Arts plastiques. Lamia Belloul, une plénitude esthétique et philosophique

Arts plastiques. Lamia Belloul, une plénitude esthétique et philosophique

Décidément, l’Homme contemporain demeure le sujet de prédilection de l’artiste-peintre et dermatologue Lamia Belloul. En témoigne sa dernière série d’œuvres qu’elle vient de dévoiler récemment à l’hôpital Cheikh Khalifa Ibn Zayeb à Casablanca. Dans cette série, Lamia Belloul livre un regard tout à fait nouveau, à la fois original et pointu sur l’Homme contemporain doublée d’une vision artistique et esthétique manifestement profonde. Chaleureux par le passé, livide aujourd’hui, le regard que porte Lamia sur L’homme se réduit à une série de codes visuels. L’ornement, les couleurs, la matière… tous les ingrédients se réunissent pour offrir une représentation occidentale d’un regard méconnaissable. C’est dire que Lamia Belloul préfère la face cachée des choses chères à elle. C’est ainsi que l’insoupçonnable noblesse de notre peintre se niche dans la beauté de son regard, au rang de sa quête. Et au fil du temps, elle se crée un univers d’émotions matérialisées par des couleurs et des formes. Sur la toile, c’est la couleur qui peut conditionner son sujet, parfois sorti d’un rêve. D’autres ambiances et de nouvelles lumières enveloppent ses inspirations. Mais, ce qui retient le plus notre attention dans ses toiles, c’est qu’elles comportent une prolixité et une plénitude esthétique qui lui font éviter consciencieusement tant le recours aux artifices du minimalisme que les pièges de l’horreur du vide. Cela aboutit en fin de compte à cet instant attrayant où deux mondes esthétiques se retrouvent et s’expriment à l’unisson pour éblouir nos yeux de splendeur et d’étonnement. Pourtant, elle n’impose pas sa vision, chacun peut y voir ce qu’il veut. « J’ai été enchanté de découvrir le travail de Lamia Belloul lors de sa dernière exposition à Casablanca. Sa peinture, avec l’effort de ses recherches donne ses fruits. Sur ses toiles, souvent des personnages peints sur fond fluide, réalisé avec une délicatesse qui conjugue une grande sensibilité dans l’exécution. Les actuelles collages suscitent l’admiration de son talent, pour ses compositions équilibrées, la fraîcheur des couleurs et les dessins tracés avec force, donnent une vision admirable à l’ensemble de ses créations», indique à ce propos l’artiste-peintre Tibari Kantour. La richesse de la matière que déploie Lamia Belloul dans ses œuvres constitue l’origine de la sobriété de sa peinture. L’apparent minimalisme de ses tableaux provient d’un maximalisme de matière. La plasticienne suggère le moins en mettant le plus. On n’a pas idée du nombre de couches de peinture que subissent ses toiles. Dans ses œuvres exposées, il y a une sorte d’affinité spirituelle profonde avec soi-même et une approche symbolique inédite qui rend un hommage sans cesse vivant au savoir-faire moderne préoccupé par la volonté minimaliste d’exprimer le maximum par le minimum. Délivrée des contraintes canoniques de la forme, Lamia se concentre sur ce qui fait la force et la spécificité : rythme et harmonie de la composition dans l’espace, tensions et contrastes des lignes, vigueur et mouvement du trait. Son acte plastique illustre si bien le parfait mariage entre la peinture et la philosophie du plein dans une ambiance où l’esthétique côtoie le mystique. Ebloui par l’œuvre de Lamia Belloul, le ministre de la Santé El Hossein El Ouardi considère qu’il s’agit d’un joli mariage entre ses qualités d’artiste chevronnée et ses finesses de dermatologue engagée. «Connaissant de près Lamia Belloul, pas moins qu’avoir été son tuteur de thèse de médecine à la faculté de Médecine et de pharmacie de Casablanca, je peux fièrement témoigner sa prédisposition innée en la matière. Sa touche distinctive incrustée dans chacun de ses travaux académiques était bien visible, joignant finement ses qualités artistiques à la rigueur scientifique de l’œuvre de recherche qu’elle a menée sous ma direction. C’est pourquoi je ne suis pas surpris du foisonnement des couleurs et des projections subtiles perceptibles à travers les œuvres et objets exposés», affirme-t-il. Et de conclure : «Je dirai qu’en magicienne des palpitations subtiles, Belloul a libéré ses doigts pour nous faire éprouver autant de sentiments subtiles que la chaleur, les criantes et les volontés. Tout cela au grand plaisir de nos perceptions et surtout pour l’éblouissement de nos sens, de la propre fascination pour la vue et pour l’esprit». Il faut dire que le travail s’inscrit aussi dans la recherche d’une beauté spirituelle qui dégage sans conteste une forte émotion visuelle servie en cela par un ample mouvement des couleurs. L.M

Arts plastiques. «L’aube transfigurée» de Claude Senouf exposée à Essaouira

Arts plastiques. «L’aube transfigurée» de Claude Senouf exposée à Essaouira

«L’aube transfigurée» est le thème que l’artiste-peintre marocain Claude Senouf a choisi pour sa dernière série d’œuvres qu’il expose du 24 avril jusqu’au 10 mai prochain au Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah à Essaouira. Dans cette exposition, ce plasticien inspiré rend un vibrant hommage posthume au compositeur, peintre et théoricien autrichien Arnold Schönberg décédé à Los Angeles en 1951. L’artiste invite ainsi les passionnés d’art à découvrir le fruit de sa longue quête et de ses recherches plastiques. Dans son travail, l’artiste peintre Claude Senouf fait preuve d’une conception faite d’exigence et d’honnêteté foncière, mais aussi d’instinct immédiat, de rêve fugace et de poésie impalpable. Et ces deux aspects s’harmonisent pour s’incarner littéralement dans la matière, le pigment, le trait et la lumière. «La perfection dans la peinture est la toile blanche. Celui qui y laisse son empreinte s’y mesure. Soit qu’ils se conjuguent à l’unisson soit qu’ils se livrent a la confrontation, le regard de l’autre se chargera de déterminer la ligne de démarcation. Mais comme nous faisons aussi partie de cet univers on se mesure finalement à soi même. Par conséquence le vécu pourrait primer sur tous les autres paramètres de toute construction. La création renvoie à l’œdipe et elle constitue elle- même un sur-œdipe. Dans le silence bruissant de la nature ou dans le fracas tonitruant de la ville. Il s’agit donc d’un rapport à l’autre sublime et une tentative inconsciente ou consciente de substitution globale à la séduction. Mille rêves et mille transgressions!», explique Claude Senouf. Dans les œuvres qu’il expose actuellement au Musée Mohamed Ben Abdellah, il y a une sorte d’affinité spirituelle profonde avec son vécu. C’est une approche symbolique inédite qui rend un hommage sans cesse vivant au savoir-faire moderne préoccupé par la volonté minimaliste d’exprimer le maximum par le minimum et de mettre en valeur la profondeur du lieu d’appartenance. Et l’on peut avancer qu’une telle pratique n’a de cesse de réaliser un programme idéologique, en même temps qu’esthétique, de réhabilitation des notions d’identification et de reconnaissance. C’est là d’ailleurs la grande force de la forme constante de notre artiste, qui n’appelle pas à contestation interprétative. « «La rencontre des monothéismes n’a pas réussi à effacer les traces de cultes plus anciens. Claude Senouf voulait retrouver, par une sorte de dérive maîtrisée, un monde de totems surdéterminé par l’effort de l’imaginaire et habité de fantasmes originaires. Le bonheur quotidien du culte de la mer et de la terre rouge qui resurgissent constamment pour rappeler par une sorte de fièvre soudaine explosant au milieu de plages de calme une hâte d’exister par laquelle la modernité vient séjourner au milieu de la tradition», indique à ce propos le philosophe et le sociologue français George Lapassade, décédé en 2008. Il s’agit ici d’une sorte de quête intérieure en vue d’allier les sentiers nouveaux du volume et l’éclat-jaillissement d’une palette si riche. Cette logique esthétique transpose une âme d’artiste raffinée et emplie de verdure pour une envolée dans les cieux de l’imaginaire. Ce que constate également l’écrivain français Léon-Louis Grateloup. «Bientôt, personne ne saura plus déchiffrer les vieilles inscriptions. Le souvenir sera-t-il définitivement perdu des langues mortes, des temps anciens, et des anciens mythes ? Tous ceux qui avaient chanté le royaume d’Arcadie, son « âge d’or », ses bergers, sa paix bucolique, auront-ils entièrement disparu, sans laisser de traces de leur passage ? La mort, dira-t-on, n’ensevelit pas seulement la vie, mais la mémoire de la vie.» « L’aube transfigurée», du 24 avril au 10 mai au Musée Sidi Mohamed Ben Abdellah à Essaouira (Derb Laalouj). L.M Témoignages : Georges Lapassade «La rencontre des monothéismes n’a pas réussi à effacer les traces de cultes plus anciens. Claude Senouf voulait retrouver par une sorte de dérive maitrisée un monde de totems surdéterminé par l’effort de l’imaginaire et habité de fantasmes originaires. Le bonheur quotidien du culte de la mer et de la terre rouge qui ressurgissent constamment pour rappeler par une sorte de fièvre soudaine explosant au milieu de plages de calme une hâte d’exister par laquelle la modernité vient séjourner au milieu de la tradition.» Leon-Louis Grateloup «Bientôt, personne ne saura plus déchiffrer les vieilles inscriptions. Le souvenir sera-t-il définitivement perdu des langues mortes, des temps anciens, et des anciens mythes ? Tous ceux qui avaient chanté le royaume d’Arcadie, son « âge d’or », ses bergers, sa paix bucolique, auront-ils entièrement disparu, sans laisser de traces de leur passage ? La mort, dira-t-on, n’ensevelit pas seulement la vie, mais la mémoire de la vie.»

Contrôle et éradication de la Cochenille du cactus au Maroc

Contrôle et éradication de la Cochenille du cactus au Maroc

L’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a signé récemment avec le Maroc un nouvel accord de partenariat visant à contrôler et éradiquer la Cochenille du cactus. L’objectif principal de cet accord, signé en marge du SIAM, par Michael George Hage, représentant de la FAO et Mohammed Sadiki, secrétaire général du ministère de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement rural et des Eaux et Forêts, est de circonscrire l’insecte ravageur dans les zones infestées, avec l’application des mesures phytosanitaires de lutte dans l’objectif de son éradication, a indiqué l’agence onusienne. A noter que diverses actions seront réalisées dans le cadre de ce projet, parmi lesquelles le renforcement des capacités des acteurs concernés dans la détection, la surveillance et le contrôle et l’éradication de la cochenille Dactylopius opuntiae au Maroc. « En outre, il appuiera le Maroc dans ses efforts déjà engagés pour éviter des dommages économiques et écologiques importants », a-t-elle expliqué. Selon les termes de l’accord, le projet sera géré directement par la Représentation de la FAO au Maroc. Tandis que l’ONSSA est l’autorité nationale d’exécution responsable de la mise en œuvre et de la gestion générale du projet sur le territoire marocain, en collaboration avec les autres autorités et institutions nationales compétentes, précise-t-on. C’est à partir de 2015 que tout le bassin méditerranéen connaît une expansion sans précédent de la Cochenille du cactus y compris au Maroc où l’on notera une forte présence de cet insecte phytophage à Sidi Bennour, Rhamna et à Youssoufia. « Le principal dommage est la succion continue de la sève élaborée et l’inoculation de toxines, provoquant le jaunissement des raquettes, la pourriture, et la mort des plantes, ce qui peut entraîner des pertes partielles ou totales de leur productivité et le tronc finira par mourir », a expliqué la FAO. Ce qu’il faut craindre, c’est que les grandes étendues de parcours déjà améliorées par la plantation de cactus en extensif seront « désertifiées ». Ce qui, a estimé la FAO, ouvrira la porte vers une dégradation irréversible des ressources naturelles, y compris les bassins versants actuellement consolidés par le cactus. Ce n’est pas tout, puisque « les sources de revenus provenant de la vente de fruits se verront tarir, ce qui mettra en péril le bien-être de millions de ruraux dont la situation est déjà précaire. Egalement, Les nouvelles industries de transformation se verront arrêter privant le pays d’emploi et de financement provenant aussi bien de l’exportation que du marché local », a indiqué la FAO. A propos, notons que l’expansion géographique du cactus coïncide avec les zones marginales où l’activité principale est l’élevage. D’après la FAO, le cactus représente le tiers de la ration du cheptel dans ces zones déjà en manque de ressources fourragères et le nombre d’agriculteurs/éleveurs dépendant directement ou indirectement de la culture de cactus est estimé à environ 60 000. Introduit au Maroc vers 1770, le cactus a connu une évolution remarquable au cours des deux dernières décennies en raison de la sécheresse et de la volonté politique, passant de 50 000 ha en 1998 à plus de 120.000 ha actuellement. « Cette augmentation de la superficie est due aux nombreuses opérations de plantation menées par les agriculteurs et les agences de développement et les services de vulgarisation dans le cadre des programmes nationaux de lutte contre la sécheresse », a constaté la FAO. Actuellement, la modernisation de l’agriculture marocaine à travers la stratégie Plan Maroc Vert (PMV) encourage la plantation de cactus comme culture alternative dans les régions moins favorables. Chaque année, plus de 4.000 hectares sont plantés au Centre et au Sud du pays. La FAO a noté qu’au cours des 10 dernières années, plusieurs entreprises et coopératives surtout de femmes rurales ont été créées pour la transformation des produits de cactus. Les principaux produits fabriqués sont : la confiture de figues, les vinaigres, la farine de raquette et l’huile essentielle extraite à partir des graines du fruit. Mais le principal intérêt du cactus demeure son rôle comme source de fourrage pour le bétail pendant les années de sécheresse fréquentes, a-t-elle estimé. Notons aussi que la production nationale en fruit du cactus varie de 800.000 à 1,1 million de tonnes par an, avec un revenu moyen de 10.000 à 30.000 dirhams par hectare. S’ajoute à cela la biomasse raquette utilisée comme fourrage qui produit environ 4 tonnes de matière sèche par hectare. Les avantages environnementaux sont nombreux : séquestration de carbone, apiculture et conservation des eaux et des sols. Signalons que le projet est financé sur les ressources du Programme de coopération technique de la FAO avec un montant de 417 000 dollars. « Ce budget permettra de prendre en charge les frais de mobilisation d’experts nationaux et internationaux. Il couvrira également les frais de formation de cadres et techniciens ainsi que des campagnes de sensibilisation des agriculteurs et des acteurs concernés au Maroc », explique-t-on. Le projet prévoit également l’organisation de visites de cadres et responsables marocains dans des pays de l’Amérique latine où ce ravageur avait causé de gros dégâts pour s’enquérir de leur expériences dans ce domaine, et notamment la lutte intégrée, a indiqué la FAO.

Arts plastiques. Maria Kermadi, une école de vie qui fait rêver

Arts plastiques. Maria Kermadi, une école de vie qui fait rêver

Furtive, incisive et juste, la touche de l’artiste-peintre franco-marocaine Maria Kermadi nous introduit directement dans son univers pictographique où elle donne libre cours à sa sensibilité. Dans ses œuvres, tout suggère cette volonté de voyager au-delà du rythme quotidien, de la parole envolée pour accéder à la béatitude de l’être. C’est comme si l’artiste ne se suffit plus de platitude et cherche à brusquer par le volume, le tissage imposant qui rime avec l’excellence souvent gaie et béate du dire. Sa passion : la peinture. Sa devise : la créativité et le sérieux. Et son terrain de jeu : la toile. Il s’agit d’une plasticienne dont la fertilité intellectuelle se reflète dans la production picturale. Cette expérience, Maria Kermadi l’a partagée un peu partout, au Maroc comme à l’étranger, à travers plusieurs expositions et rencontres d’art. Le tout dans un rendu visuel attrayant où la vie est toujours présente. De quoi ravir les amateurs de l’art contemporain marocain, évidemment. D’autant plus qu’il s’agit d’une artiste charismatique, une figure éprise d’art et de liberté. Et la fantaisie qui caractérise sa liberté d’expression demeure quasiment lyrique. « Pour cette artiste franco-marocaine intarissable, la peinture fait partie de sa vie depuis son jeune âge. Cependant, il a fallu attendre l’obtention de son Master en Histoire de l’Art en 2008 à la Sorbonne pour qu’elle renonce à une carrière toute faite de comptable et se consacrer entièrement à sa passion. Dès ses premières créations, la place de ce que Kandinsky appelle une « vérité intérieur » s’impose à travers une palette chaude qui ne l’a jamais vraiment quittée. Chaque œuvre est une ode aux couleurs chatoyantes empruntées de sensations profondes qui s’abreuvent dans les territoires marocains qui l’ont vue naître. Depuis sa période académique, elle n’a cessé de restituer dans ses toiles ces empreintes dans lesquelles le soi et les choses du monde demeurent indissociables», indique à ce propos l’écrivain et poète Lahsen Bougdal. Toutefois, l’œuvre de Maria révèle une audace picturale et une intensité stylistique originale. Cette plasticienne nous révèle une palette diversifiée d’œuvres inspirées de fragments et de symbolisme, plus gestuelles et moins formelles. Pictographies finement tracées, productions plus libres reposant sur l’emploi de signes, de symboles, de motifs géométriques riches en termes de plasticité et de picturalité. Un exemple illustre d’une synthèse d’expressions aussi proches que lointaines. Les tableaux de Maria Kermadi ont toujours été vus et acceptés dans cette démarche et cette alliance pluridisciplinaires. Son œuvre capte une réelle intuition qui se nourrit d’une créativité qu’elle maîtrise avec une aisance sans aucune complaisance. C’est la clé de lecture qui permet aux visiteurs de décoder ses tableaux. Pour toutes ces raisons, elle est considérée aujourd’hui comme une artiste contemporaine de la nouvelle vague, ceux qui associent leur art au symbolisme gestuel. «Il y a dans le coup de pinceau de Maria Kermadi une urgence fiévreuse qui la transforme de l’intérieur tout en transfigurant le monde qui l’entoure et l’interpelle par ses violences, ses déchirures, ses amours et ses désillusions. La vision qu’elle déploie dans ses toiles se nourrit de ces questionnements et de cette connexion du corps à son environnement. C’est le cas par exemple de cette dernière toile où elle revient sur le corps de la femme, en l’occurrence le culte de la déesse primordiale. Un travail documenté et structuré où elle reprend cette allégorie consacrée dans les mythologies anciennes et dans les religions pour repenser poétiquement la question de la fertilité et de la fécondité à l’aune des préoccupations actuelles», poursuit Lahsen Bougdal. Pour lui, cette image des divinités qui précède les dieux masculins des religions abrahamiques convoquée dans l’espace pictural, n’est pas sans nous rappeler la volonté de l’artiste de revenir sur la place des femmes dans les sociétés d’aujourd’hui. De ce fait, il faut dire que les peintures que nous propose Maria Kermadi sont animées par des fragments mystérieux innombrables inspirés de la perception visuelle esthétique. C’est dans cet esprit qu’elle puise naturellement dans la fascinante luminosité, la féerie des couleurs et son rythme de vie. Résultat : une peinture qui devient source de connaissance de soi, de spiritualité et de paix intérieure. Et une école de vie qui fait rêver. Il s’agit avant tout d’un art contemporain marocain prôné comme méthode de travail par cette artiste. Sa méthode d’approche du regardeur procède par induction de virtualités contenues dans l’œuvre qu’il ne reste plus qu’à nommer. L.M

Maroc: Dame nature booste l’économie nationale

Maroc: Dame nature booste l’économie nationale

Au terme des premiers mois de l’année 2017, les indicateurs conjoncturels laissent présager une orientation globalement favorable de l’activité économique nationale. Les dernières données relatives aux différents secteurs augurent d’une situation économique globalement favorable, confortée par les bonnes perspectives du secteur agricole et une configuration sectorielle globalement positive, a annoncé la Direction des études et des prévisions financières (DEPF). « Les conditions climatiques favorables qu’a connues le Maroc à fin 2016 et au début de 2017, ainsi que la bonne répartition spatiale et temporelle des précipitations, présagent de bonnes perspectives pour la campagne agricole 2016/2017 », a souligné ce département relevant du ministère de l’Economie et des Finances dans sa dernière note de conjoncture. Dans sa dernière note de conjoncture, datant du mois en cours, la DEPF a expliqué que le cumul pluviométrique moyen avait atteint 278,9 mm à fin mars 2017. C’est donc une amélioration de 86,9% par rapport à l’année précédente. Cette évolution aurait ainsi porté le taux de remplissage des barrages à usage agricole à 53,1%, a-t-elle précisé. Compte tenu de cette évolution, conjuguée à un niveau record d’utilisation des intrants agricoles (augmentation du volume des ventes des semences certifiées de céréales de 52% par rapport à la campagne précédente) et à la hausse de la superficie cultivée en céréales d’automne de plus de 52%, le département de l’Agriculture prévoit la réalisation d’une récolte céréalière avoisinant 102 millions de quintaux, a souligné la même source. C’est ainsi que la campagne aura connu une amélioration de 203% par rapport à la précédente. A propos, rappelons que le ministre de l’Agriculture, de la Pêche maritime, du Développement et des Eaux et des Forêts, Aziz Akhannouch, avait récemment annoncé, à Meknès, que la production céréalière devrait dépasser les objectifs du Plan Maroc Vert. Comme l’avait rapporté la MAP, le ministre avait, à l’occasion du SIAM, fait état d’une répartition de la production record pour cette année entre les trois céréales principales, à raison de 49,4 millions de quintaux pour le blé tendre, 28,9 millions de quintaux pour l’orge et 23,3 millions de quintaux pour le blé dur. A cette même occasion, il avait également noté que le niveau de vente des semences certifiées a connu une hausse spectaculaire de 52% par rapport à l’année précédente, alors que la superficie emblavée des céréales d’automne a dépassé 52%. A noter que les analystes de la Direction des études et des prévisions financières se sont également intéressés aux données statistiques rapportées dans le dernier bulletin du Centre Royal de télédétection spatiale et qui tendent à conforter le baromètre conjoncturel et donc les estimations annoncées. En effet, l’analyse de ces données fait état d’une couverture végétale bonne à moyenne, au terme du mois de mars 2017, dans la majorité des régions agricoles du Royaume avec un profil nettement en-dessus d’une année moyenne et de l’année précédente, a constaté la DEPF. « Cette situation devrait bénéficier favorablement au cheptel national en rapport avec la bonne production fourragère attendue », a-t-elle assuré.

Journée de la Terre : BMCE Bank Of Africa lance une solution de financement en faveur de l’économie circulaire

Journée de la Terre : BMCE Bank Of Africa lance une solution de financement en faveur de l’économie circulaire

Pionnière dans le développement de financements novateurs, BMCE Bank of Africa lance une nouvelle offre de financement « Valorisation des Matières Résiduelles », une solution globale pour accompagner les entreprises souhaitant s’inscrire dans une démarche de gestion plus cohérente et plus efficiente de leurs matières résiduelles. Ce financement est accompagné d’une assistance technique gratuite offerte par FMO, et d’un taux bonifié de 25PB sur le taux appliqué accordé par BEI. Dans un contexte économique de plus en plus exigeant, la valorisation des matières résiduelles permet aux entreprises bénéficiaires de réaliser des économies financières et de fédérer leurs collaborateurs autour de valeurs de développement durable. Cette démarche présente plusieurs enjeux essentiels pour l’entreprise: réduction des coûts de matières premières, de stockage et d’élimination des déchets, ouverture sur de nouveaux marchés, amélioration de l’image de l’entreprise et proactivité vis-à-vis des futures lois et réglementations. A l’occasion de la Journée Internationale de la Terre, cette ligne de financement à impact positif vise particulièrement à appuyer l’Objectif du Développement Durable des Nations Unies relatif à la Consommation et Production Responsable et aux mesures relatives à la Lutte Contre les Changements Climatiques. BMCE Bank of Africa œuvre ainsi à contribuer à la mise en œuvre de la Stratégie nationale de gestion des déchets 2008-2022 et de la Stratégie nationale de développement durable – SNDD. Cette ligne de financement fait suite l’obtention d’un prêt de 20 millions d’euros en faveur de BMCE Bank of Africa de la part de FMO (Entrepreneurial Development Bank des Pays Bas) et BEI (Banque Européenne d’investissement) lors de la COP22 pour le financement de l’économie circulaire au Maroc.

Maroc-Cuba : nouvelle déconfiture diplomatique des dirigeants algériens et de leurs affidés du polisario

Maroc-Cuba : nouvelle déconfiture diplomatique des dirigeants algériens et de leurs affidés du polisario

Dès l’annonce du séjour privé du Roi Mohammed VI à Cuba, les dirigeants polisariens, assistés par leurs créateurs algériens, ont multiplié les ripostes diplomatiques et les attaques médiatiques stériles, stupides et mensongères. Ainsi, le site électronique algérien  » algeriepatriotique.com  » publia, le 18 avril 2017, un tissu de mensonges sous le titre  » Avant d’être humilié par Trump, le roi du Maroc avait reçu une gifle cinglante à Cuba  » signé par Khider Cherif dont je livre aux lecteurs quelques florilèges que je cite en infra : 1/ Mohammed VI ne gardera certainement pas un bon souvenir de son premier séjour à Cuba, pays avec lequel le Maroc n’entretient pas de relations diplomatiques, 2/ mais comme à La Havane, il y a subi un autre camouflet puisque le successeur de Barack Obama à la Maison-Blanche l’a superbement ignoré, 3/ c’est donc un Mohammed VI inconsolable et sans doute encore plus affaibli au niveau international qui reviendra dans un Maroc secoué depuis plusieurs jours par des protestations sociales de grande ampleur qui vont en s’aggravant, 4/ las de l’effronterie de la délégation marocaine, le gouvernement de Raul Castro a fini par faire comprendre aux messagers de Mohammed VI que le moment était venu pour leur «maître» de faire ses valises. 5/ c’est un peu comme ça que le roi du Maroc, dépité et humilié, a dû rallier mercredi dernier Miami en Floride où il escomptait pouvoir rencontrer, dimanche, ne serait-ce que pour quelques minutes, le nouveau président américain Donald Trump. Des mensonges diffusés par des médias à la solde des dirigeants algériens et repris sottement par d’autres, tels abidjantv.net, jeuneafrique.com et 360.ma sans vérifier la véracité de ces inepties. Le Maroc a d’ailleurs réagi fermement pour rétablir la vérité en publiant un communiqué officiel dans lequel il dément qu’une rencontre ou déjeuner ait été programmés entre le Roi Mohammed VI et le Président américain, Donald Trump. Même les organes officiels marocains, dont l’agence marocaine Maghreb Agence Presse (MAP), n’ont fait part d’une réunion entre les deux Chefs d’Etat et dans l’agenda du Président américain, il n’était fait nulle part mention de cette rencontre. Mais la réponse la plus cinglante à ces mensonges algéro-polisariens est tombée le vendredi 21 avril 2017 avec l’annonce du rétablissement des relations diplomatiques entre le Maroc et Cuba. En effet, conformément aux instructions du Roi Mohammed VI, les Ambassadeurs du Maroc et du Cuba à l’ONU ont paraphé à New York un accord pour rétablir les relations diplomatiques entre leurs deux pays. Cette annonce, a raisonné dans les couloirs des Nations-Unies et ne manquera pas de faire de même dans les grandes capitales mondiales et sonnera le glas des polisariens et de leurs soutiens. Une nouvelle victoire diplomatique de Maroc qui intervient à peine quelques mois après le retour victorieux du Maroc au sein de l’Union Africaine et qui confirme le leadership visionnaire et proactif du Roi Mohammed VI, qui projette ainsi le Maroc au-delà des sentiers battus et des paradigmes doctrinaux désuets. Avec le rétablissement des relations diplomatiques au niveau des Ambassadeurs, Rabat et La Havane entendent désormais conjuguer leurs relations au présent et à un futur qui promet. Le génie créateur des deux Nations prend ainsi rendez-vous avec l’histoire et ne manquera pas de s’exprimer sur les terrains féconds d’un partenariat gagnant-gagnant au bénéfice des deux peuples. Quant aux courants de pensées des siècles derniers, ils n’ont plus pignon sur rue et les régimes qui s’évertuent par tous les moyens de les perpétuer dans leur pays ils ne font que retarder l’inévitable, à savoir l’aspiration des peuples au bien-être et à la prospérité, c’est le cas aujourd’hui en Algérie avec des manifestations en Kabylie et la grogne sociale qui monte en puissance, mais aussi au Venezuela. Des pays où les dirigeants, en déshérence et en déperdition totale, ordonnent à leurs policiers et militaires de tirer à balles réelles et de procéder à des arrestations arbitraires. Des régimes proches d’être atomisés par leur peuple. Au fait, aucune association des Droits de l’Homme ou médias algéro-polisarien ne parle de la situation dramatique que supportent les peuples vénézuélien et Kabyle.

Maroc: Leger recul des prix à la consommation en mars

Maroc: Leger recul des prix à la consommation en mars

Les prix à la consommation ont de nouveau connu une baisse. Selon l’estimation réalisée au cours du mois de mars, l’indice des prix à la consommation (IPC) a enregistré une légère baisse par rapport au mois précédent de l’année 2017. A en croire le Haut-commissariat au plan (HCP), « l’indice des prix à la consommation a connu, au cours du mois de mars 2017, une baisse de 0,6% par rapport au mois précédent. Cette variation est le résultat de la baisse de 1,4% de l’indice des produits alimentaires et de la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires ». Comparé au même mois de l’année précédente, l’indice des prix à la consommation a enregistré une hausse de 0,1% au cours du mois de mars 2017, conséquence de la hausse de l’indice des produits non alimentaires de 1,7% et de la baisse de celui des produits alimentaires de 1,7%, a précisé le HCP. Pour les produits non alimentaires, les variations vont d’une baisse de 0,2% dans la «communication» à une hausse de 3,9% dans les «restaurants et hôtels », a relevé cette institution que dirige Ahmed Lahlimi Alami. En février, l’indice des prix à la consommation avait reculé de 0,3% par rapport au mois précédent. Le HCP avait attribué cette variation à la baisse de 0,8% de l’indice des produits alimentaires et à la hausse de 0,1% de l’indice des produits non alimentaires. Dans sa récente note d’information, le Haut-commissariat a précisé que les baisses des produits alimentaires observées entre février et mars 2017 ont concerné principalement les «légumes» (9,9%) et le « café, thé et cacao » et le « lait, fromage et œufs » (1,1%). En revanche, le HCP a relevé que les prix ont augmenté de 1,0% pour les «fruits», de 0,9% pour les « poissons et fruits de mer » et de 0,1% pour les « viandes ». Selon les analystes du HCP, les baisses les plus importantes de l’IPC ont été enregistrées à Béni-Mellal (1,3%), à Safi, Al-Hoceima et Meknès (0,8%), à Oujda, Settat, Fès et Casablanca (0,7%) et à Agadir et Marrakech (0,6%). Ces derniers ont noté, en revanche, un rebond des prix des produits alimentaires de l’ordre de 0,3% à Laâyoune. Pour rappel, les baisses des produits alimentaires observées entre janvier 2017 et février 2017 avaient concerné principalement les « légumes » (5,8%), le « lait, fromage et œufs » (0,9%) et le « café, thé et cacao » (0,1%). A cette date, le HCP avait relevé, en revanche, une hausse des prix des «poissons et fruits de mer» (1,8%), des «huiles et graisses» (0,9%), des « fruits » (0,5%) et des « viandes » (0,1%). A noter que l’indicateur d’inflation sous-jacente, qui exclut les produits à prix volatiles et les produits à tarifs publics, aurait connu au cours du mois de mars 2017 une stagnation par rapport au mois de février 2017 et une hausse de 1,3% par rapport au mois de mars 2016.