La 30ᵉ édition du Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan dévoile sa sélection officielle

La 30ᵉ édition du Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan dévoile sa sélection officielle

10 films en compétition et plus de 30 autres œuvres qui explorent le cinéma méditerranéen Du 25 octobre au 1er novembre 2025, la 30ᵉ édition du Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan présentera plus de 40 films issus de 15 pays méditerranéens,  réunissant fictions et documentaires, œuvres récentes et des films emblématiques du patrimoine cinématographique de la région. Cette année, le festival présente un programme qui s’articule autour de plusieurs sections : le film d’ouverture, 10 films en compétition, les coups de cœur, les films auréolés, ainsi que la sélection de films projetés dans le cadre des hommages. La sélection illustre la diversité des regards et des expériences dans le cinéma méditerranéen, explorant des histoires singulières, des trajectoires de vies et des enjeux sociaux, culturels ou politiques propres à la région. Elle souligne également le dialogue entre héritage et création contemporaine, entre récits personnels et préoccupations collectives, offrant ainsi une vision vivante et plurielle du bassin méditerranéen. Dix longs métrages et documentaires récents concourent cette année pour le palmarès du festival. Issus de huit pays, ces films explorent différents registres, de la fiction intimiste au documentaire engagé : Vermiglio ou La Mariée des Montagnes de Maura Delpero • Italie, France, Belgique – 2024 Le lac bleu de Daoud Aoulad-syad – Maroc – 2024 Bande sonore d’un coup d’État de Johan Grimonprez • France, Belgique – 2024 Evcilik de Ümit Ünal • Turquie – 2024 Il tempo che ci vuole de Francesca Comencini • Italie, France – 2024 La Guitarra Flamenca de Yerai Cortés de Antón Álvarez, Espagne – 2024 Le Royaume de Julien Colonna • France – 2024 Mammifère de Liliana Torres • Espagne – 2024 ’ Sonate nocturne d’Abdeslam Kelai • Maroc – 2024 ’ Thérapie familiale de Sonja Prosenc – Slovénie, Italie, Croatie, Norvège, Serbie – 2024 Le festival ouvrira sa trentième édition avec Il ladro di bambini(Le voleur d’enfants) de Gianni Amelio (Italie, 1992), œuvre emblématique du cinéma italien, saluée pour la justesse de sa mise en scène et la profondeur de son regard sur l’enfance. Le choix de ce film, présenté à Tétouan lors de l’une des premières éditions, exprime la volonté du festival de renouer avec son histoire et d’affirmer, à travers ce retour symbolique, son attachement à la Méditerranée comme espace de création, de mémoire et de réflexion cinématographique. Quatre films ont été désignés coups de cœur du festival, mettant en lumière des auteurs et des récits qui suscitent l’attention pour leurs thématiques, leurs formats et leurs approches propres à la création méditerranéenne contemporaine : Le festival propose également une sélection de films emblématiques issus de précédentes éditions, qui continuent de résonner auprès des spectateurs et d’inspirer de nouvelles générations de cinéastes. Dans le cadre des hommages rendus à Nabil Ayouch, Eyad Nassar et Aida Folch, le festival présentera une sélection de films illustrant leurs parcours respectifs. Le festival proposera une rétrospective consacrée au réalisateur marocain Nabil Ayouch, avec la projection de six films ayant marqué le cinéma marocain et méditerranéen : Pour Eyad Nassar, deux œuvres seront projetées : L’hommage à Aida Folch comprendra : A propos du FCMT Depuis sa création en 1985 par l’association «Amis du Cinéma de Tétouan» (ACT), le Festival de Cinéma Méditerranéen de Tétouan n’a eu de cesse de promouvoir les cinématographies de la mare nostrum et de porter haut les valeurs d’une cinéphilie exigeante et diverse. Connu pour son engagement et sa contribution à la diffusion du cinéma méditerranéen, le festival est d’abord celui d’une ville, Tétouan, terreau des arts qui, de la musique aux arts plastiques, a abrité et continue d’abriter des mouvements artistiques qui connaissent un rayonnement bien au-delà de la région. C’est donc dans cette ville au climat culturel favorable que, tout naturellement, une poignée d’enseignants cinéphiles imagine ce projet, alors même que les ciné-clubs, au sein desquels ils ont été formés, disparaissaient au Maroc.

Maroc/« Koutoub 2025 ». El Jadida capitale de la littérature

Maroc/« Koutoub 2025 ». El Jadida capitale de la littérature

LIVRES. «Koutoub » est le rendez-vous de tous les acteurs du livre: auteurs, illustrateurs, éditeurs, diffuseurs, conférenciers, penseurs, libraires, critiques, bibliothécaires, lecteurs. Et des arts aussi : plasticiens, musiciens… Prévu du 16 au 18 octobre 2025 à l’ORMVAD d’El Jadida, l’événement  vise à célébrer la richesse de la création littéraire actuelle, locale et internationale, sous toutes ses expressions.  Cette importante manifestation, orchestrée par l’Association des Amis d’Ibn Zaidoun et le Laboratoire de Traduction, Communication et Littérature (TCL) de la Faculté des Lettres et Sciences Humaines de l’Université Chouaïb Doukkali à El Jadida, a concocté un programme abondant, diversifié mais soigneusement orienté pour plaire à tous les intérêts : des rencontres littéraires, des débats, une exposition artistique, des ateliers d’écriture, ainsi que des hommages rendus à d’importantes personnalités de la littérature et des arts… À cette célébration de la littérature et de l’art, on attendra la présence de nombreux auteurs, poètes, narrateurs, éditeurs, libraires, conférenciers et critiques littéraires, du Maroc et d’ailleurs, sans oublier les musiciens et artistes.  Pendant trois jours, « Koutoub » aspire à être un lieu d’interactions et de dialogues entre les différents intervenants dans le domaine du livre et de l’édition. « Au cœur d’El Jadida, cité millénaire bercée par les souffles de l’Atlantique et les murmures des siècles, naît Koutoub qui est une célébration de la puissance des mots, un carrefour où les langues, les cultures et les imaginaires convergent. Plus que des rencontres, Koutoub est une expérience sensorielle et intellectuelle et un hommage vibrant à l’écriture sous toutes ses formes. Ici, le patrimoine littéraire renaît, les créations se rencontrent et les voix de demain s’inventent.», précisent les organisateurs dans un communiqué de presse. Cet événement vise non seulement à rendre hommage au livre et à l’art dans toute leur beauté, mais aussi à maintenir l’héritage littéraire d’une ville aux racines profondes. Il a pour objectif de rassembler des auteurs et artistes marocains et du monde entier en ce lieu singulier où l’océan fusionne avec différentes cultures et formes d’art.  Il s’agira, selon les organisateurs, d’un laboratoire des futurs possibles, une nouvelle génération de conteurs, d’écrivains, de poètes et de penseurs. Ainsi, avec des auteurs venus du monde entier et des animations jeunesse et tout public (conférences, lectures, spectacles, rencontres…),  Koutoub, pendant trois jours, promet plusieurs activités dédiés aux livres, à la lecture et aux débats.  Mais ce n’est pas tout. En parallèle de cet événement, les amateurs d’art contemporain marocain auront la chance de voir et d’apprécier les créations récentes des artistes Abdelkarim Elazhar et El Mostafa Akil, au Complexe culturel de l’OCP d’El Jadida. Ajouter à cela, un des points saillants de cet événement sera la tribute dédiée à l’auteur, poète et journaliste Said Mountassib, lauréat du Prix de la Nouvelle 2024. Il faut dire que «Koutoub» aspire à être un point de rencontre d’échanges passionnants, où des voix diverses se regroupent pour honorer l’abondance du patrimoine littéraire et artistique. Les participants auront donc la chance de s’enrichir les uns les autres, de profiter des influences réciproques et de redécouvrir la force des mots. Le tout porté très haut par la peinture et la musique. «Nous proposons une immersion totale de l’intime solidarité d’auteur à auteur, pacte invisible où chacun devient le promoteur de l’autre, à la transmission exigeante lors d’ateliers dirigés par des maîtres, des livres mis en mouvement et qui dialoguant avec la peinture et la musique, aux conférences hommages qui lient mémoire et modernité», poursuit-on dans le communiqué de presse. Grâce à cette collaboration entre auteurs, artistes et chercheurs, le cœur sensible de cette manifestation est de mettre en place un échange dynamique et éternel qui préserve la culture sous ses diverses facettes. Ainsi, du 16 au 18 octobre 2025, El Jadida sera la capitale de la littérature où « les pages s’ouvrent, les encres voyagent et les voix résonnent bien au-delà des frontières», conclut-on. Soyez au rendez-vous ! Et on y sera ! A.A

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

« Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » en débat au Forum Galien 2025

La capitale sénégalaise, Dakar, sera le théâtre de la huitième édition du « Forum Galien Afrique », qui se tiendra du 28 au 31 octobre 2025 sur le thème crucial de la « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique ». Cette information a été officialisée par la présidente, la Professeure Awa Marie Coll Seck, lors d’un webinaire tenu mercredi, organisé par le Réseau des Médias africains pour la promotion de la Santé et de l’Environnement (REMAPSEN). La huitième édition du Forum Galien Afrique s’annonce comme un rassemblement de haut niveau. Selon la présidente de l’événement, la Professeure Awa Marie Coll Seck, de nombreuses sommités du monde scientifique, ainsi que des personnalités et structures régionales, prendront part à ce sommet africain très attendu. Elle a insisté sur la nécessité d’impliquer « tous les acteurs » dans la réflexion sur la souveraineté sanitaire. Le forum accueillera ainsi des ministres, des dirigeants d’associations de la société civile impliquées dans la santé, et d’importants financiers (internationaux et locaux). La présence de grandes organisations, telles que les fondations Rockefeller et Gates, est également confirmée. Ces partenaires viendront soutenir les experts, les décideurs et les acteurs communautaires africains qui se pencheront sur cette problématique cruciale. Ces annonces ont été faites lors d’une rencontre virtuelle avec plus de 80 professionnels des médias, membres du REMAPSEN. « Souveraineté sanitaire : Un impératif pour l’Afrique » : le cri de ralliement du Forum GalienLa Professeure Awa Marie Coll Seck a qualifié la souveraineté sanitaire de « vrai défi » et de « combat de longue haleine » que l’Afrique se doit de relever.La présidente du Forum Galien a justifié l’importance du thème en expliquant que la rencontre rassemblera tous les horizons – ONG, société civile, secteur privé, ministres et partenaires – afin d’assurer des réformes concrètes. Elle s’est montrée confiante quant à la contribution de chaque partenaire.Cependant, l’ancienne ministre sénégalaise a lancé un appel vigoureux aux médias, soulignant qu’il est crucial de « faire pression » sur les dirigeants. « Les médias, vous en tant que journalistes, vous avez un rôle clé à jouer en mettant ces sujets au premier plan, en les inscrivant comme des priorités auprès de nos dirigeants », a-t-elle insisté. Malgré les retards accumulés sur le continent, la spécialiste a exhorté à la persévérance : « La lenteur de l’action politique dans certains pays africains, ne doivent pas nous empêcher de poser les bonnes questions. Si nous ne les posons pas, elles ne seront jamais résolues. » Quid sur le Prix Galien Afrique Le Prix Galien Afrique, qui en est à sa cinquième édition, sera l’un des moments clés du 8e Forum Galien Afrique. Ce prix vise à récompenser les initiatives africaines les plus innovantes dans le domaine de la santé et de la recherche. Selon le Co-président du jury, le Docteur John Nkengasong, le Prix Galien distingue spécifiquement les produits, services ou technologies récemment mis sur le marché africain. Il a souligné que la souveraineté sanitaire est indissociable de la recherche, de l’innovation et de l’entrepreneuriat sur le continent, dans un contexte de forte évolution de la santé mondiale. Les lauréats seront choisis sur la base de deux critères : leur innovation scientifique et leur impact concret sur les populations africaines. Quatre catégories seront récompensées : meilleur produit pharmaceutique, meilleur produit de tradi-thérapie, meilleure technologie médicale/solution digitale, et meilleur produit biotechnologique. Wilfrid Lawilla D.

RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

RDC. Trois petites observations sur la crise qui secoue le Kongo Central

PARLONS-EN. 1. Depuis plus de deux décennies que dure la guerre de l’Est du Congo, la province du Kongo central fait l’objet de nombreuses convoitises et elle semble être mise au centre des enjeux hautement stratégiques non avoués en vue de contrôler le pouvoir politique et économique de l’ensemble de la République. 2. Ce qui en conséquence entraîne un autre phénomène : les peuples autochtones de cette province ne contrôlent plus rien de leur destin car toute décision en matière de nomination dans les différentes institutions provinciales est téléguidée à partir de la capitale. Et ce téléguidage de la gestion du pouvoir provincial (en total désaccord avec la volonté constitutionnelle de forte décentralisation de 22 provinces congolaises) ne se fait point au nom des intérêts de la province mais au profit de quelques individus appelés abusivement « Notables kongo » et qui s’arrogent le droit de profiter de leur position au niveau du pouvoir central pour placer en province, leurs pions qui leur serviront de POMPES À SOUS. Tout se passe comme dans cette équation : « Je te fais nommer à un poste et, à ce titre, tu me dois en millions de $ si tu tiens à garder ton poste». 3. Dans ce jeu très perfide du commerce de pouvoirs, il s’installe un mal-être, un véritable malaise généralisé dans la marche générale de la province de plus en plus APPAUVRIE à la fois par la non-rétrocession de 40% de recettes de la province telles que disposées par la constitution et par le siphonage de l’argent de la province vers des poches privées à Kinshasa et à Matadi. Je crois comprendre que le cycle des violences initiées à l’assemblée provinciale depuis déjà l’époque d’Anatole Matusila, puis de Jean-Claude Mvuemba et dans le cas actuel ne s’arrêtera pas avec un simple changement des individus et par la passation de pouvoir à un des 22 pétitionnaires. Si l’on veut arrêter des telles exhibitions “honteuses” de violence et de barbarie où la province ne gagne rien-mais alors rien-, il faut attaquer le mal à la racine en procédant à la RETENUE DES 40 % À LA SOURCE, en imposant par la base l’exigence de TRANSPARENCE dans la gestion des recettes de la province et par la neutralisation de ces réseaux maffieux des officiels kongo à Kinshasa qui, au nom de leurs intérêts particuliers, s’emploient à déstabiliser la marche entière de la province. Tant que cette triple hémorragie (blocage de rétrocession, opacité dans la gestion du trésor provincial doublée en amont du téléguidage de nominations et en aval du siphonnage de recettes provinciales) ne sera pas stoppée, la province va continuer à saigner jusqu’à son extension lente mais sûre. Et nous le petit peuple nous serons sévèrement jugés pour avoir gardé silence et pour avoir laissé faire la médiocrité s’installer au sommet de la province. Germain Nzinga

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

Diplomatie congolaise : le naufrage d’un régime en échec et mat ! ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. La débâcle du candidat Firmin Édouard Matoko, écrasé par Khaled El-Enany (55 voix contre 2) à l’élection au poste de Directeur général de l’UNESCO, marque bien plus qu’un revers diplomatique. Elle consacre le vide stratégique et symbolique du Congo dans le système international. À Brazzaville, on assiste désormais à la montée des périls entre les clans rivaux du pouvoir pour une prochaine conflagration dont les bébés noirs ne sont qu’une mise en bouche. Le 3 août dernier nous avions prédit un échec cuisant et hors norme du Congo. Le soutien explicite de la France, de l’Union africaine et celui du Congo lui-même ( !) à l’Égypte, avait clairement défini le rapport de force. Pourtant, ACM, Moungala, Ossebi, Okiemi préoccupés par leurs frais de missions, ont choisi l’entêtement : tromper M. Sassou afin qu’il maintienne une candidature notoirement vouée à l’échec. Conseiller M. Sassou pour se faire les poches est regrettable. Cela révèle l’isolement croissant d’un pouvoir coupé des réalités internationales, régionales et même locales. C’est la preuve que les 4 mousquetaires cités supra sont prisonniers des illusions des pseudo prophètes et syncrétistes. Dans les cercles diplomatiques, la défaite du Congo à la tête de l’UNESCO est assimilée au symptôme d’une extinction d’influence et de régime. Qui blâmer ? Le manque de crédibilité des dirigeants congolais sans doute. Mais à cela s’ajoutent la faute diplomatique du Premier Ministre congolais et les sorties médiatiques inappropriées des membres de son Gouvernement qui n’ont fait qu’enfoncer le candidat Matoko. La dernière session extraordinaire des chefs d’État de la CEEAC à Sipopo à Malabo n’avait pas non plus pris position pour le candidat Matoko. Curieux ! À l’annonce des résultats, M. Sassou aurait déclaré, « j’étais trop pressé de féliciter ACM pour son interview. Si je savais que cela devait m’enfoncer de plus belle, je me serais abstenu de lui envoyer un message pour l’applaudir ». Jadis interlocuteur respecté et incontournable de l’Afrique, le Congo n’a plus de relais dans l’Union africaine, ni auprès de ses voisins immédiats. Les voisins considérés comme alliés tacites, se sont progressivement distancés. Félix Tshisekedi à Kinshasa et João Lourenço à Luanda ont consolidé un axe stratégique RDC–Angola centré sur la stabilité énergétique et la sécurité frontalière avec le corridor de Lobito inauguré en présence de Joe Biden le 4 décembre 2024. Au même moment, Brazzaville s’enferme dans une alliance opportuniste avec Paul Kagame en bradant ses propres terres. Cette orientation, censée affaiblir Kinshasa sur le plan diplomatique, a paradoxalement plongé Brazzaville dans une zone de défiance, perçu désormais comme un acteur instable, contradictoire et peu crédible. La diplomatie congolaise est devenue un viatique de survie autoritaire : nouer des alliances ponctuelles, flatter les puissances du moment, sans cohérence d’ensemble. D’ailleurs l’alliance conjoncturelle avec Kagame illustre ce naufrage stratégique. Tous ces mauvais choix d’alliance traduisent l’incapacité du Congo à exister indépendamment des autres. Sassou, ACM, Gakosso et Cie : l’alliance du repli et la faillite du système diplomatique L’isolement diplomatique de M. Sassou est le produit d’un système à bout de souffle, personnifié par ACM, Gakosso et Cie, dont la politique extérieure se résume à la mise en scène du protocole. Distributeur de passeports diplomatiques à des personnalités peu recommandables et des « petites » de Raymond Mboulou, ACM et autres, n’ont jamais eu ni doctrine régionale, ni stratégie multilatérale de leur côté. Ils sont tout simplement incompétents dans leurs tâches. Il faut dire qu’ils doivent leur survie à l’appartenance au cercle de minables loges sorcières. Seulement en politique, seuls prévalent les intérêts. M. Sassou va s’y retrouver confronté à Trump sous peu. Macron ne l’aidera pas, bien au contraire. La diplomatie congolaise s’est donc vidée de sa substance. Les vastes capitales – Paris, Berlin, Washington, Londres – n’accordaient plus à Brazzaville qu’une tolérance polie. Cela s’est transformé en volonté d’éjection depuis peu sous nos yeux. Il faut réinterpréter la situation des pseudo « Bébés Noirs – Kuluna » à l’aune de cette situation de futur « printemps congolais » en gestation : présence des réseaux peulhs chassés du Mali, des réseaux Peuhls islamisés djihadistes de la Centrafrique, des services d’intelligence de la RDC, des filières internationales de drogues et blanchiment… Bref le Congo prend l’eau de toute part ! Matoko, victime expiatoire d’une diplomatie de l’illusion ? Dans ce théâtre d’ombres, Matoko, certes compétent, a servi de bouc émissaire consentant à un régime en quête de prestige. Sa candidature n’aurait jamais pu symboliser l’excellence intellectuelle française au regard de certains dossiers scabreux qu’il laisse derrière lui à l’UNESCO (fermez le ban!). Élu de la voûte étoilée sous le glaive de feu Nzoungou Alphonse, Matoko révèle une contradiction fondamentale : comment prôner la culture, l’éducation et la science alors que le système national de l’enseignement congolais s’est effondré ? Comment imposer Fatimata Barry Marega, représentante UNESCO au Congo sans qu’elle n’ait l’expérience requise et tuer le mort déjà mort ? Ces choses se savent. Les partenaires de l’UNESCO ne s’y trompent pas. Le Congo ne peut être un ambassadeur crédible de la connaissance alors que ses écoles forment au rabais, ses enseignants et médecins sont impayés et ses universités privées de moyens de base. Au-delà de l’humiliation, sa défaite diplomatique sonne comme un verdict ironique de l’histoire. En effet, né d’une mère indochinoise, elle-même fille de parents déportés en travail forcé pour la construction du CFCO dès 1921, Matoko n’a pas suivi l’exemple d’Hô Chi Minh et Vo Nguyen Giap qui ont conduit leurs compatriotes à la libération au terme de la défaite française à Dien Bien Phû en 1954 ! Ils ont ensuite battu les USA en 1975 pour devenir le Vietnam indépendant et respecté de nos jours. A l’inverse, l’échec de la candidature congolaise cristallise l’évidence du régime Sassou qui vit hors des temps et des leçons de l’histoire. Le monde, lui, avance sans le Congo, désormais relégué au rang de spectateur marginal de sa propre histoire. Nous doutons que la France en reste là. Elle va solder ses comptes assurément… Ghys Fortune BEMBA DOMBE

Baisse des prix mondiaux du sucre et des produits laitiers

Baisse des prix mondiaux du sucre et des produits laitiers

Léger recul de l’indice FAO des prix des produits alimentaires à fin septembre, selon la FAO Les prix mondiaux du sucre et des produits laitiers ont enregistré une baisse à fin septembre 2025, entraînant un léger recul de l’indice de référence des prix des produits alimentaires à l’échelle mondiale. D’après l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), « l’indice FAO des prix des produits alimentaires s’est établi en moyenne à 128,8 points en septembre, contre une valeur révisée de 129,7 points en août ». Le niveau atteint en septembre dernier représente ainsi une hausse de 3,4% par rapport à un an auparavant, précise l’agence onusienne dans un nouveau rapport publié récemment. En recul de 4,1% depuis août 2025 (après s’être établi en moyenne à 99,4 points en septembre), l’indice FAO des prix du sucre se place désormais à son niveau le plus bas depuis mars 2021. Selon les explications de l’institution, « cette baisse est essentiellement due à une production de sucre plus élevée que prévu au Brésil et à des perspectives de récolte favorables en Inde et en Thaïlande, dues à l’abondance des pluies de mousson conjuguée à une expansion des superficies ensemencées ». Avec une valeur moyenne de 148,3 points, l’indice FAO des prix des produits laitiers a chuté de 2,6% au cours de la même période. D’après la FAO, « les prix  mondiaux du beurre ont reculé de 7%, en partie car la demande de glaces a faibli dans l’hémisphère Nord et que les prévisions de production en Océanie se sont améliorées ». L’affaiblissement de la demande des principaux pays importateurs et la concurrence plus forte entre les exportateurs sont les principales causes de la chute des cours du lait en poudre, explique le rapport ajoutant que les prix du fromage n’ont que légèrement fléchi en septembre dernier.  A noter que l’indice FAO des prix des céréales a perdu 0,6% par rapport à son niveau d’août et que les prix mondiaux du blé ont fléchi pour le troisième mois consécutif face à une demande internationale modérée et à la confirmation d’une récolte abondante dans de gros pays producteurs. D’après la FAO, l’abondance de l’offre attendue ainsi que la suspension temporaire des taxes sur les exportations de céréales en Argentine ont contribué au recul des prix du maïs. Quant à l’indice FAO des prix de tous les types de riz, les données recueillies montrent qu’il a perdu 0,5%, suite à la diminution des commandes de la part des acheteurs aux Philippines et en Afrique.  En ce qui concerne l’indice FAO des prix des huiles végétales, il « a enregistré une valeur moyenne de 167,9 points en septembre, soit 1,2 point (0,7 pour cent) de moins qu’en août, mais un niveau encore supérieur de 25 points (18 pour cent) à celui de septembre 2024 », a fait savoir ledit rapport. Ce recul s’explique par le recul des cours de l’huile de palme et de l’huile de soja, indique la même source. Enfin, l’indice FAO des prix de la viande est le seul à avoir enregistré une hausse en septembre : 0,7% par rapport à sa valeur révisée d’août. Il a ainsi atteint un nouveau niveau record, soit 6,6% de plus qu’un an auparavant. Pour les experts de la FAO, « la hausse traduit l’augmentation des prix de la viande bovine et de la viande ovine, tandis que les cours de la viande porcine et de la volaille sont restés globalement stables ». Il est important de préciser que les prix de la viande bovine se sont hissés à un niveau record, sous l’effet d’une forte demande aux Etats-Unis d’Amérique, où les disponibilités intérieures limitées et un écart de prix favorable ont continué à encourager les importations, comme le souligne le rapport.   Alain Bouithy

UNESCO : le candidat du Congo a perdu face au favori égyptien

UNESCO : le candidat du Congo a perdu face au favori égyptien

Le Conseil exécutif de l’Unesco a désigné, lundi 6 octobre, son nouveau directeur général, en la personne de l’Égyptien Khaled el-Enany. Le candidat égyptien qui partait favori l‘a emporté devant le congolais, Firmin Edouard Matoko. Une combinaison de facteurs stratégiques, diplomatiques et de positionnement international pourraient expliquer la défaite du candidat de la République du Congo, Firmin Édouard Matoko face à l’Égyptien Khaled El-Enany, en dépit du solide profil de Matoko, un cadre expérimenté qui a connait bien la maison Unesco. Les facteurs clés de la défaite du Congo. Il faut dire que le candidat le congolais Firmin Édouard Matoko était entré en compagne assez tardivement, environ six mois avant le vote. Il n’a donc pas eu le temps nécessaire pour convaincre, contrairement au candidat favori, l’égyptien, Khaled El-Enany qui était en campagne depuis deux ans. C’est ainsi qu’il a obtenu le soutien public de la France, la Ligue des pays arabes, de l’Union africaine, ainsi que d’autre pays comme le Brésil, l’Allemagne ou la Turquie. Ces soutiens internationaux majeurs ont assuré à l’égyptien, un bloc de votes qui devenait difficile à contrer au sein du Conseil exécutif. Le choix de la France, pays hôte de l’UNESCO en défaveur du candidat congolais sonnait déjà comme un désaveu de cette ancienne puissance coloniale pour le Congo. Cette position avait, d’ailleurs, suscité des « vifs regrets » du Congo dont le porte-parole, Thierry Moungala avait au cours d’une conférence de presse reproché à la France son choix de soutenir le candidat égyptien plutôt que le candidat francophone. D’autres pays de l’Union européenne (UE) ont sans doute suivi la position officielle de la France contre le congolais Firmin Edouard Ndinga. Dès lors que la France a délaissé le Congo, ancienne capitale de la France libre, on ne pourrait s’étonner du choix de la Ligue des pays arabes dont l’Égypte fait partie en faveur du candidat égyptien. Le groupe électoral arabe y compris les pays du Golfe a constitué un bloc de bloc de votes importants pour M. Khaled El-Enany. Firmin Edouard Matoko pouvait compter sur les pays africains, au regard de l’activisme diplomatique du Congo sur le continent, en dépit du soutien officiel de cette institution continental à l’égyptien. De plus, la République du Congo a sillonné presque tous les pays africains qui avaient affirmé voter, le moment venu, pour son candidat. Mais, l’Égyptien a conservé le soutien institutionnel de l’UA, renforçant ainsi le poids de son candidat. Le contexte des blocs électoraux Le vote au Conseil exécutif de l’UNESCO repose sur une répartition complexe en groupes électoraux. L’Égypte, par exemple, appartient à un groupe arabe très soudé et influent. Ainsi, en dépit du fait que la République du Congo ait bénéficié du soutien de son groupe africain, la capacité de l’Égypte à rassembler à la fois le groupe arabe et une partie significative du soutien africain et européen a créé une coalition de vote plus large et plus solide. Le profil perçu des candidats Monsieur Matoko, en tant que Sous-directeur général du Département Afrique de l’UNESCO avait une expérience qui faisait de lui un connaisseur des arcanes de l’organisation. « Je suis l’UNESCO », selon ses propres mots. Cependant, le profil d’El-Enany, plus politique et le fait qu’il soit porté par de grands États a semblé plus rassurant, en termes d’enjeux géostratégiques pour les grandes capitales. Wilfrid Lawilla D.

Congo/Vient de paraitre : Des mots, de l’amour et des larmes de Césaire Baltazard Obambi : un hymne à l’amour

Congo/Vient de paraitre : Des mots, de l’amour et des larmes de Césaire Baltazard Obambi : un hymne à l’amour

La littérature congolaise vient de s’enrichir d’une nouvelle parution, à savoir : Des Mots, de l’amour et des larmes (2025) de Césaire Baltazard Obambi. Déjà connu dans l’univers de la police nationale, Césaire Baltazard Obambi dévoile dans cette somme poétique, dense de significations, une autre figure de sa personnalité : celle d’un poète faisant l’apologie des mots et d’amour.  1. Présentation formelle du recueil Publié aux Editions L’harmattan-Congo, Des mots, de l’amour et des larmes compte 80 pages reparties en 48 poèmes de proportions variées, et de quelques éléments péritextuels. L’ouvrage s’ouvre par un discours dédicatoire, puis une mention mémorielle ; avant de se poursuivre par des remerciements et de chuter par la préface de Prince ArnieMatoko. La préface dans sa fonction notoire donne un aperçu général de l’ouvrage en s’appuyant sur la thématique centrale qui n’est autre que l’amour. En réalité, cette préface oriente davantage le lecteur autant qu’elle légitime la qualité thématique et stylistique de l’écrivain. Sur la page de couverture, la dimension chromatique nous place, de prime abord, dans l’univers amoureux, dont la substance sémantique nous est d’ailleurs proposée à travers un champ lexical spécifique, des vocables complétifs autour desquels s’organise l’instance titrologique : les mots, l’amour et les larmes. Le rapport du titre à l’illustration de la page de couverture (un arbre dont le feuillage est présenté sous forme de cœur) est somme toute évident. Il s’agit bel et bien d’un hymne à l’Amour au sens noble du terme.  Les trois termes constituant l’ossature de ce titre (les mots, l’amour et les larmes) se complètent du point de vue sémantique et traduisent la volonté du poète de reconnaitre et de propulser la valeur des mots, de la littérature en société, voire de la recherche d’une paix intérieure. Les mots dont il use ici et auxquels il s’adonne sans faille, sont l’expression d’une quête personnelle. Le poète s’en sert pour dire l’amour qu’il vit au quotidien, la femme dans sa beauté, sa douceur mais aussi ses paradoxes. La prise en compte de l’ambiguïté de l’amour l’amène à évoquer son corollaire, les larmes. Le titre de Césaire BaltazardObambi met aussi en lumière l’une des fonctions de l’écriture en général et de la poésie en particulier. C’est indirectement une manière de reconnaitre l’importance de la poésie (les mots) dans la résolution des conflits psychologiques, dans la recherche de la paix, de l’amour et de la sérénité. La sémantique de cet énoncé titrologique trouve assez de résonnance dans l’extrait poétique ci-après: « La poésie dans notre vie Pour nous montrer le chemin […] La nourriture vivifie le corps La poésie l’âme […] La poésie est toujours présente » (« Autopsie », p.67) La conscience poétique consiste ici, en la reconnaissance de sa portée salutaire et thérapeutique. Les mots ne servent pas seulement à décrire les choses, mais aussi à les récréer, à guérir, voire à sauver l’homme de ses turpitudes. La poésie de Césaire BaltazardObambi est aussi marquante sur le plan stylistique. Son style est partagé entre les jeux de mots, la recherche du conformisme scriptural classique, l’humour et la création des néologismes comme « inhomage » et « amourose ». Bref, son style, voire son écriture n’est pas assujettie à une règle quelconque. C’est en toute liberté qu’il écrit, tout comme  évoque l’amour dans sa plénitude. 2.L’expression lyrique de l’amour Les textes qui composent ce recueil nous renseignent beaucoup plus sur l’expérience sentimentale de Césaire BaltazardObambi, et attestent de sa grande sensibilité et sa tendance humaniste. L’affleurement lyrique que nous y découvrons traduit un imaginaire créatif  qui a pour socle initial la propension vénusienne et la volonté majestueuse de déifier la femme, de chanter sa beauté et de reconnaitre son importance dans la construction des sociétés. Le poète nous dévoile son intimité amoureuse, tant il concilie paradoxalement l’amour au chagrin. C’est d’ailleurs le sens de l’oximore qu’il y a lieu de cerner dès le titre entre l’amour et les larmes. Ce qui confère à l’amoureux un statut de martyr sentimental, puisqu’en lui, se construit toujours le paradoxe amoureux : « Je n’arrive plus Je ne supporte plus De cette geôle, tire-moi Même si tu ne veux plus de moi Ne m’ignore pas Souviens-toi » (« Aubade », p.20) Le scénario amoureux que décrit CésaireBaltazardObambi dans la quasi-totalité de ses textes nous rappelle sans nul doute Pierre de Ronsard dans « Les Amours de Cassandre » ou dans « Sonnet pour Hélène ». En réalité, l’amoureux est soumis à une sorte de sadomasochisme qui le condamne à sa propre dépravation tant l’être aimé devient le point culminant d’une existence rêvée. Autrement dit, plus on aime, plus on souffre de ce fait d’aimer sans toutefois que l’expression sentimentale ne soit réciproque au final. Au poète de marteler douloureusement ce qui suit : « Tu as fait bâtir En moi une image envoûtante Une image ensorcelante Qui me hante » (« Aubade », p.21) L’amour est ainsi traité avec acuité dans ce recueil de poèmes, donnant lieu à une mythologie personnelle qui traduit le penchant intimiste, sentimentaliste, épicurienne, voire féministe du poète. Ce thème de l’amour se révèle à travers plusieurs poèmes, à l’instar de « Aubade » (1, 2, 3, 4 et 5), « Tout à fait eau coulante »,  « Amour sauvage », « Destination confins d’amour », « Dépose ton cœur »,  « Que cela soit ainsi »,  « Amourose », « Sans rayon d’amour », « Ma vedette personnelle », « Larmes taries » ou « Cœur en hibernation ». L’amour est présent dans ce recueil sous plusieurs formes dont les plus récurrentes sont : l’exploration d’un sentiment personnel, le souvenir de l’amante, la nostalgie amoureuse, le bonheur d’être aimé, l’exaltation de la beauté féminine ou de la femme tout court, l’érotisme, le champ réflexif sur l’amour de façon générale, etc. Par ailleurs, la datation de certains poèmes de ce recueil, notamment ceux qui portent particulièrement sur l’amour, nous fait penser à une origine lointaine de cette verve poétique de Césaire BaltazardObambi. C’est dire tout simplement qu’il a commencé à écrire plusieurs décennies avant la parution de ce recueil, ainsi que nous le laisse deviner certains poèmes à la fin desquels le poète prend le soin de mentionner les dates de leur écriture (1996, 1997, 1998), mais aussi les lieux de leur gestation (Okaya, Louangué). Outre l’amour qui