Niger. Le Premier ministre reçoit le Représentant Spécial du Gouvernement Chinois pour les Affaires Africaines
Le Premier ministre nigérien, M. Lamine Zeine Ali Mahaman, ministre de l’Économie et des Finances, a reçu en audience mercredi 20 mars 2024 une délégation chinoise conduite par M. Liu Yuxi, Représentant spécial du gouvernement chinois pour les affaires africaines. Plusieurs sujets d’intérêt commun ont été abordés au cours de cette rencontre de haut niveau, notamment la coopération bilatérale entre Niamey et Pékin, la poursuite des projets de développement en cours, ainsi que l’invitation faite au Niger de participer au prochain Sommet de la Coopération Chine-Afrique prévu en août 2024. A l’issue de l’audience, M. Liu Yuxi s’est félicité de la qualité des relations entre les deux pays et des efforts déployés par les autorités nigériennes. Il a réaffirmé la volonté commune de raffermir davantage les liens d’amitié et de poursuivre les chantiers de coopération répondant aux intérêts des deux peuples. Cette visite de la délégation chinoise à Niamey témoigne de l’importance accordée par Pékin au dialogue et au renforcement des relations avec les partenaires africains, en particulier avec le Niger. Les deux parties semblent déterminées à approfondir leur coopération dans un esprit de bénéfices mutuels et de respect des intérêts réciproques. Le ministre nigérien des Affaires Étrangères, M. Bakary Yaou Sangaré, et l’ambassadeur de Chine au Niger, S.E. Jiang Feng, assistaient également à cette audience.
Les Américains plieront-ils bagage face à la décision souveraine du Niger ?
Washington tente de minimiser la décision du Niger de mettre fin à la coopération militaire, soulignant les « avantages mutuels » de la collaboration. Le Niger a-t-il sonné le glas de la présence militaire américaine sur son territoire ? La question se pose après la décision surprise du gouvernement de transition nigérien de dénoncer les accords de défense liant les deux pays. Washington, pris de court, tente de sauver les meubles. Le Département d’État américain a déclaré attendre des « clarifications » de la part des autorités nigériennes, soulignant le caractère « mutuellement bénéfique » de la coopération militaire. L’inquiétude américaine est palpable. La présence militaire américaine au Niger est stratégique : environ 1 000 soldats y sont déployés dans le cadre d’une supposée « lutte contre le terrorisme au Sahel ». Le pays abrite également une importante base de drones à Agadez. Derrière les discours diplomatiques, la realpolitik. Les Américains craignent que le Niger ne se tourne vers d’autres partenaires, comme la Russie ou l’Iran, pour combler le vide laissé par leur départ. Respecteront-ils la souveraineté du Niger ? La question est cruciale. Le peuple nigérien aspire à une plus grande indépendance dans la gestion de ses affaires sécuritaires. La décision de dénoncer les accords militaires est un signal fort en ce sens. L’avenir de la présence militaire américaine au Niger est désormais incertain. Les prochaines semaines seront déterminantes pour savoir si les Américains respecteront la décision souveraine du Niger ou s’ils tenteront de maintenir leur présence par tous les moyens. Aboubacar Ouedraogo
Niger. La CoLDEFF annonce un recouvrement de plus de 25 milliards de FCFA
Le président de la Commission de Lutte Contre la Délinquance Économique, Financière et Fiscale (CoLDEFF), le Colonel Abdoul Wahid Djibo a déclaré au terme d’une audience avec le chef de l’État, le général Abdourahamane Tiani, ce samedi 16 mars, que son institution a fait des réalisations de l’ordre de 25 466 211 692 FCFA, dont 20 656 962 024 FCFA recouvrés et 4 809 519 668 en cours de l’être. Le Président de la COLDEFF, le Colonel Abdoul Wahid Djibo a indiqué à la presse être venu faire le point des activités de son institution au Président du Conseil National pour la Sauvegarde de la Patrie, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, et ce, en présence des autres membres du CNSP. »Cela entre dans le cadre des rencontres périodiques instituées à l’effet de rendre compte de l’état d’avancement des activités » a poursuivi le président de la CoLDEFF, selon qui au cours de cette rencontre qui est »la 2ème du genre après celle en date du 16 février 2024, nous avons eu l’honneur de présenter au Chef de l’Etat un aperçu sur le résultat des dossiers ayant été traités par la ColDEFF à travers ses différentes commissions ». Il a, à cette occasion, adressé ses sincères remerciements au Président du CNSP, le Général de Brigade Abdourahamane Tiani, ainsi qu’à l’ensemble des membres du CNSP, pour »leur soutien sans faille dans l’accomplissement de la noble mission qui nous est confiée, à savoir celle de remettre l’Etat du Niger dans tous ses droits qui ont été dilapidés et spoliés, ces dernières années ». Présentant la situation de leurs activités, le président de la CoLDEFF a annoncé avoir réalisé un total général de 25 466 211 692 FCFA, dont 20 656 962 024 FCFA recouvrés et 4 809 519 668 pour les encours » soulignant que du »15 février dernier (veille de la dernière rencontre) au 15 mars 2024, nous avons enregistré des recouvrements s’élevant au montant de 8 389 983 247 FCFA ». »Nous aimerions assurer nos compatriotes du fait que nous gardons toujours à l’esprit le sens de la responsabilité qui nous incombe et le souci de bien mériter la confiance placée en nous par le Président du CNSP » a tenu à rassurer le Colonel Abdoul Wahid Djibo a également réaffirmé conformément à son serment, »notre détermination sans faille à user de tous les moyens légaux pour remettre l’Etat dans tous ses droits, et à assouvir ainsi le besoin de justice exprimé par le peuple nigérien souverain ». ANP
Niger: les autorités dénoncent les accords de coopération militaire avec les Etats-Unis
Le Conseil national pour la sauvegarde de la patrie (CNSP) du Niger a décidé ce samedi, « en toute responsabilité, de dénoncer avec effet immédiat », l’accord relatif au statut du personnel militaire des Etats-Unis et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire nigérien, a annoncé dans un communiqué le porte-parole du CNSP, le colonel major Abdourahamane Amadou, à la télévision publique nigérienne. Une délégation américaine composée de la secrétaire d’Etat américaine adjointe aux Affaires africaines, cheffe de mission, Molly Phee, du Dr Celeste Wallander, sous-secrétaire à la Défense pour les affaires de sécurité internationales, et du commandant en chef de l’Africom, le général Michael Langly, a eu une séance de travail avec le Premier ministre nigérien Ali Mahamane Lamine Zeine, entouré des membres du gouvernement et du CNSP, les 12, 13 et 14 mars derniers, à Niamey. Selon le porte-parole du CNSP, sur le choix des partenaires diplomatiques, stratégiques et militaires, le gouvernement du Niger regrette la volonté de la délégation américaine de dénier au peuple nigérien souverain, le droit de choisir ses partenaires et les types de partenariat à même de l’aider à lutter véritablement contre le terrorisme, alors même que les Etats-Unis ont décidé unilatéralement de suspendre toute coopération entre les deux pays. Aussi, le gouvernement du Niger dénonce-t-il « avec force l’attitude condescendante assortie de la menace de représailles de la part de la délégation américaine vis-à-vis du gouvernement nigérien ». « Cette attitude est de nature à saper la qualité de nos relations séculaires et miner la confiance entre nos deux gouvernements, déjà entamé par les événements du 19 octobre dernier, » a-t-il annoncé. S’agissant des cas précis de la Fédération de Russie et de la République Islamique d’Iran, deux pays avec lesquels le Niger entretient des relations diplomatiques depuis plusieurs décennies, M. Amadou a indiqué que « le gouvernement tient à porter à la connaissance du peuple nigérien et de tous les peuples de la communauté internationale, qu’il n’a jamais signé d’accord secret avec ses pays partenaires. » Tous les accords signés par le Niger depuis l’avènement du CNSP, respectent le droit international et les règles de transparence, indique le communiqué. « C’est pourquoi, le gouvernement du Niger rejette les allégations mensongères de la cheffe de la délégation américaine, consistant à soutenir qu’il aurait signé un accord secret avec la République Islamique d’Iran. Cette approche cynique, habituellement utilisée par les Etats-Unis pour discréditer, diaboliser et justifier leur menace contre les Etats, n’est pas sans rappeler l’exemple de la seconde guerre d’Irak, » a-t-il rappelé. Quant à la Fédération de Russie, le porte-parole du CNSP a déclaré qu’il s’agit « d’un partenaire avec lequel le Niger traite d’Etat à Etat, conformément aux accords de coopération militaire signés avec les gouvernements antérieurs pour acquérir le matériel militaire nécessaire à sa lutte contre le terrorisme qui a fait des milliers d’innocentes victimes nigériennes, sous l’œil indifférent d’une bonne partie de la communauté internationale. » Concernant la coopération entre les deux pays, en particulier la coopération militaire et la lutte contre le terrorisme, « la présence américaine sur le territoire de la République du Niger est illégale, et viole toutes les règles constitutionnelles et démocratiques qui voudraient que le peuple souverain, notamment à travers ses représentants élus, soient consultés pour l’installation d’une armée étrangère sur le territoire national. Ainsi c’est par simple note verbale du 6 juillet 2012, que la partie américaine a unilatéralement imposé au Niger un accord relatif aux statut du personnel militaire des Etats-Unis, et des employés civils du département américain de la Défense sur le territoire de la République du Niger, » a-t-il fait savoir. Car, cet accord est non seulement profondément injuste dans son fond, mais également ne répond pas aux aspirations et aux intérêts du peuple nigérien pour des raisons objectives, car il contraint le Niger à payer des factures liées aux taxes des avions militaires américains dont ces derniers doivent normalement s’acquitter et qui coûtent des milliers de milliards de FCFA aux contribuables nigériens ; ensuite, les autorités nigériennes compétentes n’ont aucune information militaire menée en provenance des forces américaines au Niger, et ignorent jusqu’aux effectifs civils et militaires, ainsi que les matériels américains déployés sur le sol nigérien. Enfin, l’armée américaine n’a aucune obligation selon l’accord d’accéder aux demandes nigériennes d’appuis contre les groupes terroristes qui « assassinent nos vaillantes FDS (forces de défense et de sécurité) et massacrent nos laborieuses populations ». Par ailleurs, depuis quelques semaines, le gouvernement nigérien a constaté des activités illégales de survols de son territoire par des aéronefs américains, qui amènent à s’interroger sur la sincérité de leur partenariat et la pertinence du maintien de l’accord de coopération imposée par note verbale. Il a ajouté qu’une correspondance diplomatique serait adressée à la partie américaine à cet effet. Il faut rappeler que cette dénonciation des accords de coopération militaire avec les Etats-Unis intervient après celle de ceux avec la France, dans plusieurs domaines de sécurité et de défense, suite au coup d’Etat du 26 juillet dernier.
Ces pays africains les plus confrontés à des pannes d’Internet
Les câbles endommagés ont des répercussions sur le réseau Internet s’échelonnant en quatre catégories d’importance: grave, élevée, moyenne et faible, selon Citinews Africa. En voici la répartition par pays: Côte d’Ivoire: grave Liberia: élevée Bénin: élevée Ghana: élevée Burkina Faso: élevée Togo: moyenne Cameroun: moyenne Gabon: moyenne Namibie: moyenne Niger: moyenne Nigeria: faible Lesotho: faible Afrique du Sud: faible Grâce à leur situation géographique, certaines régions sont moins touchées que d’autres par les dommages causés aux câbles, a indiqué la spécialiste Jess Auerbach Jahajeeah, lors d’un entretien avec The Conversation. Ainsi, l’Afrique du Sud est dans une position relativement bonne. Lorsque les pannes s’y produisent, le réseau est affecté pendant quelques heures avant que le trafic Internet ne soit redirigé, a expliqué Mme Auerbach, professeur agrégé à la Graduate School of Business de l’Université du Cap. Dans plusieurs pays africains, dont la Sierra Leone et le Libéria, la plupart des câbles n’ont pas d’embranchement (l’équivalent de bretelles de sortie d’autoroute). De sorte qu’il n’y a qu’un seul câble à fibre optique dans le pays, et par conséquent, le trafic Internet s’arrête pratiquement si le câble se rompt. Retrouvez cet article sur Sputniknews
Niger : une troisième cache d’armes découverte dans l’est du pays
Les Forces de Défense et de Sécurité (FDS) du Niger ont découvert mercredi dernier, pour la troisième fois, une cache d’armes dans le nord de la localité de Termite, dans le département de Tesker, région de Zinder (est du pays), grâce à des renseignements et à une bonne collaboration avec la population de cette localité, a rapporté jeudi la radio nationale. Ainsi la découverte de cette cache d’armes a permis aux FDS de récupérer une arme RPG-7, un fusil AK-47, avec son chargeur, deux obus de mortiers 81 mm et 60 mm, et deux requêtes antichars et leurs chargeurs, a précisé la radio. En février et le 6 mars, les FDS avaient découvert des stocks de matériels militaires dans des caches dans la même zone de Tasker, a-t-on appris de source officielle.
Eurap Sahel- La cheffe de mission allemande bloquée à Niamey après la découverte d’armes dans une villa de l’organisation
La cheffe de mission allemande d’Eurap Sahel, Katja Dominik, et le directeur des opérations danois de la mission, se trouvent dans l’impossibilité de quitter le territoire nigérien depuis plusieurs jours. Cette situation tendue intervient après la diffusion par la télévision nationale nigérienne d’images d’une saisie d’armes dans une villa d’Eucap Sahel, que les autorités ont présentées comme les préparatifs d’actions de déstabilisation de la France contre le pouvoir nigérien. Si aucune interdiction officielle de sortie du territoire n’a été prononcée, Katja Dominik se voit refuser l’autorisation de quitter le pays. Des sources proches du dossier affirment que des discussions sont en cours entre les autorités nigériennes et l’Union européenne pour trouver une solution à ce bras de fer et convenir des détails du retrait d’Eucap Sahel du Niger, mission civile européenne en cours depuis une dizaine d’années. Cette situation intervient dans un contexte déjà tendu entre le Niger et l’Union européenne. En décembre dernier, le CNSP, au pouvoir au Niger, avait annoncé la fin de la mission Eucap Sahel, décision qui avait été condamnée par l’UE.
ASLEM célèbre le courage et la volonté des lauréates internationales et des femmes du Maroc

Près de 70 convives étaient présentes au dîner de gala organisé, vendredi 8 mars à Rabat, par l’Association des lauréats étrangers du Maroc (ASLEM) en l’honneur des femmes du Maroc, d’Afrique et du monde. Placée sous le signe « Femme d’impact », cette soirée a connu la participation de diplomates de pays africains, de professionnels de la santé, d’universitaires, d’étudiants, d’artistes du Gabon, du Sénégal, du Cameroun, du Congo, du Mali, de la Guinée, de Madagascar, de la RDC, de la Côte d’Ivoire, des Comores, de la France et du Maroc. Des représentants d’organisations partenaires de l’ASLEM faisaient également partie des convives. Tout comme les lauréates africaines des écoles et instituts du Maroc qui s’étaient mises sur leur 31 pour cette occasion. Organisée à l’occasion de la Journée internationale des droits de la femme, date symbolique pour les femmes du monde entier, cette soirée « célèbre la force, la perspicacité et la résilience des femmes du monde entier, et plus précisément celles de l’Afrique. Une journée particulière qui nous offre l’occasion de leur rendre un hommage appuyé pour toutes les luttes qu’elles mènent de longue date pour la reconnaissance de leurs droits», a déclaré le président de l’ASLEM, Doucouré Makan, dans son allocution de bienvenue. Il a par la suite saisi cette occasion pour saluer particulièrement le courage et la volonté des « lauréates internationales du Maroc qui, par leurs actions quotidiennes, impactent positivement le développement et la crédibilité de notre association ». Ce dîner de gala a également été l’occasion de souligner les efforts déployés par les femmes et filles du Maroc actives au sein d’organisations partenaires avec lesquelles l’Association des lauréats chemine depuis sa création en mai 2018. Avant de « remercier chaleureusement l’équipe de l’ASLEM et les bénévoles qui ont contribué à l’organisation de cette soirée » conviviale et joyeuse, organisée en partenariat avec l’Agence marocaine de coopération internationale (AMCI), la Chambre africaine de commerce et services (CACS), Attijariwafabank, M. Saïd, Insight Solutions et Bank de solidarité. Une soirée ponctuée par les performances musicales exceptionnelles de Rossatanga-Hamon Elie Gide (pianiste), Essongue Guy-Yoland et Simbou Malou (chanteurs). Un trio gabonais qui a enchanté les invités en interprétant de magnifiques titres comme « L’amour d’une mère » de Patience Dabany et « Mughetu » (femme) de Queen Koumb. Il est à souligner qu’au cours de cette soirée, ponctuée par des moments de détente et d’échange entre les invités, les représentants de chaque pays ont souhaité « une heureuse fête à toutes les femmes du monde » dans une des langues nationales de leur choix, illustrant ainsi la diversité et l’universalité de la célébration de la fête de la femme. Un peu plus tard dans la soirée, les convives ont été invités à savourer un magnifique dîner autour d’un buffet généreux et varié, avant la présentation des membres du Bureau exécutif de l’ASLEM et la clôture de la soirée. Pour rappel, l’Association des lauréats étrangers du Maroc regroupe les lauréats internationaux des universités ou écoles publiques et privées marocaines, basés dans toutes les régions du Royaume et les Associations des anciens lauréats à l’étranger. Créer et renforcer les liens de solidarité et d’amitié entre ses membres tout en assurant la défense de leurs intérêts moraux et matériels; organiser et animer périodiquement des rencontres scientifiques et intellectuelles au profit de ses membres ou des manifestations d’ordre culturel et sportif; multiplier les échanges et contacts avec les groupements professionnels, les organismes nationaux, régionaux et internationaux dans le but de promouvoir l’image des diplômés formés au Maroc et de valoriser leurs réalisations ou apports sous tous leurs aspects ainsi que se positionner comme outil de renforcement de la coopération Sud-Sud figurent parmi les objectifs spécifiques poursuivis par l’Association. Alain Bouithy