La Banque mondiale mobilise 135 millions de dollars pour soutenir le système de santé au Sénégal

La Banque mondiale annonce avoir approuvé un financement en faveur de la République du Sénégal à fin de renforcer le système de santé de ce pays d’Afrique de l’Ouest, via le programme NAATANGUE 2030. D’un montant de 135 millions de dollars, ce financement s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du programme de développement du système de santé et de protection financière du Sénégal (NAATANGUE 2030) ll vise concrètement à améliorer la prise en charge sanitaire des femmes, des enfants et des adolescents et assurer une protection financière aux populations vulnérables », a indiqué l’institution financière internationale. Dans un communiqué, la BM précise que ledit programme « est financé par un crédit de 100 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA), complété par des contributions à titre de don du Mécanisme de financement mondial (GFF) et du Fonds fiduciaire multi-donateurs pour la transformation et la résilience des systèmes de santé (HSTRF), à hauteur respectivement de 20 et 15 millions de dollars ». Selon la même source, pendant toute la durée de sa mise en œuvre, NAATANGUE 2030 « contribuera à élargir l’accès à des soins obstétricaux et néonatals d’urgence de qualité, à renforcer le dépistage de routine et la continuité des soins pour les femmes et les enfants, tout en appuyant l’extension d’une couverture d’assurance santé efficace aux populations vulnérables ». Le programme favorisera également des améliorations systémiques, notamment en matière de disponibilité des médicaments essentiels, de déploiement des agents de santé dans les zones mal desservies, de systèmes d’information et d’utilisation des données, ainsi que de préparation aux chocs sanitaires et environnementaux, grâce à des mécanismes régionaux d’alerte précoce multirisques, souligne-t-on. Cité dans le communiqué, Djibrilla Issa, directeur de division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie, explique que « ce programme soutient la vision du Sénégal de bâtir un système de santé plus solide, plus équitable et mieux préparé à affronter les défis sanitaires à venir, tout en contribuant à l’ambition du Groupe de la Banque mondiale d’atteindre 1,5 milliard de personnes dans le monde à l’horizon 2030 avec des services de qualité en matière de santé, et de nutrition. » Martin Kam
La Banque mondiale nomme Djibrilla Issa, directeur de division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie

La Banque mondiale a annoncé (en début de semaine, DNR) la nomination de Djibrilla Issa au poste de directeur de division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie. Dans l’exercice de ses nouvelles fonctions, M. Issa assurera la coordination de l’engagement de la Banque mondiale dans ces cinq pays, en travaillant en étroite collaboration avec les gouvernements, les partenaires au développement et les parties prenantes. Son action s’articulera notamment autour de la promotion de l’emploi, à travers des investissements stratégiques dans les infrastructures, l’énergie, l’agriculture, la connectivité numérique et le capital humain, en vue de soutenir une croissance inclusive et durable. « C’est un honneur pour moi d’assumer cette nouvelle responsabilité et de renforcer le partenariat du Groupe de la Banque mondiale avec les pays dont j’aurai la charge de soutenir les ambitions de développement », a déclaré Djibrilla Issa, directeur de division pour le Sénégal, la Mauritanie, le Cap-Vert, la Guinée-Bissau et la Gambie. « Je me réjouis de collaborer étroitement avec les autorités nationales et nos partenaires afin de mettre en œuvre des solutions concrètes et adaptées aux aspirations des populations. » De nationalité nigérienne, M. Issa a intégré la Banque mondiale en 2001 en qualité de spécialiste du secteur financier. En 20 ans, il y a occupé des postes de responsabilité dans diverses régions du monde, acquérant une solide expertise opérationnelle et managériale. Avant cette nomination, M. Issa a occupé le poste de directeur sectoriel Finance, compétitivité et investissement pour le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord, l’Afghanistan et le Pakistan. Dans ce rôle, il a conduit le dialogue politique et apporté un soutien opérationnel en faveur d’une croissance inclusive dans des environnements nationaux complexes. Antérieurement à son parcours à la Banque mondiale, M. Issa a exercé des fonctions de direction dans le domaine de la supervision et de la régulation bancaires à la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), tout en contribuant à des travaux de recherche et d’enseignement sur le commerce et l’intégration régionale. M. Issa sera basé à Dakar, au Sénégal, d’où il pilotera l’engagement stratégique et les programmes pays de la Banque mondiale à travers un portefeuille de près de 6 milliards de dollars sur les cinq pays. BM
Jury d’Appel de la CAF : La Fédération Royale Marocaine de Football salue « une décision allant dans le sens du respect des règles et de la stabilité »

La décision rendue par le Jury d’Appel de la CAF clarifie « le régime applicable à des situations similaires et participe à la cohérence et à la crédibilité des compétitions internationales, en particulier du football africain », affirme la Fédération Royale marocaine de football (FRMF) dans un communiqué publié au lendemain du verdict. « Au lendemain de la décision rendue par le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF), la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) tient à saluer une décision allant dans le sens du respect des règles et de la stabilité nécessaire à la bonne tenue des compétitions internationales. Dès les premiers incidents ayant conduit à l’interruption du match, la FRMF a fait connaître et a réitéré de manière constante sa demande : l’application stricte du règlement encadrant la compétition. La démarche engagée n’a donc jamais eu pour objet de contester la performance sportive des équipes, mais uniquement de demander le respect des règles. A la suite d’une première décision dont la FRMF avait fait appel, la CAF reconnaît aujourd’hui que la règle, connue de tous et applicable à tous, n’avait pas été respectée. La FRMF a, en toutes circonstances, respecté les règles propres au règlement des différends liés aux compétitions, dans le respect du droit. Elle a déposé ses conclusions, participé aux auditions auxquelles elle a été conviée, et s’est attachée à faire respecter ses droits et les règles assurant le bon déroulement des compétitions. Cette décision contribue à clarifier le régime applicable à des situations similaires et participe à la cohérence et à la crédibilité des compétitions internationales, en particulier du football africain. La FRMF continuera à faire valoir l’application stricte et équitable des règles encadrant les compétitions auxquelles elle participe, devant les instances continentales et internationales, et entend se tourner sereinement vers les prochaines échéances sportives, au premier rang desquelles figurent la Coupe du Monde ainsi que la CAN féminine prévues cet été. La Fédération tient à nouveau à saluer l’ensemble des nations ayant participé à cette 35éme édition de la CAN, qui a constitué un moment majeur pour le football africain ».
Finale de la CAN 2025 : le Maroc vainqueur sur tapis vert par la CAF

SPORTS. Dans une déclaration aux médias publiée le mardi 17 mars 2026, le Jury d’appel de la Confédération africaine de football (CAF) a rendu son verdict dans le litige portant sur la finale de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) Maroc 2025. Considérant que l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est recevable en la forme et fondé, et conformément à l’article 84 du règlement de la compétition, l’organe juridictionnel a déclaré l’équipe nationale du Sénégal forfait. En conséquence, le match est homologué sur le score de 3-0 en faveur du Maroc. Les Lions de l’Atlas se voient ainsi attribuer la victoire sur décision administrative. Lire ci-dessous l’intégralité de ladite déclaration. « Déclaration aux médias du Jury d’Appel de la CAF Le Jury d’Appel de la Confédération Africaine de Football (CAF) a décidé, en application de l’article 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN), de déclarer l’équipe nationale du Sénégal forfait lors de la finale de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations Maroc 2025 (« le Match »), le résultat étant homologué sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). Réuni ce jour, le Jury d’Appel de la CAF a statué, suite à l’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant l’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations, comme suit : Décisions du Jury d’Appel de la CAF : • L’appel introduit par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclaré recevable en la forme et fondé. • La décision du Jury Disciplinaire de la CAF est annulée. • Le Jury d’Appel de la CAF considère que le comportement de l’équipe du Sénégal relève du champ d’application des articles 82 et 84 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. • La réserve introduite par la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) est déclarée fondée. • Il est établi que la Fédération Sénégalaise de Football (FSF), à travers le comportement de son équipe, a enfreint l’article 82 du Règlement de la Coupe d’Afrique des Nations. • En application de l’article 84 du Règlement, l’équipe du Sénégal est déclarée forfait pour ce match, dont le résultat est enregistré sur le score de 3-0 en faveur de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF). • Toutes les autres demandes ou conclusions sont rejetées. Le Jury d’Appel de la CAF a également statué comme suit : • L’appel introduit concernant M. Ismaël Saibari (joueur n°11 de l’équipe nationale du Maroc) est partiellement accepté. • Le Jury d’Appel confirme que M. Ismaël Saibari s’est rendu coupable d’un comportement fautif en violation des articles 82 et 83(1) du Code disciplinaire de la CAF. • La sanction prononcée à l’encontre de M. Ismaël Saibari est révisée à une suspension de deux (2) matches officiels de la CAF, dont un (1) match avec sursis. • L’amende de 100 000 USD infligée à M. Ismaël Saibari est annulée. • L’appel relatif à l’incident impliquant les ramasseurs de balles est partiellement accepté. • Le Jury d’Appel confirme la responsabilité de la Fédération Royale Marocaine de Football (FRMF) concernant le comportement des ramasseurs de balles lors de ce match. • L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 50 000 USD. • L’appel concernant les interférences autour de la zone de révision OFR/VAR est rejeté. • L’amende de 100 000 USD infligée à la FRMF pour cet incident est confirmée. • L’appel relatif à l’incident du laser est partiellement accepté. • L’amende infligée à la FRMF pour cet incident est réduite à 10 000 USD. • Toutes les autres demandes sont rejetées ».
SENEGAL. La grande lessive du parapublic : quand le gouvernement Sonko sort enfin la serpillière

PARLONS-EN. Pendant des années, le secteur parapublic sénégalais ressemblait à une vieille maison de famille : des pièces ajoutées au fil du temps, des portes qui ne mènent nulle part, des couloirs administratifs où l’on se perd, et surtout une facture d’entretien que personne n’ose regarder de trop près. Puis un jour, quelqu’un a décidé d’ouvrir les fenêtres, de faire entrer la lumière… et de sortir la serpillière. La rationalisation du secteur parapublic n’est pas une simple opération cosmétique. C’est une véritable chirurgie administrative, presque une opération à cœur ouvert sur un organisme public qui, à force de multiplier les entités, les conseils, les agences et les structures parallèles, avait fini par ressembler à un mille-feuille institutionnel. Le premier coup de balai est spectaculaire : 19 entités budgétaires seront supprimées. Dix-neuf. Autant de bureaux, de conseils d’administration, de lignes budgétaires et parfois de fauteuils confortables qui disparaissent du paysage administratif. Une décision qui, dans certains salons de la République, a dû provoquer quelques étourdissements. Mais le ménage ne s’arrête pas là. L’État a également entrepris l’apurement d’une dette de 2,6 milliards, comme pour rappeler une vérité simple : les dettes publiques ne disparaissent pas par magie, même lorsqu’elles sont dissimulées derrière des acronymes technocratiques. Dans le même temps, dix entités stratégiques seront repositionnées. Traduction : on arrête de créer des structures pour se donner l’illusion d’agir, et on renforce celles qui doivent réellement produire des résultats. C’est aussi l’heure de la discipline administrative : renforcement du contrôle, de l’évaluation et harmonisation des grilles salariales. Autrement dit, fini du moins sur le papier, les salaires qui varient d’une agence à l’autre comme les prix au marché Sandaga. Et puis il y aura le redéploiement des 982 agents. Une manière élégante de dire que les compétences doivent enfin être utilisées là où elles servent vraiment, et non là où les organigrammes les avaient oubliées. Le résultat, lui, est chiffré : plus de 55 milliards d’économies nettes sur trois ans. Une somme qui, dans un pays où chaque franc public est observé avec la loupe du contribuable, n’a rien d’anecdotique. L’État y gagne en crédibilité financière, avec des finances assainies. Les citoyens, eux, héritent, espérons-le, d’une administration plus lisible, débarrassée de ses doublons et de ses labyrinthes bureaucratiques. Car la véritable révolution est peut-être là : mettre fin à la culture du doublon administratif, cette étrange tradition nationale où deux structures peuvent tranquillement faire le même travail… sans que personne ne s’en étonne. Avec cette réforme, le message est clair : chaque franc public doit désormais être investi là où il est utile, et non là où il est simplement possible de le dépenser. Les 28 milliards économisés et réinvestis dans des secteurs prioritaires vont devenir ainsi le symbole d’une souveraineté budgétaire retrouvée. Et sur le plan social, la réforme prétend corriger un vieux mal sénégalais : les disparités salariales injustifiées, qui faisaient parfois d’un agent parapublic un privilégié administratif pendant que son voisin fonctionnaire regardait son bulletin de salaire avec résignation. Enfin, la promesse ultime : une administration plus agile, capable de répondre plus rapidement aux besoins des populations. Une promesse qui, au Sénégal comme ailleurs, constitue le test ultime de toutes les réformes publiques. Car dans ce pays, les citoyens ont vu passer tant de “grandes réformes” qu’ils ont développé un réflexe salutaire : applaudir poliment… puis attendre les résultats. Mais si cette rationalisation tient ses promesses, elle pourrait bien marquer la fin d’une époque : celle où l’État ressemblait à une hydre administrative, multipliant les têtes budgétaires pendant que la caisse publique soupirait. Et pour une fois, la plaisanterie pourrait être prise de court par la réalité : celle d’un État qui découvre qu’en coupant les excès bureaucratiques, on gagne non seulement de l’argent… mais aussi un peu de respect. Par Malick BA Journaliste
Sénégal/Dette, discipline et “Jubbanti Koom” : la cure d’amaigrissement version Sonko

TRIBUNE. Avec la situation des finances publiques difficiles, voilà que Ousmane Sonko enfile la blouse du chirurgien budgétaire. Diagnostic : un Sénégal sous perfusion de dettes, alourdi par 23 666,8 milliards FCFA à fin 2024, soit un ventre financier gonflé à près de 119 % du PIB. Ordonnance : régime sec, rééducation musculaire… et surtout, reprise en main musclée de la souveraineté financière. Entre 2025 et 2028, le gouvernement brandit son PRES comme un manuel de survie économique. La fameuse stratégie « S3 » ? Une sorte de gymnastique comptable destinée à remettre le pays d’aplomb. Premier exercice : rééquilibrer la dette comme on remet un plateau trop chargé, objectif 50/50 entre dette intérieure et extérieure. Traduction satirique : moins de dollars capricieux, plus de francs CFA bien de chez nous. Le message est clair à force de danser avec les marchés internationaux, Dakar avait fini par avoir le tournis. Deuxième mouvement : rallonger la dette comme on étire un élastique trop tendu. Fini (en théorie) les emprunts courts qui étranglent le budget chaque année ; place aux financements longs et concessionnels auprès des grands bailleurs. Autrement dit, respirer aujourd’hui pour ne pas suffoquer demain. Mais le vrai coup de théâtre, c’est le « Jubbanti Koom » littéralement, la grande opération de redressement. Ici, le Premier ministre joue au jardinier des finances publiques : tailler dans le train de vie de l’État, fusionner les structures obèses, traquer les niches fiscales planquées sous le tapis. Le mot d’ordre : financer le développement avec l’argent du pays, pas avec la carte de crédit internationale. Dans cette nouvelle liturgie budgétaire, même les secteurs jadis chouchoutés passent à la caisse : numérique, mobile money, jeux, foncier… personne n’échappe au fisc version 2.0. Et pour compléter la quête, on agite la tirelire de la diaspora et les financements verts parce qu’aujourd’hui, même la dette doit porter un costume ESG pour être fréquentable. Objectif affiché, presque olympique : ramener le déficit de 12 % à 3 % d’ici 2027, stabiliser la dette autour de 101 % du PIB en 2028, et relancer agriculture, pêche et industrie comme un moteur qu’on croyait grippé. Reste la question que tout le monde murmure dans les couloirs climatisés de l’économie : miracle budgétaire en gestation… ou cure d’austérité sous emballage patriotique ? Une chose est sûre : la bataille de la dette est lancée et cette fois, à Dakar, on promet de compter chaque franc comme si c’était le dernier. Par Malick BA Journaliste
Sénégal: Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est tenu le mercredi 04 mars 2026, sous la présidence de Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Diakhar FAYE, Président de la République. AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE Le Chef de l’Etat a fait une communication portant sur les points suivants : Stabilité du système éducatif national Le Président de la République débute sa communication en soulignant le caractère impératif du bon fonctionnement de l’Ecole, pilier du pacte républicain. A cet effet, il rappelle au Gouvernement et aux acteurs de la communauté éducative, l’importance de renforcer la culture d’excellence et du mérite, ainsi que la crédibilité du système éducatif. Il engage le Gouvernement et les personnels enseignants à asseoir la stabilité du climat social, afin d’assurer la continuité des activités pédagogiques et le bon déroulement des évaluations, examens et concours, à travers un sursaut républicain et patriotique. Par ailleurs, le Chef de l’Etat demande au Gouvernement de veiller à l’amélioration du cadre de vie, dans les établissements scolaires publics, par l’accélération de la mise en œuvre du Programme national de Construction et de Réhabilitation d’écoles, de lycées et collèges, en intégrant les aménagements paysagers adaptés. Enfin, il instruit le Ministre de l’Education nationale et le Ministre de la Formation professionnelle et technique d’intensifier le rythme de révision des curricula pour les adapter davantage aux besoins de l’économie nationale et au renforcement de l’intégration du numérique dans les enseignements et apprentissages. Politique d’amélioration de la condition de la femme Le Président de la République salue l’organisation de la Semaine nationale de la Femme, dans le contexte de la célébration de la Journée internationale des droits des femmes, ce 08 mars 2026, sous le thème « Droits, Justice, Action pour toutes les femmes et les filles ». Magnifiant les efforts consentis par le Gouvernement et l’ensemble des partenaires pour l’amélioration de la condition féminine, notamment en faveur des femmes résidant en milieu rural, le Chef de l’Etat souligne l’importance qu’il accorde à l’éducation des jeunes filles et à la préservation de l’égalité des genres et des droits des femmes. A cet effet, il indique au Gouvernement la nécessité d’accentuer la sensibilisation et la lutte contre les discriminations et les violences faites aux femmes et aux jeunes filles, et d’impliquer davantage les organisations féminines dans la mise en œuvre des politiques publiques, à travers le déploiement des projets et programmes de renforcement de l’autonomisation économique des femmes. Le Président de la République demande, enfin, au Ministre de la Famille, de l’Action sociale et des Solidarités d’accélérer les réformes nécessaires à la promotion économique et à la protection sociale des femmes et d’organiser, avant la fin de l’année 2026, des concertations nationales inclusives sur la contribution des femmes à la réalisation de l’Agenda national de Transformation, Sénégal 2050. Renforcement du rôle de l’élevage et des productions animales dans la souveraineté alimentaire Le Président de la République fait observer que le sous-secteur de l’élevage et des productions animales joue un rôle majeur dans l’économie nationale et la souveraineté alimentaire. A cet égard, il demande au Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Elevage et au Secrétaire d’Etat chargé des Coopératives et de l’Encadrement paysan d’intensifier, en liaison avec les différentes organisations d’éleveurs, les actions de modernisation de l’Elevage et d’amélioration des productions animales. Le Chef de l’Etat indique au Gouvernement l’urgence d’accentuer les efforts de promotion de l’autosuffisance en viande, de mettre en place des coopératives communautaires et de travailler, avec les parties impliquées, à l’opérationnalisation d’un Fonds national de Développement de l’Elevage, instrument public de financement robuste, devant mobiliser des ressources endogènes issues de l’exploitation des filières du secteur. Il demande, également, d’engager les concertations en vue d’une modernisation du système de gestion des abattoirs, foirails, marchés de bétail et infrastructures pastorales. Dans ce sillage, le Chef de l’Etat invite le Ministre chargé de l’Elevage et le Secrétaire d’Etat aux Coopératives à faire une évaluation de l’application du Code pastoral, à accentuer la mise en œuvre du plan de transformation du Ranch de Dolly et à renforcer les ressources du Haras national de Kébémer. Il demande aussi de développer les écoles nationales, instituts et centres de formation et de recherche dans les domaines liés à l’élevage et aux productions animales, d’impulser une stratégie avancée de lutte contre le vol de bétail et de préparer la prochaine édition de la Journée nationale de l’Elevage. Il rappelle, enfin, l’urgence de faire adopter, dans les meilleurs délais, le projet de loi d’orientation agrosylvopastorale et halieutique. Suivi de la réception effective des infrastructures relatives aux JOJ Dakar 2026 Le Président de la République informe le Conseil de sa visite d’inspection de l’état d’avancement des chantiers et infrastructures d’accueil des Jeux Olympiques de la Jeunesse (JOJ) Dakar 2026, effectuée le 1er mars 2026. Il demande au Ministre des Infrastructures de faire une évaluation du niveau d’exécution des différents travaux et de prise en charge des problématiques urgentes liées à leur réception effective à date. Enfin, le Chef de l’Etat souligne le prix qu’il attache à l’amélioration du cadre de vie dans les localités d’accueil, notamment l’accélération des aménagements et la réalisation des voiries d’accès aux sites de compétition et d’hébergement, sis dans les communes de Diamniadio et de Saly Portudal, en particulier. AU TITRE DE LA COMMUNICATION DU PREMIER MINISTRE Monsieur le Premier Ministre a présenté sa communication sur les points suivants : Rationalisation du secteur parapublic Le Premier Ministre a rappelé que lors de son passage à l’Assemblée nationale à propos de la séance relative à la question d’actualité le 21 février 2026, il avait dégagé les mesures conservatoires et correctives que le Gouvernement entend prendre pour renforcer la transparence dans la conduite et la gestion des affaires publiques. Parmi celles-ci, figure la rationalisation du secteur parapublic, dans une logique de modernisation de l’Administration, de réduction du train de vie de l’Etat et de rationalisation des dépenses publiques. Dans ce cadre, un Groupe de travail a été mis en place pour proposer un Plan de rationalisation
SENEGAL/Société civile : le bal des indéboulonnables

PARLONS-EN. Il y a, au Sénégal, une curiosité institutionnelle qui mériterait presque un classement au patrimoine immatériel : la longévité sélective de certains visages de la société civile. Là où l’on prêche le renouvellement démocratique avec la ferveur d’un sermon du vendredi, on pratique parfois, en coulisses, la conservation sous formol. Car enfin, depuis des années, que dis-je, depuis des cycles politiques entiers, les mêmes figures occupent le devant de la scène, avec la sérénité de locataires titulaires d’un bail à vie sur la vertu publique. À Afrikajom Center, l’inusable Alioune Tine, tel un métronome militant qui refuse de tomber en panne. L’homme semble avoir signé un bail emphytéotique avec la permanence médiatique. Pendant que les générations passent, lui reste, solide. On ne sait plus très bien s’il dirige le centre… ou si le centre a été construit autour de lui. À ce rythme, même les breaking news commencent à prendre un coup de vieux avant lui. Du côté du Forum du Justiciable, le micro semble avoir trouvé son propriétaire naturel en la personne de Babacar Ba. Opportuniste pour les uns, il surgit dans le débat public avec une régularité. Toujours là où il faut, quand il faut, surtout quand il faut parler. Beaucoup parler. Parfois trop parler. Pendant ce temps, à l’ONG 3D, Moundiaye Cissé veille sur la démocratie comme un gardien de phare par nuit calme : imperturbable, inamovible, presque institutionnalisé. La relève ? Concept intéressant, semble-t-il… mais manifestement encore à l’étude. La question brûle les lèvres, et elle commence sérieusement à sentir le réchauffé : à quand l’alternance dans la société civile elle-même ? Le malaise, lui, grandit à mesure que la société civile sermonne la classe politique sur ses manquements en matière d’alternance. Car la question devient de moins en moins chuchotée et de plus en plus frontale : qui surveille les surveillants ? Comment exiger des dirigeants qu’ils passent la main quand, dans certains bastions citoyens, le fauteuil semble avoir été soudé au sol ? Comment incarner le renouveau quand les visages du changement commencent eux-mêmes à prendre la patine du mobilier ancien ? Qu’on ne s’y trompe pas : l’expérience est précieuse, la mémoire utile, et l’engagement respectable. Mais à force de confondre constance et monopole, la société civile risque de transformer la vigilance citoyenne en rente de visibilité. Le Sénégal n’a pas besoin d’une société civile momifiée dans ses certitudes. Il a besoin d’un écosystème vivant, respirant, capable de se renouveler sans attendre l’extinction naturelle des espèces dominantes. Faute de quoi, le prochain grand combat de la société civile ne sera peut-être pas contre les dérives du pouvoir. Mais contre… son propre miroir. Par Malick BA Journaliste