Marie-Alix De Putter rejoint Praxis, réseau mondial de référence en entrepreneuriat à impact

La Bluemind Foundation annonce la sélection de sa présidente fondatrice, Marie Alix De Putter, au sein de l’Africa Accelerator de Praxis, écosystème international reconnu pour l’accompagnement de fondateurs engagés dans la construction d’organisations à fort impact sociétal. Praxis réunit entrepreneurs, investisseurs et dirigeants qui considèrent l’entreprise et l’organisation non comme de simples instruments économiques, mais comme des architectures capables de transformer durablement les systèmes sociaux. Ancré dans une tradition de réflexion éthique et spirituelle exigeante, l’écosystème accompagne des leaders pour qui la foi constitue une discipline intérieure au service du bien commun. Cette sélection intervient dans un contexte d’accélération stratégique pour la Bluemind Foundation, pionnière d’un modèle communautaire innovant de santé mentale déployé en Afrique francophone, notamment au Togo, au Cameroun et en Côte d’Ivoire. UNE APPROCHE SYSTÉMIQUE DE LA SANTÉ MENTALE Franco-camerounaise, Marie-Alix De Putter développe depuis plusieurs années une thèse devenue structurante : la santé mentale, c’est la santé ; elle est une infrastructure sociale, culturelle et politique. Son travail pose une question centrale de gouvernance publique : que devient une société lorsque la souffrance psychique demeure invisible, sous-financée et politiquement marginalisée ? À partir de cette interrogation, elle fonde la Bluemind Foundation et conçoit des dispositifs communautaires innovants qui déplacent le soin vers les lieux où la confiance existe déjà, structurent des passerelles vers les systèmes publics et rendent la santé mentale légitime, mesurable et finançable. Le programme Heal by Hair, qui forme des coiffeuses comme ambassadrices de santé mentale, incarne cette ingénierie sociale ancrée dans les réalités locales et pensée dès l’origine pour l’intégration institutionnelle. En moins de cinq ans, plus de 300 000 femmes ont bénéficié d’un soutien précoce ; les campagnes publiques ont touché plus de 350 millions de personnes ; des partenariats structurants ont été noués avec des universités, gouvernements et institutions internationales ; et un protocole d’évaluation scientifique soutenu par le Fonds d’Innovation pour le Développement est actuellement en cours au Togo. UNE RECONNAISSANCE INTERNATIONALE ET UNE NOUVELLE PHASE DE STRUCTURATION L’intégration au programme Praxis constitue une reconnaissance internationale du modèle développé par la Bluemind Foundation. Elle permettra de consolider l’architecture de gouvernance avant changement d’échelle, d’approfondir les mécanismes de financement durable et d’intégration publique, et d’inscrire la Fondation dans un réseau international de financeurs à impact, ouvrant l’accès à des capitaux patients alignés avec sa mission. Elle renforcera, dans le même mouvement, la cohérence entre culture organisationnelle, performance et responsabilité institutionnelle. La Fondation prépare actuellement son changement d’échelle régional, avec une ambition d’impact multi pays d’ici 2030 : 5 000 coiffeuses ambassadrices formées, 3 000 hubs communautaires actifs et plus de 5 millions de femmes et de jeunes bénéficiant d’un accès structuré à un soutien en santé mentale. Pour répondre à l’ampleur des besoins en Afrique de l’Ouest et centrale, la Bluemind Foundation entre dans une nouvelle phase de structuration de capital en vue d’un déploiement à plus grande échelle, combinant financements philanthropiques, partenariats institutionnels et mécanismes durables d’intégration publique. Depuis Lomé (Togo), la Fondation structure un modèle africain pensé pour les réalités du continent et du monde, avec une mission claire : rendre le soin accessible à toutes, à tous, partout, tous les jours. UNE VOIX SINGULIÈRE DANS LA GOUVERNANCE DU SOIN Le parcours de Marie-Alix De Putter s’enracine dans une expérience personnelle de rupture. Alors enceinte de quatre mois, elle perd son mari assassiné. Cette tragédie agit comme un révélateur : lorsque les systèmes de soin sont absents ou inaccessibles, la souffrance ne demeure jamais privée. Elle devient économique, institutionnelle et politique. Son approche conjugue conception systémique, rigueur scientifique, narration stratégique et négociation institutionnelle. Autrice, diplômée de trois masters II et d’un Exécutive MBA, formée à Harvard Business School et à Oxford, Marie-Alix De Putter intervient régulièrement dans des espaces académiques, économiques et politiques sur les enjeux de santé publique, de leadership et de transformation organisationnelle. Son leadership a été reconnu comme Desmond Tutu Fellow (AFLI), Best Woman Leader in Africa (AIFA), 30 Most Innovative People in Africa (Quartz), et par son entrée au Dictionnaire biographique des protestants français. Son travail a été présenté dans The New York Times, Le Monde, BBC, The Guardian, Vogue, Jeune Afrique, Der Spiegel et d’autres grands médias internationaux. UNE ÉTAPE STRUCTURANTE « Si la rédemption était un spectre, Praxis en occuperait l’extrémité la plus exigeante. Je rejoins cette cohorte inaugurale avec gratitude et gravité, consciente qu’à mesure que l’impact grandit, la responsabilité s’approfondit. À un moment charnière pour la Bluemind Foundation, Praxis renforce non seulement notre stratégie, mais aussi notre architecture intérieure ; la discipline morale et organisationnelle nécessaire pour changer d’échelle sans diluer le sens et les valeurs. Cette étape importante appartient à chaque Blueminder qui s’engage, souvent loin des projecteurs, là où les systèmes sont fragiles et où le coût de l’inaction se mesure en (jeunes) vies. » – Marie-Alix De Putter, Présidente et Fondatrice, Bluemind Foundation » Cette sélection marque une étape clé dans le positionnement international de la Bluemind Foundation et confirme une ambition : institutionnaliser des modèles africains de santé mentale communautaire, culturellement légitimes, scientifiquement évalués et économiquement viables. AMA
CEEAC: le Président de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale appelle à la rigueur budgétaire et à la responsabilité des États

MALABO. En ouverture du Comité inter-États des Experts, l’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a insisté sur la discipline financière, la cohérence stratégique et le paiement régulier des contributions des États membres. Un moment jugé décisif pour l’avenir de l’institution Prenant la parole devant les représentants des États membres, les ambassadeurs du COREP et les experts, le Président de la Commission a souligné l’importance particulière de cette session du Comité inter-États des Experts. Il a remercié les autorités de la Guinée équatoriale pour leur hospitalité, tout en saluant l’engagement de Son Excellence Obiang Nguema Mbasogo, Président de la République de Guinée Equatoriale, Président en exercice de la CEEAC, en faveur de l’intégration régionale. Selon lui, la réunion intervient à un « moment décisif » de l’histoire de l’organisation sous-régionale. Le budget 2026, premier acte de la nouvelle mandature Au cœur des discussions figure le projet de budget 2026. L’Ambassadeur Ezéchiel Nibigira a rappelé qu’il s’agit du premier budget complet de la nouvelle mandature qu’il conduit depuis septembre dernier. Pour le Président de la Commission, ce document dépasse le cadre d’un simple exercice comptable. Il constitue « un acte de foi » dans la capacité collective des États membres à transformer la CEEAC, à renforcer son efficacité et à consolider l’intégration en Afrique centrale. Il a expliqué que ce budget s’inscrit dans une phase de transition : finaliser les engagements passés tout en jetant les bases du prochain Plan stratégique indicatif à moyen terme 2026-2030. Discipline budgétaire et rationalisation des dépenses Face aux défis financiers, le Président de la Commission a affirmé avoir imposé une discipline budgétaire rigoureuse à tous les départements. La lettre de cadrage adressée aux services met l’accent sur la soutenabilité financière et l’efficacité maximale des dépenses. « Aucun projet ne doit être engagé s’il ne contribue pas directement à l’accélération de notre agenda d’intégration », a-t-il martelé. Il a également annoncé une rationalisation du train de vie de l’institution afin de dégager des ressources en faveur des programmes prioritaires. L’appel au paiement régulier des contributions Au-delà des aspects techniques, le Président de la Commission de la CEEAC a évoqué une préoccupation majeure : *l’insuffisance et l’irrégularité des contributions des États membres.* Cette situation fragilise le fonctionnement interne de l’organisation et affaiblit sa crédibilité sur la scène internationale. Pour y remédier, il a annoncé une mission circulaire de recouvrement qu’il mènera prochainement dans les capitales des États membres, sous le haut patronage de la Présidence en exercice. Le message est clair : le paiement régulier des contributions ne relève pas seulement d’une obligation administrative, mais constitue un acte de souveraineté régionale et le fondement de l’autonomie de la CEEAC. Une organisation appelée à plus de responsabilité En conclusion, le Président de la Commission a invité les experts à consolider les priorités budgétaires et à garantir la cohérence finale du projet. À travers son discours, il a posé les bases d’une CEEAC plus disciplinée, plus responsable et résolument tournée vers les résultats au service de l’intégration régionale.
Les pays du bassin du Congo tracent une voie stratégique vers les marchés carbone grâce à des feuilles de route pour monétiser la richesse forestière

Six pays du bassin du Congo — Cameroun, République centrafricaine, République démocratique du Congo, Guinée équatoriale, Gabon et République du Congo — travaillent à prendre des mesures audacieuses pour débloquer des paiements fondés sur les résultats et le financement climatique. Les feuilles de route stratégiques pour le marché du carbone et le financement climatique dans le secteur forestier des pays du bassin du Congo,nouvellement lancées et développées avec le soutien de la Banque mondiale, servent de plans pour transformer la vaste richesse forestière de la région en un moteur puissant de croissance résiliente au climat, de développement durable et d’emplois verts. Ces feuilles de route fournissent des plans spécifiques à chaque pays, pour aider les pays du bassin du Congo à haute forêt et faible déforestation (HFLD) à s’engager de manière crédible et efficace sur les marchés mondiaux du carbone, à mobiliser un financement basé sur les résultats et à transformer leurs actifs forestiers en moteurs de croissance résiliente face au climat. Adaptées à la préparation et au paysage institutionnel de chaque pays, les feuilles de route s’appuient sur les données fondamentales des Comptes écosystémiques forestiers et recommandations politiquespour le bassin du Congo pour créer un cadre complet alignant les objectifs nature et climatique avec les priorités nationales de développement. Dans le cadre des services analytiques et consultatifs (ASA) plus larges de la Banquemondiale pour le bassin du Congo, ces feuilles de route visent à transformer le récit du développement régional — passant d’une perte ou dégradation forestière à une croissance axée sur les forêts. « Les forêts du bassin du Congo offrent plus que la simple régulation climatique mondiale — elles représentent des actifs financiers essentiels et une opportunité de développement », a déclaré Chakib Jenane, directeur régional de la pratique de la Banque mondiale pour la région Afrique de l’Ouest et du Centre. « Ces feuilles de route constituent le lien crucial et montrent comment les pays peuvent convertir le capital naturel en investissements tangibles générant des revenus, des emplois et de la résilience pour les communautés locales. » Les feuilles de route appellent à une coordination institutionnelle renforcée, des mécanismes équitables de partage des bénéfices, ainsi qu’à des systèmes numériques robustes de Surveillance, Reporting et Vérification (MRV) alignés sur l’article 6 de l’Accord de Paris. Alors que des pays comme le Gabon, la République du Congo progressent avec des accords pilotes basés sur les résultats et des progrès REDD+, d’autres comme la Guinée équatoriale et la République centrafricaine en sont aux premiers stades de leur développement. Les opportunités abondent également en République démocratique du Congo et au Cameroun. Les feuilles de route mettent en lumière les lacunes et priorisent les actions clés qui permettront aux pays de tirer parti du potentiel des marchés du carbone et du financement climatique. « Les marchés du carbone peuvent changer la donne pour les pays du bassin du Congo — mais seulement si les conditions favorables sont en place », a déclaré Cheick Fantamady Kanté, directeur de division de la Banque mondiale pour le Cameroun, la République centrafricaine, la Guinée équatoriale, le Gabon et la République du Congo. « Ces feuilles de route stratégiques offrent un guide pratique de bout en bout pour que les gouvernements mettent en œuvre le financement carbone, en mettant l’accent sur la bonne gouvernance, l’engagement du secteur privé et les bénéfices pour les communautés locales. » Élaborées à travers de larges consultations des parties prenantes et ancrées dans des priorités nationales, ces feuilles de route aident les pays à : Ces feuilles de route climatiques pour les marchés du carbone représentent une convergence d’emplois, d’environnements et d’agendas économiques. BM
Gareth Jay : L’Afrique est un marché stratégique et un moteur de croissance pour Epson

Directeur Régional des VentesEpson – Afrique INTERVIEW. Epson, leader mondial des technologies, annonce la nomination de Gareth Jay au poste de Directeur Régional des Ventes pour l’Afrique. Dans ce rôle stratégique, il aura pour mission de superviser l’ensemble des activités commerciales d’Epson sur le continent, d’accompagner la croissance de l’entreprise et de proposer des solutions innovantes adaptées aux spécificités des marchés africains, avec une attention particulière portée à l’Afrique francophone, l’un des piliers de la stratégie régionale du groupe. Il partage avec nous aujourd’hui ses priorités et sa vision du marché africain. Votre nomination ouvre une nouvelle étape pour Epson en Afrique. Quelle est l’importance de la région pour vous aujourd’hui ? Gareth Jay : L’Afrique a toujours représenté un marché stratégique pour Epson. Je supervise désormais l’ensemble du continent, tant les zones anglophones que francophones, ce qui me permet d’avoir une vision globale tout en prenant en compte les particularités de chaque pays. Le continent se distingue par sa forte croissance démographique, sa transformation numérique rapide et la demande croissante dans l’éducation, les solutions professionnelles et les infrastructures technologiques. Pour Epson META-CWA, l’enjeu est d’accompagner cette évolution sur le long terme, en adaptant nos solutions aux réalités locales de chaque marché. Quelle place occupe l’Afrique francophone dans votre stratégie de développement ? L’Afrique francophone est au cœur de notre stratégie pour la région META-CWA. Plusieurs marchés y sont prioritaires, notamment le Maroc, mais aussi d’autres pays du Maghreb comme la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des hubs essentiels en Afrique de l’Ouest et Centrale, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et le Cameroun. Ces pays se distinguent par leur stabilité politique, leur potentiel économique et leur rôle structurant dans le développement régional. Comment Epson envisage-t-elle d’étendre son réseau de partenaires et clients dans les marchés francophones ? Pour consolider notre présence sur tous les marchés francophones, Epson s’appuie sur ses équipes locales et un solide réseau de distributeurs, revendeurs et intégrateurs systèmes. Nous privilégions la formation continue, le support technique et les projets conjoints sur le terrain, afin d’assurer proximité, qualité de service et réactivité face aux besoins spécifiques de chaque marché tout en accompagnant nos clients vers la réussite à travers le continent. L’éducation est un axe majeur de vos activités dans la région. Pouvez-vous nous en dire plus ? L’éducation est au coeur de notre stratégie régionale. Nous cherchons à améliorer l’accès à l’apprentissage et à développer les compétences des jeunes grâce à des solutions innovantes et des partenariats locaux. Au Sénégal, nous avons signé plusieurs protocoles d’accord avec le gouvernement, certains spécifiquement orientés vers l’éducation et la formation professionnelle. Ces partenariats nous permettent de démontrer comment les solutions numériques peuvent enrichir les environnements d’apprentissage et renforcer les compétences des jeunes. « Répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif« Au Maroc, nous collaborons étroitement avec le Ministère de l’Éducation Nationale et les Académies Régionales d’Éducation et de Formation (AREF). Nos initiatives incluent le soutien aux écoles pour moderniser les méthodes d’enseignement, la donation d’équipements éducatifs innovants et la sensibilisation des élèves à la protection de l’environnement. Notre objectif est de combiner technologie, innovation et pédagogie pour répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif. L’éducation constitue un levier majeur du développement socio-économique. Nos projets au Sénégal, au Maroc et dans d’autres pays africains visent à réduire les inégalités d’accès au numérique, améliorer les conditions d’apprentissage et soutenir la formation des jeunes. La durabilité est un enjeu central pour Epson. Pourquoi revêt-elle autant d’importance pour vos opérations en Afrique ? Pour Epson, la durabilité est un principe fondamental qui guide toutes nos actions, et non une simple tendance. Inspirés par notre philosophie japonaise Sho-Sho-Sei, signifiant « efficace, compact et précis », nous développons des produits qui réduisent les déchets, économisent l’énergie et prolongent leur durée de vie. En Afrique, où les questions environnementales sont particulièrement sensibles, proposer des solutions écoresponsables permet aux entreprises et institutions locales de diminuer leur impact écologique. Nos équipements sont conçus pour limiter la production de déchets et la consommation énergétique. Par exemple, nos imprimantes EcoTank éliminent les cartouches d’encre traditionnelles, réduisant fortement les déchets plastiques. Nos produits intègrent également des matériaux recyclés et des composants durables afin de maximiser leur longévité. Nos projecteurs et systèmes d’affichage ont été conçus pour l’efficacité énergétique. Parallèlement, nous menons des actions de sensibilisation dans les écoles et soutenons des initiatives locales pour promouvoir un développement plus responsable et durable. Pour conclure, quelles sont les priorités de développement d’Epson sur le continent africain ? L’Afrique représente pour Epson un continent au potentiel considérable, et notre engagement y est à la fois stratégique et durable. Nos priorités reposent sur trois axes : expansion du marché, innovation technologique et valorisation des talents, des piliers qui orientent également nos actions sur des marchés clés notamment en Afrique Francophone. Un élément clé de cette stratégie est notre Innovation Centre à Johannesburg, qui joue un rôle central dans la concrétisation de notre vision. Ce centre collaboratif permet à nos partenaires, revendeurs et clients de découvrir et tester directement nos dernières technologies, qu’il s’agisse des imprimantes EcoTank à haute efficacité, des solutions WorkForce Enterprise évolutives ou des systèmes d’affichage avancés. Au-delà de la technologie, nous investissons dans l’humain : développer les compétences d’une main-d’œuvre diversifiée, proposer des programmes de formation et de certification pour nos partenaires, et contribuer au développement économique et technologique de la région. Enfin, toutes nos initiatives s’inscrivent dans une démarche de durabilité et d’innovation responsable. En renforçant les capacités techniques locales et en soutenant l’inclusion numérique, nous contribuons à l’émergence d’une Afrique plus résiliente, compétente et innovante, en étroite collaboration avec les acteurs locaux.
Afrique centrale : à Brazzaville, les dirigeants de la CEMAC ont appellé les institutions financières internationales à un engagement plus efficace

La situation économique et financière de la CEMAC a fait l’objet d’une session extraordinaire des chefs d’Etat de cette communauté, ce 22 janvier 2026, à Brazzaville. Convoqué sur initiative du président congolais, Denis Sassou-N’Guesso, président en exercice de la CEMAC, ce sommet visait à anticiper un choc économique, financier et monétaire susceptible de frapper la sous-région, au premier trimestre 2026. Le sommet extraordinaire de la communauté économique et monétaire des États de l’Afrique centrale (CEMAC), qui s’est tenu dans un contexte international tendu, a été consacré à l’évaluation de la situation économique et financière de la Communauté, caractérisée, entre autres, par la chute continue des réserves d’échange de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), Au terme du sommet, les chefs d’État de la Communauté Économique et Monétaire de l’Afrique Centrale (CEMAC) ont pris une série de mesures rigoureuses pour redresser la situation macroéconomique jugée préoccupante de la sous-région. La feuille de route contraignante issue du sommet est articulée autour de plusieurs axes prioritaires, telle que la discipline budgétaire et la transparence. Ici, les États sont sommés de mettre en cohérence leurs lois de finances avec leurs engagements internationaux, notamment, avec le FMI. La digitalisation des finances publiques et la mise en place de Comptes Uniques du Trésor (CUT) doivent s’accélérer. La souveraineté monétaire et rapatriement des devises constitue un autre axe qui exige le rapatriement des avoirs extérieurs des États et, surtout, des recettes d’exportation des entreprises, particulièrement dans le secteur extractif (pétrole et mines). Les négociations sur le rapatriement des fonds de restauration des sites pétroliers doivent être finalisées sans délai. La stabilité du secteur bancaire est aussi un autre axe qui, à moyen terme, réduira l’exposition des banques aux dettes souveraines pour assainir le secteur et renforcer le rôle de la COBAC). Pour cela, il faut un suivi trimestriel – autre axe – afin d’éviter que ces annonces restent lettre morte, le sommet a décidé de muscler le secrétariat technique du PREF-CEMAC (Programme des réformes économiques et financières). Ce programme qui effectuera désormais des missions d’évaluation trimestrielles déposera son rapport du premier trimestre 2026 de toute urgence, avant les prochaines assemblées du FMI et de la Banque mondiale. A la clôture des travaux, le président Denis Sassou-N’Guesso a appelé la communauté à la prise de conscience : « Notre communauté constitue un atout que nous devons préserver et renforcer. Ce n’est qu’ensemble que nous pourrons surmonter les difficultés actuelles et bâtir de meilleures perspectives économiques et sociales pour nos États et nos populations », a-t-il déclaré. Les dirigeants de la CEMAC ont, selon le communiqué final des travaux, rendu un vibrant hommage au président Denis Sassou-N’Guesso, notamment pour sa diligence. Wilfrid Lawilla D.
Le Maroc disputera la demi-finale de sa CAN face au Nigeria

Les Lions de l’Atlas ont battu les Lions imdomptables du Cameroun (2-0) en quarts de la TotalEnergies CAF Coupe d’Afrique des Nations – Maroc 2025, au Complexe Sportif Prince Moulay Abdellah. Réactions Ismael Saibari (Maroc) – Homme du match TotalEnergies « Ce fut un match intense et disputé. Nous avons été solides en défense et avons réussi à marquer deux buts en attaque. Nous travaillons bien au sein du groupe marocain. Nous nous connaissons bien et nous nous battons pour remporter le titre. Nous sommes désormais qualifiés pour les demi-finales et nous voulons atteindre la finale. Nos supporters nous ont beaucoup encouragés, ils ne pensaient pas que nous allions perdre. Nous allons nous reposer et voir qui nous affronterons en demi-finale, puis nous commencerons à nous préparer pour ce match et corrigerons les erreurs que nous avons commises précédemment. » David Pagou – Entraîneur du Cameroun « Je suis fier de mes joueurs. Nous avons fait jeu égal avec le Maroc et nous sommes sortis de la compétition la tête haute. Malheureusement, le Maroc a mis fin à notre parcours dans le tournoi, mais ce n’est pas la fin de notre équipe. Nous avons rencontré des difficultés dans ce match, nous sommes bien revenus en deuxième mi-temps, mais le deuxième but que nous avons encaissé a scellé le sort de la rencontre. Je suis satisfait de la prestation de l’équipe. Nous avons un nouveau groupe et il faut reconnaître le mérite des joueurs et ce qu’ils ont fait pour le peuple camerounais. L’avenir s’annonce prometteur pour nos jeunes joueurs, dont certains découvrent le tournoi continental pour la première fois. J’ai tiré beaucoup d’enseignements et nous en retirons beaucoup de choses positives ». Walid Regragui – Sélectionneur du Maroc « Je remercie les joueurs ainsi que les supporters, car j’ai vraiment eu l’impression que nous jouions à 12 sur le terrain. Nous nous sommes qualifiés pour les demi-finales et les joueurs méritent cette réussite. Nous resterons humbles et réalistes et nous nous concentrerons sur le prochain match. Je salue l’équipe du Cameroun qui a livré un grand match et qui a un bon entraîneur. Nos joueurs ont donné le meilleur d’eux-mêmes et quand ils sont concentrés, tout se passe bien. Je suis heureux de leur performance. Brahim Diaz est un joueur exceptionnel et je le félicite pour ses performances sur le terrain. Je répète sans cesse que nous devons rester humbles, tout le monde attend de nous que nous gagnions, nous devons respecter tous les adversaires que nous affrontons. Depuis 2004, nous ne nous sommes pas qualifiés pour les demi-finales et nous voulons entrer dans l’histoire. Avec CAF
REVUE DE PRESSE: L’Afrique dans la presse internationale (du 10 au 14 décembre 2025)

14 Décembre. Le Figaro : Le journaliste français Christophe Gleizes, condamné à sept ans de prison en Algérie, a déposé un pourvoi en Cassation pour obtenir un nouveau procès, ont annoncé ses avocats dimanche soir. DW : Dans l’est de la RDC, malgré l’accord de paix signé le 4 décembre à Washington entre la République démocratique du Congo et le Rwanda sous l’égide des États-Unis, les combats n’ont pas cessé sur le terrain. Jeune Afrique : La campagne pour le quadruple scrutin – présidentiel, législatif, municipal et régional – du 28 décembre en Centrafrique a débuté samedi 13 décembre, avec des meetings à Bangui de plusieurs candidats, dont le président sortant Faustin-Archange Touadéra. RFI : En République démocratique du Congo, les miliciens wazalendos se sont dotés samedi 13 décembre d’un « directoire exécutif national ». Réunis à Kinshasa, les représentants des groupes armés venus de plusieurs provinces, notamment de l’Est, ont décidé d’encadrer et de coordonner à l’échelle nationale les activités de leur coalition. Le Figaro : Kemi Seba, visé depuis vendredi par un mandat d’arrêt international pour son soutien à la tentative de putsch au Bénin, a assuré dans une vidéo dimanche très critique du président Patrice Talon, qu’il ira «au bout de son combat». Sputnik : Une cérémonie marquant la culmination des commémorations du trentenaire de la police municipale a eu lieu dans la capitale burkinabè, rapporte le bureau du Premier ministre. À cette occasion, 30 agents ont été décorés pour leur « engagement et leur dévouement ». 13 Décembre. Xinhua : Sur l’axe stratégique reliant Bukavu à Uvira, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les traces des récents combats restent largement visibles, après une série d’offensives menées par les rebelles du Mouvement du 23 mars (M23), qui ont affirmé avoir pris mercredi le contrôle de la ville d’Uvira, ville stratégique de la province du Sud-Kivu. Le Monde Afrique : C’est un rouleau compresseur judiciaire qui s’abat sur l’opposition tunisienne. A l’issue d’un procès expéditif, Abir Moussi, 50 ans, l’une des principales figures de l’opposition au président Kaïs Saïed, a été condamnée à douze ans de prison ferme, vendredi 12 décembre. Sputnik : Afreximbank financera l’électrification solaire de 200 localités au Cameroun. Début décembre, Paul Biya a signé un décret en ce sens. Au total, la banque enchaînera trois financements pour un montant de 96 milliards de FCFA. Xinhua : La loi de finances de Tunisie pour l’année 2026 a été promulguée par le président de la République avant d’être publiée vendredi au Journal officiel de la République, ce qui signifie son entrée en vigueur officielle. 12 Décembre. DW : Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Jean-Pierre Lacroix, a mis en garde contre la menace d’un « embrasement » dans la région des Grands Lacs, à la suite de la nouvelle offensive du groupe armé M23 dans l’est de la République démocratique du Congo. Liberation.fr : L’accusation a réclamé ce vendredi 12 décembre à Paris la réclusion criminelle à perpétuité contre l’ex-chef rebelle congolais Roger Lumbala pour complicité des crimes contre l’humanité commis par ses soldats, dont il fut «l’une des têtes pensantes» il y a près d’un quart de siècle en RDC. RT : Le chef d’État malien et président de la Confédération de l’Alliance des États du Sahel (AES), Assimi Goïta, a reçu, le 11 décembre, une délégation ministérielle de haut niveau afin de finaliser la mise en place de la Banque confédérale d’investissement de l’AES (BCID-AES). Le Monde Afrique : Alors que l’ONU avait instauré un embargo sur les ventes d’armes au Rwanda le 17 mai 1994, la Banque de France est accusée d’avoir validé plusieurs virements qui auraient facilité l’armement des forces génocidaires au Rwanda. 11 Décembre. BBC Afrique : Les forces rebelles sont entrées dans la dernière ville tenue par le gouvernement dans l’est de la République démocratique du Congo, une région riche en minerais. Le Point Afrique : Mercredi 10 décembre, la ville stratégique d’Uvira est tombée aux mains des rebelles du M23, soutenus par Kigali, réduisant à néant l’accord de paix signé une semaine plus tôt à Washington. Le Soir : La prise par le M23 de la dernière ville stratégique du Sud-Kivu fait basculer le conflit aux portes du Burundi, contraint de fermer sa frontière et de revoir son rôle dans le conflit. 10 Décembre. RT : Vestige colonial et inadapté au climat africain, le port de perruque judiciaire (et de la tenue de magistrat) fait polémique au Nigeria, où certains avocats appellent à abolir cette tradition d’une époque révolue, appelant à une justice reflétant l’identité nationale plutôt que l’héritage colonial. Libération.fr : Soutenus par le Rwanda, les combattants du groupe armé congolais semblent décider à jouer désormais leur propre calendrier, après s’être emparés de la ville stratégique à la frontière avec le Burundi. Dont le contrôle s’avère pourtant délicat. Adrien Thyg
REVUE DE PRESSE : l’Afrique dans la presse internationale (du 25 au 30 novembre 2025)

30 Novembre. Le Point Afrique : Lundi dernier, dans le quartier de Kawempe, Kampala a ressemblé à un champ de bataille urbain. Les forces de sécurité ont dispersé les partisans de Bobi Wine à coups de gaz poivre et de canon à eau. Mais un cap a été franchi : la police a lâché des chiens sur les manifestants. RFI : En RDC, Denis Mukwege affirme que les protocoles d’accords, notamment celui de Doha, « sont illégitimes, précaires et incapables de garantir une paix durable » (…) sur le terrain, les rebelles de l’AFC/M23 poursuivent leurs offensives. Le Point Afrique : En Guinée-Bissau, les coups d’État ont un air de déjà-vu. Celui du 27 novembre n’a duré qu’une heure : le temps pour des rafales de crépiter autour de la commission électorale et pour les militaires d’occuper les points stratégiques de Bissau. Mais ses conséquences s’annoncent durables. Rfi : Depuis plusieurs semaines, des vidéos similaires circulent. Des militants se filment en train de se désabonner de la page Facebook du chef de l’État, ou décrochent son portrait du mur pour le remplacer par celui du Premier ministre Ousmane Sonko. 29 Novembre. RT : L’ancien capitaine des Lions indomptables, Samuel Eto’o, a obtenu un nouveau mandat à la tête de la Fecafoot par acclamation lors de l’Assemblée générale élective tenue, ce 29 novembre. L’élection s’est déroulée en présence des émissaires de la FIFA et de la CAF, venus superviser le processus et garantir le respect des règles statutaires. France24 : Emmanuel Macron s’est entretenu pour la première fois, samedi 29 novembre, au téléphone, avec Michaël Randrianirina, président de la Refondation de la République de l’île de l’océan Indien. Il lui a « proposé l’appui de la France », dans le processus de transition. 28 Novembre. Libération : La cour d’appel de Tunis a confirmé vendredi 28 novembre les condamnations de 37 opposants au régime, accusés de «complot contre la sécurité de l’Etat», à des peines allant jusqu’à quarante-cinq ans de prison. Un «simulacre de justice», dénoncé par l’entourage des prévenus. RT : L’adoption, le 27 novembre, par le Parlement européen d’une résolution critique à l’égard de la situation des libertés en Tunisie, et appelant à la libération de plusieurs détenus politiques, a provoqué une réaction immédiate et virulente du chef de l’État tunisien (…) Kaïs Saïed a rejeté avec force toute forme d’intervention extérieure. France 24 : Une cour d’appel en Tunisie a prononcé des peines allant jusqu’à 45 ans de prison dans le procès pour complot contre l’État d’une quarantaine de personnes, dont des figures de l’opposition, ont annoncé vendredi plusieurs médias, citant une source officielle. 27 Novembre. La Tribune : 17,9 milliards FCFA, soit environ 27,3 millions d’euros. C’est l’investissement que l’État du Burkina Faso a consenti pour redonner vie à la Société nouvelle-Brasseries du Faso (SN-BRAFASO). Cette société publique qui sort de près de deux décennies de difficultés, vient challenger le groupe français Castel, leader historique du marché brassicole local. RT : Ce 27 novembre 2025 marque un tournant décisif pour la Guinée-Bissau avec l’investiture du général Horta N’Tam à la tête d’une transition d’un an. Ancien chef d’état-major de l’armée de terre, il prend les rênes du pays et du haut commandement militaire, à la suite de la prise de pouvoir par les forces armées la veille. 27 Novembre. Le Monde Afrique : L’avocate tunisienne et chroniqueuse Sonia Dahmani « est sortie » de prison après avoir bénéficié d’une libération conditionnelle, a indiqué, jeudi, l’un de ses avocats, Sami Ben Ghazi, à l’Agence France-Presse (AFP). France 24 : Une nouvelle arrestation dans les rangs de l’opposition en Côte d’Ivoire. Le porte-parole du PDCI (Parti démocratique de Côte d’Ivoire), principal parti d’opposition a été écroué jeudi 27 novembre pour 18 chefs d’inculpation dont « actes terroristes » et « complot contre l’autorité de l’État », a appris l’AFP auprès de ses avocats. 26 Novembre. La Tribune : C’est en marge de la visite du président français Emmanuel Macron, que l’État gabonais et l’Agence française de développement ont signé la convention du « Programme de modernisation et de sécurisation du Transgabonais » (PMS). Une signature assortie d’un financement total de 203 millions d’euros. RT : Barrick Mining Corporation a annoncé, dans un communiqué publié le 24 novembre, avoir conclu un accord avec le gouvernement malien mettant fin au contentieux de deux ans autour des mines de Loulo et de Gounkoto, parmi les plus importants complexes aurifères d’Afrique de l’Ouest. Le Monde Afrique : Les enfants du président nigérien déchu, Mohamed Bazoum, prisonnier d’une junte militaire depuis son renversement par un coup d’Etat en 2023, ont demandé mercredi 26 novembre à la communauté internationale de se mobiliser pour la libération de leurs parents, dans une tribune publiée par le média Jeune Afrique. 25 Novembre. Sputnik : Les rebelles du M23 ont pris le contrôle de Buhimba, territoire de Walikale, au Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), alors que des négociations de paix sont toujours en cours entre les rebelles et les autorités congolaises. Martin Kam