Bénin/Président Patrice TALON : « Je suis devenu le souffre-douleur du Président Boni Yayi »
Mali : À Bougouni, le Président Assimi GOÏTA inaugure la deuxième mine de lithium du pays

Le Président de la Transition, Son excellence le Général d’armée Assimi GOÏTA, a présidé ce lundi 3 novembre 2025 à Bougouni la cérémonie d’inauguration officielle de la deuxième mine de lithium du Mali, exploitée par Les Mines de Lithium de Bougouni SA (LMLB SA). Cet événement marque une nouvelle étape dans la stratégie nationale de valorisation des ressources minières et de souveraineté économique. Cette cérémonie a enregistré la présence du Président du CNT, du Gouverneur de Bougouni, des autorités et légitimités traditionnelles de la région, de la société civile. Les partenaires du Mali, notamment le représentant de l’ambassade de la République populaire de Chine au Mali ainsi que les autorités administratives de la région. Aussi, des membres de Gouvernement, dont le ministre des Mines et celui de l’Économie et des Finances, étaient également présents. Premier à prendre la parole, le chef de village de Bougouni, M. N’Togo DIAKITE, a exprimé son immense gratitude au Chef de l’État : « Ce projet apporte non seulement du travail et des routes, mais aussi la fierté d’être au cœur du Mali nouveau. Nous prions pour que cette mine soit une bénédiction pour nos enfants et non une source de division. » Le Ministre des Mines, lors de son allocution, a souligné la portée symbolique de cette inauguration : « En moins d’un an, le Chef de l’État a accordé trois visites de haut niveau à la région de Bougouni : après la centrale solaire de Tiakadougou-Dialakoro et la première mine de lithium à Goulamina, voici aujourd’hui celle de Bougouni. » Autant de signes, selon lui, d’un leadership constant tourné vers le développement et la prospérité nationale. Le Président du Conseil d’administration de Kodal Mining UK et Directeur Général de Hainan Mining, M. Teng David Lei, a surtout mis l’accent sur la « communauté de vision » qui unit désormais le Mali, la Chine et le Royaume-Uni autour de ce projet structurant : « Nous partageons une même ambition : faire du lithium de Bougouni un moteur de croissance et un exemple de partenariat équilibré entre investisseurs étrangers et État souverain. » Développée par Kodal Mining UK Ltd et Hainan Mining Co. Ltd (filiale du groupe chinois Fosun), en partenariat avec l’État malien et des investisseurs locaux (35 % du capital), la mine de Bougouni s’inscrit dans la Vision Mali Kura Ɲɛtaasira ka bɛn san 2063 ma. Cette vision vise à transformer les ressources naturelles du pays en leviers de croissance durable et inclusive. Le Ministre a également rappelé que le secteur minier, désormais considéré comme le pilier de la souveraineté économique, fait l’objet d’une réforme profonde. « Nous avons annulé 121 titres miniers, dont 100 permis de recherche, pour assainir le secteur et mettre fin au désordre qui y a longtemps régné », a-t-il affirmé. Cette rigueur, a-t-il insisté, s’appliquera aussi à la protection de l’environnement, aux droits des travailleurs et à la mise en œuvre effective du contenu local. Avec un investissement initial de 65 millions de dollars (environ 36 milliards de FCFA), la première phase du projet permettra la production annuelle d’environ 120 000 tonnes de concentré de spodumène. En combinant la production de Bougouni et de Goulamina, le Mali devrait atteindre 590 000 tonnes de lithium en 2026, se hissant ainsi au premier rang africain. Le projet a déjà généré 500 emplois locaux et en créera 800 lors de la seconde phase. Le Ministre a précisé que la mine contribuera aux finances publiques à travers les impôts, taxes, dividendes et participations à quatre fonds miniers, dont le Fonds de développement local et celui dédié aux infrastructures énergétiques et hydrauliques. Le Ministre des Mines a aussi salué la qualité du partenariat entre le Mali, la Chine et le Royaume-Uni. Le projet a déjà injecté plus de 24 milliards de FCFA dans l’économie nationale à travers l’achat de biens et services locaux, et près de 317 millions de FCFA dans des actions de développement communautaire.
Maroc. Le marché du travail reste miné par le sous-emploi et la baisse de l’activité

Malgré un léger recul du chômage au 3ème trimestre de 2025 La nouvelle aurait pu être bonne pour le marché du travail. Mais avec la hausse du sous-emploi et le recul du taux d’activité et d’emploi, la baisse de 0,5 point du taux de chômage au troisième trimestre de 2025 ne change pas grand-chose à une situation qui demeure préoccupante à bien des égards. Selon les statistiques publiées par le Haut-commissariat au plan (HCP), entre le troisième trimestre de l’année 2024 et celui de 2025, le nombre de chômeurs a baissé de 55.000 personnes. Après une diminution de 29.000 chômeurs en milieu urbain et de 25.000 en milieu rural, il est passé de 1.683.000 à 1.629.000 chômeurs. «Ce qui correspond à une diminution de 3%», a précisé l’institution publique. Ainsi, «le taux de chômage a reculé de 0,5 point, passant de 13,6% à 13,1%, de 0,7 point en milieu urbain, passant de 17% à 16,3%, et de 0,5 point en milieu rural, de 7,4% à 6,9%», a fait savoir le HCP dans sa note d’information relative à la situation du marché du travail au troisième trimestre de 2025. D’après la même source, toutes les catégories de la population ont connu une baisse du taux de chômage, à l’exception des femmes, pour lesquelles le taux de chômage a enregistré une hausse de 0,8 point, passant de 20,8% à 21,6%. Entre le troisième trimestre de 2024 et la même période de 2025, le chômage a reculé d’un point parmi les hommes, passant de 11,6% à 10,6%, a poursuivi l’organisme ajoutant qu’« il a également baissé de 1,1 point parmi les jeunes âgés de 15 à 24 ans, passant de 39,5% à 38,4%, de 0,8 point parmi les personnes âgées de 35 à 44 ans, de 7,7% à 6,9% ». Mais en dépit de ces reculs, le sous-emploi et le taux d’activité et d’emploi continuent de gangrener le marché du travail. En effet, au cours de cette période, le volume des actifs occupés en situation de sous-emploi a augmenté de 133.000 personnes. Les données recueillies montrent qu’il est passé de 1.066.000 à 1.199.000 personnes au niveau national, de 590.000 à 651.000 personnes en milieu urbain et de 476.000 à 549.000 en milieu rural. Ainsi, «le taux de sous-emploi est ainsi passé de 10% à 11,1% au niveau national, de 8,8% à 9,5% en milieu urbain et de 12% à 13,8% en milieu rural», a fait remarquer l’institution. Le taux d’activité a de son côté baissé, au niveau national, de 43,6% à 43,3%. Selon les chiffres, il est passé de 45,7% à 45,2% en milieu rural et de 42,5% à 42,3% en milieu urbain. Le taux d’activité des hommes est passé de 68,6% à 68,1% et celui des femmes de 19,2% à 19,1%. Quant au taux d’emploi, les chiffres suggèrent qu’il a stagné à 37,6% au niveau national. Ce taux a connu une légère baisse de 0,2 point en milieu rural (de 42,3% à 42,1%) et une quasi-stagnation (+0,1 point) en milieu urbain (de 35,3% à 35,4%). De plus, ce taux a augmenté de 0,2 point parmi les hommes, passant de 60,7% à 60,9%, et a baissé de 0,2 point parmi les femmes, de 15,2% à 15%. Alain Bouithy
Congo : le moment de vérité économique d’un État exsangue à deux mois de l’arrêt ( lecture en 5 minutes )

PARLONS-EN. Les jours passent et se ressemblent, de plus en plus noirs. La situation du Congo n’aura jamais été aussi désespérée. La paie des salaires des fonctionnaires du mois d’octobre et autres relèvera d’un miracle à l’image des pains et du poisson multipliés par Jésus comme l’annonçait, notre prophétie auto réalisatrice ! Le cancer est trop profond pour que le Congo en réchappe sans changement social violent. Ce qui est arrivé récemment à Madagascar a beaucoup de probabilités d’arriver au Congo malgré les manœuvres de Serges Oboa. Le compte à rebours est lancé. La situation financière du Congo, à la fin de l’année 2025, atteindra un seuil de non-retour comme au décollage d’un avion lorsqu’il est lancé à pleine vitesse. L’annonce discrète d’un énième rééchelonnement de près de 400 milliards de francs cfa de dette publique ne relève plus d’un simple ajustement de trésorerie. C’est le signe d’un épuisement structurel de l’État. Ce réaménagement, négocié dans l’urgence par le ministre Christian Yoka, auprès de BGFIBank, Afriland First Bank, avec le concours des « bébés noirs » de la finance congolaise « LCB Capital » et « L’Archer », marque le cinquième rééchelonnement en moins de six ans, après ceux de 2019, 2020, 2022 et 2024. Une véritable cavalerie. Loin d’un redressement, cette manœuvre traduit une stratégie de survie budgétaire, où l’État ne rembourse plus. On repousse sans arrêt, comme des zombies, le regard vide et les pensées éteintes. Ce système de cavalerie financière ne se maintient plus que par la docilité et la cupidité d’un système bancaire régional surliquide, prisonnier des injonctions politiques de la BEAC et des ministères des Finances de la CEMAC, soucieux de préserver l’apparence d’un marché monétaire “fonctionnel”. Mais la réalité est là avec ses chiffres. Anatole Collinet Makosso (ACM) peut le confirmer s’il est encore évangéliste, la dette publique (avouée) atteint 8 000 milliards de fcfa, soit 92 % du PIB, bien au-delà du seuil communautaire de 70%. Mais c’est un secret de polichinelle : on a dépassé ce seuil dans la réalité. Le service de la dette prévu entre août et décembre 2025 s’élève à 782 milliards de fcfa, dont un pic de 279 milliards en octobre. Où trouver 782 milliards comme les famaux Mozarts de la finance congolaise Armel Dongou Zidane et ceux qui lui ont succédé se sont amusés pendant 15 ans ??? Les recettes fiscales sont à l’arrêt, plombées par l’égoïsme des gouvernants, la fraude massive et colossale sur la TVA, l’IRCM et les droits de douane via les exonérations fictives… Le Congo vit dans une économie d’illusion comptable, où les rééchelonnements successifs entretiennent la fiction d’une solvabilité souveraine. Structuré par Calixte Nganongo, porté au pinacle par Ludovic Ngatsé, le refinancement permanent par Bons et Obligations Assimilables du Trésor (BTA/OTA) ne masque plus la faillite. Sur les émissions d’août et septembre 2025, les marchés ont tranché : BTA 52 semaines (10 milliards proposés), taux de couverture 1,53 %, aucun titre servi ; BTA 13 semaines (30 milliards proposés), taux de couverture 47,26 %, montant servi 14,177 milliards seulement : les investisseurs ont déserté le marché congolais. Ils ont compris ce que Brazzaville refuse de dire, la probabilité de défaut est devenue systémique et imparable ! La notation souveraine, actuellement à CCC, devrait être abaissée à CC voire C, équivalant à une quasi-faillite technique. Mais même dans ces conditions, Christian Yoka continue à faire appel aux truands qui ont conduit l’appareil d’État à sa faillite comme, l’Archer, Corridor Assets Management, LCB Capital, BGFIBank… C’est incroyable mais tristement vrai ! Un État en autogestion financière : la faillite d’une gouvernance sans cap Le rééchelonnement permanent de la dette n’est pas une solution. Christian Yoka, en présentant cette opération comme un “succès de discrétion et de diplomatie bancaire”, camoufle mal la réalité. Le Congo est en cessation de paiement ouverte et connue. Le choix d’une “restructuration silencieuse use”, sans transparence ni débat public, rappelle les dérives de 2016–2017, lorsque le gouvernement dissimulait sa dette commerciale vis-à-vis de Glencore, Trafigura et Commodities Finance Ltd. La gestion actuelle reproduit les mêmes erreurs : absence de plan de soutenabilité macroéconomique. Zero audit public actualisé de la dette n’a été publié depuis le rapport FMI de 2022. Les montants rééchelonnés, les échéances, les taux effectifs et les clauses de refinancement sont tenus secrets. Fétichisation du court terme. L’État ne raisonne plus en politique budgétaire, mais en “solde de trésorerie hebdomadaire”. Le ministère des Finances agit en gestionnaire de faillite, non en stratège économique. Captation politique du Trésor public Les arbitrages financiers obéissent désormais au calendrier électoral. Priorité aux salaires et pensions qui sont payés prioritairement à Brazzaville et Pointe-Noire ainsi qu’à au magot de la machine à répression ( la DGSP ) à l’approche de l’élection présidentielle de mars 2026. Dans un tel contexte, aucune politique de croissance inclusive n’est possible. Les infrastructures sont à l’abandon, la dette intérieure explose, et le financement externe s’effondre. Les projets routiers, hospitaliers et scolaires sont suspendus depuis juillet faute de crédits. Le budget d’investissement 2025, initialement prévu à 480 milliards de fcfa, n’a été exécuté qu’à 23% à fin septembre. L’échec de Christian Yoka relève, en plus de son incapacité technique, d’un défaut total de courage politique : celui de rompre avec la culture de rente, de clientélisme et de dissimulation héritée du système Ondongo-Bouya et pérénnisé par Calixte Nganongo et Ludovic Ngatsé. Le singleton Jean-baptiste Ondaye, ne pouvait pas tenir là où Andely malgré sa poigne et ses capacités est tombé face à la mafia dirigée par ACM qui s’est liguée contre lui! Sous prétexte de “préserver la stabilité sociale”, le régime maintient une administration sous perfusion, un secteur privé marginalisé, et une économie sans respiration. L’impasse actuelle est totale. Les salaires publics représentent 52% desdépenses courantes. Les intérêts de la dette absorbent 35 % des recettes budgétaires. Les transferts sociaux, eux, sont inférieurs à 3% du budget national. C’est le schéma typique d’un État prédateur. La dépense politique prime sur la dépense productive. Le Congo vit dans un
Cheick-Oumar Sylla : l’IFC aide les entreprises marocaines à renforcer leur empreinte dans la région

Le Maroc est un partenaire extrêmement important pour la Société financière internationale – SFI (IFC en anglais), a affirmé le directeur régional pour l’Afrique du Nord de cette institution du groupe de la Banque mondiale, Cheick-Oumar Sylla. Il « constitue une porte d’entrée pour l’intégration régionale qui peut stimuler la croissance économique des pays voisins en créant des champions régionaux, du commerce et des opportunités de bonnes pratiques à reproduire », a-t-il indiqué la veille de la 5ème édition de l’Africa Financial Summit (AFIS) dont les travaux ont démarré lundi 3 novembre à Casablanca. Et de préciser que cette organisation internationale a aidé plusieurs entreprises marocaines à renforcer leur empreinte dans la région. Depuis le début des années 2000, l’institution dédiée au développement du secteur privé dans les pays émergents « a soutenu l’expansion vers le reste de l’Afrique de grands groupes bancaires et d’assurance marocains tels que BCP, Attijariwafa Bank, BOA, Saham Group et Holmarcom », a déclaré Cheick-Oumar Sylla dans un entretien accordé à l’agence MAP. Son soutien s’est également étendu à d’autres entreprises. En effet, l’IFC a également collaboré avec Ciments de l’Afrique (CIMAF) pour augmenter la production de ciment en Afrique de l’Ouest, avec OCP Africa pour soutenir la sécurité alimentaire sur le continent, avec Retail Holding pour soutenir l’expansion de sa filiale leader en Côte d’Ivoire et avec Maroc Telecom pour fournir des prêts liés à la durabilité à ses filiales en Afrique, notamment au Tchad et au Mali, a-t-il poursuivi. Dans cet entretien, Cheick-Oumar Sylla rappelle en outre que l’institution financière apporte aussi des financements dans de grands projets, citant le cas récent du complexe portuaire Tanger Med. Ce n’est pas tout : « L’an dernier, le Groupe Banque mondiale – via IFC et la MIGA – a collaboré avec Tanger Med pour agrandir le terminal de camions et de passagers et renforcer la position stratégique du Maroc comme hub du commerce régional et mondial », a-t-il également rappelé. Sur les priorités communes à l’institution et au Royaume, le directeur régional pour l’Afrique du Nord de l’IFC a insisté sur le fait que l’objectif de l’institution au Maroc est de « mobiliser des capitaux privés pour libérer le potentiel des entreprises, en particulier des PME, qui sont des moteurs clés de l’emploi et de la croissance inclusive ». Concrètement, il s’agit de « soutenir les banques pour améliorer l’accès au crédit des PME, investir dans les infrastructures pour renforcer la compétitivité et développer des solutions de financement innovantes », a-t-il expliqué. Le travail de la Société financière internationale sur l’accès au financement s’étend également à la promotion de l’inclusion financière dans les zones rurales – notamment pour les agriculteurs – via des solutions AgTech. Cheick-Oumar Sylla rappelle à ce propos que l’IFC a récemment « collaboré avec Bank Al-Maghrib pour améliorer la résilience agricole et l’inclusion financière en rendant les outils numériques et les services financiers adaptés plus accessibles aux petits exploitants agricoles ». En plus de soutenir le développement des secteurs de l’énergie solaire, de l’eau, de l’hydrogène vert, qui sont des priorités stratégiques communes, ainsi que les secteurs du textile et pharmaceutique, l’institution soutient en parallèle « des réformes clés du secteur privé pour améliorer le climat des affaires et des projets PPP stratégiques, notamment le terminal GNL qui sera développé à Nador ». Enfin, l’organisation fournit des services d’investissement et de conseil aux champions marocains pour leur expansion nationale mais aussi dans les pays d’Afrique subsaharienne. D’après Cheick-Oumar Sylla, l’année dernière, l’Institution a atteint un niveau d’investissement sans précédent au Maroc avec près de 1,3 milliard de dollars investis dans divers secteurs, précisant que «quatre de ces investissements étaient en fonds propres». Alain Bouithy
SM le Roi Mohammed VI : « Il est venu le temps du Maroc uni qui s’étend de Tanger à Lagouira »

ACTUALITE. « C’est un véritable motif de fierté que ce changement historique intervienne à la période où sont commémorés respectivement les cinquantième et soixante-dixième anniversaires de la Marche Verte et de l’Indépendance du Maroc », a déclaré vendredi 31 octobre le Roi du Maroc dans un discours adressé au peuple Maroc : « Louange à Dieu, Prière et salut sur le Prophète, Sa famille et Ses compagnons. Dieu dit dans Son Livre Sacré : « Nous t’avons accordé une victoire éclatante ». Véridique est la parole de Dieu. Cher peuple, Par la grâce du Seigneur et avec Son aide, après cinquante ans de sacrifices, nous ouvrons un nouveau chapitre victorieux dans le processus de consécration de la Marocanité du Sahara, destiné à clore définitivement le dossier de ce conflit artificiel, par une solution consensuelle fondée sur l’Initiative d’Autonomie. C’est un véritable motif de fierté que ce changement historique intervienne à la période où sont commémorés respectivement les cinquantième et soixante-dixième anniversaires de la Marche Verte et de l’Indépendance du Maroc. A cette occasion, Je me réjouis de partager avec toi la satisfaction que M’inspire la teneur de la dernière Résolution du Conseil de Sécurité. Nous vivons une étape charnière et un tournant décisif dans l’Histoire du Maroc moderne: Désormais, il y aura un avant et un après 31 octobre 2025. Il est venu le temps du Maroc uni qui s’étend de Tanger à Lagouira : celui dont nul ne s’avisera de bafouer les droits, ni de transgresser les frontières historiques. Cher peuple, Dans un précédent Discours, J’ai affirmé qu’en ce qui concernait l’affaire de notre intégrité territoriale, nous étions passés d’une phase de gestion proprement dite à celle d’une dynamique de changement. En effet, la dynamique que Nous avons impulsée ces dernières années a commencé à porter ses fruits sur tous les plans. De fait, les deux-tiers des Etats-membres des Nations Unies considèrent désormais que l’Initiative d’Autonomie est le seul cadre qui vaille pour parvenir au règlement de ce conflit. Par ailleurs, la reconnaissance de la souveraineté économique du Royaume sur ses Provinces du Sud s’est largement étendue après que de grandes puissances économiques comme les Etats-Unis d’Amérique, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Espagne et l’Union Européenne ont décidé d’encourager les investissements dans ces provinces et de promouvoir les échanges commerciaux avec elles. Avec un tel atout, ces provinces peuvent désormais s’affirmer au sein de leur environnement régional, y compris la région du Sahel et du Sahara, comme un pôle de développement et de stabilité et un axe central de l’activité économique. Dieu soit loué, nous entrons dans la phase décisive du processus onusien dès lors que la Résolution du Conseil de Sécurité définit les principes et les fondements susceptibles de conduire à un règlement politique définitif de ce conflit, dans le strict respect des droits légitimes du Maroc. Dans le droit fil de la Résolution onusienne, le Maroc procédera à l’actualisation et à la formulation détaillée de la Proposition d’Autonomie en vue d’une soumission ultérieure aux Nations Unies. En tant que solution réaliste et applicable, elle devra constituer la seule base de négociation. Nous saisissons cette occasion pour exprimer nos remerciements et notre considération à tous les pays qui, par leurs positions constructives et leurs efforts soutenus en faveur du bon droit et de la légitimité, ont contribué à l’avènement de ce changement. Je réserve une mention spéciale aux Etats-Unis d’Amérique, sous le leadership de Notre Ami, Son Excellence le Président Donald Trump, dont les efforts ont permis d’ouvrir la voie à un règlement définitif de ce conflit. Nous remercions aussi nos amis en Grande-Bretagne et en Espagne, et plus spécialement, en France, dont les efforts ont concouru à faire aboutir ce processus pacifique. Nos vifs remerciements vont également à tous les pays arabes et africains frères qui n’ont jamais cessé d’exprimer leur soutien inconditionnel à la Marocanité du Sahara, ainsi qu’aux différents pays du monde qui appuient l’Initiative d’Autonomie. Bien que la question de notre intégrité territoriale connaisse des évolutions positives, le Maroc demeure attaché à la nécessité de parvenir à une solution qui sauve la face de toutes les parties, sans vainqueur, ni vaincu. Le Maroc ne brandit pas ces changements comme un trophée et ne souhaite nullement attiser les antagonismes ou accentuer les divisions. Dans ce contexte, Nous appelons sincèrement nos frères dans les camps de Tindouf à saisir cette opportunité historique pour retrouver les leurs et jouir de la possibilité que leur offre l’Initiative d’autonomie de contribuer à la gestion des affaires locales, au développement de leur patrie et à la construction de leur avenir, dans le giron du Maroc uni. En Ma qualité de Roi, garant des droits et des libertés des citoyens, J’affirme solennellement que les Marocains, étant tous égaux, il n’y a pas de différence entre les personnes rentrées des camps de Tindouf et leurs frères installés dans le reste du territoire national. Par ailleurs, J’invite Mon Frère, Son Excellence le Président Abdelmadjid Tebboune à un dialogue fraternel sincère entre le Maroc et l’Algérie afin que, nos différends dépassés, nous jetions les bases de relations nouvelles fondées sur la confiance, la fraternité et le bon voisinage. En outre, Nous réitérons notre engagement à continuer d’œuvrer à la relance de l’Union du Maghreb, sur la base du respect mutuel, de la coopération et de la complémentarité entre ses cinq Etats-membres. Cher peuple, Le développement général de nos provinces du sud, ainsi que la sécurité et la stabilité qui y règnent, ont été possibles grâce aux sacrifices de tous les Marocains. A ce propos, Nous tenons à exprimer la fierté et la considération que Nous inspirent tous Nos fidèles sujets, et plus particulièrement les habitants de nos Provinces du sud, qui ont toujours manifesté leur attachement aux symboles sacrés de la Nation, à son unité nationale et à son intégrité territoriale. Nous saluons également les efforts inlassables de la diplomatie officielle, partisane et parlementaire et ceux des différentes institutions nationales, pour clore définitivement le dossier de notre intégrité territoriale. L’anniversaire de la Glorieuse Marche Verte est l’occasion
Les forêts du bassin du Congo recèlent un potentiel inexploité qui se chiffre en milliers de milliards de dollars : un nouveau rapport préconise des investissements stratégiques

Le bassin du Congo, qui abrite la deuxième plus grande forêt tropicale humide au monde, revêt une importance capitale pour les six pays qu’il traverse mais également pour la planète. Selon un nouveau rapport de la Banque mondiale, les forêts de la région sont non seulement essentielles à la stabilité du climat et à la biodiversité, mais aussi un pilier de la résilience économique. La valeur des services écosystémiques forestiers a presque doublé en seulement deux décennies, passant de 590 milliards de dollars en 2000 à 1 150 milliards de dollars en 2020. Sur la même période, la valeur totale des actifs forestiers a grimpé de 11 400 milliards de dollars à 23 200 milliards de dollars. D’après le rapport, la gestion et la conservation des forêts ainsi que la disponibilité des données varient considérablement à travers la région. Des pays comme le Gabon et la République du Congo se distinguent en intégrant la durabilité des forêts dans leurs plans de développement nationaux, et en affichant des taux de déforestation relativement faibles ainsi que des indicateurs d’un forte biodiversité. Le Cameroun et la Guinée équatoriale sont en train de renforcer leur gouvernance forestière et d’expérimenter des politiques qui prennent en considération la valeur des écosystèmes. De leur côté, la République démocratique du Congo et la République centrafricaine font face à des pressions complexes, notamment une croissance démographique rapide et une exploitation forestière, minière et agricole informelle, qui menacent la résilience des écosystèmes forestiers. Le nouveau rapport intitulé Bassin du Congo, comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiques, qui vient compléter un ensemble de rapports nationaux, offre un aperçu de la manière dont les forêts peuvent être pleinement intégrées dans la planification macroéconomique afin de soutenir la diversification économique et les stratégies de financement climatique. Ses conclusions montrent qu’il est possible de tirer parti du secteur forestier pour créer de nouvelles opportunités, qu’il s’agisse de l’écotourisme communautaire, de la surveillance des forêts, de la transformation et valorisation des produits forestiers non ligneux ou du financement climatique basé sur les résultats. Soit autant de perspectives qui font évoluer le discours sur le développement vers la durabilité et la résilience à long terme. « Pour la première fois, les pays du bassin du Congo ont élaboré une comptabilité exhaustive des écosystèmes forestiers qui montre la valeur réelle de leurs richesses naturelles, souligne Ousmane Diagana, vice-président de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du centre. Si elles sont gérées de manière durable, ces forêts peuvent devenir de puissants moteurs du développement durable, contribuant à créer des emplois, à soutenir une croissance climato-intelligente et à renforcer les économies locales. » Le rapport met en évidence un profond déséquilibre : les forêts du bassin du Congo génèrent plus de 1 000 milliards de dollars en services écosystémiques mondiaux, dont plus de 90 % proviennent de la régulation du climat, contre seulement 8 milliards de dollars de gains nationaux en 2020, provenant principalement du bois, de la viande de brousse, des produits alimentaires de la forêt et de l’écotourisme. « Nous ne pouvons gérer que ce que nous pouvons compter. C’est pourquoi la comptabilité des écosystèmes forestiers du bassin du Congo sera essentielle pour permettre aux pays de valoriser pleinement leurs forêts au service du développement et de l’emploi, déclare Valerie Hickey, directrice du pôle Changement climatique de la Banque mondiale. Sans compter qu’elle pourra également les aider à promouvoir les nombreux avantages de leurs activités de conservation pour le reste du monde. » BM
ET SI LES DEUX “CC” TOMBAIENT…

PARLONS-EN. J’ai eu tort de prendre pour fait isolé, la révolution populaire qui a fait fuir le président de Madagascar. En réalité elle s’inscrivait dans une chaîne de secousses politiques semblables à véritable tremblement de terre en Afrique noire. Si les régimes gerontocratiques du Cameroun et de Côte-d’Ivoire arrivaient à s’effondrer ( ce qui devient une forte probabilité), l’onde de choc pourra s’étendre au Congo Brazzaville, balayant du coup les derniers bastions de la domination française en Afrique. Mais il ne s’agit pas que de la France. Il importe de lire le profil des forces obscures derrière ces raz-de-marée politiques et celui du nouveau parrain politique qui a pris poste à Antananarivo. Je crois comprendre que ce qui se passe présentement dans ces pays africains dépasse la simple sphère de révolutions populaires de la rue. Il se déroule en réalité une guerre plus larvée entre l’OTAN d’une part et la Russie et la Chine de l’autre. Chaque fois que tombe un régime africain, c’est tout un système international séculaire qui tombe pour être remplacé par un autre. Un autre épiphénomène de crise à observer concerne la sous-région de Grands Lacs. La rue en Tanzanie est également entrée en ébullition et elle est décidée à chasser la présidente Sania Suluhu accusée de despotisme et d’autoritarisme à outrance. Sa chute accéléra indubitablement le déclin d’un autre vieux dictateur dans l’Ouganda voisin, lui aussi fatigué du poids de ses 81 ans mais qui tient à rempiler pour un septième mandat. Ne soyons plus naïfs comme en 2010 avec le printemps arabe activé par qui l’on sait pour faire tomber les régimes de Tunisie, d’Egypte, de Yémen, de Libye et de Syrie. Le jeu politique était au-delà de nos petites attentes car téléguidé de dehors pour renforcer la domination occidentale dans la zone Nord-africaine et le bassin de la Méditerranée. En Afrique de l’Ouest tout comme en Afrique de l’Est se déroule ce combat de titans par pays africains interposés. Voilà pourquoi il faut déjà que les élites africaines regardent plus loin et s’imposent l’effort de se dessiner déjà le tableau politique en perpective après ces révolutions de rue. Car la chute précipitée et généralisée de ces vieux dictateurs peut être voulue par les ennemis de l’Afrique qui anticipent les événements futurs et cherchent à atténuer l’extension du désamour africain vis-à-vis de l’Europe, en choisissant délibérément de provoquer des fausses rébellions en vue d’imposer “leurs pions” qui perpétueront l’ancien système de domination. C’est avec ce regard critique que j’analyse le rapprochement de Zelensky avec Kinshasa et qui n’est pas à prendre à la légère. Ce laquais des forces otaniennes est utilisé comme canal de passages des armes et munitions à distribuer au Soudan et en RDC pour contrer le plan de Moscou à s’emparer de leurs réserves minières au cœur de l’ Afrique centrale. La récente démarche diplomatique d’Emmanuel Macron pour réunir Kagame et Tshisekedi partage également l’objectif de garder le contrôle sur la zone d’influence de la région interlacustre. Deux approches géostratégiques en scène : d’une part la stratégie de Poutine de vouloir affaiblir ses adversaires non par une attaque frontale contre eux mais plutôt par un siphonage de leurs sources de ravitaillement en minerais stratégiques. Et à ce propos, aucun pays africain n’est à l’abri. Et celle de l’OTAN d’être consciente d’avoir perdu la guerre d’Ukraine et qui précède les événements pour ne pas perdre l’Afrique. Le rapprochement Kiev-Kinshasa doublé de la coopération bilatérale dans le domaine militaire en devient ici un modèle illustratif. Par Germain Nzinga