Maroc. Adhésion à la Chambre africaine de commerce et de services des entrepreneurs subsahariens de l’ASLEM

Des entrepreneurs subsahariens, lauréats des écoles et universités marocaines, ont adhéré à la Chambre africaine de commerce et de services (CACS) lors d’une rencontre tenue récemment à Casablanca. « Votre présence renforce notre engagement collectif, envers le développement économique et la croissance mutuelle », a déclaré le président de la Chambre africaine de commerce et de services (CACS), Faouzi Abdelmounaim, en s’adressant à ces derniers. En intégrant la Chambre africaine de commerce et de services, « vous devenez un acteur clé dans notre mission commune de stimuler l’innovation, d’encourager les collaborations fructueuses et de favoriser un environnement propice aux affaires», a-t-il indiqué dans son allocution de bienvenue. Concrètement, « vous bénéficierez d’un accès privilégié à nos événements exclusifs, de la possibilité de participer à des initiatives stratégiques et de l’opportunité de tisser des liens solides avec d’autres leaders du monde de l’entrepreneuriat », a expliqué le président du CACS. Il a, par la suite, invité les nouveaux membres à explorer toutes les possibilités offertes par la Chambre africaine de commerce et de services et à participer activement à ses activités, affirmant qu’« ensemble, nous pourrons renforcer nos initiatives respectives et contribuer, de manière significative, à la croissance économique de notre communauté ». Faire de nos belles institutions, un pont et un hub à destination des économies africaines Prenant à son tour la parole, le président de l’Association des lauréats étrangers au Maroc (ASLEM), Doucouré Makan, a d’abord exprimé sa reconnaissance à la Chambre africaine et à son président « pour leur détermination et volonté de s’inscrire dans le long terme pour la promotion de l’entrepreneuriat en Afrique. Et de faire de nos belles institutions, un pont et un hub à destination des économies africaines dans leur totalité ». Par la suite, il a affirmé que « nous nous sommes mobilisés ici pour porter un message fort : Nous, les chefs d’entreprise subsahariens, voulons adhérer à un réseau d’affaire marocain et international capable de promouvoir et de développer nos projets commerciaux liant le Maroc et nos pays respectifs ». S’adressant à la trentaine d’entrepreneurs de divers secteurs qui l’accompagnent, ce dernier a indiqué que « par cette action, les entrepreneurs subsahariennes deviennent membres invités de la Chambre africaine de commerce et de services. Il s’agit d’un statut particulier qui nous permettra d’accéder et de participer à tous les évènements organisés par la Chambre africaine ». Concrètement, a-t-il expliqué, « nous bénéficierons du réseau de la Chambre africaine, de la mise en relation, BtoB Business, de la participation au sein des Commissions thématiques : formation et capital humain, financement, santé, culture, entrepreneuriat et nouvelles technologies ». S’inscrivant dans le cadre d’une convention de partenariat signée en novembre 2021 entre l’ASLEM et la Chambre africaine, sous le parrainage de l’ambassadeur-directeur général de l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), S. E. M. Mohamed Methqal, cette rencontre s’est ouverte par un panel de discussion sur le thème « L’entrepreneuriat en Afrique : Innover, entreprendre, prospérer ». Animé par Jamal Belahrach (CEO de DEO Conseil), Mounir Ferram (président de la Commission Formation et capital humain de la CACS), Mouad Elharrami (AMCI), Ghisse Ontsira (doctorant, entrepreneur, conférencier et public speaker) et Gueck Beyeth (fondateur et manager du cabinet Axis Coach), ce panel s’était fixé comme objectif de « nous enrichir d’idées et de réflexions qui seront de véritables leviers à l’épanouissement de l’acte d’entreprendre et de prendre et de générer de la valeur, comme l’a relevé Faouzi Abdelmounaim assurant à cette occasion que la Chambre de commerce est un réseau dynamique où les idées s’échangent, les opportunités émergent et les succès se partagent. Il est important de noter que cette rencontre a été organisée par la CACS dont la vocation est de tisser des liens d’affaires entre nos membres et d’ériger des ponts commerciaux entre le Maroc et leurs différents pays d’origine, en partenariat avec l’AMCI et l’ASLEM. Et que d’autres rencontres sur les thématiques variées dans d’autres villes marocaines, seront co-organisées avec la Chambre africaine au profit des entrepreneurs subsahariens pour les doter d’outils et astuces de maîtrise du marché marocain et le développement, au niveau continental, de leur offre de produits et services, a annoncé le président de l’ASLEM. A souligner que les missions les plus importantes de la Chambre africaine consistent à promouvoir les relations commerciales et industrielles entre les acteurs économiques marocains et ceux des autres pays africains; favoriser l’implantation et le développement des entreprises marocaines dans les autres pays africains, et inversement ; renforcer la compétitivité des entreprises, membres de la CACS, à travers la formation, le renforcement capacitaire, le conseil, l’incubation et l’accélération des start-up ainsi que développer le potentiel international des entreprises africaines en général, et marocaines en particulier, rappelle-t-on. Alain Bouithy
Tentative de déstabilisation du Niger : Des espions français identifiés et des armes non déclarées saisies à Niamey !
La découverte d’une cache d’armes de guerre et de munitions à Niamey, au quartier Francophonie et au siège d’EUCAP Sahel, les 19 et 20 février 2024, a semé le trouble au sein de la population nigérienne. L’enquête en cours révèle des incohérences troublantes et met en lumière de graves manquements aux protocoles d’introduction d’armes sur le territoire national. Le lieutenant Abou Aboubacar, commandant de la brigade de recherches de Niamey, dresse un état des lieux accablant : • Plusieurs armes saisies lors des perquisitions ne figurent pas sur la liste des armes régulièrement introduites au Niger par EUCAP Sahel. • 57 armes appartenant aux Français ont été entièrement détruites sans autorisation et ne figurent sur aucune liste officielle. Cette destruction est considérée par les enquêteurs comme une dissimulation d’indices. • Des lances-roquettes antichar et des explosifs ont été retrouvés à la villa de la Francophonie, sans aucune autorisation pour leur introduction au Niger. • 16 motos neuves, généralement utilisées par des groupes armés terroristes, ont été découvertes dans le parc auto d’EUCAP Sahel. Un protocole bafoué et des questions brûlantes L’introduction d’armes par des forces étrangères est soumise à un mémorandum et à des protocoles rigoureux signés entre le Niger et ses partenaires. Or, l’enquête révèle de graves manquements à ces protocoles : La liste d’armes introduites par EUCAP Sahel ne correspond pas aux armes saisies. Des armes ont été détruites sans autorisation, entravant l’enquête. Des armes non autorisées, comme les lances-roquettes antichar et les explosifs, ont été introduites sur le territoire. Ces découvertes font craindre une tentative de déstabilisation du Niger. L’enquête en cours devra déterminer les responsabilités et les motivations derrière ces agissements. La population nigérienne, meurtrie par les attaques terroristes, attend des réponses claires et transparentes.
La CEDEAO lève les sanctions économiques contre le Niger et annonce la reouverture des frontières et le survol du pays avec effet immédiat
CEDEAO a levé samedi, avec effet immédiat, les lourdes sanctions qui pensaient sur le Niger, prises en juillet 2023 après un coup d’État. La levée des sanctions est intervenue lors d’un sommet extraordinaire à Abuja au Nigeria, réunissant les chefs d’État de la CEDEAO. Elle intervient également moins d’un mois après les décisions du Burkina Faso, du Mali et du Niger de quitter l’instance avec effet immédiat. En rappel, une semaine après le putsch du 23 juillet, la CEDEAO avait pris une batterie de sanctions contre le Niger, pour exiger le retour du président Mohamed Bazoum aux affaires sous peine d’une intervention armée. Il s’agissait de: 1. Fermeture des frontières terrestres et aériennes entre les pays de la CEDEAO et le Niger ; 2. Institution de la zone d’exclusion aérienne de la CEDEAO sur tous les vols commerciaux à destination et en provenance du Niger; 3. Suspension de toutes transactions commerciales et financières entre États membres de la CEDEAO et le Niger ; 4. Gel de toutes les transactions de services, y compris les services publics ; 5. Gel des avoirs de la République du Niger dans les Banques Centrales de la CEDEAO ; 6. Gel des avoirs de l’Etat du Niger et des Entreprises d’Etat et entreprises parapubliques dans les banques commerciales ; 7. Suspension du Niger de toute aide financière et transaction avec toutes les institutions financières, notamment la BIDC et la BOAD ; 8. Interdiction de voyager et gel des avoirs pour les responsables militaires impliqués dans la tentative de coup d’État. Il en va de même pour les membres de leur famille et les civils qui acceptent de participer à toute institution ou gouvernement mis en place par ces responsables militaires ; 9. Appelle l’UEMOA et toutes les autres instances régionales à mettre en œuvre la présente décision. Agence d’information du Burkina
Le Niger va fournir du gasoil au Tchad, au Mali, au Burkina et au Togo
Le Niger va fournir du gasoil aux pays voisins, Tchad, Mali, Burkina Faso et Togo, afin qu’ils puissent combler leurs besoins énergétiques, indique un communiqué publié à l’issue d’une réunion de leurs ministres de l’Energie, tenue samedi à Niamey. A l’issue de leur réunion, les ministres de ces pays ont « adopté et signé un protocole d’accord sur la fourniture » du gasoil par le Niger, au Tchad, Burkina et au Mali, précise le communiqué lu par Ndolenodji Alixe Naïmbaye, la ministre de l’Energie du Tchad. Le communiqué ajoute que des « discussions » sont en cours pour la fourniture du Togo en gasoil. La rencontre traduit « la volonté » de ces pays de « raffermir davantage leur coopération » notamment en « matière de besoins énergétiques », poursuit le communiqué. Le Mali, le Burkina, le Niger se sont réunis dernièrement au sein de l’Alliance des Etats du Sahel (AES) en vue de faire une Confédération. Le Niger raffine depuis 2011 quelque 20.000 barils par jour, essentiellement du gasoil et de l’essence, à Zinder, dans le centre-est du pays. Début novembre 2023, le Niger a mis en service un oléoduc géant en vue de la première commercialisation de son pétrole brut qui sera acheminé depuis Agadem (sud-est) jusqu’au Bénin voisin. Des investissements de 4 milliards de dollars pour développer les champs pétroliers (gisement d’Agadem) et 2,3 milliards de dollars pour la construction de l’oléoduc, doivent permettre de porter la production pétrolière du Niger à 110.000 barils par jour, dont 90.000 barils doivent être exportés, selon le gouvernement. Dans le domaine de l’électricité, les ministres ont également « adopté la feuille de route », samedi, en vue de « la concrétisation » du projet Désert to Power », porté par la Banque africaine de développement (BAD) et qui vise à fournir de l’énergie à 250 millions de personnes dans les pays qui composent la bande sahélienne. « Desert to Power » est une initiative de la BAD de 20 milliards de dollars avec pour ambition de faire du Sahel la plus grande zone de production solaire au monde avec 10.000 MW de capacité. Les onze pays bénéficiaires de ce projet sont : le Burkina Faso, l’Éthiopie, l’Érythrée, Djibouti, le Mali, la Mauritanie, le Niger, le Nigeria, le Sénégal, le Soudan et le Tchad. MAP
L’Alliance des États du Sahel condamne la confiscation des avoirs du Niger par I’UEMOA et la BCEAO
Les ministres de l’Alliance des États du Sahel (AES) ont condamné la confiscation des avoirs financiers du Niger par l’Union économique et monétaire ouest africaine (UEMOA) et la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) qui constitue une violation flagrante des textes de l’Union. Les ministres de l’AES exigent la levée sans délai de cette mesure qui ne vise qu’à punir injustement un peuple dont le seul tort est d’aspirer à la pleine jouissance de sa souveraineté et à la prise en main de son destin »
Alliance des Etats du Sahel: Le Burkina Faso, le Mali et le Niger projettent de créer une confédération
Les Ministres de l’Alliance des États du Sahel envisagent de créer une confédération des trois Etats au terme des travaux d’une réunion tenue jeudi 15 février 2024, au Ministère des Affaires étrangères, de la Coopération régionale et des Burkinabè de l’extérieur. Les Chefs de délégation des trois pays de l’Alliance « ont réaffirmé leur engagement d’avancer résolument dans le processus de mise en œuvre de l’AES et de la création de la Confédération des trois États, et ce, conformément à la vision des Chefs d’État découlant des aspirations profondes des populations respectives », souligne un communiqué de ministère des Affaires étrangères du Mali. Cette rencontre s’est tenue sous la coprésidence des Chefs de délégation du Burkina Faso, le Général de Brigade Kassoum COULIBALY, Ministre d’État, Ministre de la Défense et des Anciens combattants ; de la République du Mali, le Colonel Abdoulaye MAIGA, Ministre d’État, Ministre de l’Administration Territoriale et de la Décentralisation, Porte-parole du Gouvernement et de la République du Niger, le Général de Corps d’Armée Salifou MODY, Ministre d’État, Ministre de la Défense Nationale, indique la même source. Dans leurs interventions, ils ont vivement salué le leadership visionnaire ayant conduit les Chefs d’État à la décision historique et salutaire de créer l’Alliance des États du Sahel, le 16 septembre 2023, à travers la signature de la Charte du Liptako-Gourma. Pour le Chef de la délégation malienne, l’esprit de l’AES né de la volonté partagée des plus Hautes Autorités et bâti sur la fraternité, la solidarité et la complémentarité est devenu, aujourd’hui, une référence et une valeur partagées qui transcendent l’adversité et les difficultés du moment. Par la même occasion, il a souligné avec satisfaction, les succès spectaculaires déjà engrangés par la jeune AES dans le domaine de la lutte contre le terrorisme, grâce à la mutualisation des ressources et des efforts ainsi qu’en matière politique et diplomatique par des décisions courageuses et avisées qui repositionnent nos pays sur l’arène internationale et les placent sur le chemin de la sécurité collective et du développement socioéconomique harmonieux et intégré. Au regard des défis et enjeux majeurs liés au contexte géopolitique difficile, il a insisté sur la nécessité de mieux organiser et de coordonner la communication de l’AES pour renforcer sa visibilité et son appropriation par les populations de l’espace et les partenaires. Sur les questions sous-régionales, les Chefs de délégation ont, notamment, rendu un vibrant hommage aux Chefs d’État des trois pays pour la décision salutaire de retrait du Burkina Faso, de la République du Mali et de la République du Niger de la CEDEAO, une organisation sous régionale qui s’est progressivement éloignée de ses objectifs initiaux. Pour eux, ce retrait sans délai est une opportunité pour les trois pays de construire leur développement endogène bâti sur leurs propres ressources et capacités. Avec CP
L’Algérie annonce l’ouverture prochaine de zones franches avec plusieurs pays voisins
A l’occasion de la 41e réunion du Comité d’orientation des chefs d’Etat et de gouvernement du Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD), le président algérien Abdelmadjid Tebboune a indiqué dans une déclaration prononcée par visioconférence que son pays « connaîtra en 2024 la création de zones franches avec des pays frères, à commencer par la Mauritanie, puis les pays du Sahel tels que le Mali et le Niger, outre la Tunisie et la Libye ». En outre, le chef de l’Etat algérien a souligné l’attachement de son pays à atteindre les objectifs de développement économique et d’intégration continentale, et l’importance d’œuvrer à améliorer l’efficacité des processus d’intégration économique en Afrique. En décembre dernier, l’Algérie a officiellement rejoint l’initiative de commerce guidé lancée dans le cadre de l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA).
Le Raffermissement des relations de coopération entre les Etats du Sahel et le Maroc au menu de la visite du Premier Ministre Ali Mahamane Lamine Zeine

Le Premier ministre, Ministre de l’Economie et des Finances Ali Mahamane Lamine Zeine est arrivé, le lundi 12 février 2024, à Rabat où il effectue une visite d’amitié et de travail, annonce le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP). Dans un communiqué, le Conseil indique qu’au cours de son séjour au Maroc, le Premier Ministre nigérien sera reçu par Sa Majesté Mohamed VI, Roi du Maroc et qu’il évoquera également avec les autorités marocaines le développement des relations déjà fructueuses et anciennes entre le Niger et le Royaume du Maroc. La même source rappelle qu’en décembre dernier déjà, sur invitation du Roi du Maroc son Altesse Mohamed VI, les quatre Etats du Sahel s’étaient retrouvés à Marrakech pour discuter de l’initiative marocaine qui propose l’ouverture d’une fenêtre sur l’océan Atlantique pour les échanges commerciaux entre ces pays qui sont tous de l’hinterland et le reste du monde. Adrien Thyg Avec CP