Le Souvenir du célèbre Trio B.O.W (Bukasa – Oliveira – Wendo)

Le  Souvenir du célèbre Trio B.O.W (Bukasa – Oliveira – Wendo)

Nous sommes en 1955, et sous la bénédiction de l’éditeur grec Nico Jeronimidis, trois grandes têtes d’affiche, acteurs professionnels se  regroupent au sein des éditions « Ngoma » sous l’appellation Le Trio B.O.W : (Bukasa – Oliveira – Wendo). Il constitue la formation des « trouveurs », des inventeurs de la chanson savante, dont l’œuvre forme un tout représentatif du génie national qui synthétise sans effort les tendances de son temps, en lui imprimant la marque d’une personnalité multiforme. Appartenant chacun à un groupe : (Le groupe « Watoto wa Katanga » de Léon  Bukasa – Le groupe San Salvador de Manuel d’Oliveira et le groupe Victoria Kin de Wendo Kolosoy) les trois chanteurs-guitaristes vont se retrouver régulièrement en studio ou en concert pour exécuter à l’unisson des mélodies dont le rythme épousait étroitement les accents de la rumba pure. Leurs plus célèbres œuvres de l’année 1955 demeurent : « Sango ya bana Ngoma », « Victoria apiki drapeau », « Bibi yangu Madeleine », « Yoka biso ban ‘Angola », « Landa bango », etc… Le talent du « Trio BOW » avait énormément contribué au développement  et au prestige de la Firme Ngoma basée à Kinshasa, alors Léopoldville (Congo Belge) Ci-après « Bibi Yangu » de Léon Bukasa Clément Ossinondé

Taata M’biemo et son combat de résistance pour la cause nationale congolaise durant les années 1940

Taata M’biemo et son combat de résistance pour la cause nationale congolaise durant les années 1940

La colonisation française au Congo-Brazzaville a été l’une des plus dures ou des plus répressives que l’Afrique noire ait connue. Dans cette colonie, le code de l’indigénat d’expression coloniale française a été appliqué de la manière la plus féroce voire de la manière la plus bestiale qui soit.          Historiquement, 1887, marque le début de l’application du code de l’indigénat en Afrique. L’Algérie en est l’espace d’essai.          A titre définitionnel, le code de l’indigénat est un ensemble de textes législatifs et réglementaires ayant pour objet d’organiser dans les colonies françaises le contrôle et la répression des populations dites « indigènes ». Il s’agit d’une justice répressive spéciale qui crée de nouveaux délits et de nouvelles peines, contrairement à la justice pénale applicable en métropole. De plus, elle est exercée par l’autorité administrative et non judiciaire.          C’est dire que, l’Etat français disposait dans les colonies d’un régime d’exception, c’est-à-dire, d’un régime dans lequel, l’application du droit pénal relève de la compétence des juridictions administratives. Et dans plusieurs colonies, ce régime d’exception a, le plus souvent, donné lieu à des abus dans la qualification des faits ou actes de conduite sociale.          C’est le cas, au Congo-Brazzaville où la divagation des individus atteints d’aliénation mentale, le vagabondage, les actes de désordre sans en définir très clairement les contours, le refus de payer l’impôt ou de s’acquitter des prestations voire le refus de prêter aide en cas d’arrestation d’un délinquant… étaient placés au rang des comportements infractionnels ou délits donnant ainsi lieu, à des sanctions pénales et ce, en application du décret du 15 janvier 1919, portant création du gouvernement de l’Afrique Equatoriale Française et du décret du 31 mai 1910, portant règlement sur l’indigénat en Afrique Equatoriale Française.          Cependant, comme le relève, à juste titre Gilbert Doho «  Ce qui importe avant tout, c’est la réaction des Congolais contre ces infractions spéciales. Dans leur application, il y aura beaucoup d’abus étant donné que toutes les colonies en A.E.F sont confiées aux compagnies concessionnaires. Celles-ci paient les impôts à l’Etat et se font payer en exploitant l’immense richesse des colonies…Or, au sortir de la Première Guerre mondiale, ces Africains qui ont aidé à vaincre l’oppresseur de leur oppresseur et qui ont goûté, hors des colonies, l’odeur de la liberté, de l’égalité et de la fraternité, ces Africains-français vont corner les injustices dont ils sont l’objet. L’exemplarité du cas d’André Grenard Matsoua est…source d’inspiration. Il est un des rares Africains à avoir organisé les indigènes de la métropole et des colonies, à avoir protesté par écrit contre le monstrueux instrument d’animalisation des indigènes, et à avoir payé les prix de son audace. Les recherches tardent à valider un homme qui, pendant que la Deuxième Guerre mondiale, rage contre la France, est outré de constater que les Africains sont, de nouveau appelés à sauver leur oppresseur. L’ancien combattant Matsoua mène une guerre intellectuelle contre la France au sein de l’amicale qu’il crée en France. » [Gilbert Doho in « Le Code de l’indigénat ou le fondement des Etats autocratiques en Afrique francophone L’Harmattan 2017 P.214.]          Taata M’biémo ou le chef coutumier M’biémo s’inscrit aussi au niveau local dans le droit fil du combat d’André Grenard Matsoua, celui d’une dénonciation des injustices dont sont victimes les Congolais vis-à-vis du pouvoir colonial français.  Chef charismatique du village Tsinamana des pays de Mpangala dans le département du Pool au Congo-Brazzaville, taata M’biémo sera parmi ces hautes personnalités emblématiques de la société Traditionnelle Congolaise qui aura réussi à galvaniser des foules sur des questions d’émancipation de l’homme noir en dénonçant avec véhémence les abus voire les atrocités commises par le pouvoir colonial français. Ainsi, taata M’biémo manifestera avec ténacité sa résistance contre non seulement l’occupation française, de façon générale et plus particulièrement contre les pratiques coloniales de mépris et de manque de considération voire de manque de dignité de l’homme noir.          Fils de « Mâ » Mbanza et de « Tâ » Massengo, M’biémo est né dans les années 1890 dans les pays de Mpangala dans le département du Pool. Il connaît pratiquement, une enfance et une jeunesse de résistant face à l’oppression coloniale française. Son intelligence, la droiture de son esprit, sa fermeté et son courage feront de lui, un homme exceptionnel et un haut dignitaire fort apprécié par ses pairs et ses sujets réputé notamment pour son franc parler. De coutume ou d’ethnie basundi, le chef Mbiémo sera fusillé au même titre que son frère Milongo le 5 décembre 1940, à Mayama à 15H40, à la suite d’un jugement expéditif colonial durant lequel, il n’aura bénéficier d’aucun ministère d’avocat et avec lequel, les principes d’équité, d’impartialité et d’indépendance juridictionnelle n’auront été respectés. Le procès de taata Mbiémo tenu le 18 novembre 1940 en audience publique du Tribunal indigène du second degré du Département du Pool sous la présidence de Monsieur Pierre De Buttafoco, administrateur des Colonies, chef du Département du Pool est, peut-on dire, une mascarade ou une parodie de procès. Un procès où le déroulé des débats est mené par le président beaucoup plus à charge qu’à décharge. Il dit le procès qu’il ne l’organise, de façon objective, impartiale et indépendante. Pierre De Buttafoco est un administrateur et un juge, peut-on dire, susceptible, raciste qui accepte difficilement la nuance, la différence notamment lorsque celle-ci émane de ses adversaires que sont les indépendantistes Congolais à l’instar de taata M’biémo ou taata Matsoua qu’il aurait absolument voir condamner au bûcher et contre qui, il s’est battu, corps et âme, pour qu’il soit arrêté à Paris un certain 3 avril 1940. Pierre De Buttafoco est, à la fois, juge et partie au procès faussant ainsi véritablement le jeu du débat contradictoire dans le procès M’biémo et, somme toute, du respect des droits de la défense. Taata M’biémo sera prévenu d’une part, du délit de constitution de bande armée de couteaux, de bâtons, sagaies et fusils après avoir réuni les hommes de son village Tsinamana et de Kaounga et d’autre part, d’avoir confié au nommé Milongo, son frère, le commandement de la

Franklin Boukaka vivant, 47 ans après sa mort

Franklin Boukaka vivant, 47 ans après sa mort

Il y a lieu de supposer que l’engagement révolutionnaire de Franklin Boukaka a été certainement au centre des sévices qui ont entrainé sa mort dans la nuit du 23 au 24 Février 1972. Ses chansons dérangeaient. 47 après sa mort, Franklin Boukaka est toujours l’icône de la chanson, dit de révolte. Artiste de l’Afrique et du monde, son manifeste le plus engagé : une passion pour la liberté, pour l’amour des hommes, pour la vie. Avec un sens de la «  Rumba » étonnant, et des échappées dans le verbe, la poésie virgilienne. Difficile, en ce quarante-septième anniversaire de la mort de Franklin, de ne pas avoir une grande pensée pour lui. Lui que les siens ont définitivement enterré et longtemps tenu écarté de l’histoire du Congo et de l’Afrique. L’engagement militant de Franklin Boukaka Franklin Boukaka, nous ne cesserons de le dire était un artiste libre, quelqu’un qui a compté et qui comptera énormément pour l’Afrique. Il a longtemps affirmé son africanité pour ensuite engager la lutte pour le rôle de la culture africaine dans la lutte de libération et de l’unité africaine à travers la chanson. Il convient de reconnaître en Franklin Boukaka sa passion pour le phénomène culturel qui se manifeste à travers la musique pour atteindre une dimension de masse à tous les recoins de l’Afrique. Il était convaincu que peu d’activités de la vie sociale pouvaient exercer autant d’influence et susciter autant d’intérêt que la musique. Artiste engagé, Franklin Boukaka a surtout gardé une conscience aiguë des problèmes de son pays, de l’Afrique, et du monde. Il a mis dans toutes ses interprétations, une intelligence et une sensibilité qui l’on fait comparer aux grands noms africains qui avant lui avaient situé le nouvel acte culturel qui devait se situer au centre du nouveau combat pour l’authenticité et le développement des valeurs africaines. Qui était Franklin Boukaka ? Fils d’un ancien musicien Aubin Boukaka de l’ensemble musical « La Gaieté » et d’une mère chanteuse-animatrice des veillées mortuaires et des fêtes de réjouissances populaires, Yvonne Ntsatouabaka, François Boukaka alias Franklin est né le 10 octobre 1940. Ainé de huit enfants dont 3 garçons et 5 filles, il a fréquenté l’école laïque de Bacongo (actuelle Joseph Nkeoua) Il rate l’école militaire général Leclerc et se retrouve aussitôt après au petit séminaire de Mbamou qu’il suspend à mi-chemin avant d’atterrir à Ngoma –Tsétsé puis terminer ses études à Brazzaville. La carrière musicale de Franklin commence en 1955 lorsqu’ il fait ses premiers pas dans le groupe « SEXY JAZZ » fondé par Miguel Samba, Siscala Mouanga et Aubert Nganga. En 1957, alors que Miguel Samba et Siscala Mouanga intègrent l’orchestre Cercul Jazz, Franklin, lui choisit le groupe « Sympathic Jazz  » et participe à la tournée que fait cet ensemble au Cabinda et à Léopoldville. Mais, il n’y reste pas longtemps, car à Léopoldville, Franklin Boukaka, Michel Boyibanda et Jean Mokuna « Baguin » qui disposait d’un petit équipement musical, forment l’orchestre NEGRO BAND. Franklin Boukaka n’y passe que quelques mois, avant de se joindre au clarinettiste Edo Clary Lutula, Jeannot Bobenga, Tabu Ley, Mutshipule « Casino », André Kambite « Damoiseau », Papa Bouanga, Charles Kibonge, et autres au sein de l’orchestre JAZZ AFRICAIN qui a le mérite d’exploiter merveilleusement les toutes premières et belles compositions de Tabu Ley : « Mwana mawa », « Catalina cha cha et « Marie José » 1959, Le JAZZ AFRICAN est en déroute et perd tous ses musiciens, c’est la dislocation. Jeannot Bobenga, Franklin Boukaka et l’ensemble des musiciens de l’ancien Jazz Africain, à l’exception de Tabu Ley créent le VOX AFRICA. Franklin Boukaka et Jeannot Bobenga vocalisent sur des thèmes qui manquent souvent au firmament de la Rumba. 1959 ne s’achèvera pas, quand Franklin Boukaka va devoir dire adieu à Kinshasa pour intégrer le Cercul Jazz. Une légende. Et qui à la vie dure. Plusieurs années après l’effritement de ce qui fut l’un des plus beaux de la Rumba ; Franklin Boukaka opte pour un groupe simplifié, le groupe « Les SANZAS » avec l’accompagnement de trois sansistes avec lesquels il exploite son talent et sert à ses admirateurs, les mélodies de la rumba, du cha cha cha, Boucher, Jazz, Zebola et Boléro. C’est le début d’une carrière internationale à travers le monde et une production phonographique qui expose la nouvelle direction choisie par le groupe : celle d’une variété des rythmes, alimentée par le bon gros « boucher  » qui rend cette musique dansable. Le plus grand succès phonographique de Franklin Boukaka, demeure sans conteste « Le Bucheron » réalisé avec Manu Dibango. Franklin qui ne s’éloigne pas de ses convictions à la révolution prolétarienne, chante dans cet album : « les immortels  » qui retrace la mémoire des héros révolutionnaires à travers le monde, Dans « Le Bucheron  », il peint la douleur du bas peuple. Puis dans « Nakoki  », il s’émeut devant les nouvelles réalisations économiques du Congo après l’indépendance. Ils fustigent la gabegie des politiques et des mauvais citoyens, Autant de maux qui fait de Boukaka un véritable combattant au front de la résistance. Que soit réveillée à jamais la mémoire de Franklin Boukaka. Clément Ossinondé

L’orchestre Rock-A-Mambo un mythe vivant (1957 – 1961)

L’orchestre  Rock-A-Mambo un mythe vivant (1957 – 1961)

Le Rock-and-roll et le Mambo. Le Rock and Roll et le Mambo, rappellent à la mémoire de nombreux africains les rythmes afro-américains des années 50, qui ont fait voler en éclat les cloisons artistiques des peuples naguère fermés, et ont touché beaucoup d’individus jeunes qui les ont, en fin de compte, adoptés.  « Rock-A-Mambo », une trouvaille de Marie-Isidore Diaboua « Lièvre » L’influence bouleversante suscitée par les rythmes « Rock-and-roll » et « Mambo » au Congo, a inspiré en Février 1957, les créateurs de l’orchestre le plus typique de la Firme « Esengo », a opté pour l’appellation,  Rock-A-Mambo ; une trouvaille de Marie Isidore Diaboua « Lièvre ». Ainsi pour marquer le début d’un genre de style qui s’appuierait sur les rythmes locaux et ceux venus de l’Amérique latine.  « Rock-A-Mambo succède au « Negro Jazz » On peut dire que  le Rock-A-Mambo a poursuivi l’œuvre de l’orchestre Negro Jazz  de Brazzaville, (1954-1956) en apprenant aux jeunes de l’époque les danses d’origine cubaines, qui répandaient à elles  seules, le soleil exotique, la nature généreuse, et exhalaient l’air parfumé des tropiques. Telles que le « Cha cha cha cha », la « Guajira, » le « Mambo » et surtout le « Son » de la Sexteto Habanero : dit  « GV 21 », marqué par les titres mémorables : « Helena la cumba chera »,  Tres lindas cubana » et « El Manicero ».  Le Rock-A-Mambo évoque, à lui seul, ce que nous avions connu d’admirables tant dans les arrangements des chansons congolaises que dans les interprétations des rythmes afro-cubains, des années 1957 à 1961. (Aujourd’hui, « Salsa »). Une grande ouverture sur l’Amérique latine qui a donné à la langue espagnole une place importante dans les compositions congolaises.  1957 – L’avènement du Cha Cha Cha au Congo Si le « Cha cha cha » est né à Cuba en 1951, de son inventeur Enrique JORRIN, au Congo et en 1957, c’est à Jean Serge Essous et l’orchestre Rock-A-Mambo que nous devons les toutes premières interprétations : « Baila » et « Sérénade sentimentale » dont le succès a rarement été égalé. Avec une prodigieuse maîtrise, les acteurs du Rock-A-Mambo qui se faisaient régulièrement accompagnés par Joseph Kabaselle, Nico Kasanda et Paul Ebengo « Dewayon », dans le cadre de la collaboration au sein de l’écurie « Esengo », furent d’authentiques novateurs sur le plan mélodique, harmonique et rythmique, comme en témoignent de nombreuses et prestigieuses chansons réalisées chez « Esengo » de 1957 à 1959. Comme : « Minzelele », « Maria Valenta » (De Wayon) – « Jalousie », « Meta Maria (Nino Malapet) – « Bolingo na ngai Gigi », « Camarade ya mboka mondele » (Essous) – « Bolingo Alphonsine », « Télégramme d’amour (Nico Kasanda) – « Mabe na yo moko », « Zozo moke » (Lucie Eyenga) « Tour de ville » (Rossignol) « Ya mwele », « Santa Lou » (Diaboua) – « Chauffeur Masibu », « Ebale mbanda » (Kallé), etc.  Henri Bowane : L’animation au cœur de la production Pour la petite histoire, remontons à l’année 1956 pour situer cette année comme étant l’année de réveil de la musique congolaise, celle qui représente un grand moment de son évolution. Au centre de cette histoire, une éminente personnalité : Henri Bowane, guitariste, compositeur, impresario, pilier et animateur culturel de presque  toutes les grandes firmes musicales gérées par les grecs à l’époque. Notamment, Les éditions « Ngoma » de Nico Jeronimidis  (1948-1949). « Loningisa » des frères Athanase et Basile Papadimitriou (1950-1956) et Esengo de Dino Antonopoulos (1956-1959). Henri Bowane est demeuré le véritable démarcheur pour la mise en valeur des musiciens talentueux des deux rives du fleuve Congo. Solidarité obligeait pour ce natif de père du Congo Brazzaville (Sibiti) et de mère de la RDC (Bandaka). En effet, au cours  de l’année 1956, Bowane perd un peu de cet enthousiasme qu’avaient suscité ses activités au début des années 50 chez  Loningisa. Il cherche une nouvelle piste, et il se trouve que celle qu’il rencontre est tout à fait intéressante. Un homme d’affaire grec Dino Antonopoulos, décide de créer à Léopoldville (Kinshasa) une nouvelle édition musicale avec du matériel racheté aux frères Benattar de la firme « Opika », dissoute en 1955. (Label sous lequel ont évolué entre 1950-1955, le groupe OTC  « Orchestre de Tendance Congolaise » de Joseph Kabaselle, le groupe Opika, le duo Jhimmy na Mwanga, Gobi, Jacques Elenga « Eboma », Tanko & Basile, Fud Candrix, et  L’African Jazz, de Joseph Kabaselle). L’éditeur grec, trouve à Henri Bowane la seule personne qui peut constituer la réussite de la nouvelle firme musicale et surtout un espoir pour la qualité de sa production. Il est nommé Directeur artistique  de la firme à qui il attribue l’appellation « Esengo » (la joie). Le Trio « BEROS » (Bowane-Rossignol-Essous) Le départ d’Henri Bowane des éditions « Loningisa » est  un grand coup, car il  entraîne avec lui un nombre important des musiciens, parmi lesquels, Jean Serge Essous, Philippe Lando Rossignol, Saturnin Pandi, Honoré Liengo,  Augustin Moniania « Roitelet », qui vont former dans un premier temps le Trio « BEROS » (Bowane Rossignol-Essous) – qu’accompagnent  d’autres excellents musiciens, comme Eugène Ngoyi « Gogène », Léon Nzambe « Sathan », Alphonse Epayo, Maproco, Marie-Isidore  Diaboua « Lièvre »… Au beau milieu de la Rumba,le Trio « BEROS » pose les jalons avec des nombreux titres qui bénéficient des arrangements dont la conception démontre un ferme désir de sortir des sentiers battus.  Le règne de Nino Malapet à la tête du Rock-A-Mambo Cependant, il manque toujours un homme : Nino Malapet, alors sociétaire des Editions Loningisa (1955-Janvier 1957) et membre de l’OK Jazz (Fin Décembre 1956 et Janvier 1957).  Il a  d’ailleurs été rejoint par Edo Ganga et Célestin Kouka, après la dissolution du Negro Jazz (oct.1956) et le départ  de l’OK Jazz, le 27  Décembre 1956 de Jean Serge Essous,  Philippe Lando « Rossignol » et Saturnin Pandi pour les éditions Esengo. Le saxophoniste  Nino Malapet, a toutes les qualités et d’abord un style. Par ailleurs, il est spécialiste de très beaux arrangements. En ce sens, il mérite réellement d’être un leader. Aussi, après quelques enregistrements avec l’OK Jazz en Janvier 1957, il cède à la tentation d’Henri Bowane et rejoint le Trio « BEROS » et bien d’autres vieilles connaissances. Ensemble,ils forment en Février 1957 l’Orchestre Rock-A-Mambo. Nino Malapet en devient facilement, le chef. Au nombre des

Ouganda: Plus de 200 modèles inscrites au concours Miss Curvy

Ouganda: Plus de 200 modèles inscrites au concours Miss Curvy

« Plus de 200 modèles de taille forte en Ouganda se sont déjà inscrites au concours controversé Miss Curvy », a constaté la chaîne chinoise CGTN soulignant que l’événement a suscité des critiques de la part des activistes quand il a été annoncé. En effet, poursuit CGTN, beaucoup affirment qu’il traitait les femmes en tant qu’objets. Au final, il aura lieu plus tard cette année. Voir le reportage ci-dessous:

Renault Maroc: Laurent Diot nommé DG de la filiale commerciale du groupe

Renault Maroc: Laurent Diot nommé DG de la filiale commerciale du groupe

A compter du 1er mars 2019, Laurent DIOT prendra officiellement ses nouvelles fonctions en tant que Directeur Général de Renault Commerce Maroc succédant ainsi à Eric BASSET. Il sera rattaché à Marc NASSIF, Directeur général du Groupe Renault Maroc. Très heureux de rejoindre Le Groupe Renault Maroc et de continuer de renforcer le leadership du groupe après une année 2018 record, Laurent Diot a déclaré: « nous continuerons de renforcer la satisfaction de nos clients avec notre réseau toujours plus moderne, toujours plus proche, toujours plus innovant». Diplômé de l’Ecole de Commerce Européenne et de l’Ecole Centrale Paris, Laurent DIOT a intégré le Groupe Renault en 1997 en tant qu’analyste du marché. Il a occupé différentes responsabilités dans les ventes et le marketing au sein du Groupe. Il dispose d’une grande expérience sur plusieurs continents à l’international, notamment à la tête du marketing du Groupe Renault en Argentine puis la direction du Groupe Renault au Portugal. Depuis maintenant 3 ans, il dirige la Direction des Ventes et du Marketing du Groupe Renault en Chine. PARCOURS : 1998 : Project Manager dans la Direction des opérations internationales, Renault sas 2001 : Profit Monitoring Manager, Renault Samsung Motors, Corée du Sud 2004 : Export Manager, Renault Samsung Motors 2006 : Chef de Produit haut de gamme, Direction Marketing Corporate 2008 : Responsable des Prévisions Court-Terme des ventes mondiales, Renault sas 2011 : Directeur Marketing, Renault Argentine 2015 : Directeur Général, Renault Portugal  2017 : Directeur Général des Ventes et Marketing, Dongfeng Renault Automotive Company,  Chine.

Musique : «La chanson est un moyen efficace pour atteindre le public», selon le révérend Cyrus Tchicaya

Musique : «La chanson est un moyen efficace pour atteindre le public», selon le révérend Cyrus Tchicaya

Le révérend Cyrus Tchicaya a récemment déclaré à Brazzaville, répondant aux questions de pagesafrik.info, que la chanson est moyen efficace pour atteindre le public et l’expérience de la chanson «Nzambi be zab» est un exemple éloquent en ce qu’elle a permis aux côtiers de se retrouver. Pagesafrik.info : Que vient faire le révérend à Brazzaville aux lendemains de la fête de fin de l’année ? Révérend Cyrus Tchicaya : Nous sommes en voyage missionnaire calqué sur le projet de réalisation de notre album chrétien. L’album que nous sommes venus faire à Brazzaville s’intitule, «Déménagement». Il rime avec le changement de position sociale, financière, maritale et professionnelle. La vie, comme vous le savez, n’est pas immuable. Chaque homme doit vivre la mobilité à ce que je sache. Dans cet album, nous encourageons les gens à espérer que les choses peuvent changer. Nul n’est sur cette terre pour jouer les spectateurs, nul n’est pas là pour accompagner ou pour admirer les autres mais pour subir le changement. On pourrait dire que c’est comme la chenille qui se transforme en papillon. C’est cela le but de chacun sur cette terre. Déménagement est une manière de quitter un lieu vers un autre.     Pagesafrik.info : Combien de titres y trouve-t-on ? Révérend Cyrus Tchicaya : Cet album compte huit titres en Français et en Lingala. Ces chansons ont pour thèmes la victoire de Jésus sur la croix, l’adoration du Seigneur et la gloire de Dieu. C’est un album qui sera aussi fort que les deux premiers mais je crois que nous sommes sur la ligne. Dans le premier, nous avons mis en exergue la toute connaissance de Dieu. «Nzambi be zab» qui signifie «Tout est nu devant Dieu» comme le dit la Bible, personne ne peut se cacher de Dieu ou personne ne peut se dérober devant Dieu car Dieu connait le passé, le présent et le futur. Dans le second album, nous avons parlé d’une année de merveille «Mbul oyo ya mapamboli» pendant que dans le troisième, nous continuons à tout faire pour croire à tous que si on a la foi, la vie doit être mobile. Pagesafrik.info : Pensez-vous atteindre votre public par la chanson ?  Révérend Cyrus Tchicaya : Absolument. La chanson est un moyen efficace pour atteindre le public. «Nzambi be zab» a permis aux côtiers africains et ceux de la diaspora se sont retrouvés et ont été transportés par la vague de cette chanson. Nous avons également plusieurs frères et sœurs qui nous ont rejoints dans ministère grâce à la chanson. Lorsque je chante à la télévision ou à l’église, les foules se déplacent. Pagesafrik.info : Que dites-vous des perspectives ?  Révérend Cyrus Tchicaya : Nous sommes en train d’atteindre la maturité. A l’écoute du troisième album. Un quatrième est en préparation d’ici à la fin de l’année, en vili et ce sera de la Charanga et  Zouk. Nous étions au Gabon en 2009 mais nous sommes freinés par le manque de mécènes. Qu’à cela ne tienne, le plus grand mécène, c’est Jésus. Propos recueillis par Florent Sogni Zaou  

Entretien avec Arlette Ngoyo, cofondatrice du cabinet Afrikanam

Entretien avec Arlette Ngoyo, cofondatrice du cabinet Afrikanam

Cofondatrice d’Afrikanam, Arlette Ngoyo expose au cours de cet entretien les principales activités de ce cabinet de consulting et agence multiservices. Une structure dédiée aux entrepreneurs, porteurs de projets et coopératives en Europe, en Afrique et dans la diaspora. Elle a été créée récemment en France, où elle réside depuis quelques années, avec sa compatriote Minely Mbemba. Au cours de cet entretien, réalisé à Massy, la Congolaise a saisi cette occasion pour nous annoncer la sortie de son album en mars prochain intitulé: Gospel Livestyle. SUIVRE L’ENTRETIEN DANS LA VIDÉO CI-DESSOUS: