloche vibrante, et l’éviction d’un prêtre vivant. Sous l’influence déterminante d’Antoinette Sassou-Nguesso, la ville voit émerger une esthétique architecturale lugubre, intégrant parfois des codes ésotériques qui inversent le rôle traditionnel des génies : d’alliés protecteurs, ils deviennent symboles d’allégeance au pouvoir. L’un des plus grave est le monument du centenaire sur la place de la gare, noir comme les ténèbres, mais un autre plus raffiné, plus avancé, se joue dans l’exhumation de Mgr Godefroi Mpwati et le rond-point des chevaux sur lequel nous plancherons mardi 12/08/2025. Bref, pour survivre, le pouvoir, désormais, quitte les discours pour entrer dans l’opératif pur : il se configure en rite. Les conséquences de ce maillage et du syncrétisme amorcé depuis quelque temps dans la ville océane et ses environs sont lourdes : le Kouilou, malgré le pétrole qu’il pompe, ses populations vivent dans une précarité jamais vue depuis que le Congo existe. Les cadres deviennent tous insensibles. Anatole Collinet Makosso (ACM ) par exemple, hier, évangéliste et cadre consciencieux mais devient grand syncrétiste au point de perdre les pédales. Il semble être téléguidé pour faire mal. Sinon, comment expliquer qu’il saigne à blanc le Trésor public en voyageant presque tous les dix jours entre Brazzaville et Pointe Noire pour se ressourcer via des missions fallacieuses ? Depuis 2021 jusqu’à ce jour, les voyages de ACM ont coûté plusieurs milliards de francs CFA alors que cet argent pouvait servir à aménager les infrastructures de base (routes, hôpitaux, écoles) et à améliorer les conditions de vie des populations qui meurent au quotidien. Dans notre publication de mardi nous plancherons sur les non-dits de la municipalisation additionnelle de Pointe-Noire et le rond-point des chevaux :  » tout ce qui est caché, on pourra le voir. Tout ce qui est secret, on pourra le connaître, et cela paraîtra en pleine lumière.  » Luc 8:17 Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Hausse des prix de la viande et des huiles végétales à l’échelle mondiale

Hausse des prix de la viande et des huiles végétales à l’échelle mondiale

L’indice FAO des prix des produits alimentaires a grimpé en juillet, annonce un nouveau rapport de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) indiquant qu’il s’est établi en moyenne à 130,1 points en juillet  2025. Ce qui correspond à une progression de 1,6% par rapport au mois de juin. En juillet, l’indice FAO des prix des produits alimentaires restait toutefois inférieur de 18,8% à son record de mars 2022, selon la FAO Cette évolution s’explique principalement par la hausse des prix internationaux de la viande et des huiles végétales, a indiqué l’agence onusienne notant toutefois que l’indice demeurait inférieur de 18,8% à son niveau record de mars 2022. Et ce, bien qu’il ait gagné 7,6% par rapport à sa valeur constatée en juillet 2024. Les chiffres montrent que « la hausse des indices des prix de la viande et des huiles végétales a plus que compensé la diminution des indices relatifs aux céréales, aux produits laitiers et au sucre », d’après la FAO. Affichant une valeur moyenne de 106,5 points en juillet, l’indice FAO des prix des céréales a enregistré une baisse de 0,8% par rapport au mois de juin, a fait savoir l’organisation internationale soulignant que l’affaissement des prix du blé et du sorgho a contrebalancé la hausse des prix du maïs et de l’orge. Bien que les récoltes saisonnières de blé en cours dans l’hémisphère Nord aient tiré les prix vers le bas, les données suggèrent que « les conditions défavorables au blé de printemps dans certaines zones d’Amérique du Nord ont quelque peu soutenu les prix », a constaté l’institution expliquant que l’indice FAO des prix de tous les types de riz a reculé de 1,8%, en raison de la grande quantité de disponibilités exportables et de la faiblesse de la demande à l’importation. De son côté, l’indice FAO des prix des huiles végétales a bondi fortement de 7,1% par rapport au mois précédent pour s’établir en moyenne à 166,8 points en juillet, en raison de la progression des cours des huiles de palme, de soja et de tournesol. Il enregistre ainsi le niveau le plus élevé depuis trois ans. A préciser que « les prix internationaux de l’huile de palme ont grimpé pour le deuxième mois d’affilée en juillet, principalement du fait de la demande mondiale à l’importation, qui est restée forte sous l’effet de prix plus compétitifs que ceux d’autres huiles végétales », comme l’a relevé le rapport. En ce qui concerne les cours de l’huile de soja, la même source explique qu’ils ont été tirés vers le haut par les perspectives de forte demande de matières premières dans le secteur des agrocarburants sur le continent américain. Quant aux prix de l’huile de tournesol, ils « ont grimpé face au resserrement des disponibilités à l’exportation dans la région de la mer Noire », a poursuivi l’institution notant que les prix de l’huile de colza ont à l’inverse reculé en raison de l’arrivée de nouvelles récoltes en Europe. Les prix mondiaux de la viande de bovins ont atteint un nouveau record En juillet, l’indice FAO des prix de la viande a atteint le niveau le plus élevé jamais enregistré. Avec une valeur moyenne de 127,3 points, il a progressé de 1,2% de plus qu’en juin et de 6,0% de plus qu’en juillet 2024. Le rapport justifie cette hausse par « l’augmentation des prix de la viande de bovins et de la viande d’ovins, soutenus par la forte demande à l’importation, en particulier de la Chine et des Etats-Unis d’Amérique ». Sous l’effet de l’augmentation des prix à l’exportation au Brésil, les prix de la viande de volaille ont légèrement progressé au cours du mois dernier, a relevé l’agence. En baisse de 0,1% par rapport au mois précédent, l’indice FAO des prix des produits laitiers s’est établi à 155,3 points. Il s’agit du premier repli depuis avril 2024. Dans le détail, « les prix du beurre et du lait en poudre ont reculé face à l’abondance des disponibilités à l’exportation et à la faible demande à l’importation, en particulier en Asie », a indiqué la FAO constatant, en revanche, que ceux du fromage ont continué de progresser en raison de la demande soutenue des marchés d’Asie et du Proche-Orient et de la diminution des disponibilités à l’exportation dans l’Union européenne. A noter que l’indice FAO des prix du sucre a enregistré sa cinquième baisse mensuelle consécutive, après avoir enregistré une valeur moyenne de 103,3 points, ce qui représente 0,2% de moins qu’en juin. Bien que les signes d’une relance de la demande mondiale à l’importation aient limité le fléchissement, la FAO explique que « le rebond de la production mondiale attendu en 2025-2026, notamment au Brésil, en Inde et en Thaïlande, a tiré les prix vers le bas ». Alain Bouithy

Les Congolais peuvent-ils enfin dire : Bye Bye Sassou Nguesso ?

Les Congolais peuvent-ils enfin dire : Bye Bye Sassou Nguesso ?

PARLONS-EN. Sortie honorable ou impunité maquillée ? Une analyse critique de la proposition onusienne à Denis Sassou Nguesso Sous l’impulsion de Daldy Rustichel Youbou, représentant permanent de la société civile et de la diaspora congolaise auprès des Nations Unies, un accord politique inédit aurait été négocié avec le Secrétariat général de l’ONU pour offrir au président congolais Denis Sassou Nguesso une sortie « honorable » de la vie politique nationale. L’accord prévoit la nomination de Denis Sassou Nguesso à la tête d’une nouvelle institution internationale chargée de la gestion des trois grands bassins forestiers tropicaux de la planète — Amazonie, Congo, Bornéo-Mékong —, à condition qu’il renonce formellement à se porter candidat à l’élection présidentielle congolaise de 2026. Le président français Emmanuel Macron aurait exprimé son soutien à cette proposition. L’idée paraît séduisante. Mais au-delà des apparences diplomatiques et des ambitions écologiques mondiales, ce scénario cache des zones d’ombre profondes. Il soulève des questions cruciales de justice, de mémoire collective et de souveraineté populaire. Les avantages apparents : une transition politique rendue possible Ce compromis pourrait offrir aux Congolais une bouffée d’air frais après des décennies de répression politique, de confiscation démocratique et de stagnation socio-économique : Fin de la présidence à vie : Pour la première fois depuis des décennies, Sassou Nguesso envisagerait de ne pas se représenter, mettant ainsi fin à un cycle politique basé sur la peur, la fraude électorale et l’usage abusif de la force publique. Libération des prisonniers politiques : Ce point est fondamental pour restaurer un climat de confiance entre les institutions et les citoyens. Dialogue national inclusif : L’engagement à organiser un dialogue avec toutes les forces vives de la nation, y compris la diaspora, pourrait jeter les bases d’une véritable refondation du pays. Ouverture à une transition politique : Si une feuille de route claire est définie, ce processus pourrait aboutir à la tenue d’élections crédibles et transparentes. Une reconnaissance de son engagement écologique Cependant, il faudra aussi reconnaître que depuis des décennies, Denis Sassou Nguesso a fait de la protection de l’environnement l’un de ses chevaux de bataille. Sa vision, notamment développée et relatée dans plusieurs ouvrages par Michel Innocent Peya, est connue et débattue sur le plan international. Cette année, la République du Congo a même réussi à faire adopter, lors de la soixante-dix-neuvième session des Nations Unies, une résolution importante — votée par 155 voix pour — proclamant la Décennie des Nations Unies pour le boisement et le reboisement (2027–2036), dans le cadre d’une gestion durable des forêts. Ce contexte explique en partie le choix des Nations Unies de lui proposer ce rôle de leadership environnemental mondial. Les dangers et désavantages : l’impunité sous couvert diplomatique Mais cette proposition soulève également de graves préoccupations, tant sur le plan éthique que politique : Une impunité légalisée : En garantissant la protection internationale de Denis Sassou Nguesso et de sa famille, les Nations Unies risquent de cautionner une amnistie de fait pour des crimes graves: crimes de sang (disparitions, tortures, exécutions extrajudiciaires), crimes économiques (détournements massifs de fonds publics), et crimes contre la démocratie (élections truquées, répression des opposants). Un dernier sursaut de violence ? : L’histoire montre que les dictateurs en fin de règne cherchent souvent à effacer les traces de leurs crimes. Cette période de transition pourrait donc être la plus dangereuse, marquée par des enlèvements, des assassinats ciblés ou des sabotages politiques. Mémoire des victimes bafouée : Une sortie « par la grande porte » sans justice reviendrait à insulter les familles des victimes et à invisibiliser les luttes du peuple congolais pour la liberté et la dignité. Un précédent dangereux : Ce type de compromis pourrait inspirer d’autres autocrates africains à négocier leur immunité en monnayant leur départ contre un poste honorifique ou international. L’interrogation sur la morale dans les institutions onusiennes La proposition fait également émerger une question sensible mais fondamentale : les recrutements et nominations au sein des organes des Nations Unies tiennent-ils compte de la moralité des individus ? Le cas du président congolais renvoie à d’autres précédents troublants, comme celui de la représentante du HCR à Kinshasa, qui bénéficie encore aujourd’hui d’une protection onusienne, les Nations Unies refusant de lever son immunité diplomatique, bien qu’elle ait été citée dans le dossier des disparus du Beach. Denis Sassou Nguesso, à l’instar de cette diplomate, pourrait donc être placé à l’abri de toute poursuite, profitant d’un bouclier juridique international. Ce scénario interroge : jusqu’à quel point l’ONU peut-elle protéger des individus poursuivis ou impliqués dans de graves violations des droits humains ? Une opportunité à condition d’un strict encadrement Cette initiative, aussi controversée soit-elle, pourrait réussir, mais à trois conditions fondamentales : Que la vérité soit dite : Un mécanisme de justice transitionnelle, type Commission Vérité et Réconciliation, doit être mis en place pour établir les responsabilités, même symboliques. Que la société civile soit garante du processus : Aucun dialogue ne peut être crédible sans les forces vives du pays, notamment la diaspora, les intellectuels, les jeunes et les femmes. Que l’accord ou les nouvelles fonctions diplomatiques ne bloquent pas les poursuites internationales : La protection diplomatique ne doit pas empêcher d’éventuelles plaintes au niveau international, notamment à la CPI ou dans le cadre de la compétence universelle. Conclusion : Une page à tourner, mais sans gommer le passé La proposition onusienne, si elle est acceptée par Denis Sassou Nguesso, marque un tournant politique majeur pour le Congo-Brazzaville. Elle pourrait permettre une transition pacifique, dans un pays meurtri par des décennies de dictature. Mais si elle n’est pas accompagnée de véritables garanties de justice et de vérité, elle risque de perpétuer le cycle de l’impunité et de détruire toute confiance dans les institutions internationales. Le Congo a besoin d’un nouveau départ, certes. Mais aucun avenir solide ne peut être bâti sur l’oubli organisé du passé. Par Serge Armand Zanzala Écrivain, chercheur, citoyen engagé, Directeur de La Société Littéraire, Initiateur du projet Kongo Ya Sika

Akli Mellouli, sénateur français : Bruno Retailleau est responsable de la dégradation persistante des relations entre la France et l’Algérie

Akli Mellouli, sénateur français : Bruno Retailleau est responsable de la dégradation persistante des relations entre la France et l’Algérie

Le sénateur Akli Mellouli a accusé, sur la chaîne algérienne One TV, le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, de nuire aux relations diplomatiques et politiques France–Algérie, rapporte RT en français. Selon  la chaîne de télévision d’information en continu russe, lors de son récent passage à l’émission One 2 One, le sénateur français lui a reproché de « donner le ton » et de s’immiscer dans les affaires étrangères, « même parfois au mépris du droit », au lieu de se concentrer sur « son travail de ministre de l’Intérieur ». En dénonçant la liste de personnes que le ministre souhaite faire reprendre par l’Algérie, le sénateur du Val-de-Marne a dénoncé une procédure contraire au droit européen et à la dignité humaine, rappelant que « ce sont des personnes, des êtres humains, pas des colis qu’on renvoie à l’expéditeur ». Patricia Engali