Bénin : Conseil des Ministres du mercredi 13 mai 2026

GOUVERNEMENT. Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 13 mai 2026, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives. Au titre de ces mesures, ont été adoptés les décrets portant : II- Communications. II-1. Approbation du Plan national de Développement (PND) 2026-2035. La loi n°2025-16 du 10 juillet 2025 portant vision nationale de développement à l’horizon 2060 en République du Bénin dispose que son opérationnalisation se fait en quatre grandes étapes (2026-2035, 2036-2045, 2046-2055 et 2056-2060). C’est donc en application de ce texte que le présent PND 2026-2035 est approuvé, avec pour finalité que : Pour sa mise en œuvre efficiente à travers les Programmes d’Action du Gouvernement et en vue de la concrétisation de la vision « BÉNIN 2060 ALAFIA, UN MONDE DE SPLENDEURS », il est décliné en dix-sept axes prioritaires sur les dix prochaines années. II-2. Réalisation d’une mission complète dans le cadre du projet de réaménagement de l’embarcadère de Ganvié. Les conditions d’accueil, d’orientation, de confort, d’hygiène, de sécurité et de gestion des flux au niveau dudit embarcadère, doivent être renforcées afin de répondre aux standards attendus, tout en préservant la continuité de service pour les populations lacustres. C’est dans ce cadre que sont programmés les travaux objet de la présente mission. Ils permettront notamment de : II-3. Missions de maitrise d’œuvre complète dans le cadre du projet de construction de 14 centres de santé et de la réhabilitation de la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah. Ce projet participe de la nécessité de médicaliser certains centres, d’assurer leur mise en conformité avec les normes requises pour une meilleure prise en charge de la population. Dans ce cadre, il s’agit de construire les centres de santé de Kpakpamè, Savalou Aguah, Kountori, Liboussou, Copargo, Dunkassa, Akassato, Ouèdo, Abomey-Calavi, Zèbou, Comè, Adohoun, Tchi-Ahomadégbé, Idigny ainsi que la maternité de l’hôpital de zone de Ouidah. Afin de réaliser ces infrastructures, le Conseil a marqué son accord pour la contractualisation avec les entreprises sélectionnées puis instruit les ministres concernés de veiller à leur bonne exécution. II-4. Travaux de réhabilitation de l’avenue de la francophonie sur le tronçon compris entre le carrefour Adjaha et le carrefour Fidjrossè plage. Ce tronçon, d’un linéaire total de 2,35 km, présente actuellement un niveau de dégradation avancé, caractérisé par des déformations et des défauts de surface compromettant le confort de circulation et la sécurité des usagers. La réhabilitation projetée de cet axe implique : II-5. Réalisation de travaux confortatifs du Palais royal de Nikki et de l’arène de la Gaani. Lesdits travaux concernent notamment des reconfigurations, le réaménagement et la réaffectation de certaines pièces et d’espaces de vie, de même que la réalisation de nouvelles constructions pour servir entre autres de logements aux équipes d’entretien et de maintenance, une écurie et des magasins de rangement. Les ministres en charge dossier veilleront à leur bonne exécution. II-6. Aménagement des voies d’accès au pont de Womey 2 et de ses bretelles. Dans le but de permettre l’exploitation optimale de ce pont dont la réception provisoire a eu lieu en 2023, et d’assurer une meilleure connectivité avec les voies existantes, les travaux suivants sont prévus : Les ministres concernés par le projet accompliront les diligences nécessaires à sa réalisation dans les délais prescrits, conformément au cahier des charges. II-7. Mesures de soutien de l’Etat aux producteurs pour les prix de cession des engrais au titre de la campagne agricole 2026-2027. Au regard de la conjoncture internationale défavorable qui menace la sécurité alimentaire, cette intervention de l’Etat au profit du monde agricole, pour un montant total de 31.875.707.365 francs CFA, vise à assurer la reconduction des niveaux de prix de cession des engrais pratiqués lors de la campagne 2025-2026. Il s’agit de : Il se dégage que l’application des prix réels du marchés serait préjudiciable à la production agricole et constituerait un risque pour l’autosuffisance alimentaire dans notre pays. C’est pour conjurer une telle situation que les présentes mesures sont prises, à charge pour les ministres concernés d’en assurer la mise en œuvre diligente. II-8. Homologation des prix de cession des intrants et d’achat de coton graine aux producteurs au titre de la campagne agricole 2026-2027. Outre les engrais évoqués supra, les prix de cession des insecticides et herbicides sont homologués ainsi qu’il suit : En ce qui concerne le prix d’achat de coton graine aux producteurs, il s’établit comme suit : II-9. Modalités de règlement du litige sur le périmètre foncier de l’hoirie GBETIE MARCOS dans la commune d’Abomey-Calavi. Face à la complexité de cette affaire aussi bien sur le plan juridique que technique, le Conseil des Ministres avait, pour donner suite à ses décisions du 16 janvier 2019, mis sur pied un pôle d’experts pour procéder à l’actualisation du plan d’état des lieux et d’urbanisation du périmètre concerné dans la perspective d’un règlement définitif, apaisé et équitable. Depuis lors, lesdits experts se sont investis pour le recensement exhaustif des occupants ou présumés propriétaires de chaque parcelle composant le périmètre en cause, avec les documents de propriété en possession de chacun. Tenant compte de leurs conclusions objectives, le Conseil a décidé de régler définitivement le litige en déclarant la zone d’utilité publique et en procédant à son expropriation ; puis de restituer chaque parcelle du périmètre aux présumés propriétaires suivant les modalités ci-après : Toutes ces actions permettront d’assurer l’intégrité des propriétés bâties ou non, qui sont dans le périmètre, de conserver et de préserver les concessions et les noyaux familiaux ; puis de sauvegarder les espaces destinés à accueillir les infrastructures sociocommunautaires ainsi que la voirie de desserte, etc. A l’appui de ces mesures, le Conseil a autorisé la mise en place d’un montant d’indemnisation de l’hoirie GBETIE MARCOS du fait de son expropriation du périmètre foncier concerné, lequel montant servira entre autres à l’indemnisation de personnes ayant acquis des parcelles qui se sont révélées déjà occupées auprès de ladite famille pendant la phase de début d’exécution de la décision de justice. II-10.
Retour aux racines : Le Bénin offre officiellement la nationalité à 9 nouveaux afro-descendants

Le samedi 21 mars 2026, une cérémonie émouvante et solennelle s’est tenue au Complexe judiciaire de Cotonou pour officialiser l’acquisition de la nationalité béninoise par neuf (09) Afro-descendants, en grande majorité, haïtiens. Organisée par les Ministères des Affaires étrangères et de la Justice, cette initiative s’inscrit dans une politique publique de « justice mémorielle » visant à réparer symboliquement les blessures de la traite transatlantique. En présence des Ministres Olushegun ADJADI BAKARI et Yvon DETCHENOU, les récipiendaires Romulus Jean ÉNERVE, Jean-Jackson DANIEL, Vives Martinez IRVING, Romulus VANESSA, Delano Michael DAVIS, Gunter Ramone DEANGELETIS, Regina ALEXIA, Polissaint FRANTZ et Sidney Hermionne DAVY ont reçu leurs attestations de nationalité, actes juridiques consacrant leur « lien indissoluble avec la terre de leurs ascendants ». Dans une allocution lue par la Conseillère technique du Ministère de la Justice et de la Législation, Madame Rose Marie SOSSA, l’État béninois a réaffirmé sa conception inclusive de la nationalité, « enrichie d’une mémoire collective et d’un attachement profond à notre histoire commune », au-delà des seuls critères de naissance ou de résidence. Cette procédure, menée avec rigueur par l’Autorité de Délivrance des Actes relatifs à la Nationalité, a requis un examen méticuleux des généalogies et des pièces justificatives. Au-delà de l’aspect administratif, elle véhicule un message d’unité et d’espérance, invitant les nouveaux citoyens à « honorer cette nationalité retrouvée par une vie exemplaire au service de la République ». Pour les bénéficiaires, ce geste revêt une dimension personnelle et historique. « Pour un Haïtien, ce n’est pas un hasard. On a toujours été l’Afrique aux Antilles », a confié Romulus Jean ÉNERVE, désormais « Béninois à part entière ». Jean-Jackson DANIEL a abondé : « Nous avons plus de 60% des Haïtiens qui, selon l’histoire, ont quitté le Bénin… C’est avec fierté que je retrouve ma terre d’ancêtres ». Par cette décision souveraine, le Bénin inscrit dans son droit positif une politique de réconciliation avec sa diaspora, ouvrant symboliquement les portes de la patrie à ses enfants dispersés. Une démarche qui, selon les termes de la cérémonie, « marque le début d’une grande aventure collective pour la grandeur du Bénin ».
WARDIP2 : Un programme de la Banque mondiale pour stimuler l’emploi et l’économie numérique au Bénin, au Libéria et en Sierra Leone

La Banque mondiale annonce avoir alloué 137 millions de dollars pour accélérer l’intégration numérique et la création d’emplois au Bénin, au Libéria et en Sierra Leone. S’inscrivant dans la deuxième phase du Projet d’intégration numérique régionale en Afrique de l’Ouest (WARDIP), une initiative visant à renforcer les infrastructures numériques, améliorer l’environnement des affaires et soutenir le développement des entreprises technologiques, ce financement vise notamment à élargir l’accès à l’internet haut débit, à favoriser les services numériques transfrontaliers et à stimuler la création d’emplois dans la région. Cette deuxième opération prévoit de renforcer les bases d’une économie numérique dynamique autour de trois piliers : l’expansion et la modernisation des infrastructures numériques nécessaires à la compétitivité ; l’amélioration de l’environnement des affaires ; et le soutien aux entreprises pour se développer et opérer sur les marchés régionaux, précise la Banuqe mondiale. Selon l’insrtitution financière internationale, environ 5,2 millions de personnes seront connectées à l’internet haut débit dans les trois pays, et 5,4 millions de nouveaux utilisateurs accéderont à des services numériques. « Cette nouvelle initiative permettra à l’Afrique de l’Ouest d’accélérer sa transformation économique en créant des emplois, en renforçant la résilience et en favorisant l’émergence d’un marché numérique régional plus intégré », souligne Michel Rogy, directeur régional de la Banque mondiale pour le numérique et l’intelligence artificielle. « Elle s’attaque à l’un des défis les plus persistants de la région : une connectivité coûteuse et peu fiable limitant la compétitivité et l’accès des populations aux opportunités numériques. » Grâce à des investissements majeurs dans les infrastructures numériques, le projet étendra des réseaux haut débit résilients, renforcera la connectivité internationale et améliorera la capacité des centres de données, jetant ainsi les bases de nouveaux emplois numériques et d’une meilleure prestation de services publics et privés. Parallèlement, il investira dans le capital humain en soutenant la formation aux compétences numériques de 9 000 personnes, dont des femmes et des jeunes, et en élargissant les opportunités dans les domaines de l’intelligence artificielle, la cybersécurité et l’entrepreneuriat. « En harmonisant les réglementations, en modernisant la gouvernance numérique et en améliorant la concurrence sur les marchés régionaux, WARDIP2 crée un environnement plus prévisible et plus attractif pour les investissements », explique Marina Wes, directrice par intérim de l’Intégration régionale pour l’Afrique à la Banque mondiale. « Son soutien à l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA), aux réformes réglementaires dans les pays participants et aux mesures visant à réduire les coûts de déploiement tout en améliorant l’accès à une connectivité abordable et de qualité est essentiel pour approfondir l’intégration régionale, attirer des capitaux privés, et créer des emplois. » Pour aider les entreprises à se développer et créer des emplois, WARDIP2 renforcera les écosystèmes d’entrepreneuriat numérique, développera les services financiers numériques et soutiendra les petites et moyennes entreprises (PME) et les startups grâce à des financements de démarrage, un meilleur accès aux marchés et des opportunités de commerce numérique transfrontalier. Ces investissements renforceront non seulement la croissance et la compétitivité des entreprises, mais catalyseront également la création de nouveaux emplois numériques dans les pays participants. Plus de 140 startups numériques, dont des entreprises dirigées par des femmes, devraient en bénéficier. Martin Kam avec BM
Bénin : Conseil des Ministres du mercredi 04 mars 2026

Le Conseil des Ministres s’est réuni mercredi, le 04 mars 2026, sous la présidence de Monsieur Patrice TALON, Président de la République, Chef de l’État, Chef du Gouvernement. Les décisions ci-après ont été prises : I- Mesures normatives. I-1. Classement du bien culturel dénommé « Cité lacustre de Ganvié » au patrimoine culturel national. Ladite cité subit actuellement des transformations rapides en raison de la pression démographique, de l’évolution des modes de vie, des dynamiques économiques ainsi que des menaces environnementales, notamment la pollution du lac, la dégradation des écosystèmes et les effets du changement climatique. Il urge donc d’assurer une protection efficace à la Cité pour conserver sa valeur historique, culturelle et écologique exceptionnelle, d’où son classement au patrimoine culturel national. C’est pourquoi, le présent décret est adopté, à charge pour les ministres concernés d’en assurer la mise en œuvre. I-2. Statut de l’artiste et des professionnels de la culture en République du Bénin. D’importantes réformes ont été engagées dans le domaine des arts et de la culture pour donner une stature internationale à notre pays. Ainsi en est-il de la construction des arènes culturelles, de l’allègement des mesures fiscales dans ce secteur, de la diversification des guichets et des outils d’appui technique et financier au profit des acteurs qui y interviennent. Cependant, le statut même de l’artiste reste à organiser pour permettre aux acteurs d’en bénéficier pleinement. Le présent décret a donc pour objectif de doter les artistes et les professionnels de la culture du Bénin d’un statut juridique, social et économique. Il affirme les droits fondamentaux de ceux-ci, précise la qualification et l’encadrement des contrats de collaboration professionnelle, les conditions d’accès aux professions artistiques et de soutien de l’État. Son adoption permettra un renforcement de l’arsenal juridique à travers la mise en place d’un cadre normatif propice à l’exercice des professions y relatives, en vue du développement d’une véritable industrie culturelle et créative pourvoyeuse de richesse et d’emplois au Bénin. I-3. Déclaration d’utilité publique de vingt-deux (22) périmètres objet de décisions de justice entraînant la démolition massive d’habitations dans les communes de Cotonou, d’Abomey-Calavi, de Klouékanmey, de Bopa, de Zogbodomey et de Lalo. Aux termes de l’article 529 du code foncier et domanial, « Si l’exécution d’une ordonnance, d’un jugement ou d’un arrêt doit entraîner des démolitions massives d’habitations construites sur des parcelles d’une superficie cumulée de plus de cinq mille (5 000) mètres carré, l’Etat procède à l’expropriation pour cause d’utilité publique des parcelles concernées après un juste et préalable dédommagement des propriétaires desdites parcelles. A cette fin, le fonds de dédommagement prévu à l’article 538 de la présente loi peut être utilisé. » Or, dans le cadre de sa mission depuis 2018, le Conseil consultatif Foncier a identifié 22 périmètres objet de décisions de justice dont l’exécution aura pour effet, la démolition massive d’habitations dans les communes de Cotonou, d’Abomey-Calavi et de Lalo. En effet, il a été notoirement enregistré une exécution partielle sur certains desdits périmètres notamment à Fidjrossè dans la commune de Cotonou sur plus de 7ha, et dans la commune d’Abomey-Calavi, respectivement au niveau des quartiers de Tankpè sur plus de 19ha, et d’Adjagbo sur plus de 4ha. En outre, dans la commune de Lalo, l’exécution d’une décision de justice ordonnant l’expulsion forcée des habitants de la localité d’Adoukandji entrainerait la disparition d’une unité administrative reconnue de même que la dépossession des producteurs agricoles de leurs plantations de palmiers à huile et de cannes à sucre. Ceci les exposerait inévitablement à une insécurité alimentaire. Au surplus, des affrontements entre les bénéficiaires de la décision de justice et les habitants des lieux ont déjà été observés ainsi que la destruction des plantations. C’est pour ces raisons et en vue de prévenir tout trouble à l’ordre public dans les autres localités concernées que la présente décision est prise. Dans cette même rubrique des mesures normatives, ont par ailleurs été adoptés, les décrets portant : II- Communications. II-1. Mission de contrôle technique dans le cadre des projets de construction et de réhabilitation de formations sanitaires. Sont concernés par cette mission, d’une part, les chantiers relatifs au Centre hospitalier universitaire de la zone sanitaire Abomey-Calavi/So-Ava, aux centres hospitaliers universitaires départementaux de l’Ouémé et du Borgou, au Centre national hospitalier universitaire Hubert KOUTOUKOU MAGA et au Centre hospitalier universitaire de la Mère et de l’Enfant Lagune ; aux hôpitaux de 65 lits à Savalou, Dassa, Lokossa, Ouidah, Cotonou, à l’Hôpital de zone de 120 lits et au Centre de santé de Kétou, à l’Hôpital de zone de Sakété et au centre de santé de Pobè ; aux hôpitaux de 120 lits de la zone sanitaire Adjarra-Avrankou-Akpro-Missérété, de la zone sanitaire Adjohoun-Bonou-Dangbo puis de la zone sanitaire Zogbodomey-Bohicon-Zakpota. D’autre part, l’Hôpital de zone d’Allada-Toffo-Zè, le Centre funéraire d’Abomey-Calavi, le Centre des urgences de Ouidah, l’Ecole de formation en sciences paramédicales d’Abomey-Calavi et les centres hospitaliers départementaux de l’Atacora et de la Donga sont pris en compte. Les ministres sont instruits à l’effet de procéder à la signature des contrats avec les cabinets retenus en veillant à leur bonne exécution. II-2. Mission de maîtrise d’œuvre de conception du projet de construction d’une piscine olympique au stade de l’Amitié Mathieu KEREKOU. Le projet de construction de cette piscine s’inscrit dans le cadre de la mise en place d’infrastructures sportives aux normes internationales, pour favoriser la pratique de la natation par les jeunes athlètes qui en font leur discipline sportive de prédilection. La présente mission permettra donc de disposer d’attendus indispensables à sa bonne exécution et parvenir à l’objectif d’aguerrir nos athlètes aux compétitions de haut niveau. II-3. Réalisation des études détaillées (APS et APD) de la phase 3 du Projet de Réhabilitation et d’Aménagement du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo. Ledit projet vise la restauration écologique et économique du lac Nokoué et de la lagune de Porto-Novo à travers le développement du transport et du tourisme fluvio-lagunaire, la valorisation des berges et bas-fonds ainsi que la promotion des filières halieutiques. Dans la perspective de son opérationnalisation, les présentes études sont confiées à
Gareth Jay : L’Afrique est un marché stratégique et un moteur de croissance pour Epson

Directeur Régional des VentesEpson – Afrique INTERVIEW. Epson, leader mondial des technologies, annonce la nomination de Gareth Jay au poste de Directeur Régional des Ventes pour l’Afrique. Dans ce rôle stratégique, il aura pour mission de superviser l’ensemble des activités commerciales d’Epson sur le continent, d’accompagner la croissance de l’entreprise et de proposer des solutions innovantes adaptées aux spécificités des marchés africains, avec une attention particulière portée à l’Afrique francophone, l’un des piliers de la stratégie régionale du groupe. Il partage avec nous aujourd’hui ses priorités et sa vision du marché africain. Votre nomination ouvre une nouvelle étape pour Epson en Afrique. Quelle est l’importance de la région pour vous aujourd’hui ? Gareth Jay : L’Afrique a toujours représenté un marché stratégique pour Epson. Je supervise désormais l’ensemble du continent, tant les zones anglophones que francophones, ce qui me permet d’avoir une vision globale tout en prenant en compte les particularités de chaque pays. Le continent se distingue par sa forte croissance démographique, sa transformation numérique rapide et la demande croissante dans l’éducation, les solutions professionnelles et les infrastructures technologiques. Pour Epson META-CWA, l’enjeu est d’accompagner cette évolution sur le long terme, en adaptant nos solutions aux réalités locales de chaque marché. Quelle place occupe l’Afrique francophone dans votre stratégie de développement ? L’Afrique francophone est au cœur de notre stratégie pour la région META-CWA. Plusieurs marchés y sont prioritaires, notamment le Maroc, mais aussi d’autres pays du Maghreb comme la Tunisie et l’Algérie, ainsi que des hubs essentiels en Afrique de l’Ouest et Centrale, comme la Côte d’Ivoire, le Sénégal, le Bénin et le Cameroun. Ces pays se distinguent par leur stabilité politique, leur potentiel économique et leur rôle structurant dans le développement régional. Comment Epson envisage-t-elle d’étendre son réseau de partenaires et clients dans les marchés francophones ? Pour consolider notre présence sur tous les marchés francophones, Epson s’appuie sur ses équipes locales et un solide réseau de distributeurs, revendeurs et intégrateurs systèmes. Nous privilégions la formation continue, le support technique et les projets conjoints sur le terrain, afin d’assurer proximité, qualité de service et réactivité face aux besoins spécifiques de chaque marché tout en accompagnant nos clients vers la réussite à travers le continent. L’éducation est un axe majeur de vos activités dans la région. Pouvez-vous nous en dire plus ? L’éducation est au coeur de notre stratégie régionale. Nous cherchons à améliorer l’accès à l’apprentissage et à développer les compétences des jeunes grâce à des solutions innovantes et des partenariats locaux. Au Sénégal, nous avons signé plusieurs protocoles d’accord avec le gouvernement, certains spécifiquement orientés vers l’éducation et la formation professionnelle. Ces partenariats nous permettent de démontrer comment les solutions numériques peuvent enrichir les environnements d’apprentissage et renforcer les compétences des jeunes. « Répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif« Au Maroc, nous collaborons étroitement avec le Ministère de l’Éducation Nationale et les Académies Régionales d’Éducation et de Formation (AREF). Nos initiatives incluent le soutien aux écoles pour moderniser les méthodes d’enseignement, la donation d’équipements éducatifs innovants et la sensibilisation des élèves à la protection de l’environnement. Notre objectif est de combiner technologie, innovation et pédagogie pour répondre aux besoins évolutifs du secteur éducatif. L’éducation constitue un levier majeur du développement socio-économique. Nos projets au Sénégal, au Maroc et dans d’autres pays africains visent à réduire les inégalités d’accès au numérique, améliorer les conditions d’apprentissage et soutenir la formation des jeunes. La durabilité est un enjeu central pour Epson. Pourquoi revêt-elle autant d’importance pour vos opérations en Afrique ? Pour Epson, la durabilité est un principe fondamental qui guide toutes nos actions, et non une simple tendance. Inspirés par notre philosophie japonaise Sho-Sho-Sei, signifiant « efficace, compact et précis », nous développons des produits qui réduisent les déchets, économisent l’énergie et prolongent leur durée de vie. En Afrique, où les questions environnementales sont particulièrement sensibles, proposer des solutions écoresponsables permet aux entreprises et institutions locales de diminuer leur impact écologique. Nos équipements sont conçus pour limiter la production de déchets et la consommation énergétique. Par exemple, nos imprimantes EcoTank éliminent les cartouches d’encre traditionnelles, réduisant fortement les déchets plastiques. Nos produits intègrent également des matériaux recyclés et des composants durables afin de maximiser leur longévité. Nos projecteurs et systèmes d’affichage ont été conçus pour l’efficacité énergétique. Parallèlement, nous menons des actions de sensibilisation dans les écoles et soutenons des initiatives locales pour promouvoir un développement plus responsable et durable. Pour conclure, quelles sont les priorités de développement d’Epson sur le continent africain ? L’Afrique représente pour Epson un continent au potentiel considérable, et notre engagement y est à la fois stratégique et durable. Nos priorités reposent sur trois axes : expansion du marché, innovation technologique et valorisation des talents, des piliers qui orientent également nos actions sur des marchés clés notamment en Afrique Francophone. Un élément clé de cette stratégie est notre Innovation Centre à Johannesburg, qui joue un rôle central dans la concrétisation de notre vision. Ce centre collaboratif permet à nos partenaires, revendeurs et clients de découvrir et tester directement nos dernières technologies, qu’il s’agisse des imprimantes EcoTank à haute efficacité, des solutions WorkForce Enterprise évolutives ou des systèmes d’affichage avancés. Au-delà de la technologie, nous investissons dans l’humain : développer les compétences d’une main-d’œuvre diversifiée, proposer des programmes de formation et de certification pour nos partenaires, et contribuer au développement économique et technologique de la région. Enfin, toutes nos initiatives s’inscrivent dans une démarche de durabilité et d’innovation responsable. En renforçant les capacités techniques locales et en soutenant l’inclusion numérique, nous contribuons à l’émergence d’une Afrique plus résiliente, compétente et innovante, en étroite collaboration avec les acteurs locaux.
Forces armées béninoises : Bertin BADA entre dans l’histoire comme premier Général Cinq Étoiles

L’histoire des Forces armées béninoises (FAB) s’est enrichie, ce lundi 9 février 2026, d’une page inédite et hautement symbolique. Pour la première fois depuis sa création le 28 juillet 1960, l’armée béninoise compte en son sein un Général Cinq Étoiles, le plus haut grade de la hiérarchie militaire. Cette distinction, historique, a été officiellement portée par le Général Bertin BADA, Directeur du Cabinet Militaire du Président de la République, suscitant fierté et admiration au sein de la grande famille militaire. La cérémonie solennelle, marquée par une forte mobilisation d’Officiers Supérieurs, de Sous-officiers, d’hommes du rang et de nombreuses personnalités civiles et militaires, a été l’occasion de saluer un acte fort pour le prestige et la puissance symbolique des FAB. Dans les rangs, les échanges traduisaient une même émotion : celle de voir l’armée béninoise franchir un palier historique dans son affirmation et sa structuration. Les insignes de Général d’Armée Aérienne ont été remis au récipiendaire par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale, Monsieur Alain Fortunet NOUATIN. Désormais coiffé d’un képi orné de Cinq Étoiles et arborant un uniforme bleu ciel impeccable, le Général Bertin BADA a affiché une prestance empreinte de détermination. Pour le Ministre, cet instant illustre la volonté du Chef suprême des armées de bâtir des forces armées solides, disciplinées, loyales et stratégiquement aguerries. Revenant sur le parcours du promu, le Ministre Alain Fortunet NOUATIN a souligné que cette élévation successive aux grades de Général de Brigade aérienne, Général de Division aérienne, Général de Corps Aérien et enfin Général d’Armée aérienne n’est nullement une faveur, mais l’aboutissement logique d’un cheminement fondé sur le travail, la constance et le sens du devoir. « En vous conférant le grade de Général d’Armée Aérienne, la République ne célèbre pas seulement votre passé ; elle vous confie son présent et son avenir. À ce niveau, l’honneur devient charge et le grade, mission », a-t-il déclaré. Pilote militaire de formation, Bertin BADA a intégré l’armée béninoise en 1983 à l’issue d’un test psychotechnique de l’armée de l’air. Son parcours, riche et exemplaire, l’a conduit à occuper de hautes fonctions : Commandant de base, Chef de division, Chef d’État-Major de l’armée de l’air, instructeur pilote, Commandant de bord, entre autres. Formé dans de prestigieuses institutions militaires (École de guerre, structures d’État-Major, Université de défense nationale), il est également décoré de plusieurs distinctions nationales et internationales. La cérémonie s’est tenue en présence du Haut Commandement Militaire, conduit par le Général de Corps d’Armée Fructueux GBAGUIDI, ainsi que des membres du gouvernement, de nombreuses personnalités, parents et amis, venus saluer la loyauté et l’engagement d’un homme au service de la Nation.
Forces Armées Béninoises : De nouvelles étoiles pour Fructueux A. GBAGUIDI et Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ

De nouvelles distinctions ont été officiellement décernées ce lundi 05 janvier 2026 à deux hauts responsables de l’armée béninoise. Le Chef d’État-Major Général des Forces armées béninoises, Fructueux A. GBAGUIDI, a été élevé au grade de Général de Corps d’Armée, tandis que le Colonel-Major Dieudonné TÉVOÈDJRÈ a été promu Général de brigade. Ces nominations, décidées en Conseil des ministres le 26 décembre 2025 par le Président de la République, Monsieur Patrice TALON, interviennent dans un contexte sécuritaire marqué par des défis majeurs, notamment aux frontières nord du pays. La cérémonie officielle de port des nouveaux attributs a été présidée par le Ministre délégué auprès du Président de la République chargé de la Défense nationale, Monsieur Alain Fortunet NOUATIN. À cette occasion, le Ministre a salué des Officiers qui incarnent, selon lui, « la fidélité à la République, la rigueur professionnelle et l’engagement sans faille au service de l’État ». Il a rappelé que les menaces terroristes persistantes imposent à l’armée béninoise une vigilance constante et un commandement doté d’une grande maturité stratégique. Le Ministre NOUATIN a également souligné que les récents évènements liés à une tentative de coup d’État avortée rappellent l’importance capitale de la discipline républicaine et de la loyauté aux Institutions légalement établies. « La stabilité institutionnelle ne saurait jamais être tenue pour acquise », a-t-il insisté, appelant à une armée résolument engagée dans la défense de la démocratie et de l’ordre constitutionnel. Devant un parterre d’invités de marque, parmi lesquels plusieurs membres du Gouvernement conduits par le Ministre d’État Romuald WADAGNI, les deux Officiers promus ont reçu leurs insignes : quatre (04) étoiles dorées aux épaulettes du Général Fructueux A. GBAGUIDI, deux (02) étoiles pour le Général de brigade Dieudonné TÉVOÈDJRÈ, accompagnées d’un casque étoilé pour chacun. La solennité de l’instant a marqué l’importance des responsabilités désormais confiées aux deux chefs militaires. Le Général de Corps d’Armée Fructueux A. GBAGUIDI est un ancien enfant de troupe et un Officier de terrain aguerri. Son parcours est jalonné de hautes responsabilités, notamment comme Chef d’État-Major de l’Armée de terre, Diplomate militaire et acteur majeur d’opérations de maintien de la paix des Nations unies. Le Général de brigade Dieudonné D. TÉVOÈDJRÈ, actuel Commandant de la Garde républicaine, est lui aussi un ancien enfant de troupe, reconnu pour son sens du devoir et son expérience sur plusieurs théâtres opérationnels. En les élevant à ces grades, la Nation leur confie une charge accrue : garantir la sécurité du territoire, renforcer la cohésion des forces armées et préserver la pérennité de la démocratie béninoise.
CAN 2025: L’Égypte valide son billet pour les quarts de finale en dominant le Bénin

Lindi 05 janvier, l’Égypte a validé son billet pour les quarts de finale de la Coupe d’Afrique des Nations TotalEnergies en dominant le Bénin 3-1 après prolongation, lundi au Grand Stade d’Agadir, au terme d’un huitième de finale longtemps indécis. Solide dans les moments clés, l’Égypte poursuit sa route, tandis que le Bénin quitte la compétition avec les honneurs après une prestation courageuse. Les réactions d’après-match Yasser Ibrahim, Homme du match TotalEnergies : « Ce n’était pas un match facile. Le Bénin a été une bonne équipe. Ils ont marqué dans une période difficile pour nous mais on est arrivés à reprendre le dessus. On savait que le Bénin avait de bonnes aptitudes. Je crois qu’on a un peu reculé dans les dix dernières minutes et ils en ont profité. Mais l’équipe est bien revenue et là nous pensons déjà au prochain match » Gernot Rohr, coach du Bénin : « On a vu un match qui était un combat, une bataille tout en jouant au football. Deux équipes qui se sont livrées une bataille âpre. J’ai vu un bon match de football. Quand vous prenez les individualités égyptiennes, on n’a pas la même chose. Surtout que notre meilleur attaquant (Steve Mounie) nous a manqué. Je regrette son absence. Parce que dans un match comme ça, il nous aurait beaucoup aidé notamment dans le jeu aérien. Mais en tant que sélectionneur, je suis fier de mes joueurs. Je retiens le comportement de mes joueurs ce soir, leur solidarité et combativité. C’est très positif pour l’avenir des Guépards ». Hossam Hassan, sélectionneur de l’Egypte : « C’était un match très difficile. Avant le match, j’avais dit qu’il n’y avait pas d’équipes facile. Et le Bénin a été un adversaire difficile. Mais nous travaillons à analyser tous les adversaires afin d’adapter notre jeu. L’Egypte est une grande équipe de football et je veux rendre mon peuple heureux. Nous sommes tristes pour la blessure de Mohamed Hamdi qui semble sérieuse. Ses coéquipiers ont joué pour lui. Nous sommes préparés mentalement que ce soit pour jouer pendant 90 minutes ou en prolongation. J’ai confiance en mon équipe et en mon staff surtout médical pour une bonne récupération des joueurs avant le prochain match ». Avec CAFonline