Maroc. La récession économique se confirme

L’activité économique nationale aurait accusé, à l’instar de plusieurs économies, une forte baisse en 2020, a indiqué la Direction des études et des prévisions financières (DEPF) dans sa note de conjoncture du mois de juillet (N° 281). «Cette évolution recouvre un recul de la valeur ajoutée agricole conjointement à une contraction de la valeur ajoutée non agricole, particulièrement au niveau du secteur industriel, du BTP et du tourisme, le secteur le plus touché par la pandémie», selon ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration. A en croire les analystes de la DEPF, «ces contreperformances auraient été partiellement compensées, d’une part, par les mesures prises par les pouvoirs publics pour amortir les implications négatives du choc sanitaire et, d’autre part, grâce à la résilience de certaines branches du secteur non marchand et à la dynamique favorable de la branche de télécommunication». Selon les derniers baromètres conjoncturels, au niveau de la demande intérieure, la DEPF a noté la bonne tenue de la consommation du secteur des administrations publiques, en rapport avec les dépenses engagées par le Fonds spécial Covid-19. Cette évolution «aurait partiellement compensé le reflux de la consommation des ménages, impactés par la baisse de leurs revenus, le changement de leur mode de consommation dans le contexte actuel de crise et la succession de deux mauvaises années agricoles», a-t-elle constaté. En phase avec le repli des importations en biens d’équipement et des activités immobilières, l’effort d’investissement aurait, pour sa part, connu un ralentissement, selon la DEPF soulignant que les activités immobilières ont été «contraintes par l’arrêt des chantiers de construction lors de la période de confinement et par la baisse de la demande». Concernant l’évolution de la demande extérieure, il ressort des données que «les implications néfastes du choc sanitaire dans les principaux pays partenaires du Maroc auraient négativement impacté les exportations nationales». Dans sa note, la DEPF a en outre observé que «la baisse de la production céréalière, conjointement au recul de la demande intérieure en demi-produits et en biens d’équipement, pendant la période de confinement, aurait freiné le rythme des importations». Soulignons toutefois qu’en dépit de la chute des recettes touristiques et des transferts des MRE, il apparaît que «les avoirs officiels de réserve ont représenté l’équivalent de 6 mois et 20 jours d’importations de biens et services, grâce au tirage sur la LPL acté en avril dernier», ont constaté les analystes de la Direction. Poursuivant son analyse de la situation économique au niveau cette fois-ci des finances publiques, la DEPF a noté un recul des «recettes ordinaires à un rythme plus marqué que celui des dépenses globales au terme de la première moitié de l’année». Cette baisse s’est traduite par un creusement du déficit budgétaire de 65%. En vue de tenir compte de l’impact de la crise sur les équilibres macroéconomiques, et de la mise en œuvre d’un plan d’action pour accompagner la reprise de l’activité économique, la Direction des études et des prévisions financières a rappelé que «les pouvoirs publics ont procédé à l’élaboration d’une loi de Finances rectificative». Portés, particulièrement, par les facilités de trésorerie et les crédits à l’équipement, la note de la DEPF indique également que les crédits bancaires se sont accélérés à fin mai ; et rappelle, par ailleurs, que la banque centrale a procédé, entre autres, à l’abaissement du taux directeur à 1,5% et à la libération intégrale du compte de réserve au profit des banques. Quant aux indices boursiers, tout indique qu’ils ont poursuivi «leur évolution dans le rouge à fin juin, malgré la légère correction haussière entamée à partir du mois de mai», a constaté la Direction. Alain Bouithy
Un simple fait divers exploité par une certaine presse sénégalaise

TRIBUNE. Nul n’est censé ignorer que le Sénégal est devenue une plaque tournante du trafic de drogue, de la cocaïne, au LSD, à l’héroïne sans oublier le Karkoubi et le haschich. Des substances fortement consommées au Sénégal et qui font le bonheur des trafiquants. Mais voilà, un fait routinier au Sénégal est venu noircir l’excellence des relations le liant au Maroc suite au démantèlement d’un simple trafic de drogue impliquant deux étudiants marocains et un commerçant syrien. Ces deux marocains, étudiants à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar, ont été arrêtés comme le veut la législation sénégalaise en la matière et placés sous mandat de dépôt avant d’êtrepoursuivis par la justice sénégalaise pour association de malfaiteurs et trafic international de drogue. Une affaire des plus ordinaires au Sénégal qui a pris une autre tournure suite à l’implication des prédateurs de l’excellence des relations entre le Maroc et le Sénégal. Ces éléments nuisibles, que sont certains porte-voix tels « Libération » ou « Les Echos », entre autres, à la solde d’un paysdont il est inutile de citer le nom, se sont mis à gausser, dès le 16 juillet 2020,sur ces arrestations. Il est vrai, que les pétro-dollars de ce certain pays ont fait que ces journaux, avides de sensationnel et voulant, au mépris de la déontologie journalistique, faire le buzz se sont mis à véhiculer l’implication du fils d’un « très proche du Roi du Maroc » dans ladite affaire. Du n’importe quoi ! Il est connu de tout un chacun que ces sites ne sont que des mercenaires journalistiques obéissant aux ordres de parties obscures et se complaisent dans leur exercice tout en oubliant de respecter les nobles principes de leur profession qu’est le journalisme. L’implication d’étudiants marocains dans ce trafic n’implique en aucune manière la responsabilité du Maroc et celle-ci ne peut être engagée et indexée. Il serait totalement est absurde d’associer un pays à un fait divers sinon tous les pays du monde seraient mis en accusation du fait des agissements délictueux de leurs nationaux. Soyons un peu sérieux ! Le Maroc est respectueux des lois étrangères et si la culpabilité des mis en cause est établie, qu’ils soient jugés et condamnés selon les lois sénégalaises. Quant aux informations fallacieuses rapportées parces radoteurs de journalistes à deux sous, indexant le Maroc et ses Hautes Institutions Sacrées, elles relèvent du faux. Un point c’est tout ! Farid Mnebhi.
La Banque d’Espagne inflige des sanctions pécuniaires à BMCE Bank International pour de graves infractions

Le Conseil des gouverneurs de la Banque d’Espagne a décidé de sanctionner BMCE Bank International, S.A. (BBI Madrid), en infligeant à la filiale espagnole de Bank of Africa et à ses dirigeants diverses amendes d’un montant global de 1,67 million d’euros pour de «graves infractions». La décision, qui date de septembre 2019, n’a toutefois été rendue publique que vendredi 17 juillet dernier. Selon un communiqué publié sur le site web officiel de la banque centrale espagnole, BMCE Bank International a écopé d’une amende d’un montant de six cent mille euros (600.000 €) pour non-respect des règles de gouvernance d’entreprise et de la politique de rémunération. La même source indique qu’une deuxième amende d’un montant de trois cent mille euros (300.000 €) a également été infligée à la filiale internationale de BOA pour des lacunes constatées dans sa structure organisationnelle, ses mécanismes de contrôle interne ainsi que ses procédures administratives et comptables. Des lacunes qui n’auraient toutefois pas compromis la solvabilité ou la viabilité de l’entité. Dans les deux cas, précisons que les sanctions financières auraient été beaucoup plus importantes n’eût été l’«application des réductions de 40% prévues à l’article 85 de la loi 39/2015, du 1er octobre, relative à la procédure administrative commune aux administrations publiques», a indiqué l’instance espagnole. A noter que la somme des amendes infligées aux dirigeants de BBI Madrid s’élève à 772.500 €. Plus de la moitié du montant, 450.000 €, a été infligée à Radi Mahmud Hamudeh, qui a occupé divers postes chez BMCE Bank International, S.A. dont celui de directeur général. La première amende a été imposée à l’ancien dirigeant de la filiale espagnole de la banque marocaine (qui a été révoqué il y a 2 ans de cela pour manquements et irrégularités) pour «non-respect de la gouvernance d’entreprise et de la politique de rémunération». Elle s’élève à trois cent mille euros (300.000 €). La deuxième amende a été fixée à cent cinquante mille euros (150.000 €) pour des lacunes constatées «dans sa structure organisationnelle, ses mécanismes de contrôle interne et ses procédures administratives et comptables», a souligné la banque centrale espagnole. Ce n’est pas tout puisque l’ancien dirigeant de BMCE Bank International à Madrid est aussi interdit d’«exercer des fonctions d’administration ou de direction dans tout établissement de crédit ou secteur financier pour une durée de 4 ans». Une sanction prévue à l’article 100.1.d) de la loi 10/2014 du 26 juin. Radi Mahmud Hamudeh est également interdit d’occuper des mandats administratifs ou de gestion dans tout établissement de crédit ou secteur financier pour une durée de 2 ans, prévue à l’article 101.1.d) de la loi 10/2014 du 26 juin. A noter que d’autres administrateurs de BMCE Bank International ont également été sanctionnés par la Banque d’Espagne en leur qualité de membres du conseil d’administration de BBI. Des peines d’amende ont ainsi été prononcées à l’encontre de Mohammed Agoumi pour un montant de soixante douze mille euros (72.000 €) ; Azzeddine Guessous pour un montant de soixante six mille euros (66.000 €) ; Mohammed-Brahim Benjelloun-Touimi pour un montant de cinquante sept mille six cent euros (57.600 €) ainsi qu’à Jerónimo Páez López pour un montant de soixante quatre mille cinq cents euros (64.500 €). Des sanctions pécuniaires ont également été infligées à Othman Benjelloun pour un montant de quarante quatre mille quatre cents euros (44.400 €) et Mohamed Bennani pour un montant de douze mille euros (12.000 €) et Mamoun Belghiti pour un montant de six mille euros (6.000 €). Du côté de BMCE Bank of Africa, la réponse à cette publication ne s’est pas fait attendre : la banque marocaine à travers sa filiale a dénoncé une publication inopportune d’une décision prise en septembre dernier. Dans un communiqué publié lundi 20 juillet, le groupe bancaire marocain a rappelé que l’ancien DG de sa filiale espagnole, Radi Hamudeh, avait été révoqué en juillet 2018, «suite à des manquements et irrégularités qu’il a commis, notamment relatifs à sa propre rémunération, et dissimulés au conseil d’administration de BBI Madrid. La banque rappelle en outre qu’un plan avait été élaboré et mis en œuvre, ce qui a permis, «aux termes de quelques mois seulement, de régulariser l’ensemble des manquements et irrégularités commis par l’ancien DG». Mais «en dépit du fait que le conseil d’administration de BBI Madrid et ses membres ont été trompés par l’ancien directeur général, la Banque d’Espagne a publié vendredi 17 juillet 2020 les sanctions pécuniaires, uniques sanctions du reste, imposées à BBI Madrid ainsi qu’aux membres de son CA, actuels ou qui avaient exercé le mandat d’administrateur dans le passé», a-t-elle fait remarquer. Quoi qu’il en soit, «ces manquements et irrégularités de l’ancien DG n’ont, à aucun moment, porté préjudice aux intérêts de la clientèle de BBI Madrid ni mis en question la situation financière ou la solvabilité de cette filiale», a assuré la banque. Alain Bouithy
Maroc Telecom fait preuve d’une bonne résilience au premier semestre

«Les capacités réseaux et les infrastructures du Groupe Maroc Telecom, très sollicitées pendant la période de confinement, ont pleinement répondu à l’augmentation de la demande et l’essor de nouveaux usages, sans aucune incidence sur la qualité de service », a affirmé abdeslam Ahizoune, président du Directoire. « La pertinence de la stratégie du Groupe, axée sur l’investissement pour le renforcement des réseaux, des infrastructures et de la digitalisation, s’en trouve ainsi confortée », a-t-il indiqué à l’occasion de la publication des résultats consolidés du premier semestre 2020. Un premier semestre marqué par un accroissement du parc global du Groupe ; un chiffre d’affaires consolidé stable ; une bonne profitabilité, une adaptation rapide des ressources et de la capacité des réseaux pour faire face à l’évolution du marché face à la crise du Covid-19 ainsi que le lancement, le 1er juin 2020, de sa solution de paiement mobile via sa filiale «MT Cash ». En détail, il ressort qu’au premier semestre 2020 le Résultat net ajusté part (RNPG) de la société a enregistré une hausse de 1,5% à base comparable pour atteindre 3.006 millions de dirhams. Selon Maroc Telecom, le résultat opérationnel (EBITA) ajusté du Groupe s’est de son côté établi à 5.836 millions de dirhams, ce qui correspondant à une hausse de 0,2% à base comparable. Grâce à l’amélioration du taux de marge brute de 1,6 pt (+1,3 pt à base comparable), le résultat opérationnel avant amortissements (EBITDA) a atteint 9.603 millions de dirhams, à fin juin 2020, en hausse de 2,1% (+1,4% à base comparable), a indiqué le Groupe précisant que le taux de marge d’EBITDA s’est établi à 52,4%, en hausse de 0,7 pt à base comparable(1). A noter que le Groupe Maroc Telecom a réalisé un chiffre d’affaires de 18 323 millions de dirhams, en hausse de 2,7% (stable à base comparable), souligne-t-il dans sa communication financière. « Cette performance, dans un contexte de crise, est due essentiellement au développement de la Data Mobile et des services Mobile Money à l’international et à l’essor de la Data Fixe au Maroc », a expliqué le Groupe. Soulignons qu’en raison de l’adaptation des investissements au contexte actuel, les investissements du groupe hors fréquences et licences ont accusé une baisse de 37,6% sur un an (-43,6% à base comparable). En revanche, en raison de la hausse de l’EBITDA et la baisse des Capex, les flux nets de trésorerie opérationnels (CFFO) ajustés a atteint 7.099 millions de dirhams, correspondant à une hausse de 23,9% (+22,2% à base comparable), a relevé le groupe dans sa communication ajoutant qu’à fin juin 2020, la dette nette consolidée du Groupe a enregistré une baisse de 11,3%, pour s’établir à 18.659 millions de dirhams. Ainsi, elle représente 0,9 fois son EBITDA annuel, a-t-il souligné. Selon la même source, les parcs du Groupe ont continué de croître enregistrant ainsi une amélioration de +9,1% sur un an, pour atteindre 68,4 millions à fin juin 2020. A en croire le communiqué, « cette hausse provient en partie de l’intégration de Tigo Tchad dans le périmètre du Groupe depuis le 1er juillet 2019 ». Enfin, en raison des incertitudes générées par la crise liée au Covid-19, Maroc Telecom a annoncé avoir revu ses perspectives pour l’année 2020, à périmètre et change constants tablant sur un chiffre d’affaires et EBITDA en légère baisse ainsi qu’un CAPEX d’environ 10% du chiffre d’affaires, hors fréquences et licences. Il est à souligner qu’au terme des six premiers mois de l’année, les activités au Maroc ont généré un chiffre d’affaires de 10.524 millions de dirhams, en retrait de 1,8% par rapport à la même période de 2019. Ainsi que l’a expliqué Maroc Telecom, « ce retrait s’explique par la baisse du chiffre d’affaires Mobile qui pâtit des impacts de la crise notamment sur les activités de l’entrant international, le sortant prépayé et le roaming », précisant que ce repli a été atténué par la hausse de la Data Mobile et Fixe. A propos de la crise sanitaire, le Groupe Maroc Telecom a indiqué avoir pris très tôt des décisions clés, en procédant notamment au renforcement des mesures d’hygiène, de distanciation et le recours au télétravail et à la promotion des outils de digitalisation pour encourager les clients et partenaires à interagir avec l’entreprise via les différents services en ligne. Dans le même cadre, l’entreprise a veillé à la maitrise de la chaîne d’approvisionnement et à la bonne gestion de la continuité d’activité commerciale, réseaux et systèmes d’information. Alain Bouithy
Le Maroc et la RDC, sur la voie d’une « coopération réussie »

Déterminé à « partager ce qu’il a, sans ostentation », conformément à la vision de la coopération sud-sud prônée par SM le Roi Mohammed VI, le Maroc ne s’est pas soustrait à son engagement de renforcer ses relations de coopération avec tous les pays africains frères, notamment avec la République démocratique du Congo (RDC) dans le secteur de la formation, et bientôt dans ceux du commerce et de l’industrie. La coopération bilatérale est de plus plus perceptible dans le secteur de la formation. Ainsi, au titre de l’année 2019-2020, plus de 90 bourses d’études ont été octroyées aux ressortissants de la RD Congo pour leur permettre de poursuivre leur formation supérieure au Maroc. Et si l’action du Royaume s’est particulièrement attachée à la question de la formation, aussi capitale soit-elle, les secteurs de l’industrie et du commerce ne sont pas passés au second plan. Pour accompagner les entreprises marocaines et congolaises dans leur développement, une Chambre de commerce et d’industrie Maroc-RDC a été créée le 27 février dernier à Kinshasa. L’objectif principal de la création de cette structure est notamment de faire connaître davantage les potentialités d’échanges commerciaux et d’investissements entre la RDC et le Maroc, de servir d’intermédiaire entre les professionnels marocains et leurs homologues congolais, et d’œuvrer pour la promotion des relations d’affaires entre ses membres. De même, dans un message de félicitations adressé le 30 juin dernier au président Félix Tshisekedi, à l’occasion de la fête nationale de la RDC, SM le Roi Mohammed VI a saisi cette opportunité pour « réitérer sa ferme détermination à poursuivre l’action commune afin de renforcer le partenariat maroco-congolais et d’en faire un exemple de coopération réussie entre les deux pays africains ». « Le Maroc est déterminé à partager ce qu’il a, sans ostentation, avec la RDC. C’est un pays avec lequel nous sommes liés par des relations historiques de fraternité. Mon souhait est de voir ces relations propulsées à un niveau plus élevé afin de répondre aux attentes des deux peuples frères », a confié à la MAP, l’ambassadeur du Maroc en RDC, Rachid Agassim. Le Maroc est un acteur économique de premier plan en Afrique. Depuis l’an 2000, il a conclu, dans différents domaines de coopération, près d’un millier d’accords avec les pays africains. Avec cette orientation en faveur de l’Afrique, le Royaume est résolu à approfondir ses relations avec la RDC, avec laquelle il est déjà lié par des liens historiques de fraternité africaine et de solidarité agissante. En termes de perspectives de coopération, un travail a été établi par l’ambassade du Royaume à Kinshasa avec les partenaires congolais pour la tenue de la commission mixte de coopération, qui va imprimer une nouvelle impulsion aux relations bilatérales et permettre de développer différents aspects de la coopération. Ce projet a été très bien accueilli par les responsables congolais, qui sont convaincus que le Maroc est un partenaire fiable et un modèle de développement adapté à la réalité africaine. MAP
Une nouvelle fois Amnesty International épinglé pour diffusion de fausses informations

TRIBUNE. Après le Maroc, Israël, c’est au tour de l’Ethiopie de renvoyer Amnesty International à ses chères études en raison de son manque d’objectivité et de ses conclusions boiteuses n’ayant aucune crédibilité. Ce coup retentissant est venu directement du Procureur fédéral éthiopien lequel a rejeté sèchement, le 18 juillet 2020, le rapport de cette ONG à deux sous, qu’est Amnesty International, publié le 20 mai 2020 sous le fumeux titre « Au-delà de l’application de la loi : violations des Droits Humains par les forces de sécurité éthiopiennes à Amhara et Oromia ». Mieux, dans une déclaration faite le 18 juillet 2020, le Procureur fédéral éthiopien a indiqué qu’il avait constitué un comité composé des bureaux des Procureurs des régions d’Amhara et d’Oromia, de la police, des universités et des organisations de la société civile pour enquêter sur la crédibilité des violations présumées des Droits de l’Homme, évoquées dans le rapport qui n’ont abouti en raison du mensonge d’Amnesty International. De plus, les rapports sulfureux d’Amnesty International sont de plus en plus contestés par plusieurs pays en voie de développement, dont le Maroc. Avec une stratégie démoniaque, Amnesty International a tenté d’entraîner le Maroc dans un labyrinthe d’intérêts en l’utilisant pour attaque Israël et les intérêts du groupe NSO comme à son habitude pour prendre en otage des pays dans de lâches opérations d’extorsions. Il est incontestable qu’Amnesty International défend une conception des Droits de l’Homme à géométrie variable et qu’elle fait la belle devant les intérêts britanniques et américains. A ce sujet, de nombreuses voix commencent à s’élever au Maroc pour traduire Amnesty International devant la justice pour diffamation et la loi britannique Defamation Act de 2013 le permettait aisément. Le droit anglais tient compte également de« l’impression que la diffamation est susceptible de faire sur les personnes qui la lisent ». Or, les accusations d’espionnage publiés par Amnesty International et reprises par un consortium de journaux ont porté préjudice à l’image du Maroc. Quoiqu’il en soit, au-delà de la compensation financière, gagner ce procès permettra à la fois de discréditer Amnesty International et ses rapports et revaloriser l’image du Maroc vis-à-vis de l’opinion internationale. Farid Mnebhi
La Ministre sud-africaine des Relations Internationales et de la Coopération s’emmêle les pinceaux au Conseil de Sécurité de l’ONU

TRIBUNE. Alors qu’une réunion était organisée, le 18 juillet 2020 au Conseil de Sécurité, par les Quinze sur le thème « Les femmes, la paix et la sécurité : violence sexuelle dans les conflits », l’Afrique du Sud n’a point raté cette occasion pour se faire l’avocat du diable qu’est le polisario sur instigation des responsables algériens. Ainsi, la Ministre sud-africaine, Madame Naledi Pandor, sur instigation des responsables algériens, s’est permise de citer la question du Sahara marocain dans son intervention en indiquant que « Les situations de conflit comme en Palestine et au Sahara occidental, où les violations des Droits de l’Homme sont répandues et où les femmes sont touchées par les hostilités, ne doivent pas échapper à notre examen ». Il est aisé de constater que l’intervention de cette Ministre était en totale contradiction avec le thème de la réunion et reflétait les instructions reçues des autorités algériens avec une prime en dollars sonnant et trébuchant. Elle a bien engraissé la petite ! Mieux, elle ne possédait aucune preuve pouvant étayer ses accusations contre le Maroc et donc sa déclaration rappelle le discours prononcé le 09 avril au Conseil de Sécurité par le représentant de l’Afrique du Sud à l’ONU, pointant la « responsabilité du Maroc dans la propagation de la pandémie du coronavirus » dans les villes du Sahara marocain. Entre nous, elle ferait mieux de s’occuper du COVID-19 qui décime les populations sud-africaine et algérienne. S’agissant du lien fait entre la Palestine et le Sahara marocain, celui-ci sonnera désormais comme une chansonnette chez les responsables sud-africain mais également dans la presse algérienne. Au fait, ils sont complètement paumés ces sud-africains, on leur parle de violence sexuelle contre les femmes et ils nous parlent de violations des Droits de l’Homme, ils ont oublié que le soi-disant chef du polisario est un serial violeur qui est Wanted et ne peut sortir de l’Algérie. Une chansonnette qui devrait reprendre lors des prochaines réunions onusiennes, le mandat de l’Afrique du Sud au Conseil de Sécurité expirera le 31 décembre 2020. Au fait, l’Afrique du Sud a oublié que Nelson Mandela n’a jamais voulu reconnaître la pseudo RASD et il fallu attendre que les corrompus de l’ANC arrivent au pouvoir pour que l’Afrique du Sud reconnaisse la pseudo république polisarienne. Voilà comment le Maroc a été remercié pour avoir soutenu Mandela. N’est-ce pas là un coup de poignard dans le dos ? Farid Mnebhi.
Maroc. Les recettes fiscales brutes en baisse de 7,4% au premier semestre

Sur la base des recettes encaissées et des dépenses émises, la situation des charges et ressources du Trésor a dégagé un déficit budgétaire de 28,8 MMDH à fin juin 2020 contre un déficit budgétaire de 22,8 MMDH un an auparavant, a relevé la Trésorerie générale du Royaume (TGR) dans son bulletin mensuel de statistiques des finances publiques du mois de juin. Selon ce département relevant du ministère de l’Economie, des Finances et de la Réforme de l’administration, cette évolution tient compte « d’un solde positif de 8,3 MMDH dégagé par les comptes spéciaux du Trésor (CST) et les services de l’Etat gérés de manière autonome (SEGMA), contre un déficit du Trésor de 22,8 MMDH à fin juin 2019 compte tenu d’un solde positif de 7,4 MMDH dégagé par les CST et les SEGMA », a-t-il indiqué. Et d’ajouter que l’exécution de la loi de Finances fait en outre ressortir un solde ordinaire négatif de 805 MDH contre un solde positif de 2,3 MMDH un an auparavant. En détail, il apparaît que les recettes ordinaires brutes (compte non tenu des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux) se sont établies à 125,5 MMDH contre 124,6 MMDH à fin juin 2019, en hausse de 0,7%. Ainsi que l’explique la TGR, cet accroissement est attribué à « l’augmentation des recettes non fiscales de 66,2%, conjuguée à la baisse des impôts directs de 3,1%, des droits de douane de 3,9%, des impôts indirects de 9,6% et des droits d’enregistrement et de timbre de 22,6% ». Résultant de la baisse des recettes douanières de 11,7% et de la fiscalité domestique de 5,7%, les recettes fiscales brutes ont été de 102,6 MMDH contre 110,8 MMDH à fin juin 2019, en diminution de 7,4%. De leur côté, les recettes non fiscales se sont établies à 22,9 MMDH contre 13,8 MMDH un an auparavant, en hausse de 66,2% ou +9,1 MMDH. Cette progression s’explique notamment par « l’augmentation des versements des CST au profit du budget général (15,9 MMDH contre 2 MMDH) et des fonds de concours (3.561 MDH contre 177 MDH), conjuguée à la diminution des recettes de monopoles (1.105 MDH contre 4.595 MDH), des recettes de privatisation, des recettes en atténuation des dépenses de la dette (766 MDH contre 1.539 MDH) et de la redevance gazoduc (231 MDH contre 593 MDH) », a fait savoir la TGR. En ce qui concerne les dépenses, sur la base des émissions (ordonnances ou mandats visés), l’exécution des dépenses de l’Etat montre que les engagements de dépenses, y compris celles non soumises au visa préalable d’engagement, se sont élevés à 315,9 MMDH, représentant un taux global d’engagement de 50% contre 54% à fin juin 2019. Dans ce cas, il apparaît que le taux d’émission sur engagements a été de 83% contre 79% un an auparavant, selon le TGR. A fin juin dernier, il est aussi apparu que les dépenses émises au titre du budget général ont été de 193 MMDH à fin juin 2020, en hausse de 5,4% par rapport à leur niveau à fin juin 2019. A en croire la Trésorerie générale, cette évolution est due à l’accroissement de 4,4% des dépenses de fonctionnement, de 11,4% des dépenses d’investissement et de 3,5% des charges de la dette budgétisée (dette dont la maturité est égale ou supérieure à 5 ans). S’agissant de la hausse des charges de la dette budgétisée de 3,5%, la TGR l’attribue à l’augmentation de 8% des remboursements du principal (30,4 MMDH contre 28,2 MMDH) et à la baisse de 3,8% des intérêts de la dette (16,6 MMDH contre 17,3 MMDH). En ce qui concerne les recettes des comptes spéciaux du Trésor, qui ont atteint 76,8 MMDH à fin juin 2020, il faut préciser qu’elles « tiennent compte des recettes au titre du cas Covid-19 pour 33,3 MMDH et des transferts reçus des charges communes du budget général d’investissement pour 18,1 MMDH contre 12,1 MMDH à fin juin 2019 », selon la TGR. Soulignons, par ailleurs, que les dépenses émises ont été de 68,7 MMDH et que celles-ci « intègrent la part des CST au titre des remboursements, dégrèvements et restitutions fiscaux pour 1.674 MDH », peut-on lire dans le bulletin relevant ainsi que le solde de l’ensemble des comptes spéciaux du Trésor s’élève à 8,1 MMDH. Pour leur part, les recettes des services de l’Etat gérés de manière autonome ont été de 813 MDH contre 869 MDH à fin juin 2019, en baisse de 6,4%. A fin juin, il apparaît que les dépenses émises ont été de 592 MDH contre 680 MDH, en diminution de 12,9%. Quant au financement, les chiffres montrent que le Trésor a eu recours au financement intérieur pour un montant de 29,5 MMDH contre 23,3 MMDH à fin juin 2019. Ce, « compte tenu d’un besoin de financement de 35,6 MMDH contre un besoin de financement de 29,1 MMDH à fin juin 2019 et d’un flux net positif de 6,1 MMDH du financement extérieur contre un flux net positif de 5,8 MMDH un an auparavant », a souligné la TGR. Alain Bouithy