La CEEAC plaide pour une relance de l’Architecture de Yaoundé

La CEEAC plaide pour une relance de l’Architecture de Yaoundé

CAMEROUN. Le Président de la Commission de la CEEAC, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, a appelé à un renforcement de la coopération régionale et à une redynamisation des mécanismes de sécurité maritime dans le Golfe de Guinée, à l’ouverture de la 5ᵉ Réunion Annuelle des Hauts Responsables de l’Architecture de Yaoundé. Prenant la parole lors de cette session réunissant la CEEAC, la CEDEAO et la CGG, le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale a souligné l’importance stratégique du Golfe de Guinée pour les économies africaines et mondiales. Il a rappelé que près de 90 % du commerce mondial transite par voie maritime et que cette zone constitue un corridor énergétique majeur grâce à sa production pétrolière et à l’intense trafic maritime qui y est enregistré quotidiennement. Des menaces persistantes malgré les progrès enregistrés Dans son allocution, le Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a salué les avancées réalisées ces dernières années dans la lutte contre la piraterie maritime et les actes de brigandage dans le Golfe de Guinée. Selon lui, les statistiques révèlent une baisse significative des incidents grâce aux efforts conjoints des États membres et des partenaires internationaux. Toutefois, il a averti que les menaces demeurent préoccupantes, notamment la piraterie, les enlèvements contre rançon, le trafic de stupéfiants, la pêche illicite et le sabotage des installations maritimes. Il a notamment indiqué que près de 40 % des ressources halieutiques de la région seraient exploitées illégalement, occasionnant des pertes économiques estimées à plus de 2 milliards de dollars américains chaque année. Le Président de la Commission de la CEEAC a ainsi insisté sur la nécessité de maintenir une vigilance constante et d’adapter continuellement les mécanismes de réponse face à l’évolution des modes opératoires des groupes criminels opérant dans l’espace maritime régional. Vers une redynamisation du Centre interrégional de coordination Revenant sur l’Architecture de Yaoundé et le Code de conduite adopté en 2013, Dr. Ezéchiel NIBIGIRA a rappelé qu’une évaluation des dispositifs de sécurité maritime avait été réalisée après plus de dix années de mise en œuvre. Cette évaluation a permis d’identifier aussi bien les acquis que les insuffisances liées notamment au financement, à la gouvernance, au partage d’informations et au renforcement des capacités opérationnelles. Il a salué l’appui du système des Nations Unies, notamment l’UNOCA, l’UNOWAS et l’ONUDC, dans la conduite de cette évaluation, dont les recommandations seront prochainement soumises aux experts gouvernementaux avant leur examen par les Chefs d’État et de Gouvernement des organisations concernées. Le Président de la Commission de la CEEAC a par ailleurs plaidé pour une relance effective du Centre interrégional de coordination (CIC), basé à Yaoundé, en le dotant de ressources financières, humaines et matérielles suffisantes. Il a également appelé à la mise en place d’un mécanisme de financement durable afin de garantir l’autonomie et l’efficacité du CIC dans la mise en œuvre de la stratégie régionale de sécurité maritime. Un appel à renforcer la coopération régionale Clôturant son intervention, le Président de la Commission de la CEEAC, a réaffirmé l’engagement des organisations régionales en faveur de la promotion d’un Golfe de Guinée sûr et stable, condition essentielle au développement d’une économie bleue durable au bénéfice des États de la région. Il a enfin salué la participation des responsables de la CEDEAO et de la CGG à cette rencontre et exprimé le vœu de voir les travaux de Yaoundé déboucher sur des avancées concrètes pour la sécurité maritime et l’intégration régionale.

Le Cameroun et la CEEAC renforcent leur coopération sécuritaire

Le Cameroun et la CEEAC renforcent leur coopération sécuritaire

YAOUNDE. Le Ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense de la République du Cameroun, Joseph BETI ASSOMO, a reçu en audience le Président de la Commission de la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC), l’Ambassadeur Dr. Ezéchiel NIBIGIRA, dans le cadre du renforcement de la coopération sécuritaire et de l’intégration des nouvelles équipes dirigeantes de l’institution communautaire. Cette rencontre s’inscrit dans la dynamique impulsée par la nouvelle équipe de la Commission de la CEEAC, avec pour priorité la consolidation de la paix, de la stabilité et de la sécurité en Afrique centrale. Elle intervient également dans le prolongement des orientations définies lors de la session extraordinaire des Chefs d’État et de Gouvernement de la CEEAC tenue en janvier 2026 sous la présidence de Son Excellence OBIANG NGUEMA MBASOGO, Président en exercice de la CEEAC, Président de la République de Guinée Equatoriale. La sécurité maritime au cœur des échanges Les discussions entre les deux personnalités ont principalement porté sur les défis sécuritaires auxquels fait face la sous-région, Notamment la sécurisation du golfe de Guinée face aux phénomènes criminels qui y sont enregistrés.. Ces questions constituent des priorités stratégiques aussi bien pour le Cameroun que pour la CEEAC, dans un contexte marqué par la nécessité de renforcer la coopération militaire et le partage d’informations sécuritaires entre les États membres. Les deux parties ont réaffirmé leur volonté commune de consolider les mécanismes régionaux de prévention des conflits et de maintien de la paix afin de garantir la stabilité des frontières et la protection des intérêts maritimes de l’Afrique centrale. Une nouvelle équipe tournée vers des résultats concrets Le Président de la Commission de la CEEAC était accompagné par plusieurs hauts responsables de l’institution communautaire, notamment le Général de Corps d’Armée Marcel MAPANGOU MOUSSADJI, Commissaire en charge des Affaires Politiques, Paix et Sécurité, le Général Major Audace NDUWUMUNSI, Chef d’état-major régional de la Force Multinationale de l’Afrique Centrale (FOMAC) de la CEEAC, le Colonel Emmanuel Bell Bell, Directeur du Centre Interrégional de Coordination (CIC), chargé de la sécurité maritime dans le golfe de Guinée, ainsi que de Madame Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO, Directeur de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources à la Commission de la CEEAC. Le Ministre de la Défense de la République du Cameroun s’est dit heureux de la visite du Président de la Commission de la CEEAC et de sa délégation, il a saisi l’occasion pour réaffirmer l’engagement et la volonté du Cameroun d’accompagner les initiatives de la CEEAC notamment celles concernant le CIC qui est considéré ̂par les plus Hautes Autorités de la République du Cameroun comme un outil hautement stratégique. Cette audience a également permis de mettre en lumière la nouvelle dynamique engagée au sein de la Commission de la CEEAC, fondée sur la collégialité, l’efficacité et la recherche de résultats concrets au bénéfice des populations de la sous-région, Afrique Centrale. En signe d’amitié et de coopération durable, le Ministre Joseph BETI ASSOMO a offert un présent symbolique au Président de la Commission, traduisant ainsi la volonté du Cameroun de renforcer davantage ses relations avec la CEEAC dans le domaine de la défense et de la sécurité régionale.

Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

Convergence Citoyenne : Makambou Jean Phaite désigné Représentant régional de la CPAAD pour l’Afrique centrale

La Convergence Citoyenne annonce la nomination de son secrétaire national chargé de l’organisation, Makambou Jean Phaite, en qualité de Représentant régional de la Coalition pour la Prévention et l’Action contre l’Abus de Drogues (CPAAD) pour l’Afrique centrale. Dans un communiqué parvenu à notre Rédaction, la formation d’opposition de la République du Congo a exprimé « sa profonde fierté » face à « cette reconnaissance internationale (qui) vient consacrer le travail rigoureux mené par notre mouvement et confirme la pertinence de notre engagement pour une transformation politique profonde et durable ». Cette désignation constitue également une reconnaissance internationale de l’engagement de la Convergence Citoyenne en faveur d’un renouveau de la gouvernance et d’une transformation politique durable. A cet égard, le mouvement souligne que la transition politique en son sein « n’est pas un slogan, mais une dynamique concrète, portée par une nouvelle génération d’acteurs engagés, résolus à rompre avec les pratiques du passé et à instaurer une gouvernance fondée sur la justice, la transparence et la responsabilité ». Il ne fait aucun doute qu’« à travers cette nomination, c’est toute une vision qui se renforce : celle d’un renouveau politique ancré dans l’action, la crédibilité et la proximité avec le peuple », affirmnt les membres du mouvement qui saluent l’engagement et la détermination de leur camarade, et lui souhaitent plein succès dans l’exercice de ses nouvelles responsabilités. Patricia Engali

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

Vers le renforcement de la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC

L’ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire de la Fédération de Russie en République Gabonaise et Représentant permanent de la Fédération de Russie auprès de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Monsieur Dmitrii KOREPANOV a reçu (récemment, DNR) en audience le Président de la Commission de la Communauté Economique des Etats de l’Afrique Centrale (CEEAC), son Excellence Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA. Le diplomate russe a adressé ses vives félicitations au Président de la Commission de la CEEAC pour sa désignation à la tête de la Commission, par la Conférence des Chefs d’Etat et de gouvernement de la CEEAC le 12 septembre 2025 et de celle de toute l’équipe dirigeante depuis le début de ce mois de mars. Dans son propos liminaire, le Président de la Commission de la CEEAC a remercié son Excellence, Monsieur l’ambassadeur de la Fédération de Russie pour l’intérêt qu’il accorde à la Commission de la CEEAC et surtout pour sa Disponibilité. Il s’est félicité de l’excellence des relations de coopération entre la CEEAC et la Fédération de Russie à Travers entre autre, l’accréditation, le 26 juillet 2024, de l’Ambassadeur de la Fédération de Russie auprès de la CEEAC au Gabon pays siège de la CEEAC, mais aussi par l’accréditation à Moscou des Ambassadeurs extraordinaires et plénipotentiaires de tous les Etats membres de la CEEAC, témoignant de l’excellence des relations entre ses Etats membres et la Fédération de Russie. L’Ambassadeur Docteur Ezéchiel NIBIGIRA a émis le souhait que le renforcement de la coopération entre la Commission de la CEEAC et la Fédération de Russie devienne un instrument au service des Etats de la région Afrique centrale et de l’intégration régionale en particulier. Il s’est ensuite livré à un plaidoyer consistant à rappeler à son hôte que la Zone CEEAC est dotée d’énormes potentialités qui font d’elle un excellent espace pour les investissements russes. La CEEAC est engagée dans la mise en œuvre de son chantier d’intégration économique et sociale à travers six axes prioritaires que sont l’Intégration Politique, Paix et Sécurité ; l’Intégration Économique et Financière ; l’Intégration Physique régionale ; l’Intégration Environnementale, Agriculture et Développement Rural ; l’Intégration Sociale et Développement Humain ; et la Poursuite de la réforme, a-t-il martelé. Le Président de la Commission de la CEEAC a insisté sur le rôle que pourrait jouer la Fédération de la Russie auprès des Etats de l’Afrique centrale pour soutenir les stratégies de défense et de développement de ceux-ci, pour l’investissement inestimable dans le développement du capital humain de l’Afrique centrale, raison pour laquelle depuis l’aboutissement de sa réforme institutionnelle, la CEEAC ambitionne d’accélérer le processus d’intégration à travers des partenariats forts et adaptés à ses nouveaux enjeux de développement. Les deux interlocuteurs ont passé en revue les relations de coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Ils se sont réjouis de l’existence d’un Mémorandum d’Entente (Mou) signé en juillet 2023, en marge du 2ème Sommet Russie-Afrique, et qui constitue le cadre global de l’action des deux entités institutionnelles. Pour mémoire, le Mou a retenu de nombreux axes de coopération notamment la coopération politique, la coopération sécuritaire, la coopération économique, l’agriculture et la sécurité alimentaire, la pêche et l’aquaculture, le secteur énergétique, la gestion des ressources en Eau, le secteur des infrastructures en l’occurrence le transport et les TIC, l’éducation et l’enseignement secondaire, la science et l’innovation, la santé et la gestion des pandémies, la jeunesse et la culture. Soucieux de la mise en œuvre desdits axes de coopération les deux diplomates ont instruit leurs collaborateurs présents à l’audience de revisiter le plan d’action. Il s’agit de monsieur le Conseiller politique du Président de la Commission de la CEEAC, Monsieur Abraham Roch OKOKO ESSEAU et la Directrice de la Coopération et de la Mobilisation des Ressources Mme Rachel MBAKO MPOCKO MPONDO pour le compte de la Commission de la CEEAC et Monsieur Maxime, chargé du Protocole et de la Coopération à l’ambassade de la Fédération de Russie Le Président de la Commission de la CEEAC a salué la longue expérience diplomatique de Monsieur Dmitrii KOREPANOV en Afrique, une opportunité selon lui, d’approfondir la coopération entre la Fédération de Russie et la CEEAC. Monsieur Dmitrii KOREPANOV a occupé diverses fonctions diplomatiques en Afrique. Depuis 1982 il a été nommé à divers postes au sein des représentations de l’URSS /Fédération de Russie en Algérie (1984-1988), au Sénégal (1996-1999), au Mali (2001-2006), en République Démocratique du Congo de 2008 à 2012, en République du Zimbabwe de 2015 à 2019 et comme Directeur adjoint du Département d’Afrique du Ministère des Affaires Étrangères de la Fédération de Russie ; de 2020 à 2024. Le 16 janvier 2024, il a été nommé Ambassadeur Extraordinaire et Plénipotentiaire de la Fédération de Russie près la République Gabonaise. L’ambassadeur de Russie qui travaille en Afrique depuis une quarantaine d’années espère mettre à profit cette longévité professionnelle au service du renforcement de la coopération entre la Russie et l’Afrique centrale. Il a enfin souhaité que la paix règne en Afrique centrale. L’ambassadeur Dmitrii KOREPANOV est diplômé de l’Institut d’État des Relations Internationales de Moscou (MGIMO, 1982). Il est marié et père d’un fils et d’une fille. Outre la langue russe, Il parle français et anglais. CP

Le Fonds saoudien pour le développement signe un accord de 75 millions de dollars US pour renforcer la connectivité régionale au Cameroun

Le Fonds saoudien pour le développement signe un accord de 75 millions de dollars US pour renforcer la connectivité régionale au Cameroun

Le projet améliorera la connectivité régionale et les échanges commerciaux, en reliant le Cameroun au Tchad et au Niger tout en améliorant l’accès aux services essentiels. Le Fonds saoudien pour le développement (SFD) a signé un accord de prêt au développement avec la République du Cameroun afin de financer la réhabilitation de la route Sorawel-Dourbeye. Le projet s’inscrit dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2030 du Cameroun et reflète l’engagement du SFD en faveur d’un développement durable et centré sur l’humain. L’accord a été signé par S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du Fonds saoudien pour le développement, de S.E. Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional de la République du Cameroun, en présence de l’ambassadeur saoudien auprès de la République du Cameroun, S.E. Ibrahim Al-Ghamdi, et de représentants des deux parties. Son Excellence Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et du Développement régional, a déclaré : « Au nom du gouvernement camerounais, nous exprimons notre profonde gratitude au Fonds saoudien pour le développement pour son soutien constant aux projets structurels du Cameroun. » En vertu de cet accord, le SFD apportera 75 millions de dollars américains pour soutenir la réhabilitation d’un corridor routier clé. Le projet permettra de réduire l’isolement, de renforcer la connectivité et de faciliter le commerce régional avec les pays voisins, notamment le Nigéria et le Tchad, tout en améliorant l’accès aux services essentiels. S.E. Sultan Abdulrahman Al Marshad, CEO du SFD, a déclaré : « Cet accord reflète l’engagement du SFD à soutenir un développement qui améliore la vie quotidienne des populations et de créer des opportunités à long terme. En renforçant la connectivité, en élargissant l’accès aux services essentiels et en soutenant le commerce régional, le projet contribuera au développement durable au Cameroun et dans l’ensemble de la région. » Le projet améliorera l’accès aux marchés, aux soins de santé et à l’éducation pour les communautés locales. Il soutiendra également le commerce régional et l’intégration économique, contribuant ainsi à la croissance à long terme. Le partenariat entre le SFD et la République du Cameroun remonte à plus de 40 ans. Depuis lors, le Fonds a soutenu 10 projets de développement pour un montant total de plus de 180 millions de dollars américains dans des secteurs clés, notamment les infrastructures, l’éducation et la santé. À travers l’Afrique, le SFD a soutenu 458 projets dans 47 pays, renforçant ainsi son rôle de partenaire de développement à long terme. APCO

Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

Infrastructures : La Banque africaine de développement finance le désenclavement de l’Est du Cameroun

La Banque africaine de développement (BAD) annonce avoir approuvé un prêt au Cameroun destiné à désenclaver l’Est de ce pays d’Afrique centrale et de renforcer la connectivité transfrontalière « Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement a accordé un prêt de 309,93 millions d’euros au Cameroun pour financer la première phase du Programme de désenclavement et de connectivité des bassins économiques transfrontaliers dans la région de l’Est (PDCBET) », indique l’institution financière panafricaine.    Dans un communiqué, la BAD précise que le financement approuvé le 18 février dernier, doit permettre l’aménagement et le bitumage de la section de la route Ngoura II – Yokadouma, longue de 156 kilomètres, sur l’axe stratégique Bertoua-Batouri-Ngoura II – Yokadouma – Moloundou – frontière du Congo. Pour Léandre Bassolé, directeur général du Groupe de la Banque pour l’Afrique centrale, « en améliorant la connectivité de la région de l’Est et son intégration aux corridors frontaliers, nous contribuons à libérer le potentiel productif et à renforcer l’intégration régionale en Afrique centrale ». Selon l’institution financière, la construction de cette route permettra de répondre à trois priorités majeures consistant à désenclaver la région de l’Est et à renforcer l’intégration régionale en reliant le Congo voisin, à créer des emplois et à renforcer l’inclusion socio-économique, ainsi qu’à contribuer à renforcer la promotion du secteur privé, la durabilité environnementale et la résilience climatique, souligne-t-elle dans son communiqué. La même source estime que la mise en œuvre du programme devrait générer au moins 2 500 emplois directs et indirects, notamment en faveur des jeunes, des femmes et des minorités vulnérables. En outre, « la mise en place d’une infrastructure routière moderne et praticable en toute saison facilitera les échanges entre les zones de production et les centres de commercialisation », affirme la BAD assurant que cette route permettra de réduire les coûts de transport et d’améliorer durablement les conditions de vie des populations ainsi que la compétitivité des opérateurs économiques. Avec une superficie de 109 000 km2 représentant près de 23 % du territoire national, la région de l’Est est la plus vaste du Cameroun. Elle affiche un taux de bitumage d’environ 6,25 % et une densité routière de 0,70 kilomètre pour 1 000 habitants, ce qui « constitue un frein majeur à la valorisation du potentiel productif local et au développement du secteur privé », conclut l’institution. Martin Kam

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

PARUTION. « Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle » de Serge Armand Zanzala

En vente dans toutes les boutiques en ligne d’Amazon LIVRES. L’écrivain et chercheur Serge Armand Zanzala vient de publier un nouvel ouvrage intitulé Élections en Afrique : Entre légitimation et refondation institutionnelle, paru le 8 mars en édition Kindle. Dans cet essai, l’auteur – également directeur de La Société Littéraire et initiateur du projet Kongo Ya Sika – propose une analyse des enjeux liés aux processus électoraux sur le continent africain. Cette réflexion s’inscrit également dans le prolongement du débat intellectuel lancé par Franklin Nyamsi, qui, à travers sa question provocatrice « Les élections en Afrique : gâchis ou maquillage démocratique ? », invite à une remise en question profonde des fondements mêmes de la démocratie africaine. Cette interrogation, formulée à la lumière des élections présidentielles récentes au Cameroun, en Côte d’Ivoire et en Guinée, met en exergue les tensions et contradictions qui traversent le processus électoral sur le continent. Dans ces pays, les scrutins ont été marqués par des contestations, des accusations de fraudes, des incidents lors des campagnes et des controverses sur la transparence et la crédibilité des résultats. Chaque cas illustre à sa manière la fragilité des institutions et le décalage parfois dramatique entre les promesses de la démocratie et la réalité vécue par les citoyens. Au Cameroun, par exemple, les débats autour de l’équité des conditions de candidature et de l’indépendance du processus électoral ont suscité un questionnement profond sur la légitimité des résultats. En Côte d’Ivoire, la répétition de tensions électorales et les accusations de manipulation des listes électorales ont relancé le débat sur la capacité des institutions à garantir une participation véritablement libre et équitable. En Guinée, le contexte postélectoral a mis en lumière l’impact des pressions politiques et sécuritaires sur la tenue de scrutins crédibles, révélant des défis structurels qui dépassent les enjeux partisans. En dialoguant avec ces réalités et ces interrogations, l’auteur ne se limite pas à une simple dénonciation des dysfonctionnements. Au contraire, il cherche à comprendre les mécanismes, héritages et pratiques qui façonnent ces processus électoraux et à identifier les leviers capables de les réformer en profondeur. L’enjeu est double : il s’agit d’abord de reconnaître les insuffisances et limites des systèmes actuels — hyperprésidentialisme, contrôle des institutions par l’exécutif, influence des dynamiques économiques et sociales sur le vote — puis de proposer des pistes de refondation institutionnelle qui puissent restaurer la crédibilité et la légitimité des élections. Cette approche dépasse la polémique facile et la critique superficielle ; elle vise à construire une vision analytique et constructive, capable d’éclairer les réformes à entreprendre. L’objectif de cette démarche est également de replacer les citoyens au centre du processus démocratique. Trop souvent marginalisés ou confrontés à des institutions incapables d’assurer transparence et responsabilité, les citoyens africains se trouvent dans une position d’observateurs passifs, alors même que leur engagement est essentiel pour la consolidation de la démocratie. En explorant des modèles de gouvernance alternatifs et en réfléchissant à des mécanismes institutionnels durables, l’auteur propose de dépasser les limites de la simple légitimation formelle du pouvoir pour instaurer des processus électoraux réellement au service du peuple.

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

Cameroun : Le Groupe de la Banque africaine de développement accompagne la mise en route d’un ambitieux projet d’aménagement de la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi

La société chargée du développement de la future zone industrielle intégrée adossée au port en eau profonde de Kribi, la « Kribi Port Industrial Zone (KPIZ) », a été officiellement lancée le 26 février 2026, à Yaoundé. Cette initiative ambitieuse s’inscrit dans le cadre d’un projet structurant soutenu par le Groupe de la Banque africaine de développement. La cérémonie, présidée par Patrice Melom, président du Conseil d’administration de KPIZ et directeur général du Port autonome de Kribi, s’est tenue en présence des actionnaires engagés dans le développement de la zone, à savoir Africa Global Logistics (AGL), Arise Integrated Industrial Platforms et Belmont Investments LTD, de membres du gouvernement, de chefs de missions diplomatiques ainsi que de représentants d’organisations internationales. Adossée au Port autonome de Kribi, devenu l’un des hubs portuaires majeurs du continent, la zone industrielle intégrée au port s’affirme comme un levier stratégique au service du Plan directeur d’industrialisation et de la Stratégie nationale de développement du Cameroun. Elle vise à diversifier la production nationale, accroître la part du secteur manufacturier dans le PIB et dynamiser les exportations. Les retombées attendues à l’horizon 2040 sont considérables : les exportations de cacao et produits dérivés devraient passer de 11 487 tonnes en 2025 à 191 639 tonnes ; au moins 50 000 emplois directs et 150 000 emplois indirects seront créés ; les recettes fiscales progresseront significativement ; et l’effet multiplicateur sur l’investissement initial pourrait atteindre jusqu’à vingt fois sa valeur d’origine. En qualité de chef de file et principal partenaire stratégique, le Groupe de la Banque s’est engagé, à mobiliser l’intégralité du financement public de 411 millions d’euros et s’est positionnée pour accompagner un financement privé de 384 millions d’euros. « L’Etat garantit la vision stratégique, la stabilité et l’alignement avec les priorités nationales ; le secteur privé apporte le capital, l’expertise technique, la rapidité d’exécution et l’innovation ; la Banque africaine de développement assure le leadership financier, la structuration des financements et la cohérence d’ensemble », a déclaré Léandre Bassolé, directeur général du bureau régional de développement, d’intégration, de prestation de services pour l’Afrique centrale du Groupe de la Banque. « En finançant ce projet stratégique, nous visons, aux côtés du gouvernement camerounais, à catalyser les investissements privés, à créer des emplois durables et à renforcer la compétitivité du pays sur les marchés régionaux et mondiaux », a-t-il ajouté. La Banque avait présenté le projet lors de l’Africa Investment Forum 2024, tenu à Rabat. Au-delà du financement, la Banque africaine de développement apportera aussi un appui technique de haut niveau, renforcera les capacités locales et veillera à l’intégration de standards exigeants en matière d’efficacité énergétique, de gestion responsable des ressources et de résilience climatique. « Par cette initiative, le Port de Kribi entend conjuguer la performance d’une infrastructure en eau profonde et l’expertise d’investisseurs de premier plan pour bâtir une zone industrielle portuaire de rang international au service de la transformation économique du Cameroun et du rayonnement de l’Afrique centrale », a affirmé M. Melom. Véritable pôle de compétitivité régionale, la Zone industrielle intégrée au Port de Kribi ambitionne de devenir un catalyseur d’industrialisation inclusive, de création d’emplois durables et d’intégration économique en Afrique centrale. Banque Africaine de développement